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  • A suspicious river

    Laura Kasischke

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    • 29 Septembre 2000

    Leila a vingt-quatre ans.
    Elle est réceptionniste au swan motel, à suspicious river, une petite ville tranquille du michigan. et pour quelques dollars de plus, elle peut être comprise dans le prix de la chambre. elle vend son corps sans passion, sans tristesse, sans avidité de l'argent non plus. sainte et martyre, leila est au-delà de son propre corps, plus sensible à la matière du monde qu'aux hommes. la clé de sa descente aux enfers gît dans l'enfance, et leila sait, sans doute, qu'elle rejoue le destin tragique de sa mère, la parabole d'eros et thanatos au terme de laquelle, peut-être, elle découvrira qui elle est...
    Laura kasischke donne ici un premier roman où l'hyperréalisme, la violence et la crudité sont transfigurés par un univers poétique et lyrique d'une force exceptionnelle.

  • Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C'est ce charme singulier et hypnotique que l'on retrouve ici avec bonheur.

    Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille - comme on ferait plier une matière rétive - le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

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  • Ce roman a pour décor une petite ville américaine de l'ohio, maisons bien rangées, jardins à l'identique, confort et week-end aseptisés.
    C'est là que vit une famille ordinaire : le père, terne et sans ambition; ève, la mère, la quarantaine mince et séduisante, qui a la sensation d'avoir raté sa vie; leur fille de seize ans, katrina, complexée par sa corpulence. tout cela serait d'un banal achevé si la mère ne disparaissait un jour glacial de janvier, comme un oiseau blanc qui s'envole dans le blizzard et s'efface à tout regard. elle s'est dissoute, semble-t-il, dans une poussière de flocons de neige.
    Sous cette surface lisse et froide, la jeune fille découvre le sexe dans les bras de son voisin, phil, un jeune homme au physique séduisant, mais aussi terne que le père de katrina. l'inspecteur chargé d'enquêter sur la disparition de sa mère ne la laisse pas indifférente, elle se débat avec une psychologue pour sortir d'elle-même le bloc de glace qui l'oppresse. les relations avec son père sont distantes.
    Bientôt, sa vie amoureuse la déçoit, et cette mère, dont katrina s'est cru détachée, commence à hanter ses cauchemars. elle comprend qu'un mystère inavouable entoure la disparition d'ève... les non-dits masquent ici des personnages pleins de désirs et de frustrations. l'écriture rapide, charnelle, entre indifférence et ironie, donne à ces pages un relief saisissant.

  • Diana vient d'atteindre la quarantaine.
    Elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. elle est cette mère de famille américaine typique qui accompagne les sorties scolaires de sa fille, qui cuisine admirablement et enseigne le dessin à mi-temps. pourtant le passé - et l'événement traumatisant qui en est au coeur - ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de diana.
    Par un effet d'éclatement chronologique, laura kasischke crée ainsi une sorte de science-fiction " domestique ", et nous livre une critique cruelle de l'amérique petite-bourgeoise.

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