• De la soixantaine de traités attribués à Hippocrate, le Serment est actuellement le plus célèbre, car il est resté, malgré les progrès considérables de la science du vivant, le modèle de référence le plus ancien de l'éthique médicale en Occident. Cette célébrité se perpétue dans le monde médical moderne, sous forme d'une tradition rituelle qui consiste à faire prêter le Serment hippocratique au futur médecin lorsqu'il soutient sa thèse, avant d'entrer dans la carrière de praticien.
    L'impétrant moderne accomplissant le rite ne s'interroge pas sur l'origine du texte ou sur le contexte dans lequel il a été formé. Pourtant, pour évaluer dans quelle mesure le Serment peut avoir encore un sens dans le monde moderne, il est nécessaire de remonter dans le temps pour savoir pourquoi il a été écrit et comment il a été écrit.
    Ce Serment, païen, a été conservé et adapté pour le milieu chrétien. On possède ainsi un Serment chrétien en prose et un autre en vers. Au Serment est joint le traité de la Loi qui forme couple avec lui depuis l'Antiquité. Moins célèbre, ce petit traité ne manque pas d'intérêt et de charme, car il a pour objectif de définir les meilleures conditions possibles de l'enseignement d'une véritable médecine, dans une profession qui, n'étant alors pas réglementée, laissait proliférer les charlatans au détriment des véritables médecins. Enfin, le lecteur pourra découvrir, de manière totalement inédite, le Testament d'Hippocrate.

  • Hippocrate et ses contemporains ont laissé un ensemble impressionnant de textes et traités. Certains sont des sources de renseignements majeures sur les croyances et les pratiques médicales de la Grèce à l'âge classique. D'autres dépassent ce cadre et brillent par la finesse de leurs observations : l'art de la médecine y est fondamentalement associé à celui de la pensée philosophique. Les textes présentés ici par le philosophe Jean Salem sont à l'origine de la médecine occidentale - Hippocrate invite déjà à une interprétation rationnelle des signes cliniques. Il en émane une profonde sagesse, dont le premier mot est le respect dû au malade.

  • L'art de la médecine

    Hippocrate

    Sous le nom d'Hippocrate nous sont parvenus une soixantaine de traités médicaux, premiers textes conservés de la littérature médicale occidentale et seuls vestiges de la production grecque des Ve et IVe siècles av. J.-C. en la matière. Si le Corpus hippocratique offre un éclairage irremplaçable sur les débuts de l'art médical en Grèce, sa thérapeutique et sa déontologie, ou sur la conception de la santé et de la maladie, son intérêt dépasse le cadre de la seule médecine : contemporain de Sophocle, d'Euripide, de Socrate et de Thucydide, Hippocrate est un magnifique représentant, parfois ignoré, du «siècle de Périclès», le siècle des Lumières grec. À ce titre, le Corpus hippocratique offre l'un des témoignages les plus riches et les plus brillants de l'éveil de l'esprit scientifique en Grèce. Ce volume présente, dans une traduction moderne, quelques-uns des plus illustres ouvrages hippocratiques : Serment - Ancienne médecine - Art - Airs, eaux, lieux - Maladie sacrée - Nature de l'homme - Pronostic et Aphorismes.

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  • Après une brève ouverture sur Hippocrate et son oeuvre, cette Introduction générale rassemble les témoignages sur la vie et l'oeuvre d'Hippocrate, puis traite de l'histoire du texte hippocratique servant de base pour l'édition.

