Librairie Generale Francaise

  • Emma Rouault, adolescente, s'était bercée de rêves romanesques. Son mariage avec Charles Bovary, terne médecin de province, la confronte à une réalité prosaïque, dont elle cherche à s'évader par tous les moyens. Mais la maternité, l'ambition qu'elle nourrit pour Charles, le goût des belles choses qui l'entraîne à la dépense ne peuvent satisfaire cette jeune femme qui étouffe dans la société étriquée d'une petite ville normande dominée par la plate figure du pharmacien Homais. Si l'amour est son ultime espérance, sa soif d'idéal, de beauté, de grandeur, l'accule à un point de non-retour. L'histoire d'Emma Bovary, qui valut un procès à son auteur en 1857, s'inscrit dans un univers ordinaire, minutieusement dépeint par l'écriture très maîtrisée de Flaubert. Tout son art se déploie dans ce drame psychologique aux couleurs réalistes.

    Nouvelle édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Flaubert L'Education sentimentale Un jeune provincial de dix-huit ans, plein de rêves et plutôt séduisant, vient faire ses études à Paris. De 1840 au soir du coup d'Etat de 1851, il fait l'apprentissage du monde dans une société en pleine convulsion. Sur son chemin, il rencontre le grand amour et les contingences du plaisir, la Révolution et ses faux apôtres, l'art, la puissance de l'argent et de la bêtise, la réversibilité des croyances, l'amitié fraternelle et la fatalité des trahisons, sans parvenir à s'engager pour une autre cause que celle de suivre la perte de ses illusions.
    Ecrit dans une langue éblouissante et selon des règles narratives inédites, L'Education sentimentale, publiée en 1869, est peut-être le chef-d'oeuvre de Flaubert le plus abouti et le plus mystérieux. En cherchant à représenter l'essence même du temps vécu, l'auteur nous transmet une philosophie de l'histoire, une morale de l'existence et une esthétique de la mémoire qui restent d'une surprenante acuité pour élucider les énigmes d'aujourd'hui.

    Edition de Pierre-Marc de Biasi.

  • L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.
    Gustave Flaubert.

    La littérature inaugurée par Flaubert pourrait, il me semble, se définir ainsi : un étude rigoureuse dans une prose parlant la langue des vers.
    Edmond de Goncourt, Journal, 1876.

    Présentation et notes de Marie-France Azéma.

  • Fille d'Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s'agit bien pour Flaubert de raconter l'amour brut qui l'attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat.
    En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d'une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d'autres au contraire s'enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d'évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d'étrange ne s'est pas effacé, mais l'évidence, s'est imposée d'une beauté jusqu'alors inédite en littérature - la beauté d'une fable où la violence de l'Histoire se trouve somptueusement mise en scène.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

  • "Je me souviens d'avoir eu des battements de coeur, d'avoir ressenti un plaisir violent en contemplant un mur de l'Acropole, un mur tout nu (celui qui est à gauche quand on monte aux Propylées). Eh bien ! je me demande si un livre, indépendamment de ce qu'il dit, ne peut pas produire le même effet. Dans la précision des assemblages, la rareté des éléments, le poli de la surface, l'harmonie de l'ensemble, n'y a-t-il pas une vertu intrinsèque, une éspèce de force divine, quelque chose d'éternel comme un principe ?" Ce principe évoqué par Flaubert à l'adresse de son amie George Sand, c'est celui des Trois Contes qu'il publie en 1877, trois ans avant sa mort, et qui sont comme le testament littéraire où s'affirme son ultime conception de l'écriture. Récits éblouissants, limpides et cependant énigmatiques, Un coeur simple, La Légende de saint Julien l'Hospitalier et Hérodias nous conduisent de l'Occident moderne à l'Orient des débuts de notre ère : entre mots et images, ils nous parlent de l'amour et de la folie, du quotidien et du sacré, et de notre inexorable besoin d'eternité.

