• Après être devenu quelques siècles après sa mort et durant deux millénaires le saint patron des lettrés, Confucius (551-479 av. JC) est désormais universellement reconnu comme l'une des plus éminentes figures de la Chine au point de lui servir d'icône culturelle. Sa vie est mal connue, mais il nous reste un témoignage de première importance de son activité de pédagogue, nous fournissant du même coup un portrait à la fois moral, intellectuel et même affectif de l'homme. Il s'agit des Entretiens, compilation des notes prises du vivant du maître par chacun des disciples séparément et réunies après sa mort.

    La traduction de Jean Levi a cette originalité de vouloir rendre le style du maître, ce à quoi beaucoup de traducteurs ont renoncé, vu la difficulté : la phrase de Confucius se signale en effet d'une part par la concision, et en second lieu par la proportion de mots vides de tout contenu (exclamations, interjections, « chevilles » qui seraient inutiles en chinois, etc) qui marquent l'émotion, l'étonnement, l'interpellation.
    Cette traduction vivante nous donne à entendre le sage comme s'il nous parlait aujourd'hui.

  • Texte fondateur du taoïsme, le Lao-tseu, connu également sous le titre de Tao-tö-king (Livre de la Voie et de la Vertu), demeure l'une des plus précieuses clefs pour pénétrer la pensée chinoise.
    Ce grand classique se présente sous un nouveau visage. La présente édition est en effet fondée sur les versions les plus anciennes de ce texte qui offrent la particularité remarquable d'inverser l'ordre des parties (Le Livre de la Vertu y précède Le Livre de la Voie).
    Accompagnée de commentaires éclairants, cette nouvelle traduction permet de saisir l'ampleur de la pensée taoïste jusque dans ses versants politiques et stratégiques :
    La Voie se fait Loi.

  • «Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau.», la phrase qui ouvre ces Propos intempestifs donne le ton de l'ouvrage : libre voyage à travers cette oeuvre inépuisable qu'est le Tchouang-tseu, où par le détour de fables, de paraboles, de dialogues, se développent tous les grands thèmes de la philosophie universelle. Deux apologues, «le meurtre de Chaos» et «la révolte des singes», servent de point de départ à une réflexion à la fois philosophique et politique, pour laquelle Jean Levi fait appel à d'autres passages du Tchouang-tseu, mais aussi bien à des penseurs occidentaux comme Machiavel, Bergson ou Levinas, et même aux films de kung-fu.

    Sur commande

  • pour divers que soient les jugements qu'ils portent sur l'essence de la civilisation chinoise, il est deux points sur lesquels les spécialistes s'accordent.
    le premier est que la chine n'a jamais connu ni même imaginé qu'une seule forme de gouvernement, et le second que le débat d'idées tel qu'il se pratique en occident depuis les grecs n'y avait pas cours. les traductions des trois polémiques que nous présentons ici ont pour premier objet d'apporter un démenti à ces assertions. ".

    Sur commande
  • La chine en guerre

    Jean Levi

    À l'ombre de la Grande muraille, un peuple en armes veille sur des frontières qui s'étirent sur des dizaines de milliers de kilomètres. Entre le XVIe siècle et le IIIe siècle av. J.-C., la Chine multiplie les conquêtes et étend peu à peu son immense empire. Comment une telle prouesse a-t-elle été possible ? C'est ce que nous dévoile Jean Lévi, qui dresse le portrait d'une Chine en guerre, depuis les premières sociétés guerrières jusqu'aux royaumes combattants.
    Mobilisant des centaines de milliers d'hommes, les armées chinoises développent alors une véritable science de l'intendance, de la topographie et de la manoeuvre. Pour nourrir ces bouches, armer ces bras et protéger ces torses, pourvoir à l'acheminement des vivres et des équipements, l'État guerrier et la société civile en viennent à fusionner, prémisse d'une nouvelle forme de bureaucratie totalitaire.
    Parallèlement, une pensée originale de l'art du combat émerge, dont Sun Tzu est l'illustre représentant. Celle-ci interroge la légitimité de la guerre, jugée profondément « immorale » dans son essence, rejoignant ainsi des préoccupations étonnement modernes.
    Plans de batailles, équipement militaire, tactique, entraînement, chaîne de commandement, découvrez les racines des pratiques martiales et de la pensée stratégique de l'Empire du milieu.