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  • Le Serment d'Hippocrate est l'oeuvre la plus célèbre de la Collection Hippocratique avec les Aphorismes. Depuis la Renaissance, le Serment est publié en tête de l'ensemble de la soixantaine de traités attribués à Hippocrate (né à Cos en 460). C'est le serment juré par le disciple pour garantir le contrat qui le lie à son maître lorsqu'il entre dès l'enfance dans l'école médicale où il aura le privilège de recevoir un enseignement moyennant salaire. Ce serment est né dans un contexte historique précis, celui de la grande famille médicale des Asclépiades qui prétendait descendre d'Asclépios, le dieu de la médecine, à laquelle appartient Hippocrate. La médecine s'y transmettait de père en fils. Mais la famille décida de s'ouvrir à des disciples extérieurs à la famille. Cette ouverture s'est faite à l'époque d'Hippocrate, dont on sait, par le Protagoras de Platon (311 b) qu'il enseignait la médecine moyennant salaire. Le Serment doit sa célébrité pérenne aux exigences déontologiques et morales auxquelles le futur médecin doit se conformer : veiller à l'utilité du malade, ne donner ni poison ni abortif, conserver une conduite irréprochable lors de la visite des malades et respecter le secret médical. L'actualité du Serment n'est pas à démontrer : le Conseil National de l'Ordre des médecins possède sur son site une version actualisée du Serment d'Hippocrate.
    Ce Serment païen a été conservé et aménagé dans le milieu chrétien. On possède un Serment chrétien en prose et un autre en vers.
    Au Serment est joint le traité de la Loi qui forme couple avec lui depuis l'Antiquité. Moins célèbre, ce petit traité ne manque pas d'intérêt et de charme, car il a pour objet de définir les meilleures conditions de l'enseignement d'une véritable médecine à l'heure où, dans une profession qui n'était pas réglementée, les charlatans sont plus nombreux que les véritables médecins.
    Ces trois Serments et la Loi font l'objet d'une nouvelle édition critique qui prend en compte pour la première fois non seulement la totalité des manuscrits grecs, mais aussi la tradition papyrologique et les traductions arabe et latine. Le commentaire critique utilise en particulier les documents épigraphique et papyrologique pour montrer ce qu'il y a de traditionnel et d'original dans la rédaction du Serment médical.

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  • Les Problèmes hippocratiques consistent en un corpus anonyme de cent trente questions et réponses, qui s'ouvre et se termine avec des questions issues de la tradition des Aphorismes d'Hippocrate. Il s'agit d'une édition princeps, basée sur la collation des neuf manuscrits connus témoins de l'ouvrage. Le texte critique, avec apparat et première traduction française, est accompagné d'un commentaire continu, littéraire, philologique et historique. Ce corpus se caractérise premièrement par l'originalité des explications du texte des Aphorismes dans la tradition des commentaires galénique et byzantins au traité d'Hippocrate.

    L'étude détaillée des sources a permis aux éditeurs d'en découvrir l'importance aussi dans le cadre de la tradition aristotélicienne d'époque byzantine, en montrant les rapports étroits notamment avec l'oeuvre du pseudo-Alexandre d'Aphrodise, d'Aristote, de la tradition néoplatonicienne des commentaires à Aristote (Olympiodore). Le rapprochement avec une partie de l'oeuvre de Théophylacte Simocatta a permis d'en délimiter la datation aux environs des VIIIe-IXe siècles de notre ère. La connaissance des Écritures (Ecclésiaste, Psaumes) et les références claires aux oeuvres des Pères de l'Église (Jean Chrysostome) et aux textes liturgiques byzantins a permis de le situer dans un contexte culturel chrétien.

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  • Maximes et pensees

    Hippocrate

    • Rocher
    • 11 Mars 2004

    Quand le sommeil apaise le délire, c'est bon signe. .

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  • La diététique avait, dans la médecine grecque, un rôle de première importance. En effet, en l'absence de certaines connaissances, comme celle des microbes, les aliments étaient, avec l'air, et les climats, la principale cause des maladies. De là toute une série de régimes, adaptés aux divers maux, que l'on trouve tant dans les traités cnidiens que dans les autres traités de la Collection hippocratique, et même chez Platon : l'auteur de nos traités, dont l'on ignore s'ils sont d'Hippocrate même ou d'un de ses élèves, s'élève contre les croyances et les remèdes obscurantistes et propose une théorie du régime fondé sur l'équilibre et la reconnaissance des facteurs extérieurs, tels que l'âge, le sexe, le lieu, les vents et les saisons.La présente édition regroupe en deux volumes Du Régime, Du Régime des Maladies aiguës, l'Appendice, De l'Aliment ainsi que De L'Usage des liquides. La notice introductive fournit un panorama de la diététique dans la médecine grecque classique depuis les Pythagoriciens, adeptes du végétarianisme, jusqu'à Platon qui fait de Hérodicos de Sélymbrie le fondateur de la diététique. Vient ensuite un plan détaillé du traité le plus important, Du Régime, assorti d'un bref commentaire. L'Histoire de la tradition manuscrite et des différentes éditions est relatée en détail. Chaque traité est précédé d'une notice explicative et possède son propre Index Verborum. Des notes accompagnent la lecture et sont complétées par des notes additionnelles destinées au lecteur soucieux d'approfondir.Texte établi et traduit par Robert Joly.