  • En 1872, dans une lettre à son amie Mme Roger des Genettes, Flaubert ne cachait pas ses intentions de nuire : "je médite une chose où j'exhalerai ma colère. Oui, je me débarrasserai enfin de ce qui m'étouffe. Je vomirai sur mes contemporains le dégoût qu'ils m'inspirent, dussé-je m'en casser la poitrine ; ce sera large et violent." Ce fut le roman des deux bonshommes : deux greffiers s'installent à la campagne pour se consacrer au savoir dont ils explorent tous les domaines. Puis le dégoût les saisit et ils reviennent à leur occupation première : copier. Interrompu par la mort de Flaubert en 1880, Bouvard et Péruchet est le livre de toutes les vengeances, croisade encyclopédique contre la bêtise universelle, fable philosophique à la fois comique et "d'un sérieux effrayant", la plus radicale peut-être et la plus impitoyable de toutes ses oeuvres. Mais le roman contient un secret : la formule d'une métamorphose qui convertit la bêtise en lucidité et l'assujettissement en libération.

  •  Flaubert Le Dictionnaire des idées reçues suivi du Catalogue des idées chic « chaleur Toujours insupportable.
    Ne pas boire quand il fait chaud. » Le Dictionnaire des idées reçues n'est pas un dictionnaire. Flaubert souhaitait « qu'une fois qu'on l'aurait lu on n'osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent ». Le Dictionnaire n'expose pas seulement des idées reçues mais les expressions convenues d'idées reçues. Et, de cette oeuvre d'une vie, Flaubert se voulait absent : « Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n'y eût pas un mot de mon cru. » Or rien de plus présent, rien de plus tangible ici que la formidable ironie de l'auteur pour la première fois mise en pleine lumière grâce à une édition fondée sur le manuscrit de travail de Flaubert, avec ses ratures et ses repentirs. Des notes nombreuses et riches restituent les références auxquelles s'en prend le Dictionnaire, complété comme il se doit par Le Catalogue des idées chic, celles-là mêmes qu'il est indispensable de posséder si l'on veut goûter toute la saveur de cette charge.
    Edition d'Anne Herschberg Pierrot.

    Indisponible
  • Rousselin est prêt à tout pour se faire élire député. En fonction de son auditoire, il est conservateur, socialiste, puis se prétend libéral. Sans scrupule, il offre femme et fille au mieux votant, travaille la phrase choc, recherche le geste « sincère » et promet monts et merveilles aux électeurs. Le peuple sera-t-il dupe ?
      Flaubert écrit cette comédie en 1873, en pleine gloire littéraire. Avec une plume à la fois acerbe et ironique, violemment « anar »,  il fustige avec drôlerie les mondanités, la corruption et s'attaque à tous les partis. Le Candidat est bien le Dictionnaire des idées reçues en politique.
      Édition présentée et annotée par Yvan Leclerc.

    Sur commande
  • Novembre Novembre, écrit au cours des années 1841-1842, est une bonne initiation à l'oeuvre de Flaubert. Il s'agit d'un texte de jeunesse hanté par les thèmes romantiques - exaltation de soi, aspiration à l'infini, sentiment de la solitude et de la mort, amour impossible -, qui inscrit Flaubert dans la lignée des écrivains de son temps: Chateaubriand ou Musset. Le personnage féminin du récit est Marie, une jeune prostituée au grand coeur. Son portrait anticipe la place singulière qu'occuperont le désir féminin et l'amour dans l'oeuvre de l'écrivain. Marie, qui affirme la violence de sa sensualité, apparaît comme la face cachée de Madame Bovary Cé renversement marque bien cette lutte intérieure par laquelle Flaubert s'efforcera de gommer son romantisme de jeunesse, d'en maîtriser le lyrisme pour se forger son style.

    Sur commande
  • Madame bovary (edition anniversaire) Nouv.

