• De nos jours, les crispations identitaires et la crainte d'une perte de soi de la communauté nationale engendrent des peurs qui favorisent le rejet de l'autre, du différent. Dans ce contexte, l'image de l'Arabe ou du musulman apparaît comme la nouvelle cause des inquiétudes. Une distance critique devient nécessaire pour questionner en profondeur ces représentations que, déjà, la littérature et l'iconographie occidentales ont contribué à véhiculer.

    Voilà pourquoi il est important de faire découvrir au lecteur français la figure d'Edward W. Said (1935-2003), intellectuel d'envergure, qui malgré sa grande notoriété aux États-Unis, dans les pays anglo-saxons, germaniques ou nordiques, demeure trop peu connu en France. Cet écrivain américain d'origine palestinienne, homme du métissage et de l'exil, décrit dans son oeuvre la façon dont les savants et les écrivains occidentaux ont construit l'image d'un Orient mythique et obscur, ou, plus précisément, une antithèse de la raison éclairée des Lumières, propre à justifier la colonisation. L'auteur du célèbre ouvrage « L'Orientalisme » (1978) souligne la dimension idéologique de ce regard et donne la source des préjugés antiarabes du monde occidental.

    Ce premier ouvrage en langue française sur l'oeuvre du père fondateur de la pensée postcoloniale nous aide à comprendre d'où viennent les craintes qui traversent nos sociétés occidentales et redonne sens à un humanisme radical, soucieux de former des citoyens critiques et responsables.

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  • Souffrance au travail, fracture numérique, crise identitaire, urgence climatique, fins de mois difficiles... Les raisons de l'exaspération actuelle ne manquent pas.
    Dans ce contexte, certains individus ou groupes expriment alors de vives colères et s'efforcent de s'organiser. Mais d'autres au contraire, paralysés par un sentiment d'impuissance, au mieux s'accommodent de cette réalité anxiogène, au pire s'enfoncent dans le ressentiment.

    Qu'est-ce que ces différentes attitudes révèlent de notre situation sociale ?
    Qu'expriment-elles, en creux, de ce que les gens aimeraient voir émerger comme formes de vie plus acceptables ?
    À partir de quels critères est-on en droit d'affirmer le caractère inacceptable d'une situation et à quel moment le mécontentement se révèle-t-il, au contraire, problématique ?
    Quelles ressources convient-il de mobiliser pour entrer dans une dynamique de participation démocratique propre à dépasser le sentiment d'insatisfaction permanente ?

    Tels se présentent les défis à la fois éthiques et politiques que doit relever, selon l'auteur, notre pays.

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  • Une trompeuse absence

    Fred Poché

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  • Un regard sur l'histoire récente, comme les guerres mondiales, le nazisme et le stalinisme, ou sur notre actualité internationale pourrait aisément nous faire plonger dans la fatalité.
    Il s'agit pourtant, ici, tout au contraire, de renouer avec une philosophie de l'engagement. En repartant plus particulièrement de cette tumeur totalitaire que fut l'extermination des Juifs par le nazisme, l'ouvrage essaie de saisir les mécanismes qui amènent l'homme à sombrer dans l'inhumain. A l'aide de la philosophe Hannah Arendt, qui fut l'une des premières à penser le mal politique extrême après "la catastrophe allemande", l'auteur souligne l'urgence de s'interroger sur notre façon de vivre en hommes et femmes responsables, soucieux de préserver la démocratie.
    Aussi, est-ce la question du "vivre ensemble" dans notre société qui traverse cet ouvrage. Rompant avec une "culture de spectateur", cet essai renvoie chacun à une question éthique : qu'en est-il de ma responsabilité dans mes relations de proximité ou au sein de l'espace social ? Le deuxième personnage essentiel de cet ouvrage, Emmanuel Lévinas, est un philosophe juif de son siècle. Profondément sensible à la vie des hommes, l'ombre du nazisme reste omniprésente dans sa pensée.
    Aussi, interroge-t-il chaque individu au coeur même de son existence : qu'en est-il de mon rapport à l'autre ? On ne ressort pas indemne d'une philosophie qui se tient à contre-courant des idéologies de la compétition. Il s'agit, tout au contraire, de donner d'une façon radicale la priorité à l'autre, y compris celui que je ne connais pas et qui pourtant me concerne (le tiers). Aussi, Lévinas pose-t-il, à tout être humain le questionnement suivant : quand suis-je vraiment moi-même ? Cet éveil à la pensée d'Hannah Arendt et à celle d'Emmanuel Lévinas, permettra au lycéen, à l'étudiant, ou à l'adulte en recherche, de réfléchir sur le totalitarisme, non dans le but de ressasser la mémoire, mais afin de mieux penser la citoyenneté dans le concret de l'existence.

