• L'agriculture biologique tente de restaurer un rapport équilibré, fécond, entre l'humain et la terre. Elle nécessite comme toute démarche écologique authentique, une remise en cause plus profonde d'un comportement humain toujours fondé sur la domination. Pour Henri de Pazzis, l'action ne peut être dissociée de la pensée, sous peine de sombrer dans la barbarie et elle n'atteint véritablement son objectif que lorsqu'elle est animée par une intuition poétique, un soubassement métaphysique, une certaine recherche de la beauté. Et c'est ainsi que pour lui la fréquentation des grands auteurs de la littérature, de la poésie et de la philosophie a été, et continue d'être une nourriture quotidienne, en résonnance avec le travail de la terre.
    La révélation d'une plume d'exception.

    /> « Quelques morceaux de bois et l'enfant construit le palais d'un roi très simple. Et il le nomme, sereine noblesse. On y goûte la mousse sur les pierres au bord du chemin, la paix montante de la sève, la bonté de l'homme assis sur le seuil et qui s'apprête au poème. Il dit la marche rude et les vapeurs de la terre et la rosée et la table dressée et la sueur des laboureurs et le devoir d'amour. Elle est vraie cette royauté dont le trône est une pierre et le sceptre un rameau fructifère, et la lignée aussi sûre que le vol d'un oiseau. Il est un chemin qui conduit à la terre des rois bergers. »

  • Par la voie d'une réflexion approfondie sur l'agriculture comme art, les auteurs abordent ce qui fait l'essence même de l'homme et la manière dont il se construit ou, au contraire, s'abîme, à travers les âges. Promenade méditative entre histoire, agronomie, société, philosophie et poésie, ce livre retrace l'histoire de l'humanité par ce qui la définit : l'agriculture - tantôt respectueuse de la nature, tantôt oublieuse de la nature au profit du rendement à tout prix. Bref, une oscillation entre révélation de l'humanité et perte du sens.

    La réflexion aboutit à l'idée même de développement durable qui apparaît comme une erreur de perspective, car la question ne réside pas dans le développement durable mais bien plutôt dans le développement intégré, car l'homme est une part de la terre. Et nous unir à la terre aujourd'hui, c'est accepter de nouveau le désordre, la vie à l'oeuvre dans sa violence ; c'est consentir que la technique ne peut pas répondre à toute la complexité du vivant.

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