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  • La diététique avait, dans la médecine grecque, un rôle de première importance. En effet, en l'absence de certaines connaissances, comme celle des microbes, les aliments étaient, avec l'air, et les climats, la principale cause des maladies. De là toute une série de régimes, adaptés aux divers maux, que l'on trouve tant dans les traités cnidiens que dans les autres traités de la Collection hippocratique, et même chez Platon : l'auteur de nos traités, dont l'on ignore s'ils sont d'Hippocrate même ou d'un de ses élèves, s'élève contre les croyances et les remèdes obscurantistes et propose une théorie du régime fondé sur l'équilibre et la reconnaissance des facteurs extérieurs, tels que l'âge, le sexe, le lieu, les vents et les saisons.La présente édition regroupe en deux volumes Du Régime, Du Régime des Maladies aiguës, l'Appendice, De l'Aliment ainsi que De L'Usage des liquides. La notice introductive fournit un panorama de la diététique dans la médecine grecque classique depuis les Pythagoriciens, adeptes du végétarianisme, jusqu'à Platon qui fait de Hérodicos de Sélymbrie le fondateur de la diététique. Vient ensuite un plan détaillé du traité le plus important, Du Régime, assorti d'un bref commentaire. L'Histoire de la tradition manuscrite et des différentes éditions est relatée en détail. Chaque traité est précédé d'une notice explicative et possède son propre Index Verborum. Des notes accompagnent la lecture et sont complétées par des notes additionnelles destinées au lecteur soucieux d'approfondir.Texte établi et traduit par Robert Joly.

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  • Parmi la soixantaine de traités médicaux de l'époque classique qui sont attribués au grand médecin Hippocrate, les deux traités des Vents et de l'Art sont les meilleurs témoins de l'influence que la rhétorique a pu exercer sur la médecine au ve siècle. Ce ~ont deux discours dont la prose d'art ressemble à celle de Gorgias ; à ce titre, ils méritent de figurer dans une anthologie des ouvrages rhétoriques du ve siècle. Le premier fait l'éloge de l'air en montrant sa puissance dans l'univers et dans le corps de l'homme; le second fait l'apologie de l'art médical contre « ceux qui se font un art de décrier les arts ».Jacques Jouanna, professeur à la Sorbonne de langue et littérature grecques, est un spécialiste d'Hippocrate.

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  • Par sa polémique contre les « nouveaux médecins » qui prétendent faire dépendre la médecine de la philosophie, comme par son apologie de la médecine traditionnelle, le traité de l'Ancienne Médecine est le premier témoignage de la civilisation occidentale qui définisse la médecine comme une science autonome et qui en retrace l'histoire comme facteur de civilisation.Jacques Jouanna, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Hippocrate, en particulier de « Hippocrate. Pour une archéologie de l'école de Cnide » et de plusieurs éditions de traités hippocrati­ques: Maladies II et Des Vents. De l'Art dans la Collection des Universités de France.

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  • Le traité des Airs, eaux, lieux est l'un des traités médicaux les plus importants et les plus séduisants de l'oeuvre attribuée à Hippocrate. La présente édition offre un texte critique établi à partir du réexamen des témoignages anciens et par l'apport de témoignages nouveaux (grecs, latins et arabes), une traduction nouvelle précise et des notes qui tiennent compte de l'histoire des interprétations depuis le XVI e siècle jusqu'à nos jours.

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  • Plaies, est, de par son sujet, faiblement étiologique et fortement thérapeutique ; les deux suivants, Nature des os, qui, en dépit de son titre est essentiellement une série de tentatives pour élaborer une angiologie, et coeur, montrent comment les connaissances anatomiques se sont peu à peu dégagées de préjugés épistémologiques et comment ils ont abouti à des progrès étonnants dans l'anatomie et la physiologie du coeur.

