• L'épopée de Gilgamesh est le premier récit de l'humanité transcrit dans des mots. Cette légende sumérienne, conçue en Mésopotamie il y a plus de 5000 ans précède de loin la Bible et davantage encore
    L'Iliade. Cette épopée qui fonde le modèle même du héros épique en quête de gloire, est également une quête métaphysique qui nous confronte à des thèmes essentiels de l'existence : l'amour, l'amitié, le désespoir, le courage et l'errance.
    La retranscription poétique qu'en propose ici Gérard Chaliand illumine ce texte fondateur qui est le premier des chefs d'oeuvre de notre littérature-monde.

  • Ce livre retrace, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre de mutations d'ordre politique, stratégique, psychologique et démographique dont l'actualité ne peut rendre compte, à commencer par la transformation de la guérilla en guerre révolutionnaire ou la naissance d'un tiers-mondisme pulvérisant le mythe de la supériorité raciale. Dans le même temps, l'Union soviétique dépérissait devant les avancées américaines, tandis que l'Europe restait divisée sur le plan politique et impuissante sur le plan militaire. Ainsi, depuis la guerre américaine menée au Vietnam, l'auteur de ce livre n'a, pour l'essentiel, assisté qu'à une série de reculs occidentaux, ponctués par nombre d'échecs de tentatives révolutionnaires mal pensées et de guérillas mal organisées, dont il porte ici témoignage. Pour mieux comprendre cette séquence historique passionnante, matrice du XXIe siècle, Gérard Chaliand offre 50 ans d'expériences de terrain et de réflexions académiques, à travers des textes originaux et d'autres plus anciens, mais ici rassemblés dans une perspective de longue durée. « Gérard Chaliand jette un regard lucide et décapant sur les interventions militaires occidentales », Hubert Védrine.  

  • "Rien que la terre. Toute la terre. Gérard Chaliand est un nomade. Cavalier rapide plutôt que pressé, sans fin il parcourt la steppe ou la savane, la forêt ou le fjord, le cap Vert ou la Terre de Feu, New York ou Bamako, Kaboul ou Buenos Aires. Passion des lieux, des paysages, des villes - de leur beauté et leur diversité.
    Pourtant, c'est la passion pour la guerre qui l'aura fait le plus souvent bondir aux quatre coins de la planète. Il a la passion des lieux parce qu'il aime ce qu'en a fait l'oeuvre des hommes. Mais pour qu'une civilisation édifie, il faut qu'elle ait su être triomphante. Dans la guerre, par la lutte, avec du sang versé. C'est une des lois de ce monde - troublante, cruelle, absolument humaine - que Chaliand nous oblige à regarder lucidement.

    Il n'a rien de l'homme d'armée, soldat ou capitaine. Il aime en revanche l'odeur de la poudre, le départ des chevaux, les nuits sous la tente, l'art d'attaquer, le tranchant ou l'éclair des armes. Il aime les risques de la guerre parce qu'elle fait vivre intensément le lieu et l'instant. Partout, aujourd'hui autant qu'hier, se déroule un épisode de l'immémoriale aventure faite de batailles pour survivre, de combats contre l'oppression, de conflits pour affirmer un pouvoir. Des parties décisives ne cessent de se jouer entre les hommes et les terres, bouleversant l'histoire, bousculant la géographie, transformant le monde. Luttes sourdes, guerres mal déclarées, brasiers sous la cendre ou violents incendies. De la plus forte, la plus irrévocable des histoires humaines, Gérard Chaliand a voulu être le témoin, en dire le sens, la noblesse, la sauvagerie. [...]"
    Claude Burgelin.

  • Événement majeur de la découverte des Amériques, la conquête du Mexique, du Guatemala et du Pérou est ici reflétée comme dans un miroir à faces multiples par les récits croisés des Indiens survivants et des Espagnols conquérants. Avec le souffle d'un poème épique, ce livre restitue la stratégie des vainqueurs et le désastre des vaincus, à la lumière de la sensibilité et du savoir historique contemporains. La mutation de nos perceptions des conquistadores - héros devenus bourreaux  - n'empêche pas d'être encore surpris par l'audace et l'intelligence de ceux qui n'avaient d'autre alternative que la mort ou la victoire.
     
