• La perte de soi : nécessité intérieure et autodestructivité La perte de soi est souhaitable pour tout un chacun, au titre d'une nécessité intérieure. Se parler et parler, être présent dans les mots et être représenté par les mots : cela suppose de consentir à se perdre, à ne jamais coïncider avec soi-même.

    À l'opposé, il est une autre ?gure de la perte de soi, relevant de la destructivité et de l'autodestructivité : la disparition de soi à soi-même. Comment survivre à cette perte ? Telle est bien la question posée par « l'existence limite », qui traverse tout le livre.

    Avec deux éclairages, aussi indirects qu'essentiels. D'une part, le dialogue de Freud et Ferenczi, destructeur et créateur, qui re-commence la psychanalyse. D'autre part, l'écriture survivante de Kertész, qui fait oeuvre de l'e?acement.

  • Proposant une approche à la fois clinique et littéraire, ce livre entend montrer en quoi les écritures de soi (autobiographies, journaux, essais, etc.), lorsqu'elles témoignent d'une expérience traumatique, permettent de mieux penser la psychopathologie des limites.
    Les écritures de soi mettent en marche ce qui ne marche pas, ou mal, dans les pathologies des limites : la possibilité de se parler, c'est-à-dire d'une expérience intérieure de soi par les mots. Mais lorsque l'écriture témoigne d'une expérience traumatique extrême, tout particulièrement avec les témoins survivants d'un génocide, le texte vient éclairer la menace d'anéantissement et les modalités de résistance à cette menace caractérisant l'univers psychique des fonctionnements limites. L'auteur associe ainsi la lecture d'un écrivain (Imre Kertész), d'une essayiste (Janine Altounian) et d'un peintre (Gérard Garouste), une présentation clinique et une réflexion sur le travail de pensée de l'analyste en séance.
    Psychologue clinicien et psychanalyste, professeur de psychopathologie à l'Université Paris 13, docteur en philosophie. Directeur de l'UTRPP (EA 4403). Il a fondé et anime le groupe " Littérature personnelle et psychanalyse ". Il a écrit et dirigé de nombreux ouvrages sur l'écriture de soi, le témoignage et l'écriture de cas, dont Bertolt Brecht penseur intervenant, Publisud, 1985 ; De l'acte autobiographique. Le psychanalyste et l'écriture autobiographique, Champ Vallon, 1995 ; L'Ecriture de cas chez Freud, Anthropos/Economica, 1999 ; Le Témoin interne. Trouver en soi la force de résister, Aubier, 2005.

  • En quoi l'écriture autobiographique concerne-t-elle la psychanalyse et le psychanalyste ? Que peuvent apporter la psychanalyse et le psychanalyste à une réflexion sur l'autobiographie ? Dialoguant avec les théoriciens et critiques littéraires, l'auteur pose la question de l'écriture autobiographique chez Freud.
    Il en dégage un modèle, qui s'avère utile pour rendre compte des textes autobiographiques d'analystes, de ceux intégrant l'écriture dans la cure par l'analysant et, enfin, de l'autobiographie sartrienne. L'ouvrage avance sur cette base les éléments théoriques pour une approche psychanalytique de l'autobiographie. S'opposant à l'idée de la psychanalyse appliquée, l'auteur met ainsi en oeuvre une position de lecture indissociablement de psychanalyste et de critique littéraire.

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  • Avec les catastrophes génocidaires et leur projet de négation de l'appartenance humaine, dont la Shoah constitue la figure paradigmatique, le XXe siècle aura marqué une rupture au coeur même de l'idée de culture. C'est en se confrontant à cette violence que Nathalie Zaltman initie, à partir de sa pratique clinique, un véritable renouvellement de la psychanalyse.
    Revenant sur la théorie freudienne des pulsions de mort pour l'enrichir du concept de « pulsion anarchiste » (1979), elle dessine une approche novatrice de la négativité, au-delà de l'autodestructivité narcissique de type mélancolique ou de la haine narcissique de la culture suscitée

  • Les psychanalystes écrivent, du moins certains d'entre eux. Mais en quoi l'écriture les concerne-t-ils et les implique-t-ils spécifiquement ? La question vaut d'autant plus aujourd'hui, et sans doute davantage en France et dans l'aire francophone, que le recours à l'écriture chez les analystes connaît une diversification sans précédent de ses formes. Peut-être qu'en parallèle avec un certain abandon du modèle de l'application de la psychanalyse à la littérature, les psychanalystes seraient non seulement de plus en plus nombreux à écrire, mais aussi de plus en plus nombreux à chercher leur écriture : à chercher leur écriture en expérimentant de nouvelles modalités de croisements entre écriture autoréférentielle et écriture fictionnelle. L'enjeu est d'échapper à l'alternative, encore dominante : soit l'entrecroisement du témoignage clinique et de l'essai, soit l'adoption des formes littéraires consacrées, comme le roman ou la nouvelle.

    Sont ainsi conviés à penser, ensemble et séparément, des psychanalystes de divers styles et de différents courants, mais aussi des écrivains et des spécialistes du texte littéraire.

