• Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités, a assassiné entre 5 et 6 millions de Juifs européens dans le silence quasi complet du monde. Le temps lui a manqué pour détruire le peuple juif tout entier, comme elle l'avait décidé. Telle est la réalité brute du génocide juif, en hébreu : shoah.

    La décision de « faire disparaître » le peuple juif de la terre signait la spécificité d'une entreprise, unique à ce jour, de modifier la configuration même de l'humanité. En ce sens, depuis Auschwitz, au-delà du seul peuple juif, notre statut même d'être humain est en question.

  • Livre numérique au format ePub 3.0, optimisé pour une lecture sur tablette !

    En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah.
    Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle.
    Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié.
    Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'État aux trajectoires individuelles.
    La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.

    Retrouvez également sur l'App Store l'application de vente au chapitre des éditions Autrement : La Cartothèque des Atlas !

    © Éditions Autrement, 2014

  • Née en 1860 dans un contexte antijuif particulièrement tendu, tant en Orient (affaire de Damas en 1840) qu'en Occident (affaire Mortara en 1858), l'Alliance israélite universelle s'est rapidement imposée comme la version juive de la « mission civilisatrice de la France ». À travers son réseau d'écoles modernes s'étendant du Maroc à la Perse, elle a contribué à l'émancipation de la condition juive comme à la modernisation des communautés juives et plus largement de leurs pays d'accueil. Mais elle s'est également retrouvée prise dans une série de controverses - avec les rabbins qui l'accusaient de saper les valeurs traditionnelles, avec le sionisme naissant - et de fantasmes antisémites. À travers son prisme, c'est toute l'histoire complexe des relations entre l'Europe, le monde musulman et les Juifs qui se donne à lire et nous ouvre à un autre regard sur les problématiques contemporaines.

  • Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités, a assassiné entre 5 et 6 millions de Juifs européens dans le silence quasi complet du monde. Le temps lui a manqué pour détruire le peuple juif tout entier, comme elle l'avait décidé. Telle est la réalité brute du génocide juif, en hébreu : shoah.
    La décision de « faire disparaître » le peuple juif de la terre signait la spécificité d'une entreprise, unique à ce jour, de modifier la configuration même de l'humanité.
    En ce sens, depuis Auschwitz, au-delà du seul peuple juif, notre statut même d'être humain est en question.

  • Des décennies durant, on a cru que la catastrophe juive délégitimerait pour toujours l'antisémitisme. Pourtant, dès 1946, des pogroms étaient perpétrés en Pologne et, en France, les années 2000 ont vu grandir un antisémitisme inédit depuis la guerre. Si le génocide a débordé depuis longtemps le cadre des communautés juives, jusqu'à devenir en Occident un événement culturel, ça et là apparaissent des critiques sur la place qu'il prend dans la mémoire collective.
    Ce sentiment de saturation relève en réalité d'une société qui a fait du génocide un alpha et un oméga de la création : à l'inverse du but recherché, cette centralité mémorielle a fini par empêcher de penser le présent. La tragédie semble réduite à un slogan incolore, les « heures les plus sombres de notre histoire », qui nous fait oublier que ce présent est gros de tragédies nouvelles.
    Dans le même élan, l'histoire juive se trouve accaparée et accusée de masquer les autres récits, sans que personne n'ait au final tiré de leçons du passé.

  • La paix des religions est-elle possible ? L'histoire n'en offre-t-elle pas des exemples ? La période d'Al Andalus ne fut-elle pas en effet celle d'une coexistence harmonieuse entre juifs, musulmans et chrétiens ?

    Refusant légende dorée des uns et manichéisme des autres, Georges Bensoussan montre que le monde arabe fut pour les minorités, juives notamment, une terre de protection mais aussi de soumission. À l'appui d'archives de toutes provenances, militaires, diplomatiques et administratives, ce sont ces relations qui sont ainsi restituées.

    Mais, plus qu'une histoire d'émancipation et de domination, il s'agit ici de comprendre comment se noue, sur la longue durée, depuis les racines médiévales jusqu'à la période tourmentée de la décolonisation, le rapport du monde musulman à la modernité occidentale.

