• L'émir Abd el-Kader ne fut pas seulement le héros prématuré d'une Algérie indépendante. Mystique extatique, rattaché à l'École doctrinale et à la pensée initiatique d'Ibn Arabî, il s'est imposé, pendant son exil à Damas, comme l'un des maîtres spirituels majeurs du soufisme contemporain.

    L'enseignement qu'il a donné à ses disciples pendant plus d'un quart de siècle est rassemblé dans un ouvrage volumineux, le Kitâb al-Mawâqif ou « Livre des Haltes », d'où sont extraits les textes présentés ici, dont Michel Chodkiewicz donna la première traduction dans une langue européenne en 1982.

  • Lettre aux français

    Abd El-Kader

    • Libretto
    • 20 Septembre 2007

    Longtemps demeurée dans l'oubli, cette "lettre" que le héros malheureux de l'Algérie vaincue en 1830 adressa, bien des années après les combats, à la France colonisatrice et aux Français, est une invitation à reconnaître et à respecter les différences culturelles mais aussi une leçon de sagesse, que les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir reçues...
    Dans l'introduction de l'édition que proposa Phébus en 1977, le grand traducteur René R. Khawam soulignait le caractère à la fois actuel et visionnaire des propos d'Abd el-Kader: "Que lisons-nous en effet aujourd'hui entre les lignes de cet écrit singulièrement prophétiqueoe Que l'Occident, qui entend régenter le monde et qui a, à l'évidence, les moyens matériels de le faire, n'a peut-être pas toute la sagesse (les moyens spirituels) qu'il faut pour réussir dans cette entreprise. Qu'il possède les techniques, c'est sûr, mais peut-être pas la science (le discernement). Qu'il profite de l'opportunité que lui offre sa puissance d'un instant, mais qu'il ne mesure probablement pas les conséquences de ses actes, conséquences qui pourraient bien se retourner contre lui s'il n'y prend garde, en même temps que contre tout le reste de la communauté humaine."

    Le célèbre émir Abd el-Kader (1808-1883) a été le défenseur héroïque et malchanceux de l'Algérie de 1830 brutalement attaquée par la France colonisatrice. Abd el-Kader est considéré par les Arabes comme un penseur et un poète au moins autant que comme un homme de guerre. Lecteur assidu de Platon, d'Aristote et des philosophes alexandrins, mais en même temps largement ouvert aux idées nouvelles, il est intimement convaincu que tradition et liberté sont deux noms d'une même réalité.

    À l'heure de la mondialisation, de la domination économique et culturelle des grandes puissances - États-Unis en tête - vécue de plus en plus comme une oppression insupportable, de la révolte grondante de pays musulmans passés pour certains à l'ère du terrorisme, de l'écho de la théorie contestable du "choc des civilisations", l'utilité de la lecture d'un tel traité n'est plus à démontrer.



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  • Et si vous méditiez avec un maître soufi !

    Maître soufi, Abd el Hafid Benchouk vous accompagne au fil de 52 méditations dans votre quête du calme et de l'équilibre. Ponctuées de textes des grands poètes soufis Sanai, Rumi, Hafiz, Jami ou encore Nezami, ces méditations proposent une réflexion toute simple, actuelle et pragmatique sur notre quotidien.
    Le soufisme est le chemin de sagesse de l'islam. Cependant, au-delà d'une religion, il est une philosophie ouverte à tous.

    Son enseignement, transmis de maître à disciple, recherche la connaissance de soi. La méditation y tient une place centrale que ce soit dans les incantations ou dans la musique ("la nourriture de l'âme") et les chants au rythme desquels dansent les derviches tourneurs.

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  • Un des personnages les plus extraordinaires du XIXe siècle, l'émir Abd el-Kader (1808-1883), plus de deux cents ans après sa naissance, continue d'être honoré des deux côtés de la Méditerranée.
    Fils d'un maître spirituel dirigeant une confrérie soufie, il devint, suite à une vision divine, un guerrier redoutable. Parvenant à réunir autour de lui les différentes tribus arabes, il se dressa pour défendre le Maghreb contre l'envahisseur français. Diplomate subtil, il sut se faire admirer autant de ses amis que de ses ennemis. Souvent, cependant, pour ce qu'il ne fut pas. L'homme était fort loin de l'image d'Épinal qu'on donne de lui dans les manuels scolaires, à savoir celle d'un guerrier magnanime, ami de la France et défenseur de la modernité. L'essentiel de sa vie ne s'est déroulé ni sur les champs de bataille, ni dans les salons, mais dans la prière et la méditation. Ce grand maître spirituel orienta son existence tout entière dans la quête de Dieu, dans l'esprit de l'islam le plus orthodoxe. Et ce n'est pas une des moindres qualités des différentes leçons réunies dans ce recueil que de nous le démontrer.