    «  Je trouve lucide et équilibrée votre appréciation sur les événements presque incroyables de Mexico et de Cuzco. Tous mes compliments.  » Jacques Soustelle
     
     
    Géopoliticien et poète, Gérard Chaliand a enseigné à l'ENA, à l'École de guerre ainsi qu'à Harvard, Berkeley et Singapour. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la guérilla, dont il a une connaissance de terrain sur trois continents, et au terrorisme.
     

  • Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire de la puissance américaine et de ses alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses. Conjuguant l'histoire, la géopolitique et l'observation du terrain, Gérard Chaliand rappelle quels étaient les ingrédients de la victoire - et donc les raisons actuelles de l'échec, notamment au Moyen-Orient. Voulons-nous vraiment gagner ces guerres ? À quel prix ? « Dans cet essai percutant, Gérard Chaliand jette un regard lucide et décapant sur les interventions militaires occidentales [...]. La profondeur historique de sa vision et la force de son analyse éclairent d'un jour nouveau l'imbroglio syrien. » Hubert Védrine. « Le livre-choc de Gérard Chaliand arrive à point nommé. Il appelle au sursaut immédiat : les peuples occidentaux ne sont pas condamnés à l'éternelle défaite ! » Général Vincent Desportes. Cet ouvrage a reçu le Prix du Livre des Géopoliques de Nantes (2016) Stratégiste, géopoliticien, Gérard Chaliand est un observateur engagé des conflits irréguliers sur quatre continents. Témoin de longue durée en Afghanistan, où il a enquêté dans diverses provinces, ainsi qu'en Irak, où il se rend régulièrement depuis 2000, notamment chez les Kurdes, y compris ceux de Syrie. Il a enseigné à l'ENA, à l'École de guerre ainsi qu'à Harvard, à Berkeley et à Singapour. Plus de vingt de ses livres sont traduits en anglais et dans une douzaine d'autres langues. 

  • Avec « Mythes révolutionnaires du tiers monde » publié en 1976, Gérard Chaliand, le premier, faisait un procès lucide du tiers-mondisme et du fossé entre projets révolutionnaires et réalités. Les textes ici publiés, dont certains inédits, s'échelonnent sur une dizaine d'années. Ils prolongent et parfois corrigent les thèses de Mythes révolutionnaires du tiers monde. Ni tiers-mondiste, ni défenseur d'un statu quo fondé sur l'inégalité, l'auteur rappelle que le tiers-mondisme fut d'abord un anticolonialisme. Il décrit le passage de la mentalité impériale à celle de la culpabilité et de la contre-offensive des Droits de l'homme. Repenser le tiers monde dresse un bilan sans polémique des évolutions contrastées des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine sur le plan de la démographie, de l'urbanisation, des réalités économiques et des idéologies. Enfin, ces textes situent un tiers monde complexe dans l'évolution globale de notre époque.

  • Hier mythe à la mode, le tiers mondisme est aujourd'hui contrebattu et dénoncé. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les mouvements de libération nationaux (Viêt Minh, F.L.N. algérien, etc.) profitent de l'affaiblissement de l'Europe et de l'esprit du temps, ils imposent l'indépendance du monde asiatique et africain. L'européocentrisme, naguère triomphant, est contesté et rejeté. C'est l'émergence de peuples conquis, dominés, qui furent longtemps cantonnés dans ce que le grand écrivain mexicain Octavio Paz a nommé les faubourgs de l'histoire : qu'il s'agisse de l'Égypte, de l'Inde, du Maghreb, de l'Angola, du Mozambique, et autres. Leur réapparition violente, en tant que sujets de l'histoire active, est une réalité majeure de notre temps. Il n'est pas possible de sous-estimer l'importance de la fin de la période coloniale, de la prise de conscience des rapports Nord-Sud et de la situation particulière des pays d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique latine (Chili, Bolivie, Brésil, etc.). Désormais, le reflux de l'idéologie tiers-mondiste est à peu près total. Ce phénomène est dû à une conjonction de facteurs : fin de l'illusion lyrique (Algérie, Cuba, Palestiniens, etc.) ; émergence d'États dont la nature est tyrannique ou totalitaire (Ouganda, Guinée, Cambodge de Pol Pot, Iran de Khomeny) ; oppression de minorités (Kurdes, comme hier Arméniens, etc.) ; développement économique médiocre, et réalités politiques aux antipodes le plus souvent des déclarations de principe. Ce reflux est aussi dû à une meilleure appréciation du totalitarisme soviétique, et de l'échec de l'utopie chinoise. Il est dû, enfin, aux conséquences multiples de la crise économique, et du renforcement de la puissance militaire de l'U.R.S.S. et de l'opposition qu'elle suscite (Afghanistan, Pologne, etc.). Le présent ouvrage évalue, pour la première fois, ces thèmes sans manichéisme et regroupe (dans une seconde partie) une série de textes, de 1965 à nos jours, qui retracent un itinéraire et une époque à travers le tiers monde.

