Flammarion

  • Madame Bovary

    Gustave Flaubert

    En 1857, Madame Bovary fait scandale. Poursuivi pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs », Flaubert est acquitté, mais la réputation sulfureuse de l'oeuvre forge la célébrité de son auteur. Les critiques s'emparent du roman pour en faire le champion du réalisme, qui s' impose sur les cendres du romantisme. L'auteur se défend contre cette assimilation à la nouvelle école en faisant prévaloir encore et toujours son amour de l'art pour l'art, son souci obsessionnel du style et sa quête d'une poétique impersonnelle qui fait entrer le roman dans la modernité.
    Ce récit corrosif de la vie de province marque l'invention d'une nouvelle façon d'écrire et de représenter le monde, subversive sans en avoir l'air, qui fait d'Emma Bovary l'incarnation d'une protestation contre la banalité du réel.
    Dossier 1. La genèse de l'oeuvre 2. Histoire et politique 3. Le roman impersonnel 4. Le procès et la réception du roman

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  • Dans le Paris des années 1840, le jeune Frédéric Moreau tombe amoureux de Mme Arnoux, une femme mariée qui vit dans l'ombre de son époux, un marchand de tableaux en vogue au sein de la bourgeoisie de l'époque. Par cet amour impossible, il voue sa vie à l'échec. Texte intégral annoté et commenté.

  • Après la première guerre punique, Carthage est ruinée et ne peut plus payer ses mercenaires, qui décident de se révolter. Au milieu des désordres et des massacres, Mathô, le chef des rebelles, s'éprend de Salammbô, la fille du suffète Hamilcar...
    Projet à la fois novateur et scandaleux, Salammbô mêle mysticisme et érotisme dans une épopée grandiose. Grâce à une érudition syncrétique, Flaubert réinvente d'une main de maître une civilisation, imagine une vie politique et religieuse, et fait surgir le mirage d'une cité disparue. Entre romantisme et symbolisme, l'Orient barbare et rutilant de ce roman fascinera des générations de lecteurs.

  • Extrait du recueil«Trois contes», ce récit raconte l'histoire de Félicité, paysanne orpheline engagée comme servante par une bourgeoise de Pont-l'Evêque qui devra affronter de nouvelles épreuves. Texte intégral avec des outils pédagogiques (présentation, notes, exercices) pour faciliter la compréhension de l'oeuvre et un groupement de textes autour de la figure de la servante.

  • Trois Contes

    Gustave Flaubert

    En 1875, incompris depuis Salammbô, enlisé dans les ratures de Bouvard et Pécuchet, ruiné par sa nièce, Flaubert reprend un projet de jeunesse : La Légende de saint Julien l'Hospitalier. Le feu de l'écriture lui redonne goût à la vie et à la création : il poursuit avec deux autres récits, pour réunir en une seule oeuvre « du Moderne, du Moyen Âge et de l'Antiquité ». Un coeur simple, le volet « moderne » du triptyque, raconte la vie pathétique de Félicité, une pauvre servante au grand coeur. Coloré et étincelant comme un vitrail, énigmatique comme un rêve, le conte médiéval La Légende de saint Julien l'Hospitalier retrace le destin sanglant d'un héros qui oscille entre sainteté et folie. Quant au volet « antique », il fait revivre, avec Hérodias, l'époque évangélique, en donnant à la littérature la première incarnation d'un mythe qui, de Wilde à Nabokov, traversera la modernité : celui de Salomé.
    Dernière oeuvre publiée par Flaubert de son vivant, ces Trois Contes peuvent être tenus pour son testament esthétique.

  • « C'est l'oeuvre de toute ma vie », dira Flaubert à propos de La Tentation de saint Antoine (1849-1874). Inspirée par un tableau de Bruegel le Jeune et inlassablement reprise, elle métamorphose la légende en une série de visions inédites. Dans la Thébaïde, en haut d'une montagne, l'ermite est torturé par le doute et par des désirs refoulés que la lecture de la Bible stimule.
    Grâce à la science de son époque - histoire des religions, psychiatrie et biologie -, Flaubert crée une oeuvre qui pose quelques questions majeures du xixe siècle sur les croyances et l'origine de la vie. Le texte publié en 1874 anticipe certaines hypothèses de la psychanalyse et sa modernité retiendra l'attention des surréalistes.
    Trésor d'érudition, ce texte est présenté ici avec un appareil critique riche et précis qui nous dévoile toute la subtilité de l'oeuvre et nous laisse pleinement apprécier le défilé fantasmagorique qui subjugue Antoine.

  • Deux copistes retraités entreprennent une série d'expériences visant à embrasser l'ensemble des connaissances humaines.
    Ultime roman de flaubert, spirale encyclopédique et farcesque restée inachevée, bouvard et pécuchet est avant tout une histoire universelle de la bêtise. " ça, ce sera le livre des vengeances ! " aurait un jour affirmé l'auteur, selon son ami maxime du camp. définition qui pourrait tout aussi bien s'appliquer au singulier dictionnaire des idées reçues, fragment du second volume projeté pour bouvard et pécuchet, et oú s'exprime, de manière plus drôle et fulgurante que jamais, la rage de haubert contre les préjugés et les lieux communs de son temps.


