Religion & Esotérisme

  • Dans nos sociétés railleuses ou goguenardes, l'amour qu'on offre aux animaux est trop souvent moqué, ou passe pour secondaire. Quelle erreur ! Dans toutes les religions du monde, les sages et les saints témoignent de leur tendresse à l'égard de toutes les bêtes - l'ours, le lion, le chien, l'oiseau, l'abeille, le poisson, et même la fourmi, et même le moustique... Non seulement ces gens très pieux vivent en paix avec les animaux, mais ils leur parlent, les soignent et prient à leur intention, peut-être parce qu'ils perçoivent aussi en eux de formidables compagnons sur le chemin de sainteté.
    Ce livre conte ces belles et édifiantes histoires entre l'homme et l'animal, puisées dans le christianisme, le judaïsme, l'islam, l'hindouisme et le bouddhisme. Il propose ainsi une véritable réflexion sur le lien mystérieux, profondément spirituel, qui unit les êtres humains et leurs frères animaux.

  • Mise au tombeau

    Jacqueline Kelen

    • Salvator
    • 21 Janvier 2021

    Une approche littéraire, artistique et spirituelle.

  • Et si la parabole du fils prodigue n'était pas qu'un message biblique mais une leçon universelle ? Et si en plus d'être l'histoire d'un fils ingrat et pécheur, elle constituait une injonction à la liberté qui nous concerne tous ? Et si elle n'était pas seulement une leçon pour les fils mais aussi pour les pères ?
    Dans cette variation littéraire et philosophique, Jacqueline Kelen file le mythe et ajoute des personnages qui, tour à tour, prennent la parole. Il y a le père, pieux et bon, la mère, inquiète et tendre, le frère aîné, sérieux et travailleur, un vieux serviteur compatissant, et bien sûr le fils prodigue, rebelle et rêveur, qui part pour explorer le monde et éprouver sa liberté avec ce que cela implique de joies et de risques.
    Un conte d'aujourd'hui sur l'amour humain et divin, l'absence et l'attente, les épreuves et la grâce, la justice et la réconciliation.

  • La société contemporaine ne parle que de bien-être et de bonheur. Elle entretient surtout l'illusion qu'il faut se protéger de toute atteinte et de toute blessure, se détourner de tout risque. Mais de qui, de quoi peut-on se garder? Et faut-il vraiment guérir de tout ?
    Jacqueline Kelen combat cette tyrannie du confort qui voudrait faire l'impasse sur la vocation spirituelle de l'humain : « L'obsession de guérir anesthésie la conscience et étouffe le questionnement métaphysique.» Spécialiste des grands mythes de l'Occident, Jacqueline Kelen nous rappelle ici que l'homme n'accède pas à sa plénitude dans la facilité. Ainsi, pour Achille, Ulysse et Philoctète, Lancelot et Tristan, Osiris dépecé et le Christ crucifié ou encore pour les mystiques chrétiens et soufis, la déchirure est aussi ouverture.
    Un livre inspiré à lire d'urgence pour tous ceux qui préfèrent la conquête à l'évitement.

    Jacqueline Kelen, conférencière toujours sur les routes, a publié plus d'une trentaine de livres spirituels dont Les amitiés célestes ou encore Marie-Madeleine, un amour infini (disponibles chez Albin Michel en poche). Elle est très appréciée des libraires dont elle fait la tournée depuis plus de vingt ans.

  • Le jardin des vertus

    Jacqueline Kelen

    • Salvator
    • 24 Janvier 2019

    À une époque qui parle largement de bien-être, de méditation, de développement personnel et autres recettes de bonheur, où les psychologies et les thérapies ont évacué la morale et où politiciens et citoyens invoquent des « valeurs » sans les préciser davantage, il est urgent de rappeler que la pratique des vertus est indispensable à l'édification de l'être humain.
    Avec clarté, Jacqueline Kelen revisite les quatre vertus morales léguées par la philosophie grecque, puis reprises par le christianisme, qui les nomme « vertus cardinales » : la force, la prudence, la tempérance et la justice. Le livre s'appuie sur la philosophie antique, les mythes et de grandes figures du christianisme.
    À rebours de la confusion actuelle des pseudo-spiritualités, l'auteur rappelle qu'il n'est pas de vie spirituelle authentique sans fondement moral. À nous de savoir cultiver le jardin des vertus, en toute liberté.

