• C'est dans un documentaire sur Yassin al-Haj Saleh que Justine Augier avait découvert Razan Zaitouneh, à qui elle a consacré son livre précédent, «De l'ardeur. »Près de cinq ans plus tard, elle rejoint l'intellectuel syrien dont l'épouse a été enlevée en même temps que Razan, désormais exilé à Berlin, à l'heure où des tribunaux français, suédois et allemand, au nom de la compétence universelle, s'apprêtent à juger certains responsables des crimes contre l'humanité commis en Syrie depuis 2011. Au cours d'une conversation qui se prolonge sur une année, ensemble ils tentent d'apprivoiser l'inconfort de la survie et de l'exil, les refuges et les ressources de la pensée, d'explorer les points de résonance entre la tragédie syrienne et le passé européen, avec la volonté urgente de croire que la justice pourrait rendre au peuple syrien la dignité que sa révolution écrasée a tenté d'arracher, et dessiner une alternative au désespoir.

  • «De l'ardeur» reconstitue le portrait de Razan Zaitouneh, figure de la dissidence syrienne enlevée en décembre 2013, avec trois de ses compagnons de lutte - et à travers elle, le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du crime permanent qu'est devenu ce pays. C'est le récit d'une enquête et d'une obsession intime, le partage d'un vertige. Une porte d'entrée sur une réalité que l'immédiateté de la tragédie tient paradoxalement à distance. Un questionnement sur l'engagement et sur l'importance du langage. Un texte urgent, nécessaire, d'une justesse et d'une éthique proprement bouleversantes.  

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    1 autre édition :

  • En faisant miroiter les histoires qui constituent la population de La Ville, Justine Augier trace un portrait singulier et pluriel de Jérusalem, faisant affleurer ses complexités d'une manière aussi limpide que sensible. Composé de fragments de récits et de littérature comme autant de polaroïds en temps réel, Jérusalem est un texte inquiet et pénétrant qui place le lecteur face à sa plus urgente et sa plus déterminante responsabilité : celle d'écouter avant de juger. Nécessaire.

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  • Les idées noires

    Justine Augier

    Entre hypnose et fascination, un homme aux prises avec son propre puzzle joue avec le feu : assiégé par les assauts d'une mémoire incertaine et vivant comme en colocation avec le passé et ses fantômes, Jean Verdier résiste au deuil et à l'âge avec autant de naturel et d'entêtement qu'il a résisté à l'été 1942. Quand une historienne vient l'interroger sur sa guerre.
    Dans cette corrida intime, Justine Augier rend à sa matière mouvante - la mémoire, le passé, la vérité, le temps - sa charge littéralement explosive, sa fatale toute-puissance, son vertige.

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  • Nous sommes tout un monde Nouv.

    Après le chaos provoqué par une pandémie meurtrière, et afin qu'un tel fléau ne puisse s'abattre à nouveau, les entreprises RICH ont créé La Belle Zone : une cité coupée du reste du monde et protégée par un haut mur. Véritable havre de paix et de sécurité. Depuis sa naissance, Cléo vit ainsi enfermée avec sa mère dans un petit appartement fonctionnel, où elle étudie, interagit grâce au réseau Mondo. Ses seules distractions sont les sorties autorisées sur le toit de son immeuble transformé en potager - où elle retrouve Ilya, son unique véritable ami - et la promenade hebdomadaire en extérieur. Mais attention, sans jamais quitter sa combinaison et son masque, et sous la surveillance constante de drones... C'est le prix du bien-être de tous. Il y a bien ces rumeurs de complots fomentés par les secteurs les plus pauvres de la Zone et la menace d'un mégafeu qui se rapprocherait dangereusement. Cléo n'y croit pas, elle est résolue à devenir une citoyenne modèle. Pourtant, le doute finit par s'installer en elle : les autorités cachent-elles des choses, manipulent-elles la vérité ? Elle étouffe dans ce monde confiné et aspire à plus de liberté, se sent attirée par des terres lointaines. Un roman d'anticipation qui invite à réfléchir sur nos renoncements d'aujourd'hui, les dérives d'une société du contrôle, et une possible réinvention...

