• Pour François Tosquelles, les tentatives d'explication de la folie n'ont abouti qu'à réduire le phénomène. On passe à côté de sa signification faute d'admettre qu'il s'agit d'un processus propre à l'élaboration humaine de chacun. En ce sens la folie peut être dite le noyau de l'être humain.
    L'ouvrage de François Tosquelles offre une pénétrante réflexion sur la pratique psychothérapique, la personne du thérapeute, le sens de la folie.
    Une préface de Pierre Delion, psychiatre à Lille vient rappeler l'importance de la figure et de la pensée de ce livre qui fut à l'origine de la psychothérapie institutionnelle.

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  • Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l'ordinaire.
    Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, «comme si de rien». Ceux qui parlent, d'ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu'au pépin. Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés.
    C'est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s'en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif.
    (extrait de la préface de Pascale Molinier)

  • Voué à la clinique psychiatrique, ce travail résulte du croisement de préoccupations cliniques concrètes et du besoin de préciser le caractère humain du fou. L'auteur s'arrête devant des phénomènes susceptibles de constituer un vrai fi l d'Ariane dans la connaissance du drame de l'aliéné.
    Nerval ne devait constituer qu'un exemple parmi d'autres dans une oeuvre touµ ue d'observations, mais, au fur et à mesure de l'étude d'autres cas, Aurélia devenait un vrai « modèle » clinique.
    François Tosquelles nous livre une méthode de penser, d'observer, de vivre avec - dimensions méconnues par la clinique traditionnelle. Il ne s'agit pas de délirer avec le « délirant », de participer de façon confusionnelle aux ébauches maladroites de sujets en détresse chronique.
    Mais de tendre la main, dans un geste qui n'est pas de «  prise  », mais d'intime connivence, de création de sens, d'entente ; de faire cesser, autant que cela est possible, cette hémorragie d'oubli dans un silence ponctué de cris.

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  • Cette série de causeries tournera autour de quelques problèmes théoriques d'une grande importance pratique.
    J'essaierai de souligner ces aspects pratiques et m'y attarderai chaque fois que la progression de nos exposés le permettra. Je dois déjà vous signaler ici trois de ces impacts pratiques essentiels pour votre profession. Ces trois impacts pratiques sont : - La problématique pédagogique - notamment en ce qui concerne les échanges avec les enfants : entendre ce qu'ils disent, savoir ce qu'on leur dit, dans tel ou tel but, évaluer la portée de tels échanges verbaux, de tels " exercices " rééducatifs.
    - La problématique psychanalytique dans ses relations avec la vie quotidienne au sein de l'institution médico pédagogique. - La problématique des " organes " de l'institution : faire que les lieux de votre travail, que la structure de votre rencontre avec les enfants et avec vos partenaires de rééducation thérapeutique, que les inter-relations qui s'y nouent, soient profitables à l'hygiène mentale de tous et favorisent le processus de guérison des enfants.

  • Réédition augmentée d'une préface de Pierre Delion Il n'est pas sans signification que François Tosquelles conclue son uvre écrite par un ouvrage traitant des équipes de soins. Toute sa vie, il n'aura cessé d'insister sur l'importance de l'équipe de soins, structure essentielle à toute pratique clinique, toujours menacée de disparition du fait de la spécialisation et de la technicisation des rôles soignants, toujours susceptible de s'homogénéiser, de se structurer en îlots de résistance. La réédition du dernier ouvrage paru peu de temps après la mort de son auteur est accompagnée par la préface de Pierre Delion qui témoigne de l'actualité de la pensée de ce maître de la psychiatrie institutionnelle.

  • François Tosquelles a toujours affirmé que la folie était un phénomène lié à la condition humaine elle-même.
    Dans cet ouvrage consacré à l'oeuvre du poète catalan Gabriel Ferrater, né comme lui à Reus, il met l'accent sur la fonction de la parole et du langage en tant qu'elle est constitutive du sujet. Il insiste surtout sur la fonction poétique du langage, présente dans tout discours humain, même le plus rationnel ou le plus scientifique. Il développe l'hypothèse selon laquelle le discours d'un patient en psychothérapie ou en psychanalyse suit le même cours que celui d'un poète s'efforçant d'exprimer la réalité du monde ou sa propre vérité dans une oeuvre accomplie.
    Dans les deux cas, même si la valeur esthétique n'est pas la même, il s'agit pour le sujet de travailler à la recherche de son identité et de sa singularité. L'ouvrage conserve partiellement un style verbal, dans lequel la parole de l'auteur naît, vit et fraye son chemin au fur et à mesure, sans que la rigueur de la pensée et la précision du propos soient entamées. Ceux qui ont connu François Tosquelles retrouveront dans cet ouvrage sa présence humaine, vivante et active, à travers une approche fondamentale de l'existence humaine.

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