    Emma Rouault, adolescente, s'était bercée de rêves romanesques. Son mariage avec Charles Bovary, terne médecin de province, la confronte à une réalité prosaïque, dont elle cherche à s'évader par tous les moyens. Mais la maternité, l'ambition qu'elle nourrit pour Charles, le goût des belles choses qui l'entraîne à la dépense ne peuvent satisfaire cette jeune femme qui étouffe dans la société étriquée d'une petite ville normande dominée par la plate figure du pharmacien Homais. Si l'amour est son ultime espérance, sa soif d'idéal, de beauté, de grandeur, l'accule à un point de non-retour. L'histoire d'Emma Bovary, qui valut un procès à son auteur en 1857, s'inscrit dans un univers ordinaire, minutieusement dépeint par l'écriture très maîtrisée de Flaubert. Tout son art se déploie dans ce drame psychologique aux couleurs réalistes.Nouvelle édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

    À paraître
  • L'education sentimentale (edition anniversaire) Nouv.

    Un jeune provincial de dix-huit ans, plein de rêves et plutôt séduisant, vient faire ses études à Paris. De 1840 au soir du coup d'Etat de 1851, il fait l'apprentissage du monde dans une société en pleine convulsion. Sur son chemin, il rencontre le grand amour et les contingences du plaisir, la Révolution et ses faux apôtres, l'art, la puissance de l'argent et de la bêtise, la réversibilité des croyances, l'amitié fraternelle et la fatalité des trahisons, sans parvenir à s'engager pour une autre cause que celle de suivre la perte de ses illusions.Ecrit dans une langue éblouissante et selon des règles narratives inédites, L'Education sentimentale, publiée en 1869, est peut-être le chef-d'oeuvre de Flaubert le plus abouti et le plus mystérieux. En cherchant à représenter l'essence même du temps vécu, l'auteur nous transmet une philosophie de l'histoire, une morale de l'existence et une esthétique de la mémoire qui restent d'une surprenante acuité pour élucider les énigmes d'aujourd'hui.Edition de Pierre-Marc de Biasi.

    À paraître
  • Salammbo (edition anniversaire) Nouv.

    Fille d'Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s'agit bien pour Flaubert de raconter l'amour brut qui l'attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d'une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d'autres au contraire s'enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d'évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d'étrange ne s'est pas effacé, mais l'évidence, s'est imposée d'une beauté jusqu'alors inédite en littérature - la beauté d'une fable où la violence de l'Histoire se trouve somptueusement mise en scène.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

    À paraître
  • Bouvard et pecuchet (edition anniversaire) Nouv.

    En 1872, dans une lettre à son amie Mme Roger des Genettes, Flaubert ne cachait pas ses intentions de nuire : je médite une chose où j'exhalerai ma colère. Oui, je me débarrasserai enfin de ce qui m'étouffe. Je vomirai sur mes contemporains le dégoût qu'ils m'inspirent, dussé-je m'en casser la poitrine ; ce sera large et violent. Ce fut le roman des deux bonshommes : deux greffiers s'installent à la campagne pour se consacrer au savoir dont ils explorent tous les domaines. Puis le dégoût les saisit et ils reviennent à leur occupation première : copier. Interrompu par la mort de Flaubert en 1880, Bouvard et Péruchet est le livre de toutes les vengeances, croisade encyclopédique contre la bêtise universelle, fable philosophique à la fois comique et d'un sérieux effrayant, la plus radicale peut-être et la plus impitoyable de toutes ses oeuvres. Mais le roman contient un secret : la formule d'une métamorphose qui convertit la bêtise en lucidité et l'assujettissement en libération.

    À paraître
  • Découvrez Nous allions à l'aventure, par les champs et par les grèves - Un voyage en Bretagne, extrait, le livre de Gustave Flaubert. En 1847, Gustave Flaubert et son ami Maxime du Camp partent de Paris vers l?ouest pour un voyage de plusieurs semaines? De Vannes à Fougères, à pied, en diligence ou en canot, ils arpentent landes et grèves, visitent chapelles et monuments, dînent à l?auberge, participent aux fêtes? puis, chacun à son tour, racontent leur périple. Leur récit se lit aujourd?hui comme un guide vivant et poétique des hauts lieux de la Bretagne.La lettre et la plume, une collection qui marie littérature et histoire au travers d? écrits intimes (mémoires, correspondances, journaux, chroniques...) d?une grande qualité littéraire.

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