• "Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés". Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé "le consortium de l'angoisse" , d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux.
    Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain "jv" ... Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ? François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres.
    A la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

  • Hôtel Waldheim

    François Vallejo

    Son adolescence, Jeff Valdera ne s'en souvient guère. Jusqu'à ce qu'une carte postale le replonge dans le passé : été 1976, Hôtel Waldheim en Suisse. Selon le mystérieux expéditeur, une intrigue entre espions de la Stasi et historiens en fuite se serait noué sous les yeux naïfs de Jeff... Aurait-il été un pion sur l'échiquier où s'affrontaient Est et Ouest en pleine guerre froide ? Peut-il se fier à sa mémoire ?

    2 Autres éditions :

  • Élie n'a jamais rien goûté d'aussi bon : la fraîcheur du fruit mêlée à l'onctuosité de la crème, au croquant de la pâte... Cette tarte aux fraises est un délice ! C'est une certitude désormais, le jeune garçon deviendra cuisinier. Animé par une pulsion salvatrice, rien ne semble pouvoir arrêter ce magicien des sens qui, face aux caprices du destin, apprend à compter sur la seule vérité de sa passion.

    1 autre édition :

  • Ouest

    François Vallejo

    Aux tréfonds des terres de l'Ouest, le garde-chasse Lambert découvre son nouveau maître : le jeune l'Aubépine. Il ne parle que de révolution. Lambert bougonne et se ronge les sangs : les dettes s'accumulent, les fermiers et les terres deviennent sauvages. Et puis, il y a toutes ces femmes que le baron ramène... et qui repartent terrorisées. Dans la région, on prétend qu'il est dérangé.

    1 autre édition :

  • Fleur et sang

    François Vallejo

    Un seul sang, une seule lignée. Deux hommes, deux docteurs, deux destins. Né sous Louis XIV, Urbain Delatour officie avec son père chirurgien en milieu rural. Dans la France d'aujourd'hui, Étienne Delatour est un cardiologue réputé. À des siècles de distance, l'ancêtre et le descendant soignent les corps, réparent les coeurs et rencontrent l'amour. La passion prendra-t-elle le pas sur la médecine ?

    1 autre édition :

  • Métamorphoses

    François Vallejo

    Alix est bouleversée, son demi-frère Alban, doctorant en chimie, issu d'une famille bourgeoise française, s'est converti à l'islam. Redoutant le pire, Alix va tout chambouler : sa vie d'abord, celles de sa mère et de son beau-père, celles des nouveaux amis d'Alban, quitte à le mettre en danger. Il s'agit de lutter contre l'obscurantisme qui envahit Alban et le transforme petit à petit en Abdelkrim. Il ne peut être qu'un pion manipulé. Et pourtant...

    1 autre édition :

  • Groom

    François Vallejo

    Que faisait Antoine au musée d'Art moderne pendant ses heures de bureau ? C'est une bonne question, la plus simple des questions, et Véra Carmi ne parvient pas à la poser à son mari. Son attitude évasive, étrange, l'intrusion soudaine de Mlle Rotheim et de sa pension digne de Balzac, et puis cette étrange histoire d'une série de tableaux de Soutine ne font qu'épaissir le mystère.

    1 autre édition :

  • Quel sera le destin des soeurs Brelan ? À la mort de leur père, le conseil de famille doit trancher. L'acariâtre Tante Rose exige d'être leur tutrice. Mais Marthe la pragmatique, Sabine l'ambitieuse et Judith l'idéaliste ont fait voeu de ne jamais se séparer et de vivre librement dans cette France d'après-guerre. Et ni la tuberculose, ni le mariage, ni même un tueur en série ne pourront les en empêcher.

    1 autre édition :

  • Août 1988, Lisbonne brûle. Quatre compagnons d'infortune errent dans les rues dévastées du Chiado : un vieillard qui refuse de quitter son quartier, une mère qui cherche sa fille, un touriste français, un photographe en quête de gloire. Des jours durant, ils affrontent ensemble la faim, la peur, la violence. Et voilà que surgit l'inquiétant Juvenal qui prend un malin plaisir à déstabiliser le groupe.