  • Peut-on encore vivre l'aventure aujourd'hui, alors que le monde entier a été exploré ? Et comment justifier la prise de risque qu'elle nécessite dans une société où le principe de précaution et la recherche de la sécurité dominent ?
    Dans cette courte apologie de l'esprit d'aventure, " école de courage " qui " implique la recherche de l'imprévu, du risque, de l'inconnu ", Gérard Chaliand le réaffirme haut et fort : oui, il faut jouer avec le feu. Un texte à méditer.

  • Ils font parfois la une des journaux, comme s'ils n'avaient d'existence que sporadique. Pourtant, ils sont aujourd'hui plus de quinze millions, que les grandes puissances ont, à de nombreuses reprises au cours de ce siècle, arbitrairement divisés entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Réduit à n'être partout qu'une minorité nationale, le peuple kurde se voit dénier le droit à l'identité et à la pratique de sa langue, quand il n'est pas, comme en Irak, déporté loin du Kurdistan pétrolifère. Plus qu'un tableau d'ensemble, ce bel ouvrage est, d'abord, l'histoire d'une nation qui refuse de mourir assassinée.

  • Grand spécialiste contemporain de la guerre révolutionnaire, Gérard Chaliand nous entraîne avec lui du Viêt Nam à l'Angola, de l'Érythrée à l'Afghanistan, de l'Amérique centrale aux Philippines : nous croisons là une génération de guérillas, et réfléchissons sur les engagements que chacun y a pris.

  • Ce livre est le résultat d'une enquête effectuée en octobre-novembre 1967 dans les villages de plusieurs provinces du Delta du Fleuve Rouge (ex-Tonkin), région la plus peuplée de la R.D.V. Précédée d'une étude historique qui rappelle les données sociales spécifiques du Vietnam, cette enquête sociologique et économique constitue le document le plus complet sur le peuple vietnamien à l'heure de l'escalade. Elle ne s'y limite pas et c'est, de l'intérieur, depuis la période coloniale, à travers la Première résistance, la Réforme agraire, les réalisations de l'Indépendance, la collectivisation et l'escalade, l'histoire de la R.D.V., telle que l'ont vécue les paysans vietnamiens et les cadres du Parti et de l'État en contact avec la base.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Gérard Chaliand a traversé le XXe siècle en homme libre et en nomade, souvent au plus près des zones de conflit. Le récit de son existence est un chant d'amour à la beauté du monde.

