• Bel Ami

    Guy de Maupassant

    Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

  • Une vie

    Guy de Maupassant

    « Alors elle songea ; elle se dit, désespérée jusqu'au fond de son âme : "Voilà donc ce qu'il appelle être sa femme ; c'est cela ! c'est cela !" Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l'oeil errant sur les tapisseries du mur...
    Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s'apeçut qu'il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait ! »

  • Chaque automne, un vieux chasseur régalait ses amis de bécasses. Les têtes de ces délicieux oiseaux étaient donnés à un seul convive désigné par le sort. Et ce dernier, pour dédommager les autres, devait raconter une histoire. Les seize nouvelles de ce recueil se situent presque toutes en Normandie où Maupassant vécut une jeunesse heureuse. Ses paysans chasseurs, ses aristocrates, sa rempailleuse, ses pêcheurs sont saisis sur le vif dans leur vie quotidienne. La folie de la femme qui a perdu toute sa famille, l'avarice sordide de la maîtresse du petit chien, la triste vieillesse des danseurs de menuets, la revanche de l'épouse bafouée, Maupassant voit tout dans les détails les plus poignants. Le célèbre auteur de Bel Ami nous donne dans ce recueil ses meilleurs contes.
    Préface de Jacques Chessex Commentaires et notes de Louis Forestiers.

  • Un couple de commerçants parisiens, les Roland, retirés au Havre. Deux fils : Pierre et son cadet Jean, « aussi blond que son frère était noir, aussi calme que son frère était emporté, aussi doux que son frère était rancunier. » Pierre et Jean ne s'aiment pas, mais la famille vit en paix jusqu'au jour où l'on apprend qu'un vieil ami des Roland a laissé en mourant toute sa fortune à Jean. Pourquoi à Jean seul ?
    De ce qui aurait pu être un banal drame de boulevard, Maupassant a fait une tragédie concise et cruelle, où affleure le thème du Double qui va bientôt hanter sa folie. Et le livre contient, sur la mer, les bateaux, la lumière, la campagne normande, quelques-unes des plus belles pages de la littérature impressionniste.

  • Le Horla raconte la lente désagrégation d'un esprit, de la dépression à la folie - des maux que connaissait bien Maupassant. Le héros se sent peu à peu envahi par un autre, qui agit à travers lui : le Horla, puissance invisible, inconsciente, qui le manipule. S'installent alors l'incompréhension, la peur, l'angoisse. Jusqu'à l'irréparable.
    Prenant la forme du journal intime, la nouvelle illustre ce que Freud nommera l'inquiétante étrangeté, cette intrusion progressive du malaise dans le quotidien. Modèle de nouvelle fantastique, Le Horla est aussi une description clinique du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience.

  • Rouen, occupé par les Prussiens, durant la guerre de 1870. Des bourgeois tentent de fuir la ville en diligence. Parmi eux se trouve une prostituée, celle qu'on surnomme Boule de suif. Tous vont abuser de sa générosité et la forcer à céder au chantage sexuel d'un Prussien. Maupassant dresse ici un portrait inégalé de l'hypocrisie et de la lâcheté humaines. Il condamne sans appel la guerre et la classe dirigeante, paternaliste et profiteuse. Il nous communique toute sa tendresse pour une fille au grand coeur, symbole d'une résistance vouée à l'échec.

  • Peut-être parce qu'il la constatait dans sa famille et la pressentait en lui, peut-être aussi parce que l'époque est celle des grands aliénistes, de Charcot en particulier dont (quelques années avant Freud) il suivit assidûment les leçons à la Salpêtrière, Maupassant est le premier écrivain du siècle dernier à avoir abordé de front le problème de la folie, non comme un délire romantique mais en termes de clinique et de peur. Le Horla, c'est l'Autre, notre frère nocturne, le Double qui s'insinue en nous, nous caresse, nous épie, donne à chacun de nos gestes leur versant négatif et pervers.Notre Double, notre frère, mais aussi notre rival : l'extraterrestre dont la prochaine venue signifiera la fin du règne de l'homme. Le conte de la folie s'achève ainsi en cauchemar parapsychique et en roman d'anticipation.Nouvelles incluses : Le Horla, Amour, Le Trou, Le Marquis de Fumerol, Le Signe, Le Diable, Les Rois, Au bois, Une famille, Joseph, L'Auberge et Le Vagabond.

