Sciences humaines & sociales

  • Trente ans après l'immense succès de Conversations sur l'invisible, voici Du nouveau dans l'invisible.
    L'invisible a fait des progrès, il gagne chaque jour du terrain. Ce livre essaie d'en suivre les avancées. Où en sommes-nous ? Boson de Higgs, ondes gravitationnelles, exoplanètes (par milliards peut-être), énergie noire, plurivers, intelligence artificielle, nanotechnologies, conversations secrètes des robots : partout l'invisible se faufile et s'impose. Et nous devons admettre ce que nous ne pouvons ni voir ni entendre.
    Et davantage encore : nous devons par moments renoncer à comprendre, renoncer même à savoir, nous débarrasser de notre raison vieillissante et admettre l'incertitude comme un privilège.
    Et si quelquefois les spécialistes ne parviennent pas à dire ce qu'ils voient, et ce qu'ils ne voient pas, au moins nous pouvons partager cette brume avide de connaissance.

  • « Il s'agit du XXe siècle et du début du siècle suivant, déjà mal parti. Qu'en retenir ?

    J'ai fait appel à des événements connus, en m'efforçant souvent de dire ce qu'on ne dit pas d'habitude. J'y ai ajouté des épisodes personnels, que je suis parfois le seul à connaître (il en va de même pour nous tous).

    J'ai glissé, ici et là, une simple anecdote, une seule phrase, une drôlerie, qui parfois me semblait éclairante.

    L'ensemble fait un peu désordre, on dirait un siècle éparpillé, contrasté, où chacun a déjà oublié ce qui le gênait.

    Je me méfie des ouvrages d'histoire rectilignes, bien structurés, où la réalité, toujours complexe, a été mise en ordre, où les événements se succèdent dans une logique impeccable.

    Et c'est surtout, je crois, un livre sur l'oubli.

    Aucun de nous n'y échappe, aucune mémoire n'est infaillible, aucun regard n'est juste et clair.

    Chacun, parlant de son temps, pourrait écrire son propre livre. Voici le mien. » J.-C. C.

    En racontant le siècle avec drôlerie et gravité, le livre de Jean-Claude Carrière laisse entrevoir les contours d'une vie, celle d'un homme passionné et passionnant.

    C'est un privilège de redécouvrir notre époque à travers le regard et les mots de ce conteur exceptionnel.

  • La paix

    Jean-Claude Carrière

    « Longtemps, nous avons distingué la paix de la guerre.
    C'était même, souvent, la seule définition que nous donnions de la paix : l'absence de guerre.
    Depuis une trentaine d'années, nous sommes passés dans un autre type de guerre, une guerre grise, presque anonyme, et même innommable, une guerre qui chasse les habitants de tout un pays vers d'autres terres, lesquelles, prises au dépourvu, ne savent ni les accueillir ni les repousser.
    Une guerre qui a métamorphosé la paix, au point d'en empêcher toute définition.
    De là ce livre sur la paix qui va d'Eschyle à Victor Hugo, du 11 Septembre à la Promenade des Anglais, de la paix des étoiles au repos de la tombe, autour de cette notion profondément mystérieuse, cette paix qui nous fait tant de mal et que nous appelons notre souverain bien. » J.-C. C.

    Un éloge de la paix, un hymne à notre commune humanité.

  • Croyance

    Jean-Claude Carrière

    « La croyance, cette "certitude sans preuve", pouvons-nous l'approcher, la connaître ? Qu'est-elle exactement ? Une rébellion individuelle, ou au contraire un ralliement à un groupe, à une secte ? Un réconfort ou une aberration ?
    Alors que nous pensions, depuis le siècle dit "des Lumières", aller vers plus de clarté, plus de maîtrise sur le monde et sur nous-mêmes, nous voyons que la croyance a marché près de nous au même pas que la connaissance, et que l'obscurité nous accompagne toujours, avec son cortège de rage et de sang. Nous voyons qu'une vieille alliance, que nous espérions dissipée, s'est renouée entre la violence et la foi.
    Pouvons-nous, le temps d'un livre, nous arrêter au bord du chemin, réfléchir ensemble, rappeler certains épisodes de notre passé et nous demander s'il nous reste une chance, un jour, d'éteindre, ou d'adoucir, ce feu ancien qui nous déchire encore ? » J.-C. Carrière.


     

  • Le gai savoir : rarement l'expression nietzschéenne se sera aussi bien appliquée qu'à ce livre...
    Sur les livres. Du papyrus au fichier électronique, nous traversons 5000 ans d'histoire du livre à travers une discussion à la fois érudite et humoristique, savante et subjective. On y parcourt les temps et les lieux, on y fait l'éloge de la bêtise, on y analyse la passion du collectionneur, la manière dont fonctionnent la mémoire et le classement d'une bibliothèque. On y explique pourquoi " les poules ont mis un siècle pour apprendre à ne pas traverser la route "...Bref, on s'y amuse de la " furia littéraire " de deux passionnés qui nous entraînent dans leur folle farandole.
    C'est peut-être le plus bel hommage qui se puisse imaginer à la culture de l'esprit, et l'antidote le plus efficace au désenchantement.

