• L'envie

    Iouri Olecha

    • Sillage
    • 4 Décembre 2014

    La parution de LÕEnvie, en 1927, rendit Iouri OlŽcha (1899-1960) immŽdiatement cŽlbre en URSS.
    Description fŽroce de la Russie de son temps, le roman met aux prises un apparatchik obse, responsable Žpanoui de la production alimentaire soviŽtique, et son parasite, petit bourgeois ivrogne et dŽsÏuvrŽ, furieux de nՐtre que ce quÕil est. Entre eux sÕinterposent le frre du premier, inventeur mythomane, ainsi quÕun jeune et brillant footballeur, communiste enragŽ.
    Dans ce qui reste son chef-dÕoeuvre, OlŽcha sÕattaque aux rves et aux dangers qui accompagnent lÕŽdification du paradis socialiste, avec une ironie qui garde toute sa force aujourdÕhui.

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  • Caïn et Abel au pays des soviets, Andreï et Ivan Babitchev, l'homme des temps nouveaux et celui de temps anciens, poursuivent en 1928 dans La Conspiration des sentiments la lutte fratricide qui fait la trame de L'Envie, le roman qui venait de rendre son auteur, Iouri Olecha, futur « raté » des lettres soviétiques, célèbre à trente ans. Contemporain de Meyerhold, de Boris Barnett, de Malevitch, Olecha emprunte au cirque, au sport, au cinéma pour opposer, sur le mode burlesque et fantastique, Andreï Babitchev, « l'homme nouveau », le destructeur des casseroles et des cuisines individuelles, le libérateur des ménagères soviétiques par l'invention de la cuisine universelle à son frère Ivan, le chantre de l'individualisme, le messie du vieux monde. Derrière le burlesque fantastique d'une fable historiquement datée, au-delà de l'échec du socialisme réel et l'effondrement du bloc communiste, l'oeuvre d'Olecha, confession d'un enfant du siècle qui a vu pour la première fois dans l'histoire des hommes des peuples tenter de réaliser l'utopie d'un monde meilleur pour finir par donner naissance au meilleur des mondes, nous permet de jeter un autre regard sur notre aujourd'hui.

  • Nouvelles et recits

    Iouri Olecha

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  • " J'ai écrit ce livre quand j'étais tout jeune, à l'imprimerie du journal où je travaillais, dans un minuscule box que je partageais avec Ilf.
    J'écrivais couché par terre, sur un gros rouleau de papier typo. Il roulait sur moi, je le retenais d'une main... de l'autre j'écrivais. C'était très amusant... " De sa genèse turbulente, le conte des Trois Gros tire sans doute sa fraîcheur naïve autant qu'espiègle. À la terrible et triple figure de l'ogre retranché en son palais, prêt à engloutir le monde entier quand ses sujets croupissent dans la misère, s'opposent une galerie de doubles grotesques ou facétieux, depuis Souok, la petite acrobate transformée en poupée, jusqu'au savant et courageux docteur Arniéri dont le reflet ridicule prend les traits d'un pitoyable professeur de danse, le sieur Hun de Troie.
    Au pays des Trois Gros, les révolutionnaires ont des crinières de lion, les funambules changent de peau, les marchands de ballon se métamorphosent en gâteau à la crème ou tête de chou, les traîtres inventeurs en créatures velues. Même les ponts de fer, tels de gros chats, font le gros dos par-dessus la rivière. Seul au milieu de ce monde bruyant et carnavalesque, le petit prince héritier cherche à percevoir les battements de son coeur de fer...
    Achevé en 1924, Les Trois Gros est le vrai premier roman de Iouri Olécha (1899-1960), le célèbre auteur de L'Envie. Si le dessein premier de l'écrivain était de " révolutionner le conte ", il apparaît fort heureusement que c'est le conte qui, sous sa plume, porte la révolution dans le roman. Dans les contes, les enfants se jouent toujours des ogres, les pauvresses deviennent reines et les petits tailleurs terrassent les géants.
    Tous ces personnages sont bien ici au rendez-vous, mais pour affronter de nouvelles créatures qui fort heureusement, on le sait, n'existent qu'au pays des fées : gendarmes pétris de bêtise et de brutalité, agents provocateurs, bourgeoises égoïstes, artistes et intellectuels rangés au parti des tyrans. Champion de la métaphore, Olécha s'en donne à coeur joie, et d'emblée, en un feu d'artifice d'images insensées, trouve ce que le conte partage avec la révolution : ce formidable et simple pouvoir de faire tomber les masques.
    Paul Lequesne.

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  • Parricide

    Iouri Olecha

    • Stalker
    • 5 Juin 2006

    Je crois que le développement du destin d'un homme, de son caractère, est pour une grande part prédéterminé par le degré

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