  • Maupassant Contes du jour et de la nuit Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes.
    Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort...
    Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar oe Edition de Francis Marcoin.
    Préface de Louis Forestier.

  • Relance des meilleurs titres de la collection en conformité avec les nouveaux programmes et la nouvelle charte éditoriale.

  • Maupassant La Parure Voici trois nouvelles exemplaires par le souci du détail vrai, la rigueur de la construction, la maîtrise du récit, l'art de la chute. « La Parure » dépeint avec alacrité le menu peuple des bureaux. « Sur l'eau » évoque la vie nocturne d'une rivière, ses bruissements mystérieux, sa faune secrète, ses maléfices, ses drames. « La Légende du Mont Saint-Michel » nous transporte au coeur du folklore normand où la roublardise paysanne fait bon ménage avec le goût du merveilleux.
    Une même ironie, tantôt enjouée tantôt cruelle, sous-tend ces trois textes. Elle illustre la profonde acuité d'une oeuvre qui, de Boule de Suif au Horla, n'a cessé de mettre au jour avec une égale curiosité les ressorts inattendus de la mécanique humaine.

    Présentation et notes de Gilles Ernst.

  • Fonder un foyer, avoir un père, sauver leur frère ou leur soeur... Voilà à quoi rêvent les personnages de Maupassant, avant que la réalité ne vienne briser leurs innocentes espérances. Ils découvrent alors les lâchetés qui déchirent les familles, et la violence dont les enfants sont les premières victimes - quand ils n'en sont pas les premiers coupables.
    Dans les nouvelles rassemblées ici, l'enfance n'a rien d'un âge pur. Jalousie mortelle, cruauté froide, désespoir profond, mais aussi courage et détermination : ces sentiments brûlent très fort dans les coeurs les plus jeunes.

  • «Les bourgeois, enfin, se dispersèrent...
    Seul, un homme errait toujours, M. Tourneveau, le saleur, désolé d'attendre au prochain samedi ; et il espérait on ne sait quel hasard, ne comprenant plus, s'exaspérant que la police laissât fermer un établissement d'utilité publique qu'elle surveille et tient sous sa garde.
    Il y retourna... et s'aperçut que sur l'auvent une pancarte était collée. Il alluma bien vite une allumette-bougie et lut ces notes tracées d'une grande écriture inégale : "Fermé pour cause de première communion." Alors il s'éloigna, comprenant bien que c'était fini.»

  • Dans son journal intime, un homme note, comme un détail curieux, que la bouteille de lait sur sa table de nuit semble se vider toute seule pendant qu'il dort. Plus curieux encore, ce phénomène étrange se renouvelle chaque soir... Le narrateur décide d'enquêter sur ce détail inexplicable, jusqu'à ce que, de la curiosité à la peur et de la fièvre à la folie, il croie découvrir un être invisible... Récit fondamental du genre fantastique, « Le Horla » est ici au coeur d'une anthologie qui explore toutes les facettes du dérangeant et de l'étrange chez Maupassant.

    Le dossier propose un extrait des autres versions du « Horla » et des groupement de textes sur le fantastique et sur la folie dans la littérature du xixe siècle.



    Un cahier photos couleurs de 8 pages servira de support à l'enseignement de l'histoire des arts. Conformément aux recommandations des programmes, il permettra d'aborder la relation entre récit fantastique et surréalisme.

  • Les Dimanches d'un bourgeois de Paris est une longue nouvelle, ou mieux encore un petit roman-feuilleton, qui met en scène un personnage comique car ridicule : un petit-bourgeois, employé de ministère (comme Maupassant), vieux garçon. Stéréotype du conformisme et de la bêtise, il pense comme ses collègues et s'offusque des opinions radicales. Se condamnant lui-même à la solitude et à une vie sans ambition, il a pour seule échappée la lecture de romans d'aventures. Que fait un bourgeois le dimanche, quand il ne travaille pas ? Il s'ennuie. Notre héros décide donc, sur les conseils de son médecin, de partir s'aérer à la campagne, autour de Paris. Ce sera pour lui une véritable expédition. Tous les dimanches, il va vivre des aventures, ou plutôt des mésaventures, où il se retrouvera le dindon de la farce : il se fait avoir par une femme qui s'avère être une prostituée ; il se saoule avec un pécheur alcoolique martyrisé par sa femme... Chaque sortie dominicale le renforce dans sa solitude et dans son ridicule. Maupassant compose un anti-roman d'aventures et un anti-récit de voyage, aussi drôle que Bouvard et Pécuchet.