  • Pour l'opinion commune, confortée par la proximité chronologique des deux événements, la naissance de l'État d'Israël en 1948 est une conséquence quasi directe de la Shoah. En effet, un lien essentiel relie de nos jours la catastrophe juive du XXe siècle à l'État d'Israël, mais ce lien est de nature politique et il est postérieur à 1948.
    Comment le Foyer national juif a-t-il perçu la catastrophe qui se déroulait entre 1933 et 1945 ? Comment l'État d'Israël a-t-il géré ensuite le souvenir d'un événement qu'il va longtemps commémorer en opposant l'héroïsme des insurgés des ghettos à la ' lâcheté ' supposée de toutes les autres victimes ? Loin d'occuper la place centrale qui est désormais la sienne dans l'État d'Israël, le souvenir de la Shoah suscita longtemps une attitude de honte et de rejet. Or, aujourd'hui, en particulier depuis les guerres des Six jours (1967) et de Kippour (1973), et à rebours du rêve de l'' homme nouveau ' voulu par le sionisme des pères fondateurs, la Shoah est au coeur de la construction de l'identité israélienne. C'est notamment par elle que les Israéliens sont redevenus juifs au terme d'un processus mémoriel qui pourrait, à terme, contribuer à fragiliser la légitimité même de l'État juif.

  • Pièce sur le retour de l'enfant prodige dans sa famille après des années d'absence. Mais voilà, maintenant la mère est morte, et Bastien qui est parti vivre à Paris et n'a jamais donné de nouvelles a subi une série d'échecs et dilapidé sa fortune. Aujourd'hui, quand il revient enfin parmi les siens pour assister aux funérailles de sa mère, il est très attendu, mais non plus comme un frère avec lequel on veut partager les souvenirs d'enfance mais comme un étranger qui n'a plus rien à voir avec le clan familial. Quand il arrive enfin chez sa soeur Marie qui accueille chez elle les membres de la famille et quelques invités, il s'est fait accompagner de Michaël qu'il présente comme son époux, ils se sont mariés en Espagne. Pour son frère Jean et sa femme, c'est porter l'insulte à son comble, il est temps de lui dire ses quatre vérités. La violence est telle que Bastien ne s'en remettra pas...

  • La Shoah suscite aujourd'hui un sentiment de trop-plein et de saturation (déjà à l'oeuvre en 1946, ce que l'on ignore généralement). En parle-t-on trop ou maloe La question politique, esquivée, laisse la place à un lamento éploré. Ainsi évite-t-on d'interroger les structures de pensée d'un monde occidental, et germanique au premier chef, qui a conduit à ce désastre. L'histoire de la Shoah, présentée et affadie sous la forme d'une religion civile (couplée au culte des droits de l'homme), induit l'idée erronée d'une parenthèse barbare. Or, Auschwitz n'est pas l'aboutissement de l'« intolérance » ni même du seul antisémitisme. Mariage de l'archaïsme et d'une certaine modernité, cette catastrophe demeure impensable sans référence au darwinisme social et racial, à l'eugénisme négatif, à l'impérialisme, au colonialisme et au racisme comme politique d'État, à la substitution enfin du biologique et de l'économique au politique. Comprendre le cheminement qui mène à Auschwitz ne revient ni à absoudre les criminels, ni à légitimer le crime, ni même à tourner la page. Interroger les phénomènes de mémoire collective autour de la Shoah (en particulier en France, aux États-Unis et en Israël), c'est montrer comment la mémoire, parce qu'elle sélectionne les faits, est un enjeu politique. Qu'elle est par conséquent souvent vaine, comme l'a montré le génocide des Tutsis du Rwanda (1994) au moment même où les États-Unis - qui refusèrent d'intervenir - venaient d'inaugurer à grands renforts lyriques de « Plus jamais ça ! » l'Holocaust Memorial de Washington...


    À mille lieues de l'idéologie de la victime et du compassionnisme, il s'agit de proposer une autre leçon d'histoire : en réhabilitant le questionnement historien et politique, en interrogeant les liens de la culture et de la barbarie...

    Georges Bensoussan est historien. Il est notamment l'auteur de Une histoire intellectuelle et politique du sionisme 1860-1940 (Fayard, 2002).

    Sur commande
  • L'Auteur :
    Agrégé d'histoire, Georges Bensoussan a, entre autres, publié chez Mille et une Nuits un très remarquable petit ouvrage sur la Shoah.

