• En deux siècles, du début de la guerre de Cent ans jusqu'aux guerres d'Italie, le canon va radicalement transformer l'art militaire et changer le cours de l'histoire des États européens. Des premiers tonnoires, tout juste bons à projeter des traits incendiaires, jusqu'aux canons de batteries à boulet de fer, pulvérisant en quelques heures des murs de plusieurs mètres d'épaisseurs, l'histoire du canon au Moyen Âge et à la Renaissance est riche, variée, bien loin de l'image d'Épinal des bombardes démesurées et inefficaces.

    Renouvelant l'histoire de l'artillerie médiévale, cet ouvrage identifie les étapes de cette évolution en France du Nord, démêle les pièges d'un vocabulaire foisonnant (qui n'est pas le même, par exemple, pour l'artillerie royale française et l'artillerie ducale bourguignonne), montre l'impact de la nouvelle arme sur la guerre de siège, la guerre en campagne et la guerre sur mer.

    Cette clarification sera précieuse aux historiens de l'architecture, cherchant à comprendre l'évolution de la fortification de transition, aux historiens de l'État, voulant mesurer l'enjeu de la nouvelle arme pour les structures administratives des États modernes en cours de constitution, et, de manière générale, pour tous les passionnés d'histoire du Moyen Âge ou de la Renaissance.

  • Depuis longtemps, le canon est considéré comme l'une des innovations techniques ayant transformé le cours de l'histoire des Etats européens. En moins de deux siècles, ceux-ci passèrent des canons portatifs pour jet de flèches incendiaires aux batteries de pièces lourdes pouvant faire brèche dans des murs de dix mètres d'épaisseur. A partir de sources françaises, l'auteur retrace avec précision et clarté les étapes de cette évolution souvent mal cernée. Un éclairage nécessaire pour mieux comprendre l'art de la guerre.

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  • Parce que l'impôt est un prélèvement contraint - ou, tout du moins, pouvant se dispenser de l'accord du contribuable -, la question de sa justice est un problème constant. Il est certes possible, sinon tentant, d'y répondre sommairement en le considérant comme intrinsèquement injuste - Taxation is Theft - ou de juger la question vaine puisque, juste ou non, l'impôt devra être payé - Nothing is certain but Death and Taxes ! Pourtant, à l'heure où le gouvernement français engage plusieurs réformes de la fiscalité, la justice fiscale semble à questionner sur plusieurs plans. Dans ses aspects les plus concrets, elle se donne bien sûr immédiatement à voir dans l'organisation, le fonctionnement et les réformes successives du système fiscal. Cependant, l'incontestable technicité de la matière - souvent fantasmée comme forcément attentatoire aux intérêts particuliers - ne doit pas dissimuler l'importance des questions qui s'y jouent. En effet, à travers l'idée de justice fiscale, c'est toute une conception du monde - et aujourd'hui, particulièrement, une conception de l'État et de ses missions - qui apparaît derrière la technique juridique. Pour saisir l'ambiguïté de cette double dimension, l'analyse historique se révèle essentielle. Permettant d'envisager l'évolution du système fiscal en fonction des contextes, des inflexions politiques et des ambitions du temps, elle seule permet une analyse fine des enjeux les plus contemporains en leur offrant la mise en perspective qu'ils méritent. C'est donc à travers ces trois dimensions - fiscale, théorique et historique - profondément imbriquées que l'ouvrage se propose de questionner ici la justice fiscale.

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