Sciences humaines & sociales

  • Quel point commun entre les 134 personnages figurant dans ce dictionnaire ? L'île de Ré ! Certains y sont nés, d'autres s'y sont installés ou y ont vécu une partie de leur existence, tous ont voué à l'île un attachement profond. Un naturaliste explorateur, un riche propriétaire de Saint-Domingue, un premier ministre, une académicienne, un fondateur d'abbaye, un conventionnel courageux, un ancêtre de Georges Washington, un grand juriste, un père de l'Europe, de valeureux généraux, des curés peu orthodoxes, un anarchiste militant et une foule d'artistes : peintres, sculpteurs, écrivains, photographes, chanteurs, acteurs et actrices. Un hommage à tous ceux qui ont fait l'histoire de l'île. Des notices illustrées pour le premier «who's who» de l'île.
    Né en 1946 à Paris, Didier Jung, après avoir obtenu le diplôme de l'Institut d'Études Politiques de Paris, débute sa carrière professionnelle en 1970 à la Société Nationale de !'Électricité et du Gaz à Alger. Deux ans plus tard, il entre chez EDF: il fera toute sa carrière au siège de l'entreprise, dans des fonctions très diverses, particulièrement dans le domaine international. Depuis sa retraite en 2006, il partage son temps entre la région parisienne et l'île de Ré. De 2006 à 2013, il a présidé une entreprise adap­tée de Nanterre, chargée de réinsérer des malades psy­chiques dans le monde du travail. Il en est aujourd'hui le secrétaire.

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  • Les Cognacq-Jaÿ

    Didier Jung

    Samaritaine et philanthropie, voilà deux mots qui résument à eux seuls l'existence du couple Cognacq-Jaÿ.
    Ernest Cognacq est le fils d'un modeste bijoutier de Saint-Martin-de-Ré. Rétais de souche, il est issu de vieilles familles de l'île, mêlant terriens et marins.
    Louise Jaÿ est savoyarde, fille d'un pauvre maçon de Samoëns.
    Après des débuts chaotiques dans le Paris du Second Empire, le travail acharné des deux époux, associé à une volonté sans failles, leur permet de construire un vaste ensemble commercial auquel ils consacrent le moindre de leurs instants.
    Sans enfants, la création et le développement, pendant près de soixante ans, des grands magasins de La Samaritaine, devient l'unique but de leur vie.
    Nés pauvres, ils désirent mourir pauvres. Aussi, consacrent-ils la quasi-totalité de leurs gains fabuleux à des oeuvres philanthropiques, notamment à travers la Fondation Cognacq-Jaÿ, créée en 1916, et les prix destinés aux familles nombreuses, institués en 1919. On estime à l'équivalent de plusieurs centaines de millions d'euros le montant des sommes qu'ils ont distribuées à leurs employés et aux personnes nécessiteuses, de même qu'en dons aux employés de La Samaritaine, au cours de leur existence.
    Ernest et Louise Cognacq ont laissé à la postérité des réalisations hors du commun dont, un siècle plus tard, les traces sont encore visibles en Ré et à Paris.

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  • « Personnalité énigmatique », c'est ainsi que le Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs du XIXe siècle qualifie Émile Arthur Thouar.
    Fils d'un bourrelier de Saint-Martin-de-Ré, où il est né en 1853, Thouar quitte son village à vingt ans pour s'installer à Reims, où il a été recruté par la Banque de France. Passionné depuis l'enfance par les récits de grands voyageurs, il est bien décidé à suivre leur exemple. En 1879, il quitte son emploi, abandonne sa femme et son jeune fils pour un voyage qui le conduit au Mexique, en Colombie et au Venezuela.
    Conquis par l'Amérique Latine, il repart, trois ans plus tard, à la recherche des restes de la mission d'un célèbre explorateur, Jules Crevaux, assassiné par les Indiens dans une région particulièrement inhospitalière de Bolivie. Fort de cette première expérience et malgré son absence de bagage scientifique, il va se consacrer, pendant près de dix ans, à l'exploration du Grand Chaco bolivien, une région désertique, infestée d'Indiens coupeurs de têtes, manquant à plusieurs reprises d'y laisser la vie. Avec obstination et courage, il s'efforcera, durant toutes ces années, de démontrer la navigabilité du Rio Pilcomayo. Ce fleuve, long de 1600 km, qui traverse la Bolivie et l'Argentine, pourrait, s'il était navigable, offrir à la Bolivie un débouché sur l'Atlantique. En 1905, après son second mariage, il s'installe pour trois ans à Caracas comme correspondant d'un grand quotidien français.
    On ignore à peu près tout des dernières années de la vie d'Émile Arthur Thouar. On sait qu'il se rendait fréquemment en Argentine, où il a vraisemblablement trouvé la mort entre 1915 et 1920... Thouar était très fier de ses racines rétaises. Il est resté toute sa vie fidèle à son île où il aimait venir se ressourcer entre deux expéditions.

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