• Terre inhumaine

    Joseph Czapski

    En 1941, lorsque l'Allemagne envahit l'URSS, des dizaines de milliers de Polonais sont libérés des camps de prisonniers soviétiques et autorisés à rejoindre l'armée polonaise formée dans le sud du pays. Le peintre et officier de réserve Joseph Czapski est l'un des survivants de ce périple meurtrier.
    Parvenu à destination, il est chargé par le général Anders, commandant en chef de l'armée polonaise, d'accueillir les nouvelles recrues et d'enquêter sur la disparition de mil- liers d'officiers. Bloqué à tous les échelons par les autorités soviétiques, Czapski ignore en effet qu'en avril 1940, ils ont quasiment tous été abattus dans la forêt de Katyn. Le récit de Czapski sur les années qui ont suivi sa libération du camp, la formation de l'armée polonaise et son périple en Asie centrale, au Moyen-Orient et sur le front italien représente un témoignage capital sur les souffrances des Polonais en URSS. L'auteur y mêle des portraits de ses compagnons, des réflexions philosophiques ainsi que le récit de ses rencontres avec de grandes figures littéraires, dont Anna Akhmatova.

  • Joseph Czapski admirait profondément Proust, à tel point qu'il choisit de parler de lui lors des « causeries » que les prisonniers du camp de Griazowietz tenaient le soir pour échapper à leur quotidien : ces abstractions intellectuelles leur permettaient de survivre à l'horreur du camp. Il y parle de la vie et de l'oeuvre de Proust, de ses influences, de son époque. Un acte de résistance et une formidable description socio-historique de la littérature proustienne.

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  • Le livre Après la déportation par les Russes de quatre mille officiers polonais dans le camp de Starobielsk, d'octobre 1939 jusqu'au printemps 1940, quatre cents d'entre eux furent déplacés à Griaziowietz : ils furent les seuls à échapper au massacre de Katyn.
    Afin de surmonter leur abattement et leur angoisse, les prisonniers imaginèrent de se donner mutuellement des cours ou des conférences. Tandis que d'autres parlaient d'histoire, de science ou d'alpinisme, Joseph Czapski fit une série d'exposés sur la littérature française.
    Comme une mise en abyme, la remémoration de La Recherche du temps perdu par un prisonnier de guerre gravement atteint dans sa santé, sans livres ni documents à sa disposition, est elle-même une véritable création, et d'autant plus que Czapski n'est ni philosophe (il s'en excuse) ni critique professionnel (il en surclasse plus d'un...), mais lecteur et artiste, qui met en valeur la nouveauté de la phrase et de la forme proustienne, tout en ramenant son théâtre prodigieux à la filiation de Saint-Simon et de Balzac.
    Un lecteur qui n'a jamais lu Proust découvrira, dans ce livre miraculeusement arraché à la déchéance, un chemin tracé vers un auteur qu'on a dit, à tort, réservé aux élites ou entaché de snobisme mondain.
    Livre à la fois émouvant et pénétrant, Proust contre la déchéance est constitué de causeries improvisées entre 1941 et 1942 par le peintre polonais Joseph Czapski, devant ses camarades prisonniers du camp soviétique de Griaziowietz.

    L'auteur Né à Prague en 1896 dans une famille aristocratique polonaise, Joseph Czapski passa son enfance en Biélorussie, puis fit des études de droit à Saint-Pétersbourg et de peinture à l'Académie des Beaux-arts de Cracovie. Czapski fut parmi les rares officiers de l'armée polonaise qui survécurent au massacre de Katyn en 1940. Son livre Souvenirs de Starobielsk retrace ses efforts pour faire connaître la vérité à propos de ce crime.
    Comme peintre, Czapski est connu notamment pour son appartenance au mouvement kapiste, qu'il contribua à fonder avec quelques amis, pendant son séjour à Paris (1924-1933). Après la Seconde Guerre mondiale, il vécut en exil en France, à Maisons-Laffitte, dans la banlieue de Paris. Il participa à la fondation du mensuel culturel polonais Kultura de Jerzy Giedroyc. Il y est mort en 1993.

  • Le livre Figure emblématique et référence morale de l´intelligentsia polonaise, Joseph Czapski, avec ce recueil d´essais composés de 1945 à 1979, restitue les tourmentes, les espoirs, les contradictions, en un mot les « tumultes », du siècle entier.  En quelques touches incisives, il fait surgir des tableaux vivants et colorés, depuis les déserts de l´Irak jusqu´aux abattoirs de Chicago, des marchés de Dakar à la Côte d´Azur.  Témoin et acteur des événements, frayant autant avec les grands hommes qu´avec des inconnus, sur les rives de mondes que tout sépare en apparence (la géographie, la civilisation, l´idéologie ou la culture), Czapski le peintre et l´humaniste évoque ici des souvenirs - ces « spectres » du passé -, mais en se tournant vers le présent et l´avenir, il dit ses émerveillements et ses révoltes, ses émotions et ses répulsions devant la beauté du monde et l´horreur de l´existence.  « Ce qui n´est pas biographie n´existe pas », déclarait le philosophe Stanislaw Brzozowski. Assertion idéalement applicable à ces essais qui ont ponctué le débat intellectuel polonais ces dernières décennies   L'auteur Né à Prague en 1896 dans une famille aristocratique polonaise, Joseph Czapski passa son enfance en Biélorussie, puis fit des études de droit à Saint-Pétersbourg et de peinture à l´Académie des Beaux-arts de Cracovie. Czapski fut parmi les rares officiers de l´armée polonaise qui survécurent au massacre de Katyn en 1940. Son livre Souvenirs de Starobielsk retrace ses efforts pour faire connaître la vérité à propos de ce crime.
    Comme peintre, Czapski est connu notamment pour son appartenance au mouvement kapiste, qu´il contribua à fonder avec quelques amis, pendant son séjour à Paris (1924-1933). Après la Seconde Guerre mondiale, il vécut en exil en France, à Maisons-Laffitte, dans la banlieue de Paris. Il participa à la fondation du mensuel culturel polonais Kultura de Jerzy Giedroyc. Il y est mort en 1993.

  • L'art et la vie

    Joseph Czapski

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