• Les sciences de gestion et la pratique managériale sont aujourd'hui profondément remises en question. Leur réévaluation s'appuie sur le constat de la « stupidité fonctionnelle » des organisations ou de la « gouvernance par les nombres », mais elle bute sur deux obstacles : d'une part l'incapacité à reposer la question du sens de l'action collective au sein des organisations post-tayloriennes, et d'autre part la difficulté de repenser le management à l'heure des transitions technologiques et écologiques. Des lectures critiques et philosophiques éclairent d'une manière singulière les limites du negotium (commerce). Ni les discours convenus sur le leadership, encore moins le « dataïsme » ambiant, ne pourront répondre aux enjeux. Réintroduire un humanisme pourrait à l'inverse constituer une autre manière d'affronter les défis socio-économiques et écologiques du futur.

  • En sciences de gestion sont généralement privilégiées les études de « visibilité » : les enquêtes où il s'agit de voir, de comparer les données... Il ne s'agit à aucun moment de s'interroger sur ce qui constitue ce que nous sommes effectivement. L'arrière-plan anthropologique du management paraît absent, pensé à partir de l'homme représenté à l'aide de statistiques et d'outils de mesure. La subjectivité vivante en tant que telle brille par son absence. La première partie de l'ouvrage réinvestit le champ de la réflexion philosophique pour définir le protomanagement antique et ses aspects techniques, scientifiques, pratiques, éthiques et politiques. Dans la seconde partie, il est question de repenser le management à partir d'une approche phénoménologique et de notions comme le corps subjectif ou le vécu individuel à l'heure de l'accélération sociale. Enfin cette investigation amène l'auteur à proposer une définition du management comme une force vulnérable soumise à la pression du chiffre et dotée d'un triple pouvoir de contrainte, d'imitation et d'imagination s'exerçant aux niveaux subjectif, interpersonnel, institutionnel et environnemental.

  • Le management éthique

    Ghislain Deslandes

    • Dunod
    • 8 Février 2012

    Dans la droite ligne de la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), l'auteur se propose d'aborder la question de l'éthique sous l'angle managérial. En effet, les managers sont de plus en plus confrontés à des choix qui, outre la responsabilité sociale de leur entreprise, engagent leur éthique et leur déontologie personnelles. Le "souci de soi", le "souci de l'autre" et le "souci institutionnel" s'inscrivent au coeur de l'activité managériale. En alliant raisonnement théorique et mises en situation concrètes, cet ouvrage synthétique et précis couvre un sujet de plus en plus intégré au cursus du futur manager. Il s'adresse à tous ceux qui se préparent à être confrontés aux questions de responsabilité au travail, tant du point de vue personnel que corporate.
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