• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans sa brièveté, ce livre est un long témoignage doublé d'un constat et d'un message. Le présent et l'avenir y sont d'abord concernés, ceux de l'homme et ceux de l'Église. Rempli de clarté, d'ouverture et de finesse, la foi en l'Église immortelle du Christ y domine comme facteur de vigueur, de justesse et d'équilibre. Il comprend deux parties : 1. Du pré-Concile au post-Concile. 2. L'Église et le chrétien « dans le monde de ce temps ». Postface : Vers l'avenir. Le Cardinal Garrone s'exprime aussi avec courage et originalité. Parfois il n'hésite point à désigner les précipitations ou lenteurs, voire les omissions de certaines phases du Concile, dont il est le chantre admirable. Son attention à l'après-Concile est également très vive. Il tire dès lors les meilleures leçons, pour le croyant et tout simplement pour l'homme d'aujourd'hui, du grand ébranlement conciliaire et de la stabilisation en cours. Un mot jaillit de son propos, qu'il résume presque : celui d'espérance comme vertu chrétienne. « Oui, l'Église a un avenir. Le monde a plus que jamais besoin d'elle. Quel sera l'avenir du monde ? Elle l'ignore quant à ses prochaines démarches, mais elle a les suprêmes promesses. Sans doute l'évolution modifiera son visage terrestre. Elle ne peut donc être pessimiste, et sans doute est-il vain d'attendre « des siècles d'or », mais demain comme hier il lui appartient de dire de quel côté est l'espérance. Le demi-siècle passé lui apporte par lui-même la certitude que Dieu la conduit. Elle peut y puiser de quoi servir le monde pendant le siècle qui vient. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il y a trois ans, Mgr Garrone, alors archevêque de Toulouse, confiait à cette collection - groupées sous le titre général : La religieuse, signe de Dieu dans le monde - toute une série de réflexions, primitivement destinées aux Religieuses de son diocèse. Ce petit volume obtint un très grand succès. Aussi, l'éditeur, se fondant sur les instances des Religieuses de France et de l'étranger, demanda-t-il à l'éminent auteur de bien vouloir continuer, en livrant à un plus vaste public ces précieux « petits mots », par lesquels il aidait ses Religieuses à faire leur récollection mensuelle. Entre-temps, Mgr Garrone était appelé par le Saint-Père à une haute fonction dans la Curie romaine. Ces nouvelles « méditations pour une action véritable » se trouvent ainsi présentées d'elles-mêmes, sans qu'il soit nécessaire de les commenter ici. Elles sont « dans le sillage des précédentes », nous dit l'auteur. Et aussi dans le sillage du Concile, comme le suggèrent à la fois leur titre et la place qu'a prise Mgr Garrone à Vatican II, notamment comme rapporteur de la Constitution pastorale sur l'Église dans le monde d'aujourd'hui. Dieu, le monde : double présence, double - et unique - fidélité.

  • L'idée de ce livre est née de la rencontre entre une préoccupation - qui mérite d'être aujourd'hui celle de tous, celle de la prière - et la lecture, dans les Homélies de Saint Jean Chrysostome sur Saint Matthieu, du texte admirable qu'on va lire aussitôt : c'est le Christ qui parle à l'homme. (...) Apprendre ou réapprendre la prière, n'est-ce pas, aujourd'hui, l'un des plus graves problèmes qui se posent à nous ? Il me semble que bien des questions théologiques se seraient présentées - et se présenteraient autrement -, que bien des catastrophes intellectuelles ou morales n'auraient jamais été, si la pensée de Dieu demeurait toujours en nous, dans un contexte de prière.

  • En novembre 1955, un petit bulletin Retraites, destiné à aider les Religieuses dans leur recollection mensuelle, prenait naissance à Toulouse. Vers cette même date, la ville de Toulouse se préparait pour une Mission générale, à laquelle les Religieuses devaient être étroitement associées : dans un feuillet joint au bulletin, l'archevêque - à la demande des Religieuses et à leur intention - commentait le thème mensuel de prière et de réflexion proposé au diocèse. Ce petit feuillet survécut à la Mission... et dépassa largement les limites du diocèse de Toulouse. On a souhaité voir ces pages rassemblées. Les voici donc, gardant leur libre allure, et la trace des événements ou des circonstances qui en fournirent le thème. Ce sont bien des méditations « pour une action véritable » qui, en mots toujours très simples, font réfléchir l'âme consacrée sur le sens divin de son action quotidienne, afin de lui permettre d'être « signe de Dieu dans le monde ».

  • Avoir le « goût du pain », cela signifie simplement vivre, pour l'âme comme pour le corps. « Perdre le goût du pain », cela, pour les bonnes gens, veut dire : mourir. La Parole et l'Eucharistie, ces « deux tables », comme on dit aujourd'hui volontiers, n'en font qu'une en réalité. Il n'y a qu'un seul « Pain vivant » et qui fasse « vivre pour toujours » (Jean, 6) : on ne peut refuser sous une espèce ce qu'on accepte sous l'autre, car l'une et l'autre sont nécessaires : « celui qui ne reçoit pas ma parole est déjà jugé » ; « celui qui ne mange pas ma chair... n'aura pas la vie en lui ». La dissociation qui s'opère sous nos yeux trop souvent entre la « prédication apostolique » et le « culte eucharistique » est une erreur funeste : elle divise le sacerdoce lui-même et le ruine, après avoir divisé le Christ. Quelle merveilleuse intelligence au contraire de la Parole de Dieu chez celui qui sait « goûter au don céleste » ! Quelle intelligence de l'Eucharistie chez celui qui « savoure la belle Parole de Dieu » ! (Hebr. 6, 4-5). De part et d'autre en effet c'est le même pain, le « pain unique » : Jésus-Christ. De tout cela on pourra juger sur un simple et pur exemple, celui d'une femme admirable dont l'enseignement est pour la première fois mis au jour.

empty