    Étranger en Algérie. Novembre 1952. Un jeune homme de dix-huit ans à peine débarque à Alger - seul et en quête de lui-même. Il a laissé derrière lui Paris et sa famille, sans un mot et sans un regret. Ici, de l'autre côté de la Méditerranée, il ne connaît personne et doit se débrouiller comme il peut, non seulement pour subsister mais encore pour survivre. Dans deux ans exactement, une guerre longue et douloureuse éclatera. Entre-temps, Gérard Chaliand aura regagné la France. En tant que jeune Français, il lui sera alors demandé d'aller combattre ces Algériens avec lesquels il vient de fraterniser.
    Les années de formation. Avec le romantisme de ses vingt ans, Gérard Chaliand songe que la vie est courte et qu'il faut y croquer à pleines dents. Tout en exerçant divers petits boulots, le jeune homme étanche sa soif de connaissances à Langues O', où il noue des amitiés durables et découvre l'amour. Fou de littérature, il publie également plusieurs recueils de poésie salués par André Breton et reçoit les encouragements de Jean-Paul Sartre pour son adaptation théâtrale de l'histoire du soldat Slovik, cet Américain condamné à mort pour désertion durant la Seconde Guerre mondiale, et qui fut le seul dont on exécuta la sentence.
    L'appel du monde. Son engagement anticolonialiste au sein de Partisans, revue dont il est l'un des fondateurs au moment de la guerre d'Algérie, puis de Révolution africaine, joint à sa curiosité insatiable conduisent naturellement Gérard Chaliand à vouloir comprendre le monde à partir du terrain. De l'Afrique à l'Amérique latine, du Moyen-Orient à l'Asie orientale, il sillonne inlassablement le globe, croisant, au hasard des rencontres, Amilcar Cabral, Che Guevara ou Yasser Arafat. Acteur de la guérilla avant d'en devenir théoricien, il est aujourd'hui l'un des plus éminents spécialistes des problèmes politiques et stratégiques du monde contemporain.

  • Los Angeles s'appelle familièrement L.A. Deuxième ville des États-Unis après New York ; de vingt mille habitants il y a un siècle, cette ville champignon est aujourd'hui une agglomération avoisinant les quatorze millions. Mégapolis s'étendant sur une centaine de kilomètres, cité la plus cosmopolite du monde (elle compte 55 pour cent de « non-Blancs ») et préfigure, à cet égard, le destin des grandes villes de l'hémisphère nord. Tous les changements y sont plus rapides qu'ailleurs. Désormais pôle culturel, sa modernité hétéroclite demande à être apprivoisée car elle demeure la ville la plus étrangère du monde pour la plupart des visiteurs. Los Angeles est à la fois un mythe en formation et un défi.

  • Dans un monde fondé sur les droits des Etats et, en principe, sur les droits de l'Homme, les groupes, lorsqu'ils sont minoritaires, n'ont guère de droits en tant que tels, sauf dans les démocraties.
    Jadis essentiellement perçues sous l'angle religieux, les minorités à l'âge de l'Etat-nation sont aujourd'hui prises en compte, au moins dans les déclarations, du point de vue ethnique, linguistique ou religieux.
    Le présent ouvrage entend examiner les conditions politiques et juridiques des minorités dans le monde contemporain ainsi que les différentes conceptions que se font de celles-ci la Chine, l'Islam ou l'URSS; sans oublier également l'ethnocide et le génocide, solutions extrêmes au problème des minorités, la condition diasporique, et plus spécifiquement le problème des minorités en France.
    /> Synthèse autant que témoignage, l'ouvrage est une contribution à la définition des droits des minorités et une première réponse à ces problèmes complexes dans des situations si diverses.
    Cet ouvrage collectif a été élaboré par le Groupement pour les droits des minorités, sous la direction de Gérard Chaliand.

  • Lorsqu'en 1975 les troupes cubaines, appuyées par la logistique soviétique, interviennent en Angola, les données stratégiques basculent en Afrique : autrefois chasse gardée des États occidentaux, le continent devient l'un des tout premiers enjeux de la confrontation entre les puissances industrielles. Et en Afrique australe, dans la Corne orientale, au Sahara occidental, les conflits se font plus âpres. Que se passe-t-il en Afrique ? Les informations ne manquent pas, qui signalent ici un nouveau coup d'État, là une intervention de militaires étrangers, ailleurs le déclenchement d'une guerre civile ou la destitution d'un tyran sanguinaire. Les alliances se nouent et se dénouent, la logique froide des États défie les idéologies. Les événements se bousculent sans que l'on parvienne toujours à en saisir la cohérence. Les clefs permettant de décoder ces informations fragmentées et de saisir le sens des événements existent pourtant. Gérard Chaliand nous les livre ici. Son approche, en termes de géostratégie, éclaire un tableau synthétique et lucide de la situation sur le continent, et dégage les lignes de force qui feront l'Afrique de demain.

