• Charles, jeune bourgeois de la Belle époque, va, à la suite d'une erreur judiciaire, vivre l'enfer du bagne guyanais. Il va découvrir un monde où les plus bas instincts de l'homme sont érigés en règle de survie, un monde dans lequel il lutte avec l'énergie du désespoir contre la déchéance et la mort auxquelles peu échappent. Son père, qui s'efforce à Paris d'obtenir la révision d'un procès injuste, entreprend, avec une détermination qu'on ne lui imaginait pas, une course contre un temps qu'il sait compté, car on ne résiste pas longtemps à la « tentiaire », broyeuse d'hommes. L'auteur, ancien avocat pénaliste, nous fait revivre, avec une plume d'historien et de romancier, une période peu glorieuse de la justice française. Cette histoire d'amour filial, d'amitié d'hommes confrontés à l'horreur, est un récit fidèle et terrifiant de ce que fut la vie des forçats au début du XXe siècle.

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  • "Depuis toujours, le taureau fascine l'homme par sa force, sa bravoure et sa virilité. C'est pour cela que, dès la plus haute Antiquité, cet animal mythique a été défié et combattu. C'est en Espagne que la corrida a été codifiée, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Envoûtant pour les uns et contestée par les autres, l'art taurin s'est pourtant affirmé comme un élément essentiel de la culture hispanique, autant que de l'âme du sud de la France. Ce guide permettra ainsi à chacun de s'initier à cette tradition dans laquelle le soleil, la grâce et la lumière côtoient le combat, le sang et la mort."

  • La chute d'Adrien

    Jean-Michel Sieklucki

    • Joe
    • 1 Octobre 2015

    « Ce qu'il n'avait jamais imaginé, si ce n'est dans ses pires cauchemars, venait de se produire. Adrien Despéran, avocat pénaliste connu à Bordeaux, venait d'être mis en détention provisoire... Le monde des hommes en marche n'était plus le sien. Il avait accosté sur le rivage des hommes immobiles...
    ...Il aspirait à une autre vie. Voir le temps passer. Ne plus construire en permanence des machines de guerre pour sauver un homme, au risque d'en blesser un autre. Les regarder avec d'autres yeux. Leur parler d'égal à égal. Ne plus être l'homme providentiel, le faiseur de miracles... En fait le drame d'Adrien était son envie de vivre mille vies. Si belle soit-elle, ne vivre qu'une vie lui paraissait frustrant. Il aurait voulu être à la fois Paul Emile Victor et mère Teresa. Pasteur et Vasco de Gama...».

    Dans ce roman fortement inspiré de faits réels, l'auteur pose un double regard : lucide et acerbe sur le monde judiciaire, douloureux et réaliste sur le monde carcéral. Il invite le lecteur à un voyage étourdissant dans ces deux univers si mal connus.

  • Au début était l'homme. L'homme seul. Sans vérité. Sans besoin de vérité. Sa perception des choses et des situations lui suffisait. Elle s'imposait à lui sans analyse, comme un simple fait. Tout n'était qu'évidence dans sa vie.

    Puis est venu l'autre, qui portait en lui compagnie, solidarité et partage. Et la vérité est apparue, car l'autre apporta aussi la contradiction. L'autre vision, l'autre perception des situations vécues. Et l'évidence s'en est allée. Et la difficulté est venue.

    Et l'autre est devenu les autres, et les vérités sont devenues plurielles. Les contradictions et les oppositions aussi. Il a alors fallu inventer le procès, le juge et leur aboutissement, la vérité judiciaire. Superficielle, raisonnée, construite ou intuitive, la vérité judiciaire est un mal nécessaire. Souvent difficile à admettre. L'homme abandonne-t-il aisément sa vérité, la seule valable à ses yeux, pour cette autre qu'on lui impose ?

    Avant l'affirmation de la vérité par le juge, les autres, dont la valeur est jusque-là entière et respectable, doivent s'affronter pour triompher. Ce lieu de combat est le procès criminel où vont naître et se développer les vérités de chacun.

    Ce roman, qui s'inspire largement d'une affaire criminelle réelle, est en tous points passionnant. Servi par une écriture élégante, il entraîne son lecteur à la découverte de la machine judiciaire, mais surtout, l'auteur mène de main de maître une plongée au coeur du doute, de la recherche de la vérité et de la peur de l'erreur judiciaire.

  • Dans les premières années du XXe siècle, la France a connu plusieurs scandales touchant les congrégations religieuses qui hébergeaient des jeunes filles orphelines ou délaissées. Après ceux de Nancy et d'Annonay, celui qui concerna le couvent du Refuge, à La Riche (Indre-et-Loire), fut retentissant : en juin 1903, une soeur de l'ordre de Notre-Dame de Charité était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Tours pour violences et voies de fait sur treize pensionnaires. Ce procès aux répercussions nationales alimenta la guerre sans merci que se livraient alors républicains et cléricaux, et qui aboutit à la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905. Après avoir, dans un précédent ouvrage, rappelé l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, l'auteur relate ici scrupuleusement le déroulement du procès et nous fait découvrir l'horreur de certaines pratiques mêlant sadisme et sacré. Ancien avocat pénaliste, il est bien placé pour porter un regard sur cet épisode hors normes, effrayant mais méconnu, de l'histoire tourangelle.