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  • On peut relever la place de plus en plus importante occupée par le corps et la sensorialité dans les écritures de soi, comme dans la clinique psychanalytique. Cela renvoie à l'évolution tant des modalités de l'intime que de la psychopathologie contemporaine. Et cette évolution offre à penser autrement les liaisons et les déliaisons du corps somatique et du corps érotique, du corps à aimer et du corps à détruire, c'est-à-dire du corps et de ce qui l'anime. Différentes questions sont ici débattues, notamment : le corps dans la cure et les conditions de possibilité de son écriture ; la dimension sensorielle de l'intime dans les écritures de soi ; le corps comme lieu et lien d'écritures... Le débat prend la forme d'un dialogue entre écrivains, spécialistes du texte littéraire et psychanalystes, autour des différentes formes d'écriture de soi et de leurs ancrages sensoriels : les écritures de soi, c'est-à-dire, au-delà même des « genres » consacrés (autobiographies, journaux intimes, autofictions, essais, etc.), toute écriture considérée dans sa dimension d'autoprésentation, lorsque l'écrit inclut un certificat d'authenticité produit par l'auteur en personne.

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  • Certaines situations cliniques amènent à se demander si l'écriture ne constituerait pas un composant du dispositif. Nombreux sont par ailleurs les cliniciens qui associent à leur pratique une clinique de l'écriture. En quoi et selon quelles modalités le passage à l'écriture peut-il s'imposer au clinicien comme un prolongement nécessaire de sa pratique ?

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  • Peut-on avoir confiance dans le langage ? Les mots expriment-ils fidèlement notre pensée ou nous trahissent-ils ? Le concept de confiance, longtemps central en philosophie et sciences humaines a perdu de sa légitimité dans la seconde moitié du XXe siècle. En effet, avec l'approche structuraliste s'est ouvert une " ère du soupçon ", dominée par la critique des formes spontanées de parole. Aujourd'hui, les profondes mutations en cours, tant au plan économique que politique et culturel, invitent à se réinterroger sur le concept de confiance. Tel est l'objectif de ce livre : mettre en place les bases d'une recherche pluridisciplinaire en lettres et en sciences humaines sur la question de la confiance, posée à partir de son articulation au langage. Des spécialistes issus du droit de la philosophie, de l'économie, de l'histoire, de la littérature, de la psychologie, de la psychanalyse... croisent leurs analyses autour de 2 axes principaux : la confiance dans le langage comme base commune symbolique et subjective au coeur de la construction de chaque individu, de toute relation, du lien social et de la culture ; la confiance comme phénomène langagier : les modalités d'expression de la confiance dans le registre intime, social, politique... Deux grands axes explorés à partir de plusieurs thématiques : la parole au quotidien, la parole en thérapie, les liens de confiance dans une équipe institutionnelle, la confiance dans le récit autobiographique, la culture comme espace symbolique, la confiance dans les discours publics... Confiance, méfiance, manipulations, trahison... une réflexion au coeur de l'actualité. Un ouvrage passionnant sur un outil que nous utilisons tous au quotidien : le langage. Eliane ALLOUCH : Professeur de psychopathologie. Université Paris 13 ; Janine ALTOUNIAN : Essayiste, traductrice ; Nicolas BALLIER : Professeur en linguistique anglaise. Université Paris 13 ; Jean-François CHIANTARETTO : Professeur de psychopathologie.
    Université Paris 13 ; Christine DELORY-MOMBERGER : Professeur en sciences de l'éducation. Université Paris 13 ; Bernard EDELMAN : Juriste ; Khadiyatoulah FALL : Professeur en anthropologie. Université du Québec à Chicoutimi ; Simon HAREL : Professeur en Etudes littéraires. Université du Québec à Montréal ;
    Hakima MEGHERBI : Maître de conférences en psychologie du développement.
    Université Paris 13 ; Steve BUENO : Maître de conférences en psychologie cognitive. Université Paris 13 ; Marie-Claude FOURMENT-APTEKMAN : Professeur en psychologie de l'enfant. Université Paris 13 ; Jean-Noël PELEN : Ethnologue.
    CNRS-Université de Provence ; Jean-Pierre PINEL : Maître de conférences HDR en psychologie sociale. Université Paris 13 ; Georges VIGNAUX : Linguiste, directeur de recherches. CNRS-MSH Paris Nord ; Annette WIEVIORKA : Historienne, Directrice de recherche au CNRS. IRICE-Paris 1 Panthéon Sorbonne

  • Les auteurs de cet ouvrage collectif ont tous participé à le Décade internationale de Cerisy-La-Salle, " Autobiographie, journal intime et psychanalyse ", qui avait marqué l'aboutissement d'un ensemble de recherches menées par le groupe " Littérature personnelle et psychanalyse ".
    Ce groupe fondé en 1992 par Jean-François Chiantaretto, est né d'un projet qui trouve là son plein déploiement : l'interrogation mutuelle de la psychanalyse et des différentes formes d'écriture de soi. Un nouveau champ apparaît ainsi, qui renouvelle la question des rapports de la psychanalyse et de la littérature, comme celle de la lecture et de l'interprétation de ces formes d'écriture. Le problème est posé du rôle joué par les écritures de soi dans l'émergence de la psychanalyse et de l'influence en retour de celle-ci sur celles-là.
    Plus largement, il s'agit de mettre à l'épreuve d'une approche globale des écritures de soi, au titre des différentes modalités d'expérience de soi dans l'écriture, lorsque celle-ci propose explicitement une autoreprésentation de l'auteur en personne. En deçà de l'opposition autobiographie/journal intime, l'ouvrage offre d'aborder chaque texte comme le lieu d'une tension plus ou moins conflictuelle entre deux positions psychiques, dans l'investissement de l'écriture de soi : attester une identité, témoigner une altération.

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