    Sur commande
  • Tchouang-tseu (Zhuangzi dans la transcription moderne pinyin) fut le plus grand penseur chinois de l'antiquité (IVe siècle av. J-C. env). Il vécut dans un siècle de bruit et de fureur et il y réagit avec une égale fureur en condamnant avec des accents à la J.-J. Rousseau toute autorité, toute hiérarchie, toute vie en société. Sa critique sociale déborde le terrain politique pour déboucher, à travers une condamnation de la conscience intentionnelle et de ce qui en est le produit et le support, le langage, sur une théorie de l'être et de la connaissance.
    Ces thèses, le philosophe ne les exprime pas dans des développements discursifs, mais il préfère les exposer sous forme de dialogues, d'anecdotes et de fables. Non seulement le Tchouang-tseu s'exprime par la bouche de figures allégoriques ou historiques, mais ces figures reviennent de façon récurrente, modulant comme des variations autour d'un thème qui leur est propre. Se tisse ainsi la trame d'une philosophie, en même temps qu'à la faveur des apparitions intermittentes des figures auxquelles l'auteur prête sa voix et de leurs rencontres occasionnelles, se noue, au fil des pages, un réseau de rapports mondains, à la façon des romans de Proust ou de Balzac, voire de David Lodge. C'est en ce sens qu'on peut parler d'un " petit monde ", qui est aussi au demeurant " le monde en petit ".
    Les systèmes philosophiques sont tributaires des formes sous lesquelles ils sont exposés. Il n'est pas indifférent que le Tchouang-tseu privilégie le dialogue, la fable, l'anecdote, plutôt que l'exposé didactique. Toutefois les spécialistes de Tchouang-tseu et de la philosophie chinoise ont négligé, la plupart du temps, cet aspect de l'oeuvre pour ne s'attacher qu'au contenu philosophique des discours proférés comme si le mode d'expression n'avait pas en lui-même une dimension philosophique.
    C'est tout au contraire la perspective adoptée par cet essai : s'intéresser aux différentes figures mises en scène dans les dialogues et à leurs rapports comme s'il s'agissait de personnages de roman ; des personnages toutefois qui ne renverraient pas à des types humains mais à des questions philosophiques. Prendre les figures du Tchouang-tseu pour des personnages de roman permet d'opérer un changement de perspective novateur. Une telle approche correspond, sur le plan de la critique textuelle, au procédé du dépaysement en art. Il s'agit de regarder l'objet non pas à bonne, mais à mauvaise distance, de l'observer " par le petit bout de la lorgnette ", en adoptant un angle de vue inhabituel voire inapproprié ; la lecture à rebours se veut un moyen de parvenir à la structure intime d'une oeuvre, en la débarrassant du voile des interprétations convenues. Le Tchouang-tseu pourrait donc se lire comme un roman picaresque dont la figure centrale serait Confucius, lequel apparaît dans 43 anecdotes, loin devant Tchouang-tseu (27) et Lao-tseu (15); héros à la fois comique et pathétique, il aurait pour fonction d'illustrer la faillite de la morale sociale lettrée, un roman qui dès lors pourrait s'intituler : " Confucius ou les tribulations d'un maître " ou mieux encore, pour pasticher le marquis de Sade: " Confucius ou les infortunes de la vertu pédagogique ". En abordant la lecture du Tchouang-tseu à la façon d'une oeuvre de fiction, le présent essai tente de restituer au Tchouang-tseu sa truculence, son insolence, sa verve iconoclaste, qui en font le prix et aussi la modernité.

  • La Chine est un cheval

    Jean Levi

    « La Chine est un cheval et l'Univers une idée » est une citation de Zhuangzi (370-275 av. J.C.) où il tourne en ridicule les paradoxes sophistes. Tout jugement, dans la mesure où il est jugement, est l'expression d'une subjectivité qui découpe arbitrairement le réel. Les essais réunis ici visent à dénoncer les méfaits de cette activité discriminatrice de la pensée et du langage. Le lieu est d'abord la Chine parce qu'ils se produisent dans une civilisation à la fois archaïque et avancée, en sorte que l'on peut dégager comme en laboratoire certains mécanismes fondamentaux à l'oeuvre dans des organisations plus complexes, comme de démasquer la notion de démocratie entre la théorie de l'ajustement automatique de l'offre et de la demande et les thèses légistes de l'autorégulation sociale.

    Sur commande
  • Confucius

    Jean Levi

    La pensée de confucius (551-479 av.
    J. -c. ) a profondément marqué la civilisation de la chine, du japon, de la corée et du vietnam. malgré les aléas de l'histoire, son influence y est encore prépondérante. très attaché aux valeurs anciennes et au maintien des rites, le philosophe vécut à une époque troublée qui voyait plusieurs états rivaux se déchirer. ses principes philosophiques et éthiques, recueillis par certains de ses disciples, eurent une grande influence sur ses contemporains.

    Grand connaisseur de l'orient, jean levi nous offre ici un portrait inspiré du sage. il nous dévoile avec clarté l'originalité et la puissance de sa pensée. la valeur des rites, le respect de la nature, l'importance de l'humour, le rôle de la danse et de la musique sont autant de messages qui ne peuvent que fasciner des lecteurs occidentaux. les citations et anecdotes qui émaillent le texte restituent la chaleureuse humanité d'un maître qui préférait enseigner par l'exemple que par la parole.