  • Au retour d'un séjour de près de quinze ans en algérie, oú il a eu à affronter la résistance organisée par l'émir ahd el-kader, le général daumas (1803-1871) se lance clans la rédaction d'un ouvrage dans lequel il consigne l'ensemble de ses observations de terrain.
    Officier de cavalerie, il a été en contact permanent avec des troupes indigènes ou des aristocraties tribales chez lesquelles le cheval n'est pas un simple moyen de transport. publié en 1851, cet ouvrage, intitulé les chevaux du sahara, est une somme inédite, la première du genre, qui rassemble tout ce que l'on peut dire des relations que les arabes entretiennent avec le cheval : son élevage, son éducation, les soins à y apporter et les mille manières de l'utiliser - à la guerre, à la chasse ou à la parade, vaste corpus clans lequel s'entremêlent approche empirique et scientifique, religion et superstition, équitation et hippologie.
    Alors même qu'il travaillait à son ouvrage, le général daumas est dépêché auprès d'abd el-kader, qui, ayant rendu les armes, est détenu à toulon, avant d'être assigné à résidence à pau, puis à amboise. entre les deux hommes, qui se respectent et s'estiment, ayant en commun, aussi, la passion des chevaux, s'institue un dialogue qui ira en s'enrichissant. ce sont ainsi des remarques informelles, puis des lettres et même un long texte que daumas va soigneusement incorporer à son livre, conférant à celui-ci une autorité et une couleur orientales.
    De multiples rééditions permettent d'intégrer ces apports successifs, avec une correspondance qui se prolongera alors que l'émir libéré, est parti en résidence à damas, oú il exerce un magistère spirituel et politique important. françois pouillon, directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales, s'est attaché à dresser un inventaire exhaustif de cette littérature équestre et, mieux que cela, à restituer ici certains originaux - écrits en arabe, bien sûr : bonne occasion de vérifier que les traductions publiées par daumas n'étaient pas aussi mauvaises que certains l'ont craint.
    Réunis en un seul volume ces textes constituent non seulement la somme la plus importante de l'hippiatrique arabe disponible en langue française mais aussi, au moment oú l'on célèbre le bicentenaire de sa naissance (1808), une manière d'honorer la mémoire d'abd el-kader, qui fut, outre un grand hippologue, surtout l'homme du dialogue des cultures.

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  • « Mohammed Abd-El-Jalil, issu d'une grande famille marocaine, avait reçu, selon la tradition, une formation religieuse sérieuse, comprenant la lecture du Coran, les traditions et les commentaires qui se rapportent aux différents versets des sourates. Il apprit ainsi ce qu'on appelle en Islam, les Sciences de la Religion et il s'appuie sur tous les développements que leur avaient donnés les savants musulmans. [...] En 1922, Lyautey le nomma attaché à la Résidence, puis l'envoya en France pour parfaire son initiation à la culture française. De retour au Maroc, il devint secrétaire à la Résidence, mais il est de nouveau envoyé en France pour y préparer une licence de langue et littérature arabes.
    Il connaissait Louis Massignon qui s'occupait activement de la situation des pays musulmans en Europe, et qui allait s'intéresser particulièrement aux problèmes politiques du Maroc.
    Le jeune Marocain ne pouvait pas ne pas être touché par la générosité du célèbre orientaliste, générosité qui animait les efforts de cet avocat des musulmans, et cela, Abd-El-Jalil ne tarda pas à s'en apercevoir, au nom d'une foi chrétienne ardente.
    Abd-El-Jalil se convertit au christianisme et il fut baptisé, sur les instances de Louis Massignon, sous le double nom de Jean et de Mohammed, son prénom de chrétien et son prénom de musulman. Cela exprimait de façon significative l'idéal d'une rencontre profonde entre le christianisme et l'islam, idéal auquel Louis Massignon ne cessa d'être fidèle toute sa vie. » Préface de Roger Arnaldez.
    Ce livre paru en 1950, chez Beauchesne, est remis à la disposition des lecteurs aux Éditions Feuilles.