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  • La fragilité s'impose aujourd'hui comme une évidence. Dans tous les domaines de la société, chacun doit se montrer performant et répondre aux exigences de la compétitivité. Le développement continuel des nouvelles technologies, l'accélération de la vie quotidienne et la précarisation des sociétés hantent nos existences. L'inquiétude pour l'avenir entraîne les plus malmenés vers les jeux d'argent ou la prise de médicaments.
    Le développement des diverses formes d'addiction (alcool, drogues, écrans...) apparaît alors comme le symptôme d'un monde qui perd la question du sens du "vivre ensemble" et détruit progressivement la saveur de la vie. Un tel processus, perçu par certains comme inéluctable, laisse sur les marges ceux qui ne parviennent plus à suivre et à s'adapter. Dans un tel contexte : A-t-on encore le droit d'être fragile ? Il devient urgent de changer notre regard et nos manières de vivre.
    Car il existe une "fragilité de la force", celle de l'autosuffisance qui pense que l'on peut se construire tout seul, sans les autres ; et que l'existence se passe en jouant des coudes. A l'inverse, il existe une force au coeur de la fragilité ; une force qui trouve sa source et son chemin dans le geste d'attention à l'autre ; une force qui se manifeste dans l'expérience de la solidarité. L'extrême vulnérabilité que nous vivons n'est pas un destin, mais un passage qui doit nous obliger à repenser notre société.

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  • Portée par le dynamisme de la globalisation, notre époque laisse émerger des innovations impressionnantes et de riches potentialités. Cependant, les profondes mutations sociétales qui se déploient à une vitesse vertigineuse conduisent de nombreux individus à se sentir dépassés, perdus et habités par un sentiment permanent d'insécurité. Sans boussole pour se diriger, secoués par un océan de repères brouillés, ils se cognent, alors, aux récifs d'un monde dur, devenu souvent incompréhensible.
    Dans ce contexte, les plus vulnérables, parmi eux, vivent une mise à l'écart dans l'indifférence ou le mépris. Un sentiment d'impuissance et des logiques de fatalité taraudent leur existence. Dans ce livre, l'auteur propose de questionner les représentations spontanées, habitées par l'" individualisme grégaire en insistant sur la solidarité avec celles et ceux qui se trouvent à la périphérie. Il ancre son propos dans une philosophie sociale attachée aux réalités concrètes et attentives à trois figures fondamentales des oubliés " : les marges, les subalternes et les minoritaires.
    Promouvoir une société avec et pour les oubliés demande de saisir, derrière les apparences, les compétences et les savoir-faire niés ou inexplorés. Loin des discours désenchantés, cet ouvrage montre qu'il existe des leviers pour repenser notre société. Il explore les possibles et laboure le champ sociétal en bousculant le caractère aliénant de certaines formes de normativité. La politique se voit ainsi réinterrogée à partir de ressorts éthiques et anthropologiques constamment centrés sur ceux que l'on juge peu rentables au regard de la compétition généralisée.
    Au-delà d'un véritable diagnostic du présent, l'auteur suggère des pistes pour une réelle transformation sociale.