  • La Rempailleuse - Aux champs - Mon oncle Jules - Le Parapluie - La Parure Une misérable rempailleuse se prive sa vie entière pour laisser un héritage au pharmacien qu'elle aime en secret ; un couple de bourgeois « achète » le fils d'une famille de paysans ; une famille attend le retour d'un oncle parti faire fortune en Amérique ; un couple de citadins se déchire autour d'un parapluie ; un autre vit dans la misère pendant dix ans pour rembourser une parure perdue. Cinq nouvelles pour explorer les thèmes de prédilection de l'auteur qui a donné leurs lettres de noblesse au genre de la nouvelle et au courant réaliste !


    Une oeuvre commentée qui donne tous les repères aux élèves pour comprendre et analyser l'oeuvre :


    - Des rabats panoramiques avec :
    - l'oeuvre d'art de couverture en grand format, idéale pour la lecture d'image : Une rue de Paris par temps de pluie en 1877 (également connu sous le titre de La place de l'Europe, temps de pluie), Gustave Caillebotte, 1877 - une frise historique et culturelle inédite - Présentation L'auteur, l'oeuvre et une frise du contexte historique et culturel - L'oeuvre Le texte intégral, accompagné de notes de vocabulaire - Étude de l'oeuvre Des séances thématiques (Étude de la langue, Lecture, Lecture d'image, Expression, Patrimoine), des encadrés Méthode, Notions littéraires et Histoire des arts - Autour de l'oeuvre Des textes et images dans le contexte de l'oeuvre pour aller plus loin - Lexique Un lexique littéraire

  • 1870. Alors que l'armée française vient d'être vaincue par les Prussiens, une diligence fuit Rouen pour Dieppe. À son bord, de braves gens respectables, qui n'hésiteront pourtant pas à pousser une jeune femme patriote et généreuse dans les bras de l'ennemi...
    Les quatre nouvelles de ce recueil réunissent autant de femmes à la conduite héroïque. Pour Maupassant, leurs histoires sont l'occasion de dépeindre les travers des hommes en temps de guerre, avec un réalisme impitoyable et grinçant.

  • Aux champs « Tout cela vivait péniblement de soupe, de pommes de terre et de grand air. » Tout près d'une petite ville, les Tuvache et les Vallin, paysans tranquilles et pauvres, vivent côte à côte dans la plus grande harmonie, confondant même, à l'occasion, leurs enfants. Mais quand Mme d'Hubières, qui s'est prise d'affection pour les deux cadets, propose d'en « prendre » un pour l'élever dans l'opulence, rien ne va plus et l'amitié entre les deux ménages vacille.

  • Huit nouvelles réalistes, dans lesquelles Maupassant relate, avec une parfaite maîtrise du genre, des destins singuliers de femmes et d'enfants.
    Dans une édition enrichie de compléments pédagogiques, en lien avec le thème «  La fiction pour interroger le réel  » du programme de français en  4e.
      Les nouvelles * «  Le papa de Simon  » Simon, élevé par sa mère, est harcelé par ses camarades d'école parce qu'il ne connaît pas son père. * «  Aux champs  » Une jeune femme riche propose à un couple de paysans d'adopter un de leurs enfants en échange d'une rente mensuelle.
    * «  L'enfant  » Le soir de son mariage, un homme est appelé au chevet d'une ancienne maîtresse mourante qui  lui  confie leur enfant nouveau-né, dont il ignorait l'existence.
    * «  L'abandonné  » Une femme décide d'aller avec son ancien amant rendre visite à leur fils, qu'ils ont abandonné quarante ans plus tôt à une famille de paysans.
    * «  Mademoiselle Perle  » À Gaston venu fêter les rois chez les Chantal, M.  Chantal entreprend de raconter l'histoire de mademoiselle Perle et de révéler l'amour secret qui les lie.
    * «  La parure  » Pour se rendre à une soirée, Mathilde Loisel, épouse d'un modeste commis, emprunte à une de ses amies une rivière de diamants. Mais elle perd le bijou...
    * «  La dot  » Jeanne Cordier est amoureuse de Simon Lebrument, un jeune notaire. Après leur mariage, Simon emmène Jeanne à Paris, avec sa dot.
    * «  Rouerie  » Le comte de L..., ancien ministre, raconte comment il a été trompé par sa maîtresse Mme  Léon, moins riche que lui mais plus rusée.
      Les compléments pédagogiques * Des repères sur le contexte des nouvelles * Des notes qui éclairent la lecture * Des questionnaires accessibles * Les définitions des notions clés * Des visuels en couleurs   Le dossier thématique  : «  Enfances volées  » Pour comprendre, à travers des exemplaires littéraires et artistiques, comment l'abandon, la misère ou l'exil peuvent abîmer l'enfance.
    Un dossier structuré en trois sections. Dans chacune, des documents (textes et iconographies) introduits et associés à des mini-questionnaires.
      Pour l'enseignant Sur www.editions-hatier.fr, dans la fiche article de l'ouvrage, un guide pédagogique en accès gratuit réservé.
      Extrait«  Berthe, sans dire un mot, saisit l'enfant, l'embrassa, l'étreignant contre elle  ; puis, relevant sur son mari ses yeux pleins de larmes  : [...] "Eh bien, nous l'élèverons, ce petit."  »  