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  • Père de la médecine, Hippocrate, est aussi un des fondateurs de ce fameux rationalisme grec, au même titre que Thucydide ou Euripide, et le traité La Maladie sacrée en est un des plus brillants exemples. En effet, La Maladie sacrée a une portée beaucoup plus importante que ce que le titre pourrait laisser présager. Le texte offre non seulement une étude détaillée, selon la méthode hippocratique de l'observation clinique, de l'épilepsie, mais encore établit que c'est le cerveau, et non le coeur ou le diaphragme qui est le siège de la pensée. Hippocrate, détracteur de la médecine de son temps, qui voyait dans l'épilepsie une manifestation des dieux, affirme l'origine naturelle du mal et propose différents remèdes. Ainsi ce traité constitue non seulement un témoignage sur les pratiques médicales non seulement des tenants d'Hippocrate, mais aussi de ses adversaires.Notre édition, fruit de l'exceptionnel travail de Jacques Jouanna, fournit tous les éléments nécessaires à l'intelligence de ce traité fondamental. La longue notice introductive reprend les différentes hypothèses émises sur le traité, notamment celle de Wilamovitz et propose de judicieuses pistes de lecture. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi de la liste des travaux cités ainsi que d'un Index verborum.

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  • Dans la tradition occidentale, le nom d'Hippocrate est associé à l'idéal éthique d'un médecin rempli de compassion, discret et modeste. La collection des traités hippocratiques, qui comprend une soixantaine de traités dont la plupart ont été écrits entre 430 et 330 avant J.-C. nous donne un aperçu sur le développement de la science grecque et sur l'avènement de la médecine rationnelle en occident. Ce corpus est l'oeuvre d'un grand nombre de médecins appartenant à plusieurs écoles et représentant des points de vue parfois opposés sur les méthodes et les objectifs de la médecine. Si Hippocrate est associé à l'école de Cos, le traité contenu dans le présent volume et intitulé Nature de la femme est lié à l'école rivale de Cnide. Nature de la femme comprend une trentaine d'exposés de maladies, de directives et de remèdes. Ces derniers sont donnés sous forme d'ordonnances isolées ou de catalogues organisés. Ce traité, qui donne un juste aperçu sur les pratiques médicales antiques, est la meilleure introduction qui soit à la gynécologie grecque ancienne. Les connaissances et conceptions exposés dans Nature de la femme reposent sur une démarche empirique fondée sur l'observation de phénomènes exclusivement féminins. La thérapeutique gynécologique concerne quant à elle l'alimentation et le mode de vie de la patiente. Plusieurs interventions thérapeutiques sont par ailleurs présentées dans les exposés de remèdes.
    La Collection des Universités de France propose au lecteur le texte grec du traité Nature de la femme accompagné de la traduction en français de Florence Bourbon. Le texte est précédé d'une riche introduction précisant la structure du traité et les parallélismes entre certains passages de Nature de la femme et d'autres traités hippocratiques. Florence Bourbon revient ensuite dans cette notice sur la gynécologie comme discipline médicale en Grèce ancienne et sur la tradition du texte.

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  • Le Pronostic est l'un des traités les plus célèbres de la Collection hippocratique, au même titre que le Serment ou les Aphorismes. C'est une oeuvre clinique destinée au médecin qui doit prédire l'évolution et l'issue des maladies aiguës grâce à l'observation de tous les signes que présente le malade alité. Certaines de ses descriptions sont restées célèbres, surtout celle du visage annonçant la mort (dit faciès hippocratique), ou les mouvements des mains du malade qui ramassent des brins de paille (carphologie).
    L'excellence des observations regroupées sous une forme synthétique fait que le traité est resté inscrit dans le programme des études médicales jusqu'au XVIIe siècle et continue, malgré les progrès de la nosologie, à susciter l'étonnement des cliniciens modernes. Abondamment annotée et commentée, notre édition propose une synthèse érudite et limpide de l'histoire du texte depuis la tradition manuscrite jusqu'à la réception, analysant notamment les nombreuses traductions (arabe, latin, syriaque) de ce traité fondateur.
    Hippocrate : Né dans l'île dorienne de Cos en Asie Mineure en 460, le "père de la médecine" serait mort à Larissa en 377 avant J-C Sous son nom, on groupe un grand nombre d'oeuvres, authentiques ou non, qui forment le "Corpus hippocraticum". Jacques Jouanna, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Hippocrate, en particulier de Hippocrate.
    Pour une archéologie de l'école de Cnide et de plusieurs éditions de traités hippocratiques dans la Collection des Universités de France.