  • Jean-Claude Carrière en moraliste éclairé décrit l'offensive moderne et l'emprise insidieuse de l'argent.

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  • Trente ans après l'immense succès de Conversations sur l'invisible, voici Du nouveau dans l'invisible.
    L'invisible a fait des progrès, il gagne chaque jour du terrain. Ce livre essaie d'en suivre les avancées.

    Où en sommes-nous ?

    Boson de Higgs, ondes gravitationnelles, exoplanètes (par milliards peut-être), énergie noire, plurivers, intelligence artificielle, nanotechnologies, conversations secrètes des robots : partout l'invisible se faufile et s'impose. Et nous devons admettre ce que nous ne pouvons ni voir ni entendre.
    Et davantage encore : nous devons par moments renoncer à comprendre, renoncer même à savoir, nous débarrasser de notre raison vieillissante et admettre l'incertitude comme un privilège.
    Et si quelquefois les spécialistes ne parviennent pas à dire ce qu'ils voient, et ce qu'ils ne voient pas, au moins nous pouvons partager cette brume avide de connaissance.

    Jean-Claude Carrière est scénariste, dramaturge et écrivain. Il est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît et, avec Thibault Damour, d'Entretiens sur la multitude du monde.
    Jean Audouze, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS, a, notamment, contribué à Qu'est-ce que l'Univers ?, dans le cadre de l'Université de tous les savoirs.
    Michel Cassé, astrophysicien, directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Du vide et de la création, qui a été un très grand succès.

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  • Pourquoi cette édition du Dictionnaire de la Bêtise et du Livre des Bizarres ? Parce que la bêtise ne s'arrête jamais et que des idiots se révèlent chaque jour, comme les génies, mais tout de même pas dans les mêmes proportions. Parce qu'il faut aussi un certain temps pour les détecter, les regarder agir, les classer. Dans les précédentes éditions, il n'y avait aucun article concernant Sartre, Beauvoir, Aragon, Claudel, Truffaut ; rien sur les étrangetés ou absurdités réjouissantes tenues à leur propos ou qu'ils ont eux-mêmes proférées. Pas de jugement, non plus, sur F. Mitterrand, que ce soit de la part de ses encenseurs excessifs ou de ses détracteurs les plus farouches.
    Le Dictionnaire de la bêtise ainsi complété est un véritable sottisier, mais son ambition est bien plus grande. On y trouvera des textes tout simplement amusants, comme Georges Marchais assurant en 1986 que " nous n'avons jamais changé, nous ne changerons jamais : nous sommes pour le changement " ; mais aussi et surtout des affirmations, parfois odieuses, exprimant haine du modernisme, racisme, antisémitisme, xénophobie. Ces textes souvent signés de grands noms et parfaitement référencés, traduisent tous, non pas des erreurs de plume, mais des affirmations conscientes et volontaires. Cette bêtise-là, véritable dimension éternelle de l'esprit humain, a ce mérite de révéler, peut-être mieux que les textes dits " intelligents ", ce que furent les mentalités d'une époque.
    Ainsi, quand Mgr de Quélen, archevêque de Paris sous la Restauration, laisse entendre que " non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu mais qu'il était aussi d'excellente famille du côté de sa mère ", il ne disait pas qu'une sottise : il manifestait les conceptions traditionnalistes de son temps. Quand le grand savant M. Berthelot disait en 1887 que " l'univers est désormais sans mystère ", il avouait toute l'arrogance de l'esprit scientiste. Un bêtisier amusant donc, très amusant même, mais quelquefois bête à pleurer.
    Corollaire du Dictionnaire de la Bêtise, le Livre des Bizarres rappelle que, parmi de sympathiques penseurs farfelus, nombre de grands esprits ont d'abord souvent passé pour des dérangés notoires (Socrate et son démon ; Rousseau vêtu en Arménien ; le physicien Ampère, sorte de savant Cosinus ; Einstein lui-même, qui essayait parfois de vivre sans chaussettes).
    Là aussi, il fallait nourrir, mettre à jour, et non plus se contenter de citer les manies d'un Roosevelt ou d'un Ceausescu ; il fallait ajouter celles des maîtres du monde plus modernes : le président Carter (qui remplaçait nuitamment dans les couloirs de la Maison blanche les portraits de ses prédécesseurs par le sien), le dictateur du Turkménistan nommé Niazov (mort en 2006) qui interdisait à son peuple d'être malade et qui avait supprimé la tuberculose par décret... Sans parler des chefs de l'Iran actuel, obligeant les championnes de ping-pong à porter le tchador en compétition internationale, et de beaucoup de bizarreries fondamentalistes dans nos propres religions occidentales.