  • Dans sa plus célèbre nouvelle, Maupassant décrit le sacrifice d'une prostituée au grand coeur : elle se donne contre sa volonté à un officier allemand, pour permettre à une diligence occupée par des bourgeois de continuer son voyage. D'abord suppliée par eux, elle n'est bientôt plus que l'objet de leur mépris. La lâcheté de la classe dirigeante et le courage des humbles, la résistance et la collaboration, la France de 1870 en annonçait d'autres.

  • Nos moeurs imposées, nos maisons parisiennes, nos usages choquent sous ce ciel comme des fautes grossières d'art, de sagesse et de compréhension. Tout ce que nous faisons semble un contre-sens, un défi à ce pays, non pas tant à ses habitants qu'à la terre elle-même. Guy De Maupassant

  • Maison close où règne la vie réglée des habitués, lieu de débauche plein de bienséance bourgeoise, la maison Tellier est comme un deuxième foyer. Un jour, elle ferme «pour cause de première communion»... À la manière de Toulouse-Lautrec, Maupassant donne une image joyeuse des prostituées. Mais sa nouvelle fit polémique : la scène des prostituées communiant à l'Église choqua. Elle résume pourtant l'opinion de Maupassant, qui, contre l'hypocrisie moralisante, préfère célébrer les pulsions et les passions.

  • Quel est cet être impalpable et mystérieux, cette présence tapie dans l'ombre, prête à bondir pour posséder sa proie? Persuadé que quelque chose le guette, un homme relate dans son journal la traque insensée qu'il entreprend contre cette étrange créature. Et le lecteur assiste, impuissant, à son inexorable chute dans les abîmes de la folie...

    Inspiré des propres hallucinations de l'auteur en proie à la maladie, Le Horla manie avec un talent redoutable le doute, la démence et l'angoisse qui font de cette nouvelle un incontournable de la littérature fantastique.

    Le Horla est suivi de L'Héritage.

    - Objet d'étude : La fiction pour interroger le réel - Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes - Prolongement : Étrangeté et folie dans les arts.

  • Ce volume de récits fantastiques, pour la plupart écrits de 1882 à 1887, Maupassant ne l'a pas lui-même composé. A les lire à la suite, rassemblés selon leur ordre de publication, on comprendra mieux cependant que le fantastique est une constante de l'oeuvre - et qui est apparue très tôt : contrairement à ce qu'une certaine légende a fait croire, Maupassant, bien que la folie l'ait terrassé à la fin de sa vie, n'a pas écrit sous sa dictée.
    Mais s'agit-il vraiment de fantastique ? Rien de surnaturel ici, ni de merveilleux. Mais des histoires qui font place à l'angoisse et à la cruauté, à la folie et à la peur, à la division de l'être qui s'analyse avec lucidité. Le génie de l'auteur est alors de rendre son lecteur captif, d'agir sur sa conscience et de lui faire croire avec naturel et simplicité que ce fantastique intérieur, cohérent et logique, est aussi la vie ordinaire, mais devenue soudain étrange.

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