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  • Comment vivre, et vivre bien, par-delà les embûches de la vie ? Car nos histoires traversent un jour ou l'autre des blessures : douleur, traumatisme, chagrin d'amour, perte ou sentiment d'inutilité.
    Peut-on traverser l'échec sans céder au découragement ? En parlant d'un Dieu qui échoue sur une croix, la tradition chrétienne provoque, pour sa part, à rester attentif, au sein de la nuit, au surgissement d'un chemin. Elle aide ainsi à rompre avec la fatalité. Nous voici invités à mieux vivre avec nos propres échecs et à inventer une manière féconde d'être avec des personnes en grande détresse sociale, physique ou psychique; afin de " réenchanter " ceux qui, justement, comme job dans l'Ancien Testament, vivent de façon radicale un terrible drame.
    De plus, certaines situations difficiles invitent à réinterroger les images contemporaines de la réussite. Ainsi, l'échec traversé, dénoué, déplace nos représentations du bonheur. A travers les déchirures de l'existence, voici qu'un avenir est offert. Celui d'une vie " réussie " où une place est donnée au consentement à la fragilité et à l'amour.

  • Qu'est-ce que l'on attend lorsque l'on se plaint ? comment la plainte peut être transformée quand elle est partagée, reçue, accueillie ? oú est la frontière entre l'oubli et le souci de soi ? comment placer ce souci de soi par rapport à autrui, au monde ? comment la parole agit-elle, libère-t-elle de l'oppression ? une plainte triste et impuissante émane de nos temps bouleversés.
    Nous assistons, aujourd'hui, à une psychologisation du social qui évacue la nécessaire analyse de ce qui produit tant de souffrances chez les plus fragiles. or, notre volonté de vivre une solidarité avec ceux que des blessures intimes et sociales enferment dans la fatalité incite à une réflexion constante sur la normativité qui habite nos regards et nos actes. il convient donc de regarder les possibilités d'une sortie de la plainte afin qu'émergent des individus réellement acteurs de leur existence et soucieux du bien commun.
    Une telle démarche appelle une éthique du souci de soi, une analyse des contextes anxiogènes, une réflexion sur les types de parole à promouvoir et une véritable " esthétique de la solidarité " : un ensemble d'outils conceptuels pour apprendre à regarder ce qui, malgré les souffrances sociales et les misères de toutes sortes, se manifeste comme expérience de libération, comme beauté existentielle au coeur des réalités sociales.
    Illustré d'exemples simples, parlants, tirés de la vie quotidienne ou de la littérature, l'ouvrage de fred poché aborde de manière féconde des questions complexes et sensibles aux confluences de la philosophie, de l'éthique et de la politique que notre société de plus en plus inégalitaire ne pourra éluder.

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  • A une époque oú chacun se voit sommé de réussir et d'être performant, peut-être n'a-t-on jamais autant parlé de mal-être et de souffrance sociale.
    Naguère, les individus se regroupaient sans doute plus spontanément de façon collective pour combattre l'" oppression " ou l'" exploitation " ; ils inscrivaient leur souffrance dans une communauté humaine. aujourd'hui, beaucoup de nos contemporains consultent, individuellement, le corps médical ou des psychologues. les plus fragilisés par les logiques économiques actuelles et la pression sociale éprouvent un surcroît de tension.
    Ils ne trouvent plus d'espaces de reconnaissance et souffrent de voir sur l'écran de télévision l'argent s'étaler, les richesses déborder ; alors que leur quotidien devient de plus en plus précaire. une culture du ressentiment se développe. elle fragilise nos démocraties. comment permettre, alors, à chacun de trouver sa place ? comme retrouver le sens du mot " société " ? de quelle manière agir face à l'inquiétante montée des inégalités sociales ? qu'est-ce qui peut nous faire passer dune solitude habitée par la crainte d'autrui à la solidarité active et non-violente ? comment résister à la tentation " sécuritaire " tout en se sentant en " sécurité " ? en électronique, la résistance est un conducteur dans lequel toute l'énergie électrique est transformée en chaleur.
    Transposée dans le domaine social, la résistance doit être comprise, dans ce livre, comme l'énergie sociale qui se manifeste, en puissance ou en acte, sous la forme d'une solidarité joyeuse et d'une espérance vécue. face à la froideur des logiques d'exclusion et des courses au profit, la résistance met en mouvement des forces, parfois insoupçonnées, en stimulant la production de chaleur humaine. il convient alors, plus que jamais, de l'organiser.