    LE CONFLIT ISRAELO-ARABE ET LES TENSIONS DE LA SOCIETE ISRAELIENNE SONT DES FRUITS DE L'HISTOIRE. POUR EN COMPRENDRE L'ORIGINE ET REFLECHIR A DES SOLUTIONS, LE LIVRE DE GEORGES BENSOUSSAN EST IRREMPLAÇABLE.
    UNE SOMME, UN FUTUR « CLASSIQUE ».

    Sur commande
  •    Entre l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir (janvier 1933) et la tenue du procès Eichmann en Israël (avril-décembre 1961), le monde juif aura été ébranlé par le plus violent cataclysme de son histoire. Sans lien de causalité, la destruction radicale précède de peu la restauration nationale de l'autonomie politique juive sur la terre ancestrale. Comment la communauté juive de Palestine mandataire, le Yishouv, perçut-elle l'accession des nazis au pouvoir oe Quel fut le degré de prescience du désastre oe Comment le Yishouv vécut-il l'avance allemande sur ses frontières oe Comment réagit-il à l'annonce du désastre européen en novembre 1942 oe Les accusations réitérées d'accoutumance, voire d'indifférence, eurent-elles quelques fondement et David Ben Gourion, en particulier, fut-il ce politique cynique qu'évoque aujourd'hui une frange de l'historiographie israélienne oe Comment les dirigeants sionistes en Israël et hors d'Israël appréhendèrent ils cette histoire hors normes, et en quoi pesa t-elle sur les conditions de naissance de l'Etat oe Enfin, alors qu'en 1949 un citoyen sur trois était un rescapé, en quoi la mémoire difficile, voire honteuse du désastre, a t-elle modelé l'identité du jeune Etat jusqu'au procès Eichmann, ce tournant majeur pour l'historiographie et la mémoire collective de la Shoah en général, mais aussi pour une identité israélienne réconciliée progressivement avec l'histoire si longtemps vilipendée de la diaspora.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Qui a fait la formation intellectuelle des architectes de l'anéantissement ? Qui furent les maîtres des médecins nazis ? Dans quel bain culturel ont trempé les concepteurs de l'assassinat de masse oe



    Parce que les hommes sont nourris des croyances des générations qui les ont précédées, il faut procéder à une archéologie intellectuelle du désastre du siècle passé, non en épousant la fonction d'un juge ou d'un procureur (et contre qui instruire oe) mais en adoptant la démarche d'un passant ordinaire.



    Convaincus que la culture était synonyme de « progrès » et de « raison », nous avons occulté l'immense histoire des anti-Lumières, cette part de la culture européenne qui s'employa à faire des Juifs une question. L'imaginaire antijuif ne se limite pas à quelques figures de renom, mais imprègne l'histoire de l'Europe tout entière. Que l'antijudaïsme, mué en « antisémitisme », demeure la toile de fond de cette catastrophe, qui le contesterait ? Mais cet arrière-plan n'exclut pas un environnement plus large : comment entendre les lois de Nuremberg sans référence aux statuts de limpieza de sangre du XVe siècle espagnol ? Comment comprendre le basculement génocidaire de l'automne 1941 saris le corréler au programme « T4 » nazi de mise à mort des malades mentaux ? Les années 1880-1914 ont constitué la matrice d'une brutalisation de la société que la Grande Guerre allait exacerber par une mort de masse, qui réduisit les corps à des débris d'humanité en ravalant l'ennemi au rang de parasite.


    Coupée de son terreau nourricier, l'histoire sans précédent mais non sans racines de la Shoah risque à la longue d'apparaître comme un accident dans la « marche continue du progrès » . La mise en lumière de ses origines culturelles et politiques contribuera, au contraire, à ancrer cette tragédie dans le temps long de l'histoire.

