• La théorie du film composée par Siegfried Kracauer (Francfort, 1889 - New York, 1966) développe une pensée critique, politique, jamais satisfaite, toujours aux aguets, à la recherche sans répit des failles, des fissures de l'histoire. S'engageant tour à tour sur les traces de sa pensée, cet ouvrage entend promouvoir une pensée critique du film et de l'histoire du cinéma à la lumière de l'oeuvre de Siegfried Kracauer. À partir notamment de Théorie du film et de L'Histoire. Des avant-dernières choses, seront ici interrogés les liens que Kracauer, ami proche de Theodor W. Adorno et de Walter Benjamin, établit entre l'histoire et le cinéma, entre les « médias photographiques » et d'autres pratiques artistiques.

  • Parcours libre, parmi de nombreux possibles, entre quelques films et entre quelques images de Gus Van Sant, en aucune façon succession d'analyses, pas vraiment monographie, ce livre est sans doute d'abord une balade en cinéma.
    La présence d'images appartenant à des supports différents (super-huit, 35 mm) ou de " régimes d'images " hétérogènes (télévision, jeu vidéo, photographie) dans son cinéma sont à l'origine de cette immersion. Parfois, cet essai quitte les films, pour mieux y revenir, considérant toujours le cinéma parmi les arts et les modes de pensée contemporains qui, en toute discrétion, se glissent entre quelques-unes des images de Gus Van Sant.

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  • Le mérite d'Édouard Arnoldy est, en s'attachant à un objet a priori balisé et maîtrisé, « le cinéma sonore » d'en récrire de manière problématique l'effectuation. Il y a les faits qu'il connaît, repère et circonscrit, et il y a la place à leur accorder et qui mobilise des qualités d'hypothèse qui peuvent être « osées » : telle cette pratique de la diagonale revendiquée par l'auteur, les raccourcis qu'il opère, les rapprochements apparemment indus. [... ] Mais ce geste implique de s'appuyer sur d'autres scansions que la chronologie usuelle, d'engager une histoire « longue » où le cinéma forme séquence.
    [... ] Pour parvenir à énoncer tranquillement que « The Jazz Singer ne marque en aucune façon le passage abrupt d'une époque à une autre ou d'un mode de représentation à un autre, mais plutôt la confrontation, la coexistence, la collision et le télescopage de plusieurs modes de représentation », qu'il est le « maillon d'une chaîne », il faut avoir repris à nouveaux frais tout l'ensemble de cette « évolution » du cinéma sans demeurer prisonnier des « périodisations » anciennes ni nouvelles, il a fallu esquisser une tkouvellé manière d'écrire cette histoire en opérant des jonctions imprévues, des montages qui sont les prémisses d'une conceptualisation de cette histoire, par-delà les descriptions empiriques.
    Extrait de la préface de François Albera

  • A perte de vues ? A priori un peu obscur, proche du jeu de mot facile, le titre de cet essai renvoie à la complexité ou au pluriel de son objet.
    L'intention centrale de cet ouvrage est de s'engouffrer dans le tourbillon des vues qui secoue un XXe siècle à peine achevé. A l'origine de ce livre, plusieurs impressions prévalent, et d'abord un engouement indéniable pour les a nouvelles images ", présentes partout, consommées tout le temps, peut-être sans dénominateur commun, mais qui participent sans doute toutes d'un même élan : la fin du XXe, et le début du XXIe siècles consacreraient l'image, sous toutes ses formes (cinéma, internet, numérique, digital, 3-D ...
    ). Réflexion autour du cinéma, questionnement sur la place accordée au " septième art " au coeur des arts de l'image, l'histoire transversale offerte dans cet ouvrage s'inquiète de la profusion des images qui, aujourd'hui, absorbent notre regard.

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