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  • Aborder sous un angle philosophique la question de la dignité à partir du problème de l'exclusion, tel est l'objectif de cet ouvrage.
    Alors que beaucoup d'études se focalisent sur le problème du travail, l'auteur choisit d'orienter sa recherche sur la communication et l'accès à la culture. Il souligne ainsi la nécessité de prendre en compte les divers espaces relationnels (intime, interpersonnel, social) dans lesquels vit l'individu. Dans une société de l'image qui ar la médiation de la télévision, véhicule des représentations simplistes et parfois mensongères du bonheur, le philosophe souligne la nécessité de prendre du recul et d'analyser les imaginaires sociaux véhiculés par le petit écran.
    Loin d'en rester à un simple constat, il donne des clés pour mieux comprendre ce monde de l'image et suggère des pistes pour (ré)agir. L'auteur souligne également l'importance de l'accès aux oeuvres de la culture afin de permettre aux plus défavorisés de développer leur esprit critique. Par ailleurs, face à une déstructuration de la relation à soi-même et à l'autre qui marque certaines personnes, on évoque parfois la nécessité de redire la Loi, de réaffirmer les règles, de s'appuyer sur des valeurs humanisantes.
    Toutefois, la reconstruction de la dignité peut-elle se limiter à la simple transmission de valeurs ou de repères, dans une société de surcroît profondément marquée par les inégalités sociales ? Ne conviendrait-il pas de promouvoir des lieux permettant, notamment aux jeunes de milieu populaire, de retrouver, avec d'autres, le sens du " vivre ensemble ", de l'action contre l'injustice et de l'appartenance à Un " monde commun " ? En proposant une véritable éthique de la parole, le philosophe suggère des pistes permettant de développer une nouvelle façon d'agir pour la reconstruction de la dignité.

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  • Où trouver des ressources fécondes pour continuer à lutter contre l'injustice et l'oppression après la fin des philosophies de l'histoire ? Dans quel sens mener le combat pour la dignité de la personne à l'heure des grandes incertitudes idéologiques ? Que convient-il de valoriser pour avancer vers une société réellement démocratique qui laisse pleinement sa place au plus grand nombre, avec une attention particulière aux plus défavorisés ? Faut-il prolonger ou rompre le geste conceptuel de la pensée occidentale ? Certains philosophes contemporains opèrent une rupture avec la tradition métaphysique qui s'interrogeait sur l'être, ainsi qu'avec les modernes centrés sur la conscience, afin de repartir du langage, du paradigme communicationnel.
    Le présent ouvrage s'ouvre avec la valorisation de ce détour langagier de la philosophie. Cependant, même lorsqu'il se trouve radicalisé sous la forme d'une " dialogique transcendantale ", ce courant de pensée semble continuer un geste théorique qui le rattache au libéralisme politique. Or, il s'agit ici de se séparer radicalement de cette tradition philosophique. L'auteur s'efforce ainsi de penser l'aventure démocratie en maintenant comme référence première la concrétude existentielle du sujet avec son arrimage contextuel.
    Une " anthropologie de contextualité ", réhabilitant l'" espace " et le " social-historique ", se dessine, laissant la place à une certaine forme d'" hétéronomie subversive ". La réflexion éthique développée dans ce livre prépare la voie à une pensée du politique qui s'efforce de réfléchir non plus " pour ", mais " à partir de " et " avec " les oubliés de la mondialisation néo-libérale. Se déploient alors les prémisses d'une " politique de la fragilité ".