    Sur commande
  • Les Territoires perdus de la République dénonçait déjà en 2004 l'école des banlieues rongées par le communautarisme, l'antisémitisme et le sexisme. Ce sont maintenant carrément des Territoires interdits de la République. Enseignants, infirmières, assistantes sociales, maires, formateurs, policiers témoignent de l'impossibilité d'exercer leur métier. Confrontés à une violence quotidienne, abandonnés par leur hiérarchie, oubliés des politiques, ces acteurs de la vie publique sont les otages d'un chantage inacceptable.
    La nouvelle enquête de Georges Bensoussan révèle la réalité et les enjeux de ce sectarisme qui met chaque jour un peu plus en péril notre démocratie. Hier, des policiers visés par un gang en toute impunité, une proviseure agressée, de jeunes professeurs qui renoncent face à la difficulté. Et demain ?

    /> « Aujourd'hui, en France, on a peur de parler à visage découvert, tant on craint à juste titre les insultes, les représailles professionnelles et même les violences physiques qui peuvent s'en suivre. C'est dire combien notre lâcheté collective a affaibli notre démocratie. Coincés entre l'extrême droite qui rêve d'imposer le saucisson à tous et l'extrême gauche devenue dévote du religieux le plus sectaire, il n'est que temps de réagir : tendre la main à nos concitoyens musulmans qui adhérent aux lois et aux valeurs de notre République, tout en combattant sans défaillance, ceux qui n'aspirent qu'à nous imposer les leurs. » Elisabeth Badinter

  • Un exil francais - un historien face a la justice 2015-2020 Nouv.

  • Le 11 décembre 1898, la veuve du colonel Henry - l'officier qui avait falsifié les bordereaux permettant d'accuser Dreyfus - se place sous la protection de Drumont, auteur de La France juive et directeur du quotidien antisémite La libre parole. Le journal lance alors une souscription, appelée Monument Henry. 25 000 souscripteurs répondent à l'appel, chacun y allant de son commentaire. Georges Bensoussan analyse ces textes, la presse antisémite, et les archives de la police recensant ces appels à l'exclusion ou à l'extermination. Cette Idéologie du rejet explique comment, quarante et quelques années avant le régime de Vichy, des esprits anticipèrent et préparèrent la participation française au génocide perpétré par les nazis. En outre, bien des fantasmes d'alors, reportés aujourd'hui sur d'autres populations, sont encore d'une effarante actualité.

  • Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités, a assassiné entre cinq et six millions de Juifs européens dans le silence quasi complet du monde. Le temps lui a manqué pour détruire le peuple juif tout entier, comme elle l'avait décidé. Telle est la réalité brute du génocide juif, en hébreu : shoah.
    La décision de " faire disparaître " le peuple juif de la terre signait la spécificité d'une entreprise, unique à ce jour, de modifier la configuration même de l'humanité. En ce sens, depuis Auschwitz, au-delà du seul peuple juif, notre statut même d'être humain est en question.

  • Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités,
    a assassiné entre 5 et 6 millions de Juifs européens dans le silence quasi
    complet du monde. Telle est la réalité brute du génocide juif, la Shoah. La
    décision de « faire disparaître » le peuple juif de la terre signait la
    spécificité d'une entreprise voulant modifier la configuration de l'humanité
    en niant le statut même de personne humaine. Georges Bensoussan est professeur
    d'histoire et rédacteur en chef de la Revue d'histoire de la Shoah.

  • Comment, et in fine pourquoi, de très anciennes communautés juives ont-elles été déracinées en moins de 25 ans après la Seconde Guerre mondiale ? Georges Bensoussan explore les racines de l'exode, plus profondes que dans le seul conflit israéloarabe même si, en effet, il a retenti ici avec violence. Il s'agit d'analyser comment la modernité culturelle (l'alphabétisation des filles, le recul de l'âge du mariage, l'occidentalisation du nom, du costume et des moeurs) et " laïcisante " (avec la perte progressive du pouvoir des rabbins) a obligé à redéfinir les identités, d'expliciter les soubassements psychiques des conflits politiques, et de comprendre comment, depuis les années 1920, la naissance de l'anticolonialisme des Arabes a structuré le destin des minorités juives prises malgré elles dans le conflit colonisé-colonisateur.
    Alors qu'elles étaient, elles, triplement colonisées : par le maître musulman, l'arrivant européen et le judaïsme ashkénaze. La Seconde Guerre mondiale a mis en lumière les failles qui se dessinaient depuis trente ou quarante ans déjà... Elle a mis à nu la fragilité de la condition juive face au colonisateur. Partant, elle a souligné la " peur juive " sur la rive sud de la Méditerranée, une peur qui aboutira aux départs massifs des années 1940-50.