    Sur commande

  • Tchouang Tseu
    Maître du Tao
    Tchouang Tseu est le penseur le plus profond et le plus singulier que connut la Chine au cours de sa longue histoire. Il est un des maîtres du taoïsme. Il vécut au IVe siècle avant notre ère dans un monde de bruit et de fureur. Condamnant avec des accents à la Jean-Jacques Rousseau toute autorité, toute hiérarchie, toute vie en société, il en vint à prôner la fusion dans la totalité indivise du monde. De la vie de ce penseur erratique, nous ignorons presque tout. Plutôt que de reconstituer une existence qui ne pourrait être qu'arbitraire, Jean Lévi met en scène sept vies, toutes plausibles, toutes rêvées, en s'appuyant sur les plus importants passages de son oeuvre dont il donne une nouvelle traduction.
    Avec son exceptionnelle faconde de romancier et sa connaissance de la Chine qui font de lui un des plus éminents sinologues, Jean Lévi réussit ce qui n'avait jamais été tenté auparavant : rendre Tchouang Tseu vivant à travers toutes ses facettes possibles.


  • Dans cet essai brillant qui se présente comme une promenade en compagnie d'un guide éclairé, Jean Levi aborde de grandes questions comme la relation maître-disciple, la transmission, la traduction ou encore la philosophie comme mode d'expression littéraire, tout en présentant d'importantes figures chinoises et leur pensée. Recourant à des exemples concrets, des dialogues allégoriques, ironiques, aporétiques, il fait vivre la pensée chinoise en l'incarnant. Des Entretiens de Confucius aux grands auteurs de stratégie et d'art de la guerre et de la politique, Sunzi et Hanfei, en passant par le poète anarchiste Xikong, Jean Levi cherche à combler le fossé entre les philosophies occidentales et orientales par une réflexion sur le langage et la dialectique, mais sans sombrer dans un comparatisme absurde et en évitant des rapprochements qui ne seraient que poudre aux yeux. L'auteur n'isole jamais les figures de leur contexte historique, mais sait replacer les faits dans l'histoire de la Chine, à laquelle il ne réduit cependant pas les pensées. La tradition romanesque n'est pas oubliée et, avec le Roman des Trois Royaumes, il s'interroge sur le cas d'un livre populaire entré dans le patrimoine littéraire. Un livre intelligemment polémique, qui se termine par une critique virulente de François Jullien, de sa méthode et du miroir déformant qu'il donne de la Chine, de la philosophie chinoise et du fossé entre Orient et Occident.

    Sur commande
  • "Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau...", ainsi commencent ces Propos intempestifs. Cette première phrase donne le ton du livre : il va s'agir d'un libre voyage à travers cet ouvrage inépuisable qu'est le Tchouang-tseu, où par le détour de fables, de paraboles, de dialogues, se développent tous les grands thèmes de la philosophie universelle. Jean Levi articule son ouvrage autour de deux apologues : le meurtre de Chaos et la révolte des singes. Dans le premier, Hou et Chou, en visite chez Houen-touen, symbole du chaos originel, entreprennent de lui percer des orifices afin qu'il puisse voir, entendre, manger, respirer et causent ainsi sa mort. Ce récit sert de point de départ à une réflexion sur l'unité et la séparation, l'instinct et l'intelligence, la mystique, pour laquelle Jean Levi fait appel à d'autres fables du Tchouang-tseu, mais aussi bien aux penseurs occidentaux comme Montaigne, Bergson, Günther Anders et même au cinéma (Freaks de Tod Browning !).
    La deuxième partie s'ouvre sur une autre fable du Tchouang-tseu (une sorte d'histoire belge selon Levi) où l'on voit des singes furieux après que leur maître leur a annoncé qu'ils n'auront plus que trois châtai-gnes le matin et quatre le soir, se réjouir quand on leur accorde d'en avoir quatre le matin et trois le soir. Le propos se fait alors plus poli-tique, avec des considérations sur la manipulation des populations par leurs dirigeants, un rapprochement entre Tchouang tseu et Machiavel.
    Mais, écrit Levi, la profondeur des fables chinoises tient à ce que leur signification se trouve au dehors des mots qui la portent. Et c'est pourquoi, au-delà de l'aspect politique de la révolte des singes, ce qui est en jeu dans cette parabole, c'est la question de l'unité des choses et, finalement, de l'être. Un véritable essai, au sens de Montaigne.