  • Son absence

    Justine Augier

    Le narrateur écrit des récits de vie. À partir de ce qui reste d'une existence, textes, paroles, images, il comble les trous, les vides, retisse l'écheveau. Il s'est spécialisé dans les récits de personnes parties de morts violentes, en masse. Né à Vienne en 1933, il vit en solitaire, au milieu des livres et de la musique. Seuls les mots lui permettent d'appréhender quelques morceaux du monde.
    Début 1999, une femme vient le voir. Sa fi lle Aria a disparu trois ans auparavant, sans laisser d'autres traces que des livres, cassettes, lettres, articles de presse, photographies et carnets datés. Elle avait vingt-quatre ans. Au fi l des rencontres avec la mère et le compagnon et des lectures, une toile chronologique et typographique de l'existence d'Aria se déploie. De Paris à Venise, de Jérusalem en Afghanistan se raconte la vie de la jeune fi lle. S'écrivent ses failles, son rapport à un monde traversé de fractures, son détachement, à la limite de l'absence, sa nécessité de dire et de raconter le réel, à travers les mots, la possibilité de la littérature. S'écrivent l'échec, le gouff re qui s'ouvre. L'histoire du narrateur s'inscrit en miroir dans ce récit. Sa plume se mêle à celle d'Aria. Sa propre disparition, qu'il pressent, s'incarne dans les mots, qui seuls resteront, donnant corps aux absents.

  • La narratrice a soixante-dix ans. Elle est mariée avec un personnage important du gouvernement, et habite dans la zone la plus paisible de la « région ». La nuit elle souffre de terribles insomnies.
    Depuis des années, une guerre larvée épuise et divise la population. Chacun vit avec la peur. Les ennemis sont les religieux qui posent des bombes. Il y a quelques mois, une jeune femme, qui travaillait dans une organisation pour la paix, a été tuée dans l'explosion de sa voiture. La narratrice la connaissait bien : sa colère, son engagement, son empathie pour les autres la troublaient beaucoup.
    Ne parvenant à l'oublier, elle décide de visiter son assassin en prison. Elle réussit à gagner sa confiance et à le faire parler. Ce qui a tout déclenché, lui avoue-t-il, c'est la mort de son petit frère dans un soulèvement. La pauvreté aussi, l'absence de réparation, surtout. Et la main tendue par les religieux.
    La femme rencontre ensuite un écrivain, qui la fascine, et d'autres personnages qui ont marqué la vie de la disparue. Durant son errance la guerre se fait de plus en plus présente. Elle la conduit jusqu'à la ligne de front. Là où elle n'a plus peur.

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  • Dans ce pays-là et ce futur-là, en Naol, le rêve et le doute sont prohibés, le rendement est le mot d'ordre et les habitants vantent les bienfaits de l'hyperactivité. Tous, sauf Ellis Spencer. Discrète, chétive et étourdie, Ellis est le strict opposé de ses deux frères, Allan et Richard, de vrais enfants «modèles». La jeune fille est donc un grand sujet d'inquiétude pour ses parents qui la placent dans une école spéciale pour enfants à problèmes, l'Académie. L'occasion pour Ellis de comprendre qu'elle n'est pas si seule à être marginale... Un autre élève, Peter, clairement en opposition avec la discipline nationale, attire son attention et la convainc progressivement d'intégrer un réseau de résistance ultrasecret. L'objectif de cette organisation : résister pour avoir le droit de ne pas porter des puces électroniques, ni de travailler jusqu'à la fin de sa vie... D'abord effrayée par ce réseau clandestin, Ellis comprend vite qu'elle tient là une chance inespérée de pouvoir être elle-même et s'engage dans cette lutte.
    Quelle surprise de retrouver à la tête du mouvement son propre frère, Allan, pourtant si fanatique du régime en apparence !

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