• Dès le 16 mars 2020, premier jour du confinement, Ghylsain Lévy prend des notes quotidiennes aussi bien de l'épreuve de confinement à traverser, que de cette expérience pour lui inédite : se tenir à la pratique quotidienne de séances analytiques par téléphone. Sous forme d'" instantanés photographiques ", ce journal raconte comment cette pratique analytique fut l'occasion de surprises et de créations, et vint interroger des aspects jusque-là convenus de la psychanalyse.
    Il saisit aussi la réalité du confinement et du dé-confinement d'un homme qui tente de retenir la vie, de partager l'espoir d'une issue, puis de porter la plus grande attention à ce passage de l'angoisse à la fureur collectives. Les rues vides, le danger de mort qui guette, l'interdit de contact, un retour du sacré, et la violence, comme confusion entre contaminant/contaminé, dévorant/dévoré, vivant/mort, qui infecte les liens et attaque limites et interdits.
    Ce journal par ses " déclics photographiques " propose de saisir l'insaisissable actuel pour tenter de résister à cette nouvelle déchirure du monde.

  • Comment comprendre notre consentement passif envers la cruauté banalisée d'une réalité quotidienne dont nous entendons les échos terrifiants ? L'époque n'est plus celle de cet amour de la vérité que Freud donnait comme la fin de chaque engagement dans une psychanalyse. L'époque est celle de la vraie pauvreté, de l'homme pouvant être sacrifié à merci, et dont l'autre face est l'indifférence. Dans cet essai d'anthropologie psychanalytique, Ghyslain Lévy analyse, à travers cette indifférence aujourd'hui si partagée, le refus de toute hospitalité au malvenu en nous et la honte de notre humanité fragile, souffrante, vivante. À partir de sa riche expérience clinique, et en s'appuyant sur la littérature et le cinéma, l'auteur nous fait parcourir les lieux de l'indifférence, des maladies du virtuel à la perte du sentiment du chez soi. Survivre à l'indifférence, c'est vivre contre l'indifférence, faire résistance au règne de l'homme-jetable, à la marchandisation des corps et aux solitudes « branchées ». Ghyslain Lévy est psychanalyste, membre du Quatrième Groupe. Il est l'auteur de nombreux livres, dont L'Invention psychanalytique du temps (L'Harmattan, 1996), Au-delà du Malaise. Psychanalyse et barbaries (Érès, 2000), L'Ivresse du pire et Le Don de l'ombre (Campagne Première, 2010 et 2014).

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  • Les nouvelles formes du malaise contemporain dévoilent une perte globale du sens, en ces lieux où la jouissance du pire signe la force d'une pulsion de cruauté qui se déchaîne partout où il est possible d'exercer son pouvoir de négation de l'humain. L'ivresse du pire désigne cette surenchère sans frein à repousser toujours plus la limite, à gagner dans le progrès de l'horreur, en s'engageant dans la spirale de la destruction et de l'auto-destruction, à s'abolir tout en " zappant les autres ". À partir de la clinique actuelle et la haine du sujet dont celle-ci témoigne, il s'agit ici de rappeler en quoi l'ombre des catastrophes totalitaires du xxe siècle est tombée sur le moi individuel comme sur les conditions collectives faites aujourd'hui à la vie psychique de l'ensemble humain. Dans un environnement dominé par la virtualisation de l'autre, quand il s'agit de déformer la perception de la réalité pour la rendre encore supportable, demeure-t-il un reste indestructible de l'homme dans l'homme qui puisse résister à ce " rien de pire " ? Ghyslain Lévy est psychanalyste, membre du Quatrième Groupe.

  • L'algerie, traversees

    Ghyslain Lévy

    • Hermann
    • 22 Août 2018

    Le projet de L'Alge rie, traverse es s'est formule autour d'une question partage e : l'heure n'est-elle pas venue en Alge rie d'un ve ritable renouveau apporte par les oeuvres de culture ? La vitalite , la diversite , l'impertinence de ces dernie res en te moignent. Elles de bouchent sur une nouvelle page en train de s'e crire, non seulement en Alge rie mais aussi au coeur de la relation complexe entre l'Alge rie et la France.
    Les diffe rentes ge ne rations d'e crivaines et d'e crivains, d'artistes, de psychanalystes, de chercheuses et chercheurs en litte ratures, en anthropologie ou en histoire re unies a l'occasion d'un Colloque de Cerisy, le lieu me me ou se dit depuis si longtemps la foisonnante diversite des cultures, ont concouru a une rupture avec les versions convenues de l'Histoire, avec les me moires encore enferme es dans des clivages post- traumatiques et des fixations nostalgiques.
    Cet ouvrage rend compte de leurs travaux, avec l'enthousiasme et la passion des e changes entre celles et ceux qui savent combien le passe s'e crit toujours au futur, car il est riche de possibles a faire advenir.
    Traverser, c'est multiplier les voies du sens et de l'interpre tation, chercher des chemins de biais; traverser, c'est traduire pour acce der a d'autres formes d'alte rite . L'esprit des traverse es anime ce livre, depuis le pouvoir cre ateur de la me taphore, afin de dire autrement l'Alge rie et sa re alite pre sente et a venir.

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  • Le premier de ces axes : CRUAUTÉ ET TRAVAIL DE CULTURE concerne le travail de culture, cette instance psychique tant individuelle que collective, qui fait résistance à la déshumanisation de notre réalité commune. Dans cette perspective des questions aujourd'hui incontournables y sont explorées : comment penser la cruauté psychique à l'aune des désastres génocidaires du siècle ? La psychanalyse n'est-elle pas une des formes de ce travail de culture qui fait aujourd'hui résistance quand elle prend le risque de s'affranchir d'une vision " thérapeutique " singulière, et traiter dans le sujet ce qui fait le roc de la réalité humaine ? Les auteurs de ce livre entrent en dialogue avec une pensée qui refuse tout enfermement dans des logiques binaires, des oppositions simples, mais une pensée qui cherche à saisir ses propres mouvements d'alternance, d'allers-retours, de dépassement, dans une volonté de se tenir toujours à la lisière, de s'adresser à des cliniques de la lisière, à des situations extrêmes, entre vie et mort, à des expériences de survie aux limites.

    Un second axe : L'AMOUR, LE DÉSIR, LA MORT s'est dégagé de ces différents travaux, autour des figures littéraires comme le Dr. Hyde, Don Juan, Marilyn Monroe. Des figures à partir desquelles sont explorées les puissances vitales des pulsions anarchistes dont Nathalie Zaltzman avait eu l'intuition, face à la destructivité singulière et collective.
    Don Juan, figure rebelle par excellence, en vient ici à incarner le caractère indomptable des pulsions, et le véritable sens du désir humain, toujours réglé sur l'horizon de la mort comme sa condition. On y interrogera l'amour à partir de la question que pose l'hystérique comme question fondatrice de la psychanalyse, ici à partir de la figure révoltée de Marilyn Monroe et de la force subversive d'un refus de s'aliéner à l'ordre patriarcal mortifère.

    Un troisième axe : CONSTRUIRE SA RÉALITÉ HUMAINE ouvre sur une interrogation plus large par la question que pose la réalité à partir d'une exploration des théories des pulsions de mort, sur la volonté de mort comme participant en chacun de nous à une réalité psychique qui s'avère primaire, intraitable, et qui conduira Nathalie Zaltzman à une réflexion ultime sur la place du mal dans la vie psychique tant individuelle que collective.

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  • Au-dela du malaise

    Ghyslain Lévy

    • Eres
    • 3 Octobre 2000
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