  • Des Pères du désert à Teilhard de Chardin et au-delà, la tradition chrétienne est parcourue par des histoires d'amitiés hors du commun, faites non pas de simple proximité ou bonne entente, mais d'un lien spirituel qui unit les âmes en les dépassant et les élève au plus haut des cieux, sur une voie plus pure, plus sublime que le simple amour.
    Héritiers en cela de la pensée grecque, les mystiques chrétiens - car c'est bien souvent de mystique qu'il s'agit - voient dans l'amitié " pas autre chose que la sagesse ". Et, chose surprenante, ce sont les amitiés entre homme et femme, plus que celles exclusivement masculines ou féminines, qui se rencontrent généralement. François et Claire d'Assise, Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, François de Sales et Jeanne de Chantal, Fénelon et Madame Guyon, Simone Weil et Joseph-Marie Perrin... Autant de couples d'où l'éros n'est pas forcément absent, mais toujours sublimé dans une relation par delà l'espace, le temps et le genre.

    Sur commande
  • Sous ce titre à forme de fable, qui peut paraître incongru à première vue, Jacqueline Kelen n'en propose pas moins un véritable petit traité de vie spirituelle. Dans les Amitiés célestes, elle s'intéressait aux grandes amitiés spirituelles qui ont pu exister entre un homme et une femme. Mais ici, pourquoi parler du colimaçon ? Sans doute parce que la recherche de Dieu colle aussi à la terre, dans une démarche d'incarnation.
    Sans doute également parce que la spiritualité est une recherche entêtée, un retour et un enroulement sur soi à la découverte de Dieu. Et puis, la maturité spirituelle, la maîtrise intérieure demandent enfin du temps et de la lenteur, du silence. Autant de valeurs qui sont souvent au rebours de notre modernité... Un texte ciselé.

  • Qui est cette mystérieuse Marie de Magdala, Marie-Madeleine, qui apparaît peu dans les Evangiles mais dont la tradition chrétienne a fait l'une des figures majeures parmi les proches de Jésus ? Une prostituée, une pécheresse repentie, ainsi a-t-on voulu lire officiellement les Ecritures, tandis que les Gnostiques ont célébré en elle le modèle même de l'Initiée, interprétant son périple comme celui de l'âme prisonnière, éparpillée en ce monde de reflets et d'ombres.
    Ici Marie-Madeleine parle et se souvient : de sa vie en Palestine, de son exil en Provence, et surtout de sa rencontre éblouissante avec Jésus dont elle partagea l'enseignement, la Passion et la Résurrection.

    Indisponible
  • De sa vie on ne sait que peu de choses et pourtant Jacqueline Kelen redonne vie à cette mystique flamande du XIIIe siècle, à travers un portrait d'une grande force et d'une magnifique acuité. On connaît Hadewijch d'Anvers à travers ses poèmes, ses récits de ses visions et lettres adressées à ses compagnes, comme elles Béguines, ces femmes qui n'étaient pas mariées ni religieuses et qui vivaient en proximité les unes avec les autres, sans pour autant appartenir à une quelconque communauté. Ses écrits disent les tourments de l'âme livrée à son seul Amour, Dieu. Les doutes, les errances et les abîmes. Mais aussi les délices suaves de l'union, l'ardeur du désir et sa flamboyance. Hadewijch était une femme libre : elle n'était pas rentrée dans les ordres, elle n'écrivait pas en latin, mais avait choisi, comme Dante, son contemporain, de s'adresser à tous dans la langue populaire. Cet ouvrage n'est pas une simple biographie spirituelle, c'est également le livre d'une très belle rencontre, à plusieurs siècles de distances, entre deux femmes qui ont toutes deux choisi de dire la liberté et l'ardeur de leur désir en toutes lettres.