  • Voici le roman de l'ordre absolu, tel que le voulut Ts'in Che-houang ti, Premier Auguste Empereur, sur l'ensemble de l'Empire chinois, au IIIe siècle avant notre ère.
    Après avoir arrêté l'Histoire en instaurant le règne de la nécessité pure et enfermé l'espace dans une grande muraille, l'Auguste Empereur veut abolir le temps. Il finit son règne entouré d'automates hydrauliques et croit avoir ainsi prise sur les êtres. Déjà, il rêve de diriger les hommes comme on dirige des machines. Mais il n'est peut-être lui-même qu'un pantin entre les mains de son premier ministre.
    Il meurt en voyage et, conservé dans de la glace, on continue à lui servir des plats et à prendre ses ordres comme s'il était vivant... Jouant avec les multiples miroirs de la civilisation chinoise, cruelle et raffinée, voluptueuse et conquérante, ce roman révèle l'étonnante figure de ce Premier Empereur et brosse ainsi le portrait d'une Chine à la fois ancestrale et moderne.

    Sur commande
  • Le reve de confucius

    Jean Levi

    Dans une chine soumise au chaos absolu après la chute des ts'in, deux chefs rebelles, d'abord alliés contre la tyrannie, en arrivent à s'affronter dans un combat sans merci.
    Tel est le sujet de ce roman foisonnant de cruauté et de trahisons, d'intelligence et de poésie. jean levi, grand spécialiste du taoïsme et du confucianisme, ne se contente pas de mettre ici en scène des faits historiques, ceux qui conduisirent à l'avènement de la dynastie des han. il crée, à partir de ce terreau narratif, un tableau des passions humaines dans ce qu'elles ont de plus universel, de plus exacerbé, un tableau où chaque élément répond comme en écho aux oracles du yi jing, le livre des changements si profondément enraciné dans la pensée chinoise.

    Il est rare que la très grande érudition parvienne à ce point à redonner vie au passé le plus lointain. avec ce roman épique et spirituel, qui nous introduit dans une chine de désordre, de violence et de sagesse, jean levi donne, une fois de plus, la preuve de son extrême virtuosité.

    Sur commande
  • Acclimatation

    Jean Levi

    • Alinea
    • 2 Novembre 1990
  • La mission

    Jean Levi

  • « Mon propos n'étant pas de décrire l'ensemble du système sacrificiel chinois, mais de dégager les liens qu'il entretient avec l'exercice de l'autorité, je me bornerai à étudier un rituel particulièrement significatif à cet égard. Le rite où éclate de la façon la plus tangible la volonté de créer un ordre total à partir d'une séquence de gestes parfaitement ordonnés est sans doute le grand sacrifice au ciel dans la banlieue sud. Conjuguant un sacrifice à une divinité et un sacrifice aux ancêtres, il comporte une gamme complète de séquences rituelles. Par ailleurs, il offre la particularité de réunir dans un même ensemble cérémoniel les deux sphères distinctes délimitées par Luc de Heusch, des sacrifices cosmologiques et royaux et des sacrifices domestiques et culinaires. »

    Sur commande
  • Le coup du hibou

    Jean Levi

    Le coup du Hibou est l'histoire plus que millénaire de la trahison, de la duplicité et de l'illusion comme mode de fonctionnement de tout pouvoir.
    Dans le jeu de bo, ancêtre mythique du jeu dego, c'est aussi le coup suprême, celui qui permet la maîtrise du temps et l'art de la guerre...
    De la Chine ancienne à l'Amérique contemporaine, des états-majors militaires aux campus universitaires, l'auteur du Grand Empereur et ses automates nous entraîne dans les dédales de l'Histoire et les labyrinthes de l'âme humaine, en jouant brillamment avec tous les genres romanesques.
    Un roman aussi inclassable que fascinant qui s'inscrit dans la lignée de Musil, Borges et Umberto Eco.

    Sur commande
  • Un recueil de nouvelles ou l'habituel est étrange, l'ordinaire menaçant et le familier prend les allures de l'inconnu. Ainsi en va-t-il de ce récit du massacre nocturne des chats errants du « Jardin d'Acclimatation », pur chef-d'oeuvre de cruauté et d'ironie ; ou de ces « Vacances en Grèce » qu'une simple insolation transforme en un cauchemar mythologique.

    Sur commande
  • Du haut d'un donjon du fin fond d'une cuisine, on peut rire de tout.
    La preuve.

  • Rupture (fragments) Nouv.

    En coédition avec IMAGEs Suite à une douloureuse rupture, Benjamin Monti remplit une multitude de pages de textes et de dessins. Pendant de longues années, il les reprend, les oublie et les publie en polycopies confidentielles, sans jamais achever l'oeuvre devenue monumentale. Une centaine de fragments recomposés par l'artiste et l'essayiste reparaissent et présentent des séquences poétiques habitées par une intense fièvre créatrice.
    S'y dévoile ce qui finit et que personne n'achève jamais : le deuil, la vie et l'amour. Avec un essai inédit de Jean Charles Andrieu de Levis.

    Sur commande
empty