Metailie

  • Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Vivant sous la yourte au sein d'une famille d'éleveurs de moutons, l'enfant découvre le monde à travers sa relation avec Arsilang son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. L'exotisme est ici total et actuel. Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens. Les enfants ont une place bien définie que vient troubler l'obligation de scolarisation imposée par le gouvernement communiste. Mais il y a toujours les vacances pour retrouver la grand-mère choisie et adoptée par l'enfant, pour jouer dans la montagne avec son chien et parcourir à cheval ces étendues sans fin où le galop sert aussi à mesurer l'espace et le temps. "Ciel Bleu est une oeuvre littéraire pleine de poésie, de silence, de foi. [...] Galsan Tschinag ne déverse pas ses souvenirs dans les désordres de l'émotion. Il les met en scène, les organise. Il nous dit le destin d'un peuple pris entre ciel et terre, entre nature et dieux : deux univers mystérieux, muets, injustes, puissants." Télérama

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  • Après de nombreuses années passées à sillonner le monde, Galsan Tschinag revient vers son peuple, les Touvas, des nomades du Haut-Altaï au nord de la Mongolie, pour y passer le soir de sa vie. Mais la situation est délicate, ses deux disciples chamans, ainsi que son peuple, ne sont pas d'accord sur le chemin à prendre pour affronter l'avenir. La vie nomade traditionnelle et le XXIe siècle se dressent face à face comme deux géants inconciliables.
    Pour apaiser les esprits, une caravane est envoyée au Lac Jaune où une colline sacrée doit être consacrée.
    La narration tisse des rêves et des souvenirs du narrateur qui passe sa vie en revue pour en retenir les moments les plus importants : scolarité pendant les années 50 staliniennes, études supérieures à Leipzig dans les années 60, la première rencontre avec le Dalaï Lama en 1981, et la réalisation de son souhait le plus cher : la grande caravane avec laquelle son peuple retourne en 1985 dans le Haut-Altaï pour reprendre le mode de vie traditionnel nomade.

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  • L'enfant élu

    Galsan Tschinag

    • Metailie
    • 21 Février 2008

    Au XVIIIe siècle, la Chine impériale décide d'annexer les territoires mongols occupés par les populations touvas. Elle se sert du bouddhisme et de l'installation de couvents pour ancrer sa domination et contrôler les tribus animistes du Haut Altaï.
    La chamane hurle sur la steppe son désespoir de n'avoir pas su sauver la jeune femme en couches. L'enfant né dans ces circonstances dramatiques, le petit Hyyin, est enlevé par de mystérieux étrangers dont toute la tribu pense que leur raffinement et leur richesse sont la preuve qu'il s'agit de dieux. Elevé en Chine, il est destiné à être un des instruments de l'annexion de la Mongolie. A 18 ans, le conseiller de l'Empereur le renvoie avec le titre de Prince chez les nomades, marié à une jeune Chinoise, elle aussi élevée pour son rôle, et accompagné d'une suite et de sa nourrice chinoise, qui va se révéler pleine de ressources et d'intuition politique.
    Le jeune prince est reconnu et accueilli chez lui comme l'enfant élu par le destin. Il retrouve ses origines et, faisant preuve d'une remarquable habileté politique, il va devenir le chef de la résistance à l'invasion chinoise. Au terme de l'aventure il aura fédéré les tribus, créé un contre-pouvoir religieux, connu un grand amour et séduit tous les lecteurs.
    Galsan Tschinag écrit un roman plein de vie et de finesse, avec des personnages attachants qui nous font pénétrer dans des psychologies et des analyses du monde déroutantes et très justes.
    Il nous raconte aussi la lutte d'un peuple pour ses traditions et sa survie.

  • Dans une yourte du pays touva, un petit garçon rêve de devenir chaman ; il sait que ce sera difficile, mais il sait aussi que c'est là sa voie.
    Son frère aîné, instituteur et marxiste convaincu, décide de mettre fin à ce rêve en emmenant l'enfant apprendre à lire et à écrire en mongol dans une école loin des siens. c'est le début d'un véritable cauchemar pour l'enfant, qui déclenche catastrophe sur catastrophe dans une société dont il ne comprend ni les règles, ni la langue. plus tard, devenu l'un des meilleurs élèves de l'école, il réussit à imposer ses réels dons de chaman.
    Galsan tschinag retrouve ici son héros et double de ciel bleu. avec une grande maîtrise du rythme de la narration et du suspens, il nous donne à voir les traumatismes culturels et l'imbécillité "civilisatrice" auxquels ont été soumises les tribus du haut altaï. captivé par le style à la fois lyrique et précis de l'auteur, qui s'affirme ici comme un grand romancier, le lecteur est initié au parcours du chaman qu'est devenu galsan tschinag.

  • Dshrukuwaa fréquente une école très éloignée géographiquement et culturellement de la steppe où vivent les Touvas, sa terre natale, celle de ses ancêtres. Il suit le Chemin du savoir qui le conduit dans les voies de l'éducation moderne, socialiste à la mode soviétique dans les années 60, et prétend détruire les traditions millénaires de son peuple. La foi en le Père -Ciel et en la Mère -Terre est considérée comme arriérée et réactionnaire, les chamans sont poursuivis. Le jeune Dshrukuwaa, qui se sent une vocation de chaman est déchiré entre tradition et modernité, réalisation de la liberté individuelle et responsabilité à l'égard de la famille, du clan, de la tradition.
    C'est dans ce contexte, auquel nous avait introduit Le Monde gris, que le jeune Dshrukuwaa grandit, fait ses premières expériences sexuelles et rencontre le grand amour.
    L'apport de Tschinag est encore plus nettement autobiographique que dans les romans précédents, car le modèle de Dshrukuwaa n'est autre que l'auteur lui-même à la croisée des chemins entre modernité et tradition, sentiment d'appartenance et désir du savoir.

  • Dans les tribus touva du Haut Altaï, la modernisation arrive, certains continuent à élever les moutons et les chevaux, à vivre dans les yourtes mais ceux que le maître d'école a emmenés à la ville ne retrouvent jamais leur place, ils se découvrent d'autres désirs, d'autres rêves.
    Dshuruguwaa revient chez les siens après une longue absence. Tout au long de vingt jours plus un, il redécouvre ce monde auquel il appartient, tout en ayant pris une certaine distance. Il nous introduit avec tendresse et truculence dans un univers où les valeurs sont celles des origines. Il raconte les " plaisirs et les jours " de la tribu familiale et nous fait retrouver le charme de Ciel bleu, son premier livre, " chant d'amour, guide spirituel, secret à partager avec ceux qu'émerveillent l'aube des peuples ".

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