• A l'occasion de la canonisation de John Henry Newman, cet ouvrage recueille des articles organisés autour du thème de la Révélation et de sa perception. Comment percevoir la présence du Christ ? La question du rapport entre la foi et la raison doit-elle céder la place à la question de la foi et d'une forme de vision ? Une conviction traverse toute l'oeuvre de Newman : le Christ est toujours « spirituellement présent » au milieu de nous. Le regard de la foi contemple cette présence. Nous en prenons conscience, mais toujours « après coup », comme les pèlerins d'Emmaüs. Davantage qu'une série de propositions, la Révélation se présente comme une rencontre. Dieu se donne à percevoir, dans une Parole, et une Parole incarnée. Pour l'entendre et pour le discerner, il faut y prêter attention. C'est-à-dire l'aimer. « Nous croyons, parce que nous aimons » affirme Newman. Cet amour constitue le creuset de « l'argument de la sainteté » que Newman propose, hier et aujourd'hui, comme alternative à une rationalité réduite à la raison. Seul le saint est un véritable témoin. C'est la conviction que veut faire partager ce livre.

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  • Avant d'être un ensemble de rites à observer, ou une obligation à remplir chaque dimanche, la liturgie est une manière d'être. C'est le mode d'existence de l'homme quand il tourne son regard vers Dieu et s'habitue à vivre en sa présence - «coram Deo», «devant Dieu». Un mode paradoxal, qui place d'emblée celui qui vit ainsi - liturgiquement - dans les marges du monde, là où nous pouvons prendre conscience de notre pauvreté radicale : celle de la créature qui doit tout à l'Autre. En ce sens, participer à la liturgie, c'est aussi sortir de nous-même et gagner ces «périphéries» vers lesquelles le pape François dirige notre regard. Ce livre veut montrer que les gestes ou les paroles échangés durant la célébration ne diffèrent pas et en même temps sont tout autre que ceux que nous échangeons dans le monde. Comme les pèlerins d'Emmaüs, ce n'est qu'après que le geste a été posé ou la parole dite que nous pouvons reconnaître Celui qui était auprès de nous - dans ce frère assis à côté de moi, dans le Pain qui a rassasié notre faim. La prière liturgique ne nous fait pas fuir le monde ; elle nous donne le point de vue marginal à partir duquel nous pouvons voir le monde et aborder nos frères en vérité. Dans le regard du Christ, ils deviennent des signes de vie.

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  • Quelques mots. C'est peut-être à cet indice que se reconnaît le philosophe authentique. À l'économie des termes par lesquels se dit l'essentiel de l'intuition dont vit l'esprit. Des mots inséparables de la conscience de soi, et grâce auxquels nous pouvons dire avec Descartes : « je pense, donc je suis », ou bien avec John Henry Newman (1801-1890), se découvrant pleinement fidèle à l'intention du geste cartésien dans son Journal philosophique : « je sens, donc je suis » - « sentio, ergo sum ». Le « cogito newmanien » tient dans ces quelques mots. Mais ces mots sont ceux de Descartes, vers lequel il se tourne à un moment décisif de son acheminement vers la maturation de sa propre pensée. Ce livre instruit le dossier de cette rencontre à partir d'une confrontation directe et structurelle de leurs doctrines respectives, notamment en donnant accès à la première traduction française des Fragments de 1859 du Journal philosophique. Tout se passe comme si Newman, dans sa lecture du cogito, reprenait en une conceptualisation à peine différente la thèse cartésienne fondamentale des Méditations II et III. Le cogito se présente non comme une déduction, mais comme une auto-affection attestant en même temps l'existence de l'ego et celle de Dieu.

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  • Le temps decouvert

    Grégory Solari

    • Cerf
    • 5 Mai 2014
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  • La question liturgique tourmente la conscience catholique depuis le concile Vatican II. Pour certains, l'abandon du latin et la modernisation a vidé les églises de leurs fidèles ; pour d'autres, elle a, au contraire, permis au catholicisme d'entrer de plain-pied dans la modernité.

    Le travail rigoureux de Grégory Solari ne s'attache pas aux querelles du jour, même s'il ne les ignore pas. Sa réflexion va plutôt vers le fondement liturgique. En s'interrogeant sur le sens de la messe, sur sa signification, sur ses raisons, il touche à l'essentiel : à la prière en commun et à la communion.

    Le rituel liturgique chrétien n'est pas le décorum auquel on tente souvent de le réduire. La messe n'est pas « l'opéra des curés », comme disait quelqu'un. Elle est au coeur de la foi. La pratique religieuse bien loin d'être une discipline vide de sens, est au contraire une respiration vitale.

    En se penchant sur les Raisons de la liturgie, Grégory Solari dépassionne le débat. La rationalité de son propos souligne l'intelligence sublime de la réunion des chrétiens autour de la table du repas du Seigneur.

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