  • Trois millions de juifs assassinés en Pologne, deux millions en URSS, six millions de victimes en tout et des communautés entières rayées de la carte. La Shoah n'en finit pas de hanter notre mémoire. Comment peut-on aujourd'hui tenter de l'appréhender et d'en écrire l'histoire ? C'est à cette tâche que se sont attelés les auteurs de ce dictionnaire, à la lumière notamment des recherches les plus récentes, disponibles ici pour la première fois en français, en mettant l'accent sur l'Est de l'Europe. Dressant un bilan précis, analysant les processus de décision, les méthodes, le parcours des principaux bourreaux, mais aussi rendant vie aux victimes, à travers l'évocation de l'effervescence de la vie juive avant-guerre, ils nous permetttent de mieux cerner l'irréparable ampleur de la tragédie.

    Sur commande
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, 6 millions de Juifs furent assassinés. En France, près de 76 000 hommes, femmes et enfants furent déportés vers les camps de la mort, 2500 seulement en sont revenus.

    Or, dès la fin de la guerre, le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), créé en 1943, s'était donné pour mission de rassembler les documents relatifs à ce qu'on n'appelait pas encore la Shoah et au régime de Vichy. Il est aujourd'hui intégré au Mémorial de la Shoah à Paris, qui possède désormais 30 millions de documents d'archives et 90 000 photographies.

    Ce livre, sobre et émouvant, réalisé en partenariat avec le Mémorial, retrace à travers une centaine de ces documents, reproduits pour certains en fac-similés et pour la plupart jamais publiés, et de photographies, les contours de la Shoah en France, du premier Statut des Juifs à la rafle de Vél' d'Hiv, du fonctionnement de Drancy à l'organisation des convois de déportation jusqu'à l'enfer des camps et, pour une minorité de déportés, au difficile retour et au problème de la spoliation. De témoignages bouleversants de rescapés des camps, des textes documentés et une mise en perspective historique de Georges Bensoussan, responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, apporte un éclairage essentiel sur la condition des Juifs en France depuis les années 1920, la progression inexorable de l'antisémitisme et la mise en oeuvre implacable de la Solution finale.

    Sur commande
  • L´ouvrage Sport, corps et sociétés de masse, le projet d´un homme nouveau, met à disposition du grand public et des chercheurs, les communications présentées au colloque international organisé en novembre 2011 par le Mémorial de la Shoah et le Centre d´histoire de Sciences Po.  L´objectif était d´aborder, par un jeu de regards croisés, deux aspects de l´histoire des sociétés industrielles trop longtemps négligés par les chercheurs. D´une part, l´invention de politiques sportives par les régimes totalitaires et autoritaires européens ; d´autre part, l´émancipation et l´intégration des communautés juives dans les sociétés d´Europe et d´Amérique du Nord via le sport. Ces deux perspectives permettent tout d´abord de relire la place des exercices physiques gymnastiques ou sportifs dans l´invention de la modernité. Elles incitent également à revisiter l´importance du corps et de ses représentations dans les régimes totalitaires, sans sous-estimer la complexité de la formation de cet autre homme nouveau qu´est l´homo sportivus. À partir des Jeux de Berlin (1936), les deux histoires du sport autoritaire et totalitaire et du sport juif, deviennent indissociables tant les exercices corporels ont pu devenir un instrument d´exclusion, de persécution et d´anéantissement des Juifs, jusque dans les centres de mise à mort. Ils sont aussi demeurés un moyen d´émancipation, d´affirmation et de résistance, notamment sous le régime de Vichy et l´Occupation, sans toutefois que la question de l´épuration sportive ne soit véritablement posée à la Libération.  Cet ouvrage a été dirigé par Georges Bensoussan, responsable éditorial au Mémorial de la Shoah (Paris), Paul Dietschy, maître de conférences à l´université de Franche-Comté et chercheur au Centre d´histoire de Sciences Po (Paris) et au Laboratoire des sciences historiques (Besançon), Caroline François, coordinatrice d´expositions au Mémorial de la Shoah (Paris) et Hubert Strouk, coordinateur régional du Mémorial de la Shoah pour le sud de la France.

empty