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  • « Le traité, dont le titre originel est inconnu, est l'un des fleurons les plus remarquables du rationalisme hippocratique. Malheureusement il a été victime, dès la haute Antiquité, d'une dislocation accidentelle au cours de la transmission du texte. Traité unique écrit par un seul et même médecin, il a été transmis en deux livres séparés intitulés Épidémies I et Épidémies III, alors que cette dislocation ne correspond à aucune division majeure du traité originel, les deux parties devant être remises bout à bout pour réunir ce qui était déjà séparé au temps de Galien. C'est l'oeuvre d'un médecin qui a été un maître de l'observation de la réalité quotidienne du malade qu'il a confiée à l'écriture. C'est, en effet, le traité le plus ancien où apparaissent des fiches de malades décrits au jour le jour de la maladie. On dispose ainsi d'une totalité de quarante-deux fiches de malades auxquelles il faut ajouter les noms de vingt-six malades particuliers cités en exemple au cours d'un tableau nosologique. Ce médecin a exercé particulièrement dans la Grèce du Nord à Thasos, mais aussi dans d'autres cités de la côte thrace ou de Thessalie. C'est ce qui ressort de l'examen des fiches où le médecin présente dans nombre d'entre elles non seulement des précisions sur l'identité du malade, mais aussi des indications topographiques, sur la cité où il a examiné le malade, voire sur son adresse par référence à un lieu connu de la cité.
    À cette observation du détail guidée par tout un savoir médical implicite sur la classification des maladies et sur la signification diagnostique et pronostique des signes pathologiques, l'auteur ajoute un sens remarquable de la synthèse, guidé par la conviction que les maladies suffisamment répandues dans la population d'une cité pour avoir le statut de « maladies épidémiques » s'expliquent dans le cadre environnemental des quatre saisons de l'année. C'est à l'intérieur de ce cadre, la constitution climatique de l'année (), que le médecin présente quatre tableaux nosologiques dans une cité donnée, en l'occurrence Thasos (au moins pour les trois premières). Ces comptes rendus climato-nosologiques dressés dans une cité particulière sont, comme les fiches de malades, une grande première dans l'histoire de la médecine occidentale. Ils inaugurent l'émergence d'une médecine statistique avant la lettre sur la proportion des malades atteints par les différentes maladies au cours de chaque saison.
    En troisième lieu, à la description du détail et à la vision d'ensemble s'ajoute un volet réflexif sur l'art de la médecine, où le médecin prend de la hauteur après les tableaux nosologiques et avant les fiches de malades. La fulgurance de certaines formules étonne. C'est en particulier le cas de trois considérations à la fin de la deuxième constitution (c. 11 § 2) qui sont restées parmi les plus célèbres de la collection médicale attribuée à Hippocrate : 1. sur la nécessité du pronostic dans les trois dimensions du temps : « Dire le passé, comprendre le présent, prédire l'avenir ».
    2. sur la finalité de l'action du médecin : « pratiquer, à propos des maladies, deux choses : être utile ou ne pas nuire ».
    3. sur la définition de l'art de la médecine : « L'art a trois termes : la maladie, le malade et le médecin. Le médecin est le serviteur de l'art. Il faut que le malade s'oppose à la maladie avec le médecin. » » Incipit de la notice de Jacques Jouanna au présent volume

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  • Hippocrate tient un des premiers rangs parmi les écrivains de l'antiquité ; ses oeuvres ont eu le rare privilège de fixer, pendant le cours des siècles, l'attention de tous les esprits cultivés, d'être, à toutes les époques, un objet d'admiration enthousiaste ou d'attaques passionnées, enfin de susciter d'âge en âge une foule d'éditeurs ou commentateurs, véritable cortège triomphal, qui chaque jour s'augmente et chaque jour laisse cependant encore un fait à remettre en lumière, un passage obscur à expliquer, ou quelque notion précieuse a recueillir et a développer.

  • Le cocq ou memoires

    Hippocrate

    Le Cocq, ou Mémoires du chevalier de V*** Date de l'édition originale : 1742 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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  • Hippocrate

    Hippocrate

    LE Serment est, par la beauté de la forme et par l'élévation des idées, un des plus précieux monuments de la littérature grecque ; c'est la pièce la plus ancienne et la plus vénérable des archives de la famille des Asclépiades. Il est probable que la formule s'en était perpétuée par tradition depuis longues années, quand Hippocrate l'a définitivement rédigée telle que nous la possédons. Les autorités les plus imposantes, les preuves les plus irrécusables s'élèvent en faveur de son authenticité.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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