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  • Sur fond de violences ou de peurs sclérosantes, la question du rapport à la différence culturelle taraude nos sociétés. La mondialisation ne produit pas seulement une nouvelle situation économique. Elle laisse émerger une mutation anthropologique sans précédent qui engendre certes, des croisements féconds, mais aussi des inquiétudes, des crispations identitaires, voire des phénomènes de rejets particulièrement préoccupants. L'idée que le citoyen se faisait, naguère, de sa société, avec un « récit national » plutôt consensuel, se trouve progressivement bouleversée. Le mythe républicaniste de la nation homogène s'efface. Il laisse apparaître un sentiment de perte d'identité qui engendre parfois des positions racistes implicites ou clairement exprimées.
    En ces temps bouleversés, bon nombre d'individus peinent à trouver leur place. Les uns ne reconnaissent plus le pays de leur enfance tant les métamorphoses s'avèrent importantes, les autres, immigrés ou héritiers de l'immigration, se sentent toujours à la marge, marqués du sceau de l'étrangeté et traversés par les mémoires blessées de la colonisation. « On ne sait jamais ce que le passé nous réserve », disait Françoise Sagan ; or quand justement ce passé ressurgit dans le présent sous la forme d'un mal-être persistant, voire de révoltes désespérées, il devient nécessaire d'appréhender la situation contemporaine en prenant au sérieux son épaisseur historique.
    Si l'on devait appliquer les postulats de la théorie postcoloniale à la France, souligne Achille Mbembe, on dirait que depuis la traite des esclaves et la colonisation, il n'y a pas d'identité française ou de lieux français de mémoire qui n'englobent de façon simultanée, l'ailleurs et l'ici. L'ailleurs est ainsi constitutif de l'ici et l'ici est constitutif de l'ailleurs. Il n'y a donc plus de « dedans » qui serait coupé d'un « dehors », ou un passé coupé du présent. On peut parler alors d'un temps, « celui de la rencontre de l'Autre".

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  • Un climat de violence traverse, actuellement, nos sociétés et des formes préoccupantes d'enfermement identitaire, ou de rejet de l'autre, se déploient ; pendant qu'un néolibéralisme mondialisé creuse le gouffre béant des inégalités sociales. Nous pensions les valeurs de la République inébranlables, sanctuarisées dans le coeur des citoyens. Nous les découvrons fragiles comme la flamme touchée par le vent mauvais.
    En analysant l'Amérique d'en-bas, celle des pauvres, des minorités culturelles, ou des subalternes touchés par la discrimination, Cornel West semble parfois décrire notre propre situation. En effet, le philosophe aborde avec une grande lucidité, les questions que notre continent ne peut plus éviter :
    Comment affronter les problèmes du vivre-ensemble à l'heure de la diversité culturelle ? Quels leviers mobiliser afin de promouvoir une politique réellement soucieuse des plus malmenés par le système économique ? Quels moyens utiliser pour sortir les citoyens des logiques de fatalité et des dangers du découragement ? De quelle manière dépasser le nihilisme ambiant et redonner du souffle à nos démocraties ? Comment aider les plus violentés, ou humiliés, par le système néolibéral, à s'aimer et à aimer, afin de retrouver le sens de la dignité et le goût des autres ? Et, enfin, quelle place attribuer aux religions dont les formes extrêmes envahissent nos écrans ?
    Alors que nos pays se voient bousculés par de nombreuses formes d'intolérance, le présent ouvrage donne des raisons de ne pas succomber à la désespérance. Il propose des ressources pour continuer à mobiliser, par le bas, des énergies propres à dépasser le découragement. En effectuant une lecture approfondie d'une des plus grandes figures de la philosophie américaine contemporaine, l'auteur permet de rendre accessible au public francophone un penseur essentiel pour l'avenir de nos sociétés et des individus qui la composent.

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  • Comment vivre, et vivre bien, par-delà les embûches de la vie ? Car nos histoires traversent un jour ou l'autre des blessures : douleur, traumatisme, chagrin d'amour, perte ou sentiment d'inutilité. Peut-on traverser l'échec sans céder au découragement ?
    En parlant d'un Dieu qui échoue sur une croix, la tradition chrétienne incite à rester attentif, au sein de la nuit, au surgissement d'un chemin. Elle aide ainsi à rompre avec la fatalité. Elle invite à mieux vivre avec nos propres échecs et à concevoir une manière féconde d'être avec des personnes en grande détresse sociale, physique ou psychique.
    Véronique Margron, théologienne, et Fred Poché, philosophe, tous deux spécialistes d'éthique, nous invitent à réinterroger les images contemporaines de la réussite. Celle-ci doit laisser une place au consentement à la fragilité. Ainsi, l'échec traversé, dénoué, déplace nos représentations du bonheur.
    À travers les déchirures de l'existence, voici qu'un avenir est offert.

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