Table Ronde

  • Elle est la soif et la fontaine, l'extrême nudité où mène la passion.
    Accablée d'insultes, traitée de prostituée, elle a le silence et les larmes pour réponse, quelques mots brûlés d'amour, et de parfum de beauté, d'insolence, qui demeurent jusqu'à nous. A travers les siècles, Marie Madeleine a fait rêver poètes et artistes. Ame repentie ou bien ermite, elle a fourni aux religieux et aux théologiens une figure exemplaire, tandis que pour les gnostiques elle est confidente de Jésus et emplie de sagesse.
    Autant de visages d'une femme insaisissable. Autant d'éclats d'une amoureuse subversion.

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  • La nuit n'est pas seulement l'autre versant du jour. Elle figure à la fois l'immensité et l'intimité. Elle déploie tout un monde fait de beauté, de silence, de douceur, mais aussi d'effroi et de maléfices. Tantôt elle procure la paix et le repos, tantôt elle suscite terreurs et délires et se fait annonciatrice de mort. La nuit veille sur l'amour, sur l'espace intérieur, sur la création artistique. Elle invite au recueillement et à la contemplation. Sans doute est-elle le manteau de l'invisible. Au royaume des nuits, on rencontre Schéhérazade, la conteuse de Bagdad, la Belle au bois dormant, Jacob, Joseph ou encore les Rois Mages visités de grands songes, on voit resurgir les amants du Cantique des Cantiques et, sous le ciel étoilé, Roméo et Juliette...

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  • Dans le domaine de la connaissance spirituelle, qu'on appelle aussi connaissance du coeur, il existe des affinités évidentes entre le silence, le secret et le désir. En effet, pour user de métaphores, voici comment on approche de la maison du coeur :
    - le désir ouvre la porte - le silence permet d'y demeurer - le secret protège l'habitation intérieure.
    Méconnues ou méprisées par une société de pouvoir et d'apparence, ces trois dimensions représentent - et ce n'est pas leur moindre valeur - les clés de la liberté pour tout être humain. Se tenir dans la lumière impalpable du secret, dans la profondeur paisible du silence, et dans le feu vivant du désir désiré, c'est, déjà, savourer l'infini.

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  • Le visage clair et recueilli, une jeune femme aux habits somptueux se tient au centre d'une île fleurie, où ne règne aucune ombre. On l'a nommée la Dame à la licorne. Les historiens s'accordent à voir dans les six tapisseries exposées au musée de Cluny une allégorie des cinq sens et une invitation à bien user d'eux pour une vie morale. Or, l'atmosphère sacrée émanant de cette tenture engage à une lecture plus profonde.

    Dans une perspective métaphysique, ce livre étudie les vêtements et les coiffures, la symbolique des arbres, des fleurs et des animaux, celle des couleurs et des armoiries. Il suggère les liens étroitement tissés entre les mondes visible et invisible, entre les sens corporels et les sens spirituels, en suivant le fil secret du désir.

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  • La plupart des religions parlent d'amour, mais se heurtent au désir amoureux et, le plus souvent, le combattent âprement. C'est ainsi que le christianisme, face à eros, a inventé agapê (la charité), ou que le bouddhisme invite à la compassion et ignore la passion amoureuse N'y a-t-il donc pas de connivences entre l'amour humain et la ferveur de l'âme ? N'est-il point de caresses salvatrices ? Au long de ces réflexions personnelles sur la quête d'immortalité et ses inévitables embûches, il est question de la Divinité, de la rencontre périlleuse entre l'homme et la femme, du précieux désir, du corps, de la beauté, du silence, des vertus, de la liberté immense, de la fin'amor des temps courtois, des affinités entre érotique et mystique, et de la lumière de l'éveil.

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  • Pourquoi, dans la religion catholique, les femmes sont-elles toujours silencieuses, effacées et dévouées ? Pourquoi ne sont-elles pas autorisées à prêcher dans les églises, comme le fit au douzième siècle Hildegarde de Bingen ? Pourquoi leur parole inspirée, leurs élans mystiques passent-ils pour suspects, alors qu'au cours de l'histoire chrétienne de grandes figures telles que saintes Geneviève, Brigitte de Suède et Catherine de Sienne furent consultées et louangées par les papes de leur temps ? Pourquoi, deux mille ans après le geste bouleversant du Christ qui, à la Résurrection, choisit de se montrer en premier à Marie-Madeleine, pourquoi l'Eglise de Pierre refuse-t-elle l'autorité spirituelle et la parole prophétique de la femme et ne conçoit-elle le sacré qu'au masculin, à l'exception de la Vierge Marie ? La mission féminine se réduit-elle aux soins maternels, à la compassion pour les faibles et les malheureux ? A-t-on délibérément oublié la Sagesse propre à la femme accomplie, qui n'a pas besoin de l'ordination pour éclairer le monde ? Tendrement polémique, cette Lettre propose une magnifique méditation sur le Féminin Transcendant qui se manifeste à travers la Bien-Aimée du Cantique, la figure médiévale de la Dame, ou encore Marie de Magdala et la femme " revêtue de soleil " de l'Apocalypse. Mais elle peut se lire aussi comme un petit traité des ânesses, des mules et autres bêtes rétives.

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  • Aujourd'hui, il est de bon ton de se déclarer « humaniste » et de critiquer l'individualisme, donné comme équivalent d'égocentrisme.
    Or selon Jacqueline Kelen, l'« humanisme » actuel se situe aux antipodes du véritable humanisme des XV e et XVIe siècles européens (Pic de la Mirandole, Érasme, Rabelais) où l'être humain, tout en puisant aux sources de la connaissance, devait se parfaire et conquérir son humanité sans renier nulle transcendance. De surcroît, cette nouvelle idéologie efface l'individu, la personne unique et irremplaçable, au profit de la conservation de l'« espèce humaine » et pour le bien des « générations futures ». Elle est donc particulièrement insidieuse, flagorneuse et avilissante : en même temps qu'elle présente l'homme comme finalité suprême, elle le mutile du ciel métaphysique et de sa précieuse singularité.
    Cet essai - qui emprunte son titre à Bernanos - entend montrer comment, sous couvert d'« humanisme », on assiste non point à l'éclosion d'une nouvelle humanité, pacifique, responsable et solidaire selon les stéréotypes de notre époque, mais plutôt à l'expansion d'un genre inhumain.
    Rappelant la haute destinée promise à l'être humain, ce « miracle » que célébrait la Renaissance, l'auteur invite ses contemporains à retrouver le goût de la beauté et celui de la grandeur.

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