    Sur commande
  • Qui donc a décrété que la religion était une voie austère ? Qui a dit que la sagesse et la sainteté excluaient nécessairement le rire, la danse, les bons mots, l'exubérance ? A travers ses propos d'insoumise sur sa quête du divin, Jacqueline Kelen renverse gentiment les tables pour révéler l'essentiel. Dans une époque morose ou tragiquement soumise aux modes, elle présente des figures toniques, irrévérencieuses ou joyeuses permettant de s'abstraire des bonheurs et vérités obligatoires. Avec notamment Bernanos, Plotin, Catherine de Sienne ou Dietrich Bonhoeffer, cet auteur de plus de trente livres esquisse une aventure spirituelle de la liberté dans laquelle elle s'est embarquée depuis l'enfance et dont elle nous dit ici les étapes significatives. Sur la saveur des gestes simples et des émotions sans fioritures, sur la recherche du vrai indépendamment des chapelles, Jacqueline Kelen entraîne vers des contrées où le coeur est roi, où l'humilité joyeuse au fond de soi permet toutes les audaces.
    Diplômée de lettres classiques et productrice pendant vingt ans à France Culture, Jacqueline Kelen a publié plus de trente livres consacrés pour une bonne part aux grands mythes et aux figures mystiques. Auteur récemment de Une robe de la couleur du temps. Le sens spirituel des contes de fées chez Albin Michel (2014), elle a obtenu le Prix ALEF Bien-être et spiritualité en 2002 pour L'Esprit de solitude (Albin Michel).
    Propos recueillis par Anne Ducrocq.

  • Dans les pays riches d'Occident, de plus en plus d'adolescents refusent de s'alimenter et peuvent s'affamer jusqu'à en mourir. La médecine officielle les qualifie d'anorexiques et, le plus souvent, propose à ces jeunes gens, en majorité des filles, des régimes pour grossir et des entretiens psychologiques, mais sans succès véritable. La question mérite d'être posée : l'anorexie n'est-elle qu'un trouble du comportement alimentaire ? S'agit-il vraiment d'une maladie mentale, d'un désordre psychique ? Pour Jacqueline Kelen, l'anorexie est une métaphore criante de la faim de l'âme qui manifeste un désir de spiritualisation intense et une quête de transcendance. Elle est aussi le refus d'un monde sans grandeur ni idéal, et remet en question une société avide, mue par le seul profit. S'appuyant sur la philosophie antique, sur les religions et les mythes de la tradition occidentale, ce livre s'adresse aux jeunes anorexiques et à leurs proches afin de les éclairer et de les apaiser.

    Sur commande
  • Le bonheur est imprévisible. Il ne se plie pas aux idées reçues et ne se laisse pas enfermer. Mais chaque jour recèle des instants délicieux, d'infimes parcelles de paradis.
    Jacqueline Kelen nous offre un opuscule chaleureux où chaque rubrique, présentée par ordre alphabétique, nourrit la réflexion sur le vrai bonheur, fait d'amitié et d'attente, de gratuité et de légèreté. Elle se réfère à une bonne centaine de maîtres de tous les âges et de toutes les disciplines, comme Ulysse, Épicure, Diogène, Jésus, Montaigne, Rabelais, sans occulter son expérience personnelle, où elle rappelle discrètement ses propres instants de bonheur qu'elle qualifie de furtif, de léger, d'inépuisable.
    À la lecture, chacun sent monter en soi le désir du bonheur, à commencer par l'âme esseulée, invitée à réapprivoiser le bonheur, en le recherchant dans l'amitié, dans une présence qui réconforte, la marche, la joie des autres, l'intimité, écouter la pluie tomber, une poignée de sable, etc. Ici réside, aux yeux de l'auteur, un bonheur authentique, loin des mille et un plaisirs de pacotille. Et elle nous convainc qu'il dépend souvent de chacun de nous de faire advenir en nos vies un temps de bonheur.