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  • Angèle J.

    Jean-Michel Sieklucki

    • Lamarque
    • 13 Novembre 2020

    Comment mieux faire revivre un événement historique qu'en écrivant un roman ? L'auteur nous plonge ici dans l'atmosphère sordide qui était celle du « petit couvent de La Riche » appelé encore « le Refuge de Tours » mené par les soeurs de l'ordre de Notre-Dame de Charité. Pour ce faire, il s'empare du personnage réel de la petite Angèle J., orpheline unijambiste, qui y passa plus de six années entre 1895 et 1901. Ce roman historique plein de sensibilité nous permet d'appréhender la vie inhumaine qui était alors imposée à ces petites filles et adolescentes, orphelines ou délaissées de tous. Il nous fait également découvrir, au travers des yeux d'Angèle, le procès qui a eu lieu à Tours en juin 1903, à l'issue duquel une religieuse a été condamnée à une peine de prison ferme pour les comportements sadiques qui avaient été les siens pendant des années. Après avoir retracé dans son précédent livre, l'histoire de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, une autre institution tourangelle à destination des garçons délinquants, l'auteur se penche sur le sort que l'on réservait aux filles. Il complète ainsi le tableau d'une Touraine de la fin du XIXe siècle, où la douceur de vivre n'était pas le fait de tous.

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  • Un jour, l'avocat se trouve confronté pour la première fois à celui qu'on appelle un criminel. Il s'attend à trouver un homme différent. Une sorte de mouton à cinq pattes. Or, il s'aperçoit qu'il n'en est rien.
    Le juge d'instruction, un homme puissant ? Pourquoi le conserver s'il est devenu un bureau d'enregistrement, une machine à délivrer des commissions rogatoires et à recopier le travail du parquet ?
    Le chemin qui mène du crime au procès est long, complexe et douloureux. Le rôle de l'avocat est à ce stade fondamental et passionnant...
    J'ai passé six à sept mille heures dans les parloirs... La prison dénature-t-elle l'homme ou le révèle-t-elle dans sa vraie dimension ?
    Débusquer l'erreur partout où elle se trouve. Ignorer les hommes d'a priori et de certitudes. Douter de tout jusqu'à la conviction. Autant de réflexions que suggère ce livre original et attachant. On y vit 26 procès d'assises célèbres ou moins connus, plaidés par l'auteur, qui nous fait partager son approche du monde judiciaire, abordé de face, sans faux-semblants ni langage convenu.
    Il nous livre ici une opinion éclairée et procède à une classification inédite et illustrée des divers comportements criminels.

  • En 1839, Frédéric-Auguste Demetz a créé à Mettray une Colonie agricole et pénitentiaire afin d'offrir aux « enfants perdus » une alternative à la prison. Fondée sur des principes humanistes, cette institution se proposait d'éduquer ses pensionnaires par le travail (agricole ou artisanal), par la foi religieuse, par l'instruction et par la discipline.
    La Colonie de Mettray entra pourtant, à partir de la fin du XIX e siècle et surtout entre les deux guerres, dans la période sombre de son histoire, au point de mériter le surnom de « bagne d'enfants » et de devoir être fermée en 1937. Répression, violences et scandales ont marqué cette époque, jusqu'à supplanter les années lumineuses dans la mémoire collective.
    Il faut pourtant se souvenir qu'avant de devenir ce que Jean Genet a décrit et Michel Foucault dénoncé, la Colonie a été voulue comme une expérience éducative novatrice, qui a fait d'elle un modèle en France, mais aussi dans toute l'Europe.
    Colonie agricole et pénitentiaire, Village de l'espoir, Village des jeunes et aujourd'hui association Atouts et Perspectives, les noms changent au fil du temps, mais l'esprit d'initiative et la générosité de son fondateur perdurent.
    À l'aide de nombreuses et magnifiques photographies provenant du Centre de documentation la Paternelle et des Archives départementales de Touraine, cette étude brosse un tableau complet d'une histoire riche et souvent douloureuse, mais par bien des aspects exemplaire.

  • « L'activité de la justice est un merveilleux miroir de la faiblesse humaine... Il me fallait apporter à mon rôle de défenseur un exotisme auquel n'est pas accoutumé l'avocat de province... Je rêvais cependant d'un autre lieu. Un atoll où je savais que le tourisme ne pénétrait pas. Ouvéa, l'île ensanglantée... J'ai toujours été attiré par le mariage des contraires. Du chaud et du froid. Du salé et du sucré. De l'enfer et du paradis. Un goût affirmé pour les contrastes. Sans doute un rejet de l'uniformité ».

    L'auteur du livre de souvenirs « Les criminels vont-ils tous en enfer ? » livre ici la partie aventureuse de ses vies professionnelle et personnelle. Il nous fait partager son expérience de la justice d'Outre-Mer et voyager avec lui de la Nouvelle-Calédonie à la Guyane en passant par la Mauritanie et la Côte d'Ivoire.

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  • Les avocats vont-ils tous au paradis ? Nouv.

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