Sciences humaines & sociales

  • « L'auteur doit être dans son oeuvre comme Dieu dans l'univers, présent partout et visible nulle part. » C'est Flaubert qui écrivait cette phrase, dans une lettre de 1852. Et il est vrai que, dans ses grands textes littéraires, Flaubert a utilisé toutes les ressources de l'art le plus élaboré pour effacer autant qu'il le pouvait ses traces.
    On cite toujours le fameux « Madame Bovary, c'est moi ! » , mais Flaubert n'a jamais écrit ni dit cette phrase dans le sens où on la cite. Madame Bovary, voici tout au contraire ce qu'il en écrit : « Ce livre, tout en calcul et en ruses de style, n'est pas de mon sang, [...] c'est de ma part une chose voulue, factice. » Cet « art pour l'art » que Flaubert a théorisé, tout de volonté, d'intelligence et de paradoxes, n'est pas, il faut l'avouer, sans ennuyer parfois. Salammbô laisse à bien des lecteurs intrépides de fâcheux souvenirs...
    Mais là où Flaubert ne se cache nullement, là où tout au contraire il explose, il éructe, il jubile - et nous avec lui -, c'est dans cette autre partie de son oeuvre, que bien peu de gens lisent et où pourtant son génie éclate plus que nulle part ailleurs : dans ses lettres, ses notes, ses articles, ses journaux.
    Cette partie de son oeuvre, c'est beaucoup plus que l'ensemble des romans : mais comment la lire ?
    Par où commencer ? « La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu'à mourir. » C'est dans cet atelier secret que Flaubert est le plus passionnant, le plus moderne.
    C'est là qu'Yves Leclair s'est mis pour nous à l'écoute.

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  • Le Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chics est un ouvrage littéraire ironique et resté inachevé de Gustave Flaubert qui regroupe sous forme d'un dictionnaire des définitions et aphorismes de son imagination.
    Le Dictionnaire des idées reçues fut publié de manière posthume en 1913 après le travail d'édition scientifique d'Étienne-Louis Ferrère. Il comporte environ 1 000 définitions se rapportant à des noms communs ou des noms propres. Flaubert les traite avec humour, derrière une objectivité et une scientificité apparentes, avec un véritable sens de l'autodérision que l'on méconnaissait jusqu'ici chez l'auteur de Madame Bovary et de L'Éducation sentimentale.

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  • Olivier Lusetti puise d'abord dans les correspondances de Flaubert pour citer des extraits riches en conseils et procédés, utiles pour charpenter le livre d'un auteur ou donner une nouvelle vie aux lignes de l'écrivain. Ce livre montre aussi les atermoiements communs à tout artiste accouchant d'une oeuvre majeure. Ce livre ayant pour objet d'aider à la création littéraire étudie le style de Flaubert par les émondements choisis et commentés par Antoine Albalat. Cet ouvrage met surtout en comparaison la version de 1856 (texte intégral), recueillie par Louis Bertrand des mains de la nièce de Flaubert, de la Première Tentation de Saint Antoine avec celle définitive de 1874 (texte intégral). Ce rapprochement permet de suivre la réflexion de Flaubert à travers ses évolutions, pour assister, pour ainsi dire, rature après rature, par le travail de la réécriture, à la naissance d'une oeuvre ; dont la préface de Louis Bertrand retrace l'historique. Enfin la méthode expliquée des Tendons du Style de O.Lusetti-maîtrise des 14 points fondamentaux du style pour « mécaniquement, organiquement » l'améliorer- analyse les chapitres de la dernière Tentation de Saint Antoine, et lui donne un nouvel éclairage.

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