    Sur commande
  • Le chemin de sainteté passe par la rencontre avec le Démon. Ermites, moines et moniales, mystiques hommes et femmes, tous ont eu à subir ses tentations et ses assauts. C'est leur histoire, leur combat et, souvent, leur victoire que raconte ce livre.
    D'Antoine le Grand à Padre Pio, de François d'Assise à Thérèse d'Ávila, de Catherine de Sienne au curé d'Ars, les plus grands ont témoigné qu'il ne s'agissait ni de superstition populaire ni d'hallucination. À travers leurs épreuves, ces figures exemplaires ont aussi indiqué les remèdes et les armes pour contrer les attaques du Diable et triompher de lui.
    À une époque qui ne croit plus guère en Dieu ni au Malin, et qui rejette tout phénomène surnaturel, voici un essai érudit et passionnant, qui rappelle la réalité de Satan.

    Sur commande

  • la figure de marie-madeleine ne laisse personne indifférent, mais elle demeure insaisissable.
    chacun, chrétien ou non, privilégie d'elle une image : la courtisane, la désolée, l'ermite, la sainte, l'extatique. là oú les exégètes veulent discerner trois personnes distinctes - la pécheresse de la ville, marie de magdala, marie de béthanie -, les gnostiques des premiers siècles ne retiennent que la femme éveillée et la préférée de jésus. marie-madeleine vagabonde ainsi entre histoire et légende.
    elle ne cesse, à travers les siècles, d'inspirer artistes, écrivains, bâtisseurs et religieux qui rendent hommage à la femme dévorée d'amour et de douleur à qui le christ aurait choisi de se montrer en premier au matin de pâques.

    Sur commande
  • La nuit n'est pas seulement l'autre versant du jour. Elle figure à la fois l'immensité et l'intimité. Elle déploie tout un monde fait de beauté, de silence, de douceur, mais aussi d'effroi et de maléfices. Tantôt elle procure la paix et le repos, tantôt elle suscite terreurs et délires et se fait annonciatrice de mort. La nuit veille sur l'amour, sur l'espace intérieur, sur la création artistique. Elle invite au recueillement et à la contemplation. Sans doute est-elle le manteau de l'invisible. Au royaume des nuits, on rencontre Schéhérazade, la conteuse de Bagdad, la Belle au bois dormant, Jacob, Joseph ou encore les Rois Mages visités de grands songes, on voit resurgir les amants du Cantique des Cantiques et, sous le ciel étoilé, Roméo et Juliette...

    Sur commande
  • Dans le domaine de la connaissance spirituelle, qu'on appelle aussi connaissance du coeur, il existe des affinités évidentes entre le silence, le secret et le désir. En effet, pour user de métaphores, voici comment on approche de la maison du coeur :
    - le désir ouvre la porte - le silence permet d'y demeurer - le secret protège l'habitation intérieure.
    Méconnues ou méprisées par une société de pouvoir et d'apparence, ces trois dimensions représentent - et ce n'est pas leur moindre valeur - les clés de la liberté pour tout être humain. Se tenir dans la lumière impalpable du secret, dans la profondeur paisible du silence, et dans le feu vivant du désir désiré, c'est, déjà, savourer l'infini.

    Sur commande

  • dans une société qui veut tout maîtriser et rentabiliser, jacqueline kelen nous propose ici une célébration très personnelle du sommeil, moment de grâce et de plénitude, école de liberté et exercice spirituel.
    c'est dans leur sommeil que les grands héros des mythes se sentent vulnérables, mais c'est aussi en ce temps privilégié de disponibilité que dieu choisit de parler aux hommes, comme jacob et joseph en font l'expérience selon la bible. voyageant dans les traditions d'orient et d'occident, jacqueline kelen fait escale dans les sommeils des poètes et des divinités, des philosophes et des mystiques, des écrivains tels que kierkegaard, pessoa, giono.
    dans la lignée de l'esprit de. solitude, elle nous invite à délaisser l'efficacité, et à répondre à l'appel de nos joies déraisonnables.

    Sur commande
  • Dans le chef d'oeuvre qu'il composa à la fin du XIVe siècle, Jean d'Arras raconte l'étrange et magnifique histoire d'amour qui unit, pendant de longues années, le chevalier Raymondin et la fée Mélusine. Mais cette légende évoque tout autant l'alliance précieuse et très ancienne passée entre l'Éternel et la créature humaine, toujours libre de rompre son serment ou de garder la Parole confiée.
    Le passage de la fée décrypte ce récit initiatique en offrant des sujets essentiels à méditer : les épreuves et la grâce, le désir, le secret, la solitude, la parole donnée. Le conte devient alors roman d'apprentissage et quête de transcendance. Il invite chacun à s'interroger sur le sens de l'amour, sur la vie de couple ou la fidélité. autant de thèmes universels.

