• Westphalien, aristocrate, catholique, l'évêque Clemens August von Galen était destiné à défendre la grandeur de l'Allemagne, l'honneur de la chrétienté et la gloire de l'Europe. De 1918 à 1945, ce conservateur fut l'un des opposants les plus opiniâtres d'Adolph Hitler et de ses fidèles, de Rosenberg à Goering et Goebbels, et l'adversaire implacable de son appareil gagné par la gangrène totalitaire.
    Dans son diocèse, il attise une dissidence farouche. Il dénonce, dans ses sermons, le culte de la race, la brutalité des SS, l'euthanasie des malades mentaux. Les textes qu'il prononce font le tour du monde. Son influence et sa popularité sont telles qu'en 1941 Hitler ordonne l'interruption du programme d'extermination des handicapés. Coup d'éclat qui vaut à l'homme d'Église le surnom de « lion du Münster ». Humaniste en toute occasion, même après la chute du Reich, il condamne la dureté des occupants et les déplacements de population. Le pape Pie XII en fait un exemple et l'élève, en 1946, au cardinalat.
    Fondée sur des archives inédites, journaux, mémoires, correspondances, cette biographie relate non seulement la vie d'un héros politique, mais elle révèle aussi les coulisses d'une administration assassine, et de la machine de mort qu'avaient imaginée les nazis.

  • Héroïne de la Fronde, la princesse Palatine a tour à tour défié, puis soutenu, Anne d'Autriche, Mazarin et Louis XIV. En revenant sur sa vie, et cette époque trouble que fut la contestation de l'autorité royale par l'Aristocratie, Jérome Fehrenbach dresse le portrait d'une France en transition.
    Du crépuscule de la Renaissance aux prémices de la monarchie absolue. Fondée sur des archives inédites (plus de deux cents lettres retrouvées par l'auteur), cette biographie revient aussi sur le rôle de la Palatine dans le grand jeu européen, dévoilant ainsi la diplomatie secrète du tout jeune Louis XIV.
    Avec cette histoire d'une héroïne nationale, dont Bossuet a prononcé l'oraison, Jérôme Fehrenbach éclaire d'un nouveau jour les fondations de l'absolutisme.

  • Ce livre est un formidable carottage dans la société parisienne du dix-huitième siècle.
    En auscultant plusieurs générations d'une famille située aux confins de la petite et de la moyenne bourgeoisie, il nous fournit un éclairage sur une dimension décisive de l'essor de la capitale : le rôle moteur d'une bourgeoisie marchande, éprise de représentation, consciente de la singularité de son statut, mais surtout pétrie du sens de l'effort, animée sans cesse du désir de bâtir, ou, le plus souvent, de la volonté de reconstruire inlassablement ce qu'ont anéanti la rigueur des partages successoraux ou les accidents de la vie.
    L'histoire de cette famille ordinaire nous permet de croiser les pas du claveciniste Couperin et, à travers les cousins qui sont au service des princes du sang, de percevoir dans le lointain le frémissement mondain des milieux de la cour. Des grands chantiers de bois des bords de la Seine à l'atelier de mode, de la boutique du barbier-perruquier à l'hôtel-restaurant, du commerce de quartier au grand négoce fluvial se révèle le dynamisme économique de la capitale dans ses multiples facettes.
    Manières de vivre, de se vêtir, lectures, références culturelles, façons d'apprendre, pratiques religieuses, interdépendances familiales, rien n'échappe à la curiosité de l'auteur, qui nous restitue avec gourmandise, à travers l'exemple de cette famille, un tableau particulièrement vivant du Paris des Lumières.

  • Jenny marx Nouv.

  • La campagne de 1809, qui allait conduire à l'écrasement complet de l'Autriche, marque le faîte de la carrière de Legrand, l'un des meilleurs techniciens parmi les généraux de l'Empire, et des plus fortes personnalités de cette petite communauté de grands chefs militaires. Legrand a été l'artisan des jours de la gloire impériale. Le pari de Napoléon à Austerlitz a reposé sur sa capacité de résistance face à 40.000 Russes. Il sera, aussi, le compagnon de la déroute, permettant, en se sacrifiant avec ses hommes sur la rive droite de la Bérézina le 26 novembre 1812, à la Grande Armée débandée de trouver une issue au piège tendue par Wittgenstein.
    Cette biographie ne trace pas seulement la fresque d'une carrière, depuis un humble village de Picardie jusqu'aux fastes du faubourg Saint-Germain. Elle nous dépeint un général en action, au milieu de ses hommes, dans ses goûts et sa psychologie.

  • La correspondance de deux jeunes couples - Amélie et Charles, Emma et Paul - durant « l'année terrible » révèle ici une véritable carte du tendre en temps de guerre, de séparation des coeurs et des corps. Ces lettres participent à une histoire des émotions et des sentiments au sein d'une famille de la bourgeoise industrielle catholique. Chronique de Paris sous le siège prussien de 1870-1871, ces échanges épistolaires évoquent l'inflation et le climat des affaires, les inventions gastronomiques sur fond de pénurie, les évènements militaires et politiques, les sorties et le cercle des amitiés, l'éducation des enfants, la souffrance de la séparation, l'espérance des retrouvailles. Neuf mois accrochés à l'espoir de nouvelles de leurs épouses réfugiées à Ostende, de lettres apportées en ballons montés aux « assiégés bien-aimés » : c'est le récit souvent ironique, toujours passionné, du combat entre l'angoisse de l'absence et la force persistante de l'affection conjugale et familiale.

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