• Si le Népal est surtout célèbre pour sa géographie extraordinaire et ses treks sur les contreforts de l'Himalaya, la vie quotidienne de ses habitants se joue à l'écart. Depuis 1994 Frédéric Lecloux a documenté les bouleversements qui ont ponctué son histoire, il a travaillé pour des ONG sur la famine dans l'ouest du pays, la reconstruction d'après-guerre (1996-2006), la réinsertion des combattants maoïstes ; il a couvert les élections de l'assemblée constituante, la naissance de la République en 2008 et le séismeen 2015. Il s'est également interrogé sur le quotidien des centainesde milliers de Népalais exilés au Qatar, où il s'est rendu pour les rencontrer.
    Ces Épiphanies du quotidien sont nées dans les failles de l'écriture documentaire. Elles s'en sont affranchies, inventant sur sa frontière avec la poésie une écriture propre, portée par ce pays où Frédéric Lecloux « se sent reconnu », et où « l'équilibre entre ordre et désordre lui est le plus intelligible. » Nepal. Epiphanies of the Everyday Nepal is most famous for its extraordinary geography, yet the everyday life its inhabitants is played out elsewhere. Since 1994, Frédéric Lecloux has been documenting its upheavals and tumultuous history, right up to the earthquake in 2015 and the mass migrations of its workers. These Everyday Epiphanies were created in the light of this documentary writing, on which they expand in their own poetic language.

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  • La Belgique, cofondatrice de l'Union européenne, jeune royaume d'à peine 180 ans, traverse depuis 2007 une grave crise politique. La Belgique a-t-elle encore un sens en tant qu'État ? Et en tant que bien commun de plus de 10 millions d'individus s'exprimant dans trois langues o£ cielles ? De canular télévisé en débat public décomplexé, le pays s'abîme dans les caprices identitaires et le malentendu.
    La nature des Belges, joyeux fl orilège d'hospitalité et d'autodérision, mélange de nonchalance et de bonheur mélancolique, y survivra-t-elle ?
    Belge expatrié en France, Frédéric Lecloux est parti remuer l'humus de sa terre natale. Sa quête documentaire s'est peu à peu augmentée d'une dimension autobiographique : «.Est-ce bien un pays que j'ai quitté, et qu'y ai-je laissé ?.».

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  • Frédéric Lecloux, sonnets et photographies.

    Récemment, cherchant à identifier ce que je prends quand je dis que je prends une photographie, ces mots sont venus : une photographie, une de ces images qui existent en moi, sans que je sache ni où ni sous quels traits, jusqu'au moment où me fait signe une vibration dans le réel - et scintille la découpe à y opérer pour que l'image prenne chair et s'apparie avec sa trace intérieure, latente encore une seconde plus tôt.
    Dans les années 1990 je photographiais en sonnets. Je ne l'ai pas su de suite. J'ai longtemps cru que je les écrivais. Que je les avais écrits. Mais non. Je les ai reconnus, vibrant dans le réel, réclamant d'être appariés avec leur trace intérieure, et j'ai obtempéré, rien de plus. Je les ai recueillis, découpés dans le paysage au long des routes et des rails, des Monts Célestes à l'Ardenne, d'Ostende à Katmandou, de Bruxelles à la vallée de la Hunza. C'était il y a vingt-cinq ans, trente en comptant large - une paroi de temps. Quelques-uns l'ont traversée. Des images (des photographies ?), nées plus tard vers le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont.

    Frédéric Lecloux, janvier 2017.

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  • En 1953, l'écrivain-voyageur suisse nicolas bouvier quitte genève dans une fiat topolino, avec une machine à écrire et l'intention de gagner l'inde.
    Son voyage durera quatre ans et se terminera au lapon, avec pour seuls luxes la petite voiture qui offre la liberté d'aller où l'on veut et une lenteur érigée en art. l'usage du monde, récit de cette aventure, est devenu un livre culte dans le monde entier. en 2004-2005, le photographe frédéric lecloux refait cette route, en voiture : "l'ai voyagé sans coller aux guêtres de nicolas bouvier au lieu près, au cadrage près, au mot près.
    Et surtout pas "sur les traces de nicolas bouvier", que le vent des routes a lissées depuis longtemps, mais bien au contraire en travaillant à mettre à fleur de peau l'émotion que son ouvrage m'a procurée. un voyage pour le voyage, qui se suffise à lui-même. une vraie dérive qui se donne le temps du monde des gens...". l'usure du monde, ainsi nommé en hommage à nicolas bouvier, alterne photographies et récit, et conduit le lecteur dans un glissement poétique à travers les pays de l'ex-yougoslavie (croatie, serbie, macédoine), la turquie, l'iran, le pakistan et l'afghanistan