    Sur commande
  • Aujourd'hui, il est de bon ton de se déclarer « humaniste » et de critiquer l'individualisme, donné comme équivalent d'égocentrisme.
    Or selon Jacqueline Kelen, l'« humanisme » actuel se situe aux antipodes du véritable humanisme des XV e et XVIe siècles européens (Pic de la Mirandole, Érasme, Rabelais) où l'être humain, tout en puisant aux sources de la connaissance, devait se parfaire et conquérir son humanité sans renier nulle transcendance. De surcroît, cette nouvelle idéologie efface l'individu, la personne unique et irremplaçable, au profit de la conservation de l'« espèce humaine » et pour le bien des « générations futures ». Elle est donc particulièrement insidieuse, flagorneuse et avilissante : en même temps qu'elle présente l'homme comme finalité suprême, elle le mutile du ciel métaphysique et de sa précieuse singularité.
    Cet essai - qui emprunte son titre à Bernanos - entend montrer comment, sous couvert d'« humanisme », on assiste non point à l'éclosion d'une nouvelle humanité, pacifique, responsable et solidaire selon les stéréotypes de notre époque, mais plutôt à l'expansion d'un genre inhumain.
    Rappelant la haute destinée promise à l'être humain, ce « miracle » que célébrait la Renaissance, l'auteur invite ses contemporains à retrouver le goût de la beauté et celui de la grandeur.

    Sur commande
  • La plupart des religions parlent d'amour, mais se heurtent au désir amoureux et, le plus souvent, le combattent âprement. C'est ainsi que le christianisme, face à eros, a inventé agapê (la charité), ou que le bouddhisme invite à la compassion et ignore la passion amoureuse N'y a-t-il donc pas de connivences entre l'amour humain et la ferveur de l'âme ? N'est-il point de caresses salvatrices ? Au long de ces réflexions personnelles sur la quête d'immortalité et ses inévitables embûches, il est question de la Divinité, de la rencontre périlleuse entre l'homme et la femme, du précieux désir, du corps, de la beauté, du silence, des vertus, de la liberté immense, de la fin'amor des temps courtois, des affinités entre érotique et mystique, et de la lumière de l'éveil.

    Sur commande
  • Pourquoi, dans la religion catholique, les femmes sont-elles toujours silencieuses, effacées et dévouées ? Pourquoi ne sont-elles pas autorisées à prêcher dans les églises, comme le fit au douzième siècle Hildegarde de Bingen ? Pourquoi leur parole inspirée, leurs élans mystiques passent-ils pour suspects, alors qu'au cours de l'histoire chrétienne de grandes figures telles que saintes Geneviève, Brigitte de Suède et Catherine de Sienne furent consultées et louangées par les papes de leur temps ? Pourquoi, deux mille ans après le geste bouleversant du Christ qui, à la Résurrection, choisit de se montrer en premier à Marie-Madeleine, pourquoi l'Eglise de Pierre refuse-t-elle l'autorité spirituelle et la parole prophétique de la femme et ne conçoit-elle le sacré qu'au masculin, à l'exception de la Vierge Marie ? La mission féminine se réduit-elle aux soins maternels, à la compassion pour les faibles et les malheureux ? A-t-on délibérément oublié la Sagesse propre à la femme accomplie, qui n'a pas besoin de l'ordination pour éclairer le monde ? Tendrement polémique, cette Lettre propose une magnifique méditation sur le Féminin Transcendant qui se manifeste à travers la Bien-Aimée du Cantique, la figure médiévale de la Dame, ou encore Marie de Magdala et la femme " revêtue de soleil " de l'Apocalypse. Mais elle peut se lire aussi comme un petit traité des ânesses, des mules et autres bêtes rétives.

    Sur commande
empty