  • Au printemps 1991, à la fin de la guerre du Golfe, l'exode jetait sur les routes des centaines de milliers de Kurdes qui échappaient ainsi aux soldats de Saddam Hussein. Une fois de plus, le malheur s'abattait sur le peuple kurde. Assimilation forcée, répression, massacres, transferts de population, état de siège ; depuis les lendemains de la Première Guerre mondiale, l'histoire kurde est celle du déchirement et de la souffrance. Écartelés entre l'Iran, l'Irak et la Turquie où il n'ont pas d'existence officielle, les Kurdes n'ont ni frontières ni État. L'identité kurde, pourtant façonnée par l'histoire et la culture, existe bien. En cette fin de siècle, les droits des minorités nationales se posent avec une vigueur nouvelle. L'Institut de recherche des Nations unies pour le développement social, sensible à cette évolution, a demandé à Gérard Chaliand un rapport sur la situation des Kurdes au Moyen-Orient. Le Malheur kurde est issu de cette enquête. Il présente un bilan historique, social et économique, étayé par une connaissance intime du terrain et des hommes. Gérard Chaliand, qui depuis trente ans s'est rendu maintes fois dans cette région du monde, est en effet un des meilleurs experts mondiaux du problème kurde. Son livre est une référence pour tous ceux qui, après les images du malheur entrevues le soir sur le petit écran, veulent savoir et comprendre. Expert en questions stratégiques, auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, spécialiste des minorités nationales, Gérard Chaliand a dirigé l'ouvrage Les Kurdes et le Kurdistan (1977).

  • Il a été fait depuis plusieurs années, en Algérie comme dans toute l'Afrique, un grand usage du mot « socialisme ». Tout au long de la guerre de libération, le FLN avait affirmé qu'il entendait construire un socialisme algérien. En prenant le pouvoir après les accords d'Evian A. Ben Bella a ouvertement annoncé son intention d'entrer dans cette voie. En deux ans, des mesures très importantes ont été prises : En 1963 les « décrets de mars » ont institué l'autogestion ouvrière et paysanne ; un « secteur socialiste » a été ouvert ; la Réforme agraire a été lancée. Cela est-il suffisant pour déclarer l'Algérie « socialiste » ? Voici donc un premier bilan : Y a-t-il déjà participation des masses algériennes à la gestion du pays et à l'activité politique ? L'appareil d'Etat est-il démocratiquement contrôlé par le peuple algérien ? Le Parti unique, le FLN, a-t-il une vie réelle ? Le socialisme en question est-il compatible avec la coopération telle qu'elle est pratiquée, et la permanence des grandes sociétés européennes sur le sol algérien ? Gérard Chaliand, qui participa à la création de l'hebdomadaire algérien Révolution africaine dont il fut plus d'un an le rédacteur en chef adjoint, et qui est l'auteur d'études sur les problèmes politiques des pays sous-développés (notamment dans la revue Partisans) répond clairement à ces questions, au-delà de toute polémique.

  • Comment, hors d'Europe, les empires se sont-ils construits ? Quelle est la part, dans les victoires ou les défaites enregistrées, des hommes, de la stratégie, de l'armement ? Quel rôle, en particulier, les nomades et leurs héritiers ont-ils joué ? Homme de terrain spécialiste des conflits, Gérard Chaliand présente ici un panorama inédit des principales cultures stratégiques qui ont marqué le continent eurasiatique des origines à nos jours. De la Turquie à la Chine en passant par l'Iran et la Mongolie, il décrit la culture militaire et les traditions martiales, trop longtemps méconnues, des grands empires non occidentaux. Une somme qui est le fruit de quinze années de recherche et de travaux. Une mine de renseignements pour mieux comprendre l'origine et la nature des crises et des conflits qui affectent l'ordre mondial aujourd'hui. Spécialisé dans les questions de stratégie et les conflits irréguliers, Gérard Chaliand est l'auteur de nombreux ouvrages dont l'Anthologie mondiale de la stratégie et L'Atlas stratégique (avec Jean-Pierre Rageau) ainsi que l'Atlas des diasporas et L'Héritage occidental (avec Sophie Mousset).