  • Istanbul sur les quais du Bosphore une envie soudaine de voyage. Pas une aventure, un voyage pour le voyage, pour ce qu'il est, qui se suffit à lui-même. Une vraie dérive vers l'Asie qui se donne le temps du monde et des gens. Né d'un éblouissement sur les quais du Bosphore, c'est d'Istanbul que ce voyage partira, à bord d'un ferry pour Odessa, emmenant l'auteur et sa femme à toute petite allure. S'arrêtant au rythme des rencontres et des amitiés ou selon le bon vouloir des douaniers, le chemin continue, en train vers Moscou et l'Asie centrale, à l'avant d'un camion entre Kashgar et le Tibet occidental, à pied autour du mont Kailash, à l'arrière d'une jeep vers Lhassa, puis descend se poser à Katmandou pour quelques mois. Écouter un ingénieur russe épris de Boulgakov dans le train pour Alma-Ata, croquer la poussière des camions sur la route interdite de Kashgar au mont Kailash, apprivoiser l'odeur rance qui flotte sur Lhassa, réhabituer les papilles à la variété culinaire, regarder couler, avec les habitants de Katmandou, des journées douces et lentes alors qu'elles semblaient abolies depuis longtemps par l'ordre du monde... et mille autres scènes du quotidien construisent au jour le jour un voyage étonnant. Il est des destinations qui résonnent dans la tête des voyageurs. Cette lente route d'Istanbul à Katmandou chemine au fil de la curiosité, de l'émerveillement, de l'humour, de rencontres incroyables et des multiples paysages d'un quotidien revisité par une émotion qui recrée le monde et donne à voir.

  • Pourquoi choisir de fabriquer sa peinture à la maison ? L'expérience montre que les peintures traditionnelles sont non seulement belles dès leur application, mais qu'elles se patinent et restent esthétiques en vieillissant. Les techniques que propose ce livre sont basées sur des recettes anciennes, qui ont prouvé leur efficacité, et utilisent des ingrédients non polluants. Certaines peintures sont préparées uniquement à partir de produits naturels afin d'obtenir un mélange à la fois écologique et économique, à base d'oeuf, de bière ou même de pomme de terre. Comme toujours dans cette collection, qui mêle approches documentaire et pratique, un chapitre offre un aperçu historique. Les recettes sont ensuite déclinées selon leur usage dans la maison avec des photos des différentes étapes de réalisation et des informations sur les qualités de la peinture obtenue. Avec un peu de pratique, le lecteur pourra également créer ses propres variantes, originales et durables. Les recettes sont originales, faciles à réaliser à partir d'ingrédients de base qu'on trouve habituellement dans la cuisine.

  • Un homme assiste au déménagement de l'appartement de sa mère qui vient de mourir.
    Peu à peu, les agissements et les commentaires des déménageurs le replongent dans le passé et convoquent des souvenirs précis. que faut-il garder? que faut-il jeter? a mesure que l'appartement se vide, la mémoire du narrateur se met en marche jusqu'au moment oú il se retrouve seul, un appareil photo chargé d'une pellicule 24 poses à la main. a partir des photographies de frédéric ledoux, réalisées dans l'intimité de l'appartement de sa grand-mère à bruxelles, ingrid thobois a imaginé un texte de fiction comme une mise en abyme poétique.

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  • Une jeune femme hérite du lit de sa grand-mère, Louise, qui vient de mourir. Mais pas n'importe quel lit puisqu'il s'agit d'un modèle haut de gamme, aux secrets de fabrication bien gardés.
    Comme souvent, Joy Sorman s'est d'abord inspirée de la réalité du monde du travail en s'immergeant plusieurs semaines au sein d'une prestigieuse entreprise de literie dont le décor photogénique a stimulé l'objectif de Frédéric Lecloux. Elle choisit la fiction pour traduire cette expérience, l'héritage du lit devenant prétexte à une curieuse digression sur le sommeil qui nous rappelle que ce meuble millénaire peut conduire à bien des états : rêve, insomnie, plaisir ou cauchemar.
    Un double récit, littéraire et photographique, à l'issue duquel il est probable qu'on regarde son lit d'un oeil nouveau.

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