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  • Certains pays se sont trouvés. D'autres se cherchent encore. C'est le cas, semble-t-il, du Mexique.
    Car il y a trois Mexique. Celui d'avant la conquête, magnifique et violent, qui a pour image une chimère, Quetzacoatl, le serpent à plumes. Il est le grand civilisateur, mais de ses dents tombent des gouttes de sang.
    Il y a le Mexique espagnol et catholique, qui dura trois siècles. Celui-ci s'est donné pour image la Vierge de Guadalupe, compatissante, patronne officielle du pays, présente partout.
    Et il y a le Mexique moderne, qui s'est établi à partir des guerres d'indépendance et, plus tard, de la fameuse révolution. L'image est ici Zapata, le héros paysan, le juste mitraillé.
    Trois raisons d'aimer. Né d'une rencontre entre deux continents unique dans l'histoire, le Mexique est doux et violent, souriant et masqué, antique et d'avant-garde. Il est une terre de contradictions, un monde confus, broyé, d'où sortira peut-être un nouveau siècle.

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  • Une jeune fille d'aujourd'hui franchit une double porte, entre dans un vaste bureau, et se retrouve en présence... d'Albert Einstein lui-même ! Ainsi commence, dans un espace-temps flexible, la rencontre entre cette étudiante curieuse et le facétieux physicien... cinquante ans après la mort de celui-ci. Ce livre surprenant invite à un voyage dans l'univers intellectuel d'Albert Einstein. Destiné à tous, pour le plaisir de lire, de comprendre, et d'apprendre !

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  • Dans toutes les régions du monde, dans toutes les cultures, et depuis toujours, les hommes se racontent des histoires.
    Paraboles, draines ou plaisanteries, elles mettent en scène des héros de légende et des individus ordinaires, des pouvoirs surnaturels et des faiblesses bien humaines. Chaque histoire est un miroir, un divertissement et un enseignement. Et parmi elles, certaines ont traversé le temps et l'espace pour parvenir jusqu'à nous et nous parler encore. Des tribulations de Nasreddin Hodja au " village sans fin " de Roumanie, quelle est la part de vérité et d'invention ? Nul ne peut le dire.
    Car c'est lorsque le vrai et le faux sont indémêlables que le conteur touche à l'universel.

  • L'argent

    Jean-Claude Carrière

    Pareil à un cambrioleur magistral, l'argent opère, parmi nous, depuis des siècles, par une lente, patiente et insensible infiltration. Par moments, bien sûr, le prix de ceci ou de cela nous surprend, on en parle peu, mais nous nous disons entre nous, pour nous rassurer, que cette folie ne durera pas. Pas du tout. Petit à petit, avec l'habileté d'un virus patient et voilé, l'argent nous imbibe. Il pénètre jusqu'à nos systèmes invisibles, jusqu'à nos nerfs les plus furtifs, jusqu'à nos vaisseaux capillaires.
    Il nous habitue à ses hausses brutales, à ses foucades, à ses caprices, à ses abandons, aussi. Nous croyons l'avoir gagné, nous croyons le tenir; pourtant, c'est lui qui nous possède. De sorte qu'il semble aux yeux de beaucoup comme une créature malfaisante et haïssable, une pieuvre qui s'entortille autour de nous, qui nous étrangle et de laquelle nous ne pouvons plus nous sauver. À moins que les millions de points d'attaque qu'il met en jeu dans son offensive moderne ne doivent plutôt nous faire penser à une fourmilière.

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  • « Je suis parti du cliché, comme tout le monde, du fandango, des mantilles et des castagnettes. Après quoi, peu à peu, en travaillant là-bas (avec Buñuel, avec Bergamín), j'ai trouvé une Espagne plus profonde, plus étrange à nos yeux, plus lointaine aussi que celle que j'imaginais. Une Espagne où la « raison » n'a pas le même sens que chez nous, où les révolutions sont plus radicales, les rêves plus larges. Une Espagne d'où la pensée a été officiellement bannie comme une « manie funeste », où la folie parade encore, où les démons viennent s'asseoir au coin du feu.
    Voici cette Espagne peu souvent décrite, parfois mal aimée. Les Pyrénées, bien visibles, nous en séparent. Mille liens, invisibles, nous en rapprochent. » J.-C. C.

  • Fragilite

    Jean-Claude Carrière

    « J'ai rencontré quelques grands ancêtres, Shakespeare et Dostoïevski, les auteurs inconnus du Mahâbhârata, Corneille, Chateaubriand, Balzac, Proust. Ils m'ont appris ce que je savais sans doute déjà : un personnage ne peut nous toucher que lorsque nous avons trouvé en lui ce que nous appelons "vulnérabilité". Tout le théâtre, tout le cinéma, toute la littérature, toute forme d'expression repose sur la fragilité. Elle est notre source cachée, le moteur de toute émotion et de toute beauté. Acceptons-la. Revendiquons-la. Soyons frêles mais souples. Et calmes devant l'inconnu. Nous devons préserver notre fragilité comme nous devons sauver l'inutile. L'inutile, parce qu'il nous sauve du simple calcul productif, maître du monde. Il nous permet de nous en évader, il est notre issue de secours. La fragilité, parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne. » J.- C. C.

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  • I comme Idoles .
    N comme Nataraja .
    D comme Delhi .
    E comme Elephanta .

    Véritable invitation au voyage, le Petit Dictionnaire amoureux de Jean-Claude Carrière fait briller toutes les facettes du diamant indien.

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