  • Une géopolitique des empires à travers six mille ans d'histoire n'avait jamais été tentée. C'est ce que réalise cet ouvrage, depuis le premier empire (celui de Sargon, en Mésopotamie) jusqu'à l'effondrement du dernier, l'Union soviétique.
    Forts de cette appréciation du temps long, les auteurs invitent à appréhender le monde de demain, celui qui suivra la crise majeure que nous traversons.
    Comment l'industrialisation, l'urbanisation et la réduction de l'espace-temps bouleversent les équilibres, quel rôle primordial joue la géographie dans l'histoire ? Quelle place les différentes nations occuperont dans le monde ? Faut-il croire à un amenuisement décisif du rôle des États ? Quel type de confrontation les États-Unis et la Chine vont-ils exercer étant donné leurs intérêts d'États, et leur souci de conserver ou de restaurer leur imperium ?...

    « Une nouvelle fois, Gérard Chaliand nous propose une mise en perspective brillante et éclairante de l'aventure humaine - la chronologie des empires de l'Antiquité à nos jours -, qui permet de corriger le court-termisme contemporain, et de remédier à la confusion des esprits et à la perte des repères historiques et géographiques. »
    Hubert Védrine

  • Finalement, la domination absolue de l'Occident, européen puis américain, n'aura duré que deux siècles. Un nouvel ordre du monde s'élabore sous nos yeux, dont la crise actuelle, jointe à l'essor de l'Asie, révèle les traits. Mais contrairement à certaines idées reçues, la période que nous traversons n'a pas commencé avec la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. Elle trouve sa source dix ans plus tôt, en 1979, quand surviennent la révolution khomeyniste, le deuxième choc pétrolier et le grand tournant initié par le dirigeant chinois Deng Xiaoping.
    Deux facteurs majeurs expliquent la recomposition géopolitique actuelle : l'évolution de la démographie globale, qui voit l'Occident reculer par rapport au reste de la planète, et la mondialisation de l'économie, qui voit les pays dits émergents accéder aux premiers rangs. En analysant le parcours et les évolutions des grandes puissances, ce livre propose deux dimensions de lecture du monde contemporain, l'une dynamique, l'autre analytique. D'une part, un récit, vif et informé, des grands événements qui façonnent notre globe et déterminent son avenir ; d'autre part, une approche plus synthétique de la nouvelle puissance, la Chine. C'est dans la conjugaison de ces deux axes que se dessinent les contours du monde de demain.
    Gérard Chaliand, éminent spécialiste des conflits internationaux, est l'auteur d'une vingtaine d'études de géopolitique. Michel Jan, sinologue réputé, membre du groupe de réflexion Asie 21 auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la Chine et sur l'Asie centrale dont La grande muraille de Chine (Imprimerie Nationale, 2000), a écrit les chapitres consacrés à la Chine.

  • Avec l'irruption inattendue des combattants de Daech (ou État islamique) dans le Nord de l'Irak, la chute de Mossoul et le long siège de Kobané, en Syrie, la question kurde est revenue sous les feux de l'actualité internationale depuis l'été 2014. Les Kurdes, sunnites à 80 %, sont alors apparus comme une des rares forces régionales déterminée à combattre le djihadisme. Mais, divisés entre mouvements concurrents (PDK, UPK, PKK, etc.) et entre l'Irak, la Syrie, la Turquie et l'Iran, leurs voix contradictoires restent difficiles à déchiffrer.
    Dans cet ouvrage synthétique et éclairant, les auteurs, qui ont régulièrement séjourné au Kurdistan d'Irak depuis une quinzaine d'années et connaissent l'ensemble des États de l'espace kurde, interrogent les sources de ce nationalisme très particulier, qui a vu les Kurdes lutter pour la reconnaissance de leur identité, voire de leur indépendance. Ils permettent ainsi de saisir les tenants et les aboutissants d'une question kurde désormais posée au cœur du brasier moyen-oriental.
    Gérard Chaliand, spécialiste des conflits internationaux particulièrement engagé aux côtés de la communauté kurde, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages de géopolitique parmi lesquels Vers un nouvel ordre du monde (avec Michel Jan, Points Essais, n° 746). Sophie Mousset est écrivain et photographe.

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