    1 autre édition :

  • - François Vallejo a imaginé qu'au XVIIIe siècle, Mme de l'Epinay, protectrice de Rousseau et maîtresse de Grimm, leur prête, ainsi qu'à Diderot, sa voiture et son valet, Lambert, pour un voyage en Italie. Dialogues, situations et portraits de personnages et de villes ponctuent la chronique tenue par le valet. - Né en 1960, François Vallejo enseigne les lettres classiques. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont Madame Angeloso, en lice pour le prix Goncourt et prix France Télévisions 2001. Salué par la critique, Ouest, également sélectionné pour le Goncourt 2007, a reçu le prix Jean-Giono 2006 et le prix du Livre Inter 2007.

    1 autre édition :

  • Gibbon trouve ses bras beaucoup, beaucoup trop longs.
    Selon lui, la solitude et les troubles mentaux sont la conséquence fatale de ce physique de primate. Malgré l'aide et le soutien du Dr Delafosse, Gibbon s'estime toujours inapte à la vie en société. Avis partagé par le docteur qui, avant de mourir, l'envoie consulter un directeur d'asile aussi dérangé que ses patients...

    1 autre édition :

  • La voiture de Mme Angeloso a percuté le train qui transportait le dalaï-lama à travers l'Europe. La seule victime la passagère de la voiture. On apprend la nouvelle en même temps qu'Angelino, le fils de Madame, M. Coquemar, un client de l'hôtel que Madame tenait à Dunkerque des années auparavant, et Danuta, une cousine polonaise de Madame. Et d'évoquer la figure épique et grandiose de cette femme qu'ils ont eie côtoyée, aimée, détestée... Élucideront-ils le mystère " Angelosien " ?

  • « Nous pourrions nous ignorer, comme bien des voisins au monde, mais un petit rien établit un lien entre nous, un lien ténu et flou, intermittent, mais déjà plus lourd et plus douloureux à l'épiderme que des chaînes : dès que nous nous enfermons, lui dans sa taupinière, moi dans mon entresol, et que nous séparent seulement lui son plafond, moi mon parquet, ce petit rien entre nous, c'est son grand boucan. Ça barde tout de suite. Voici que du fond de la crypte sur laquelle je m'apprêtais à bâtir avec Célestine une cathédrale de paix vouée au recueillement voluptueux et à la musique de chambre, s'élève un sabbat de bal musette ».

    Pour éviter de s'en faire un ennemi, le narrateur - médecin désabusé responsable de la santé de tous les marins du globe transitant par le port du Havre - a l'idée saugrenue de « quémander » le silence auprès de M. Émile afin d'écrire sa pseudo-thèse qui traite... du bal à travers les âges ! Mal lui en prend !

    Anodin et loufoque, truffé de quiproquos, le récit aborde très subtilement les rives du « conflit » entre corps et esprit, entre l'un qui danse et l'autre qui ne fait que « penser » la danse, celles de la difficile communication entre les humains.

  • Dérive

    François Vallejo


    « C'est bien ce qui embarrasse Lambert, que son maître soit mis en doute et que lui, le simple employé, soit comme pris en amitié. Il faut dire, ils se sont trouvé un même goût, Lambert et Victor Hugo. Tous les deux, c'est les chiens, ils les aiment. [ ... ]
    Guernesey sort tout juste de la pénombre, les hommes de peine quittent leurs maisons, les pêcheurs. Victor Hugo interroge Lambert sur ses chiens, et leur race et leur taille et leur nom ; s'ils ne vont pas perdre leur conduite, si longtemps loin de leur maître. Il s'y entend, Victor Hugo, un fameux homme, pense Lambert, vraiment un homme de valeur, un connaisseur des chiens. Lux saute autour d'eux. Victor Hugo prend un air grave : Et vos chiens à vous oe Que font vos chiens, en cet instant oe Que font, loin de nous, ceux que nous aimons oe Ils se penchent tous les deux, Hugo, Lambert, vers la mer, comme si les chiens des Perrières allaient surgir de la mer, en meute, par l'est. »
    Dérive faisait partie d'une version intermédiaire du roman Ouest, paru en 2006 aux éd. Viviane Hamy. Dans l'économie du récit lui-même, il est apparu à François Vallejo que ces pages ne devaient pas figurer dans la version définitive.
    Pour l'éditeur, cependant, cet épisode possédait une existence autonome forte. Et il aurait été bien fou de se priver sans retour de la rencontre entre la figure de Victor Hugo et les personnages de Ouest...


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