Arts et spectacles

  • « Dialoguer avec un mort : un genre ancien, que j'ai essayé de remettre au goût du jour. Mais il y a des morts qui se taisent et d'autres qui parlent. C'était le cas de Luis Buñuel. Surprise : il n'avait rien perdu de ses phrases qui mordent, de son regard brutal, de son rire à pleurer. Il me suffisait de l'écouter. Il y a des morts plus vivants, parfois, que ceux qui croient leur avoir survécu.

    De tous les films que nous avons écrits ensemble, La Voie lactée fut sans doute le plus inattendu. Concevoir, écrire et réaliser un film sur les hérésies de la religion chrétienne, cela semblait une gageure folle. Luis m'en parlait depuis notre première rencontre dès 1963. Comment concevoir et produire un objet pareil ?

    Lorsque Belle de jour obtint le Lion d'or au festival de Venise en 1967, il prit sa décision. Si c'est ça le cinéma d'aujourd'hui, me disait-il, alors nous pouvons le faire, notre film sur les hérésies. » J.-C. C.

    Sous la plume de son ami, de son complice Jean-Claude Carrière, avec qui il a tant partagé, depuis Le Journal d'une femme de chambre jusqu'à Cet obscur objet du désir en passant par Belle de jour ou Le Charme discret de la bourgeoisie, voici que Luis Buñuel revient nous parler du cinéma, du surréalisme... De sa vie, de notre vie.

  • Pour la première fois, Jean-Claude Carrière livre ses carnets, jusqu'ici réservés à ses amis. De Bunuel à Godard, en passant par Marlène Dietrich, nous retraçons avec l'auteur les grands moments de sa vie.. Une sélection parmi ses milliers de dessins.

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  • En regardant les photographies de Reza, Jean-Claude Carrière a cru reconnaître un voyage ancien, raconté au XIIe siècle par un poète persan, Farid Al-Din Attar.
    Le poème s'appelle La Conférence des oiseaux. Toutes les étapes de ce voyage, les splendeurs comme les misères, les accidents, les étonnements, les extases, les abandons, les désespoirs, tout était là, dans le travail du photographe. Ces images n'attendaient qu'un regard et une parole. Les deux hommes ont alors reconstitué, pièce par pièce, cette envolée initiatique. Ils sont partis, ils ont traversé les sept vallées, ils sont arrivés au vrai roi.
    Avec une surprise : l'itinéraire n'a pas changé, les obstacles restent en place, et la même surprise nous attend à la fin. Les siècles se déroulent, les ruines succèdent aux ruines, nous n'avons pas changé.

  • Toucher le fond de Calcutta, ce serait approcher la complexité du monde. Depuis trois siècles, Calcutta est une matérialisation de l'histoire de l'Europe et de l'Asie : colonies, avènement du capitalisme, guerres mondiales, décolonisation, communisme, mouvements de populations, balbutiements de l'humanitaire, religion, arts, science, tout est passé par là, tout a imprimé une trace dans la ville et l'âme de ses habitants.
    C'est ce que veut saisir l'objectif de Sylvain Savolainen. Évitant les lieux communs de l'exotisme ou du misérabilisme, multipliant les angles de vue, les situations et les thèmes, il se laisse happer par le bouillonnement du lieu. De cette traversée, le lecteur sort grisé, déboussolé, comme ployant sous le poids de la ville. Mais il ne saurait être question de l'abandonner devant une masse d'images s'enchaînant en vrac, en le laissant y chercher un fil hypothétique. Un guide l'accompagne tout au long du parcours.
    Ce guide, c'est Jean-Claude Carrière. Son commentaire prend la forme de légendes approfondies, de brefs articles ou chapitres qui prolongent les images et leur ajoutent le contrepoint de réflexions, de repères historiques et culturels, d'anecdotes personnelles. On aboutit à un livre surprenant, multiple, appelant une lecture non-linéaire. Comme dans un puzzle, chaque bribe restitue une partie de la présence, de la respiration même de Calcutta.


    AUTEURS :
    Né le 5 février 1972 en Suisse, Sylvain Savolainen a commencé son activité de photographe et de reporter après une coopération humanitaire à Calcutta. Représenté aujourd'hui par les agences Cosmos, à Paris, et Grazia Neri, à Milan, son travail est régulièrement publié par les grands journaux et magazines de la presse internationale. En 2007, un reportage qu'il réalise en Sierra Leone remporte le Swiss Press Photo du meilleur reportage de l'année à l'étranger.
    Parallèlement, il effectue des documentaires et des reportages pour la Radio Suisse Romande, France Inter et France Culture.


    Né en 1931 dans une famille de viticulteurs languedociens, Jean-Claude Carrière publie à 26 ans son premier roman, Lézard. À la même époque, il rencontre Pierre Etaix et Jacques Tati avec qui il co- signe des courts et des longs métrages.
    Son talent s'exprime à travers tous les genres littéraires, du roman à l'essai en passant par l'écriture de scénarios - pour Luis Buñuel, Louis Malle, Jean-Luc Godard, Milos Forman, Jean-Paul Rappeneau ou Volker Schlöndorff.
    Parallèlement, il poursuit une carrière de dramaturge et adaptateur, aux côtés entre autres de Jean- Louis Barrault et Peter Brook. Celui que Buñuel appelait " le petit paysan qui s'émerveille de tout " est aussi un grand voyageur qui a parcouru l'Inde pendant vingt ans. Il a rapporté de ce long voyage un Dictionnaire amoureux de l'Inde et un livre d'entretiens avec le Dalaï-Lama, La force du bouddhisme.

  • L'esprit libre

    Jean-Claude Carrière

    • Archipel
    • 21 Septembre 2011

    Pierre Etaix, Luis Bunuel, Milos Forman, Peter Brook, le cinéma, le théâtre, l'Inde, le Mexique sans oublier le vin : Jean-Claude Carrière est homme d'amitiés et de passions.
    Il revient ici sur une vie d'une richesse à peine croyable. Le parfait honnête homme des 20 et 21e siècle !

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  • «Le cheminement de Sujata Bajaj, que je suis fidèlement depuis vingt ans, est exemplaire. Sa vision s'est maintenue en se déployant. Et sa technique a suivi. Avec toujours ce mélange de fougue et de contrôle qui fait que nous recevons de son travail quelque chose qui ressemble au bien-être de l'énergie transmise. Avec aussi cette couleur qui jaillit comme par surprise, cette couleur qui est son exigence, sa nature profonde. Devant certaines de ses oeuvres, je me dis que Sujata a inventé le rouge. Ou les rouges, je ne sais plus. Avec un souci précis, non pas de faire du nouveau, mais de faire du vivant.» Jean-Claude Carrière.

  • Raconter une histoire : l'art est ancien. Les scénaristes d'aujourd'hui sont les héritiers d'une vieille famille, dont on lira ici quelques pages d'album. Les peuples ont le besoin de se raconter leurs histoires, aujourd'hui comme hier. Savons-nous encore répondre à ce besoin ?


  • Retrace l'élaboration par la troupe du Cirque du soleil du spectacle Le rêve, créé en mai 2005 à Las Vegas pour le lancement de l'ensemble immobilier de Steve Wynn. Présente les répétitions à La Louvière, ville minière d'où vient Franco Dragone le directeur du cirque, les différents corps de métier qui sont intervenus pour la mise au point du spectacle, la première à Las Vegas, etc.


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