  • Ce court texte est un bonne introduction à la lecture de Flaubert.


  • Memoires d'un fou

    Gustave Flaubert

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  • «Les phrases de la Tentation me paraissent aussi belles qu'au premier jour, mais la plus belle forme du style me touche aujourd'hui moins que sa limpidité et que le mouvement de l'âme qui paraissent à travers les mots».
    André Gide

  • En 1857, au terme de plusieurs années de labeur, Flaubert fait paraître Madame Bovary. Aussitôt c'est le scandale : l'histoire d'Emma - cette fille de paysans qui, pour fuir la médiocrité de son époux et la routine provinciale, se réfugie dans ses lectures puis dans l'adultère - choque la censure. Flaubert est poursuivi pour outrage aux moeurs et à la religion ; on lui reproche ses « tableaux lascifs », ses « images voluptueuses mêlées aux choses sacrées ». Le succès, immense, est à la mesure du tapage judiciaire. Mais cette oeuvre est bien plus qu'un roman sulfureux, car elle ébranle les fondements mêmes du genre romanesque.

    ©Flammarion, Paris, 1986, 2006 et 2014.

  • «Quand j'avais dix ans, je rêvais déjà la gloire - et j'ai composé dès que j'ai su écrire, je me suis peint tout exprès pour moi de ravissants tableaux - Je songeais à une salle pleine de lumière et d'or, à des mains qui battent, à des cris, des couronnes - On appelle l'auteur - l'auteur - l'auteur c'est bien moi, c'est mon nom - moi-moi - on me cherche dans les corridors, dans les loges - on se penche pour me voir - la toile se lève, je m'avance - quel enivrement ! on te regarde, on t'admire, on t'envie - on est près de t'aimer de t'avoir vu -» Gustave Flaubert

  • Deux copistes retraités entreprennent une série d'expériences visant à embrasser l'ensemble des connaissances humaines.
    Ultime roman de Flaubert, spirale encyclopédique et farcesque restée inachevée, Bouvard et Pécuchet est avant tout une histoire universelle de la bêtise. « Ça, ce sera le livre des vengeances ! » aurait un jour affirmé l'auteur, selon son ami Maxime Du Camp. Définition qui pourrait tout aussi bien s'appliquer au singulier Dictionnaire des idées reçues, fragment du second volume projeté pour ouvard et Pécuchet, et où s'exprime, de manière plus drôle et fulgurante que jamais, la rage de Flaubert contre les préjugés et les lieux communs de son temps.
    Cette édition rassemble Bouvard et Pécuchet et le Dictionnaire des idées reçues. Elle comporte un dossier analysant Bouvard et Pécuchet à la lumière des points suivants :
    - Réception critique de l'oeuvre - Quatre modalités du savoir - Éditer un texte inachevé

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  • A. Jacobs a recréé l'atmosphère dans laquelle ces lettres ont été écrites et nous restitue l'intégralité de la correspondance.

  • Des dialogues épistolaires qui constituent un bel exemple de fraternité littéraire et humaine par deux géants de la littérature du siècle dernier.

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  • C'est dans une lettre à sa maîtresse, Louise Colet, que Flaubert, alors âgé d'une trentaine d'années, évoque l'ami disparu, Alfred Le Poittevin, et l'ami présent, Maxime Du Camp : le premier, mort trois ans plus tôt, en 1848, a été l'intime, le <> ; le second, rencontré à Paris pendant leurs années d'études, demeurera le compagnon d'une vie entière, malgré les brouilles et les séparations. Le métaphysicien et l'aventurier ne s'aimaient guère ; voilà pourquoi Flaubert entretint avec chacun une correspondance séparée.
    En dépit des promesses de destruction de ces lettres souvent indiscrètes ou scandaleuses, une grande partie d'entre elles nous est parvenue : les lettres écrites par Flaubert et Le Poittevin entre 1837 et 1847 ou celles que s'adressent Du Camp et Flaubert jusqu'à la mort de celui-ci, en 1880, bruissent de lectures et de livres projetés, de femmes possédées, de départs réels ou rêvés. Voilées ou explicites, les déceptions transparaissent aussi - le mariage de Le Poittevin, ressenti par Flaubert comme une trahison, les stratégies mondaines de Du Camp ou encore ses critiques parfois rudes à l'endroit du style du romancier -, tandis que la maladie et les deuils deviennent une chronique nécessaire.
    Ces correspondances, dont les allusions et les énigmes sont explicitées par des notes abondantes, comportent un grand nombre de lettres inédites ; on trouvera en annexe des lettres échangées par Flaubert et Adèle Husson, la maîtresse de Du Camp.

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  • Cette correspondance qui regorge de potins mondains montre les sentiments complexes que les deux frères Goncourt vouaient à leur "maître" et rival.

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