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  • Ce recueil comprend neuf nouvelles soudanaises traduites de l'arabe. Découvrez des textes d'auteurs confirmés ou de jeunes auteurs prometteurs, illustrant la variété de styles et la richesse de la création littéraire soudanaise.

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  • Notre étude a pour but la réponse à ces questions: Qu'est-ce qu'une identité plurielle ? Comment les tendances identitaires pluralistes et multiculturelles peuvent-elles recréer une nouvelle identité dont la base est l'homme et sa dignité ? Comment allons-nous gérer la diversité humaine au sein de chaque pays, de chaque ville et même au sein de chaque personne ? Nous allons récourir à plusieurs approches puisque l'oeuvre maaloufienne est très riche. Ces approches sont aptes à cerner la pluralité identitaire psychocritiquement, socialement, culturellement, spatialement et narrativement

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  • La dévotion (At-Taqwa) est l'adoration de Dieu avec ferveur et une vive ardeur ; c'est une crainte de l'homme pieux qui aime Allah, et qui s'acharne et s'obstine dans la quête de son Créateur, pour en être proche.
    La dévotion (At-Taqwa), c'est avoir de l'admiration et de l'adulation pour le prophète Mohammed salut et paix sur lui ??? ???? ???? ? ???, pour tous ses compagnons, leurs successeurs, les héritiers de la perfection ; c'est être bon, généreux et loyal avec ses parents, sa femme, ses enfants, ses voisins, ses amis, ses proches et les autres personnes, de tout âge, de toute race et de toute conviction et croyance ; c'est être utile pour son prochain et surtout être témoin véridique de la vraie vérité.
    La dévotion (At-Taqwa), c'est exposer aux gens ce que Dieu a révélé pour eux.

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  • Étude sur les différents traitements de la kératite à hypopyon, par Abd-el-Kader-ben-Henni (Jean-Lin),...
    Date de l'édition originale : 1888 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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  • La longue histoire des relations entre chrétiens et musulmans, depuis les origines de l'islam, a connu bien des étapes difficiles oú n'ont pas manqué conflits ou malentendus, propos polémiques ou échanges apologétiques.
    Elles ont toujours connu des dimensions à la fois religieuses, culturelles, économiques et politiques. en 1965, la promulgation de la déclaration nostra aetate du concile vatican ii sur les relations de l'église avec les religions non chrétiennes a fait, pour beaucoup, l'effet d'une heureuse surprise. et pourtant, si ce texte reflète une nouvelle manière d'apprécier la foi des musulmans et d'évaluer positivement le contenu de leur islam, cela est en partie le résultat des enseignements et des publications de certains chrétiens d'avant-garde qui en avaient préparé les voies, plusieurs années auparavant.
    Ils s'appelaient louis massignon, jean-mohammed abd-el-jalil, louis gardet et georges anawati : véritables "précurseurs du dialogue islamo-chrétien", ils avaient su faire connaître à leurs frères en jésus-christ les "aspects intérieurs de l'islam". par leur témoignage et leur engagement, ils avaient renouvelé le regard chrétien sur l'expérience spirituelle des musulmans, surmontant ainsi les "nombreuses dissensions et inimitiés surgies entre les chrétiens et les musulmans" au cours de l'histoire.
    Avec bien d'autres, ils s'étaient efforcés sincèrement à "la compréhension mutuelle", tout en agissant, chacun dans son domaine, afin de "protéger et promouvoir ( avec leurs amis musulmans ) pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté", sans oublier les dépassements mystiques auxquels tendent les meilleurs d'entre eux.

  • Islamoccident, confluences et complémentarités, se réjouit de présenter cet ouvrage dans sa collection "caravanes de la paix" consacrée à la publication de tout ouvrage permettant une meilleure connaissance de l'autre tel qu'il est. C'est pour cette raison qu'elle ne publiera ici que des livres arabo-musulmans traduits en français et des livres occidentaux traduits en arabe.

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