Sciences humaines & sociales

  • Comme deux grands arbres qui ont dominé la plaine du vingtième siècle, orienté le cours de l'Histoire, le général de Gaulle et François Mitterrand, sans jamais se rencontrer, ont servi la France avec passion. Puisse ce dialogue imaginaire rendre hommage aux deux hommes qui ont occupé avec talent la plus haute fonction.

    Charles de Gaulle Le peuple, Mitterrand, le peuple est souverain Avec ses qualités, son génie, son destin.
    Sans le peuple on n'est rien, avec lui on est tout, C'est la clé du pouvoir, l'irrésistible atout.

    François Mitterrand Le peuple on l'utilise, et c'est un plébiscite, La propagande est là, entraînante, explicite, Qui fait voter de là, il faut voter pour lui, De Gaulle qui toujours est celui que l'on suit.

    Didier Jean, né à Vannes en 1952, diplômé d'études approfondies en géopolitique, c'est toujours intéressé aux problèmes du pouvoir. Ce livre en est une illustration.

  • « Mitterrand - Vous aimez la France et vous aimez l'État. Gouverner revient pour vous à rentrer chez vous. De Gaulle - Je l'ai dit d'une autre manière à mon aide de camp, Claude Guy : « Voyez-vous, Guy, j'ai toujours pensé que je serais un jour à la tête de l'État. Oui, il m'a toujours semblé que ça allait de soi. » Charles de Gaulle et François Mitterrand sont les deux présidents qui ont le plus marqué le XXème siècle : le premier a fondé la Vème République, qu'il a présidée durant dix ans. Le second a fait accéder la gauche au pouvoir et s'y est maintenu quatorze années. Si tout les opposait, les deux hommes avaient pourtant des points communs : l'ambition, le talent, l'intelligence et un destin hors pair. En les mettant en scène dans un dialogue imaginaire, Didier Jean rend hommage à ces deux illustres hommes, qui ne se sont rencontrés en réalité qu'à quatre reprises. Qu'auraient-ils bien pu se dire ? Vif, franc et épique, leur échange est une joute verbale des plus réjouissantes. Tour à tour sages, espiègles et un brin vindicatifs, ils s'expliquent sur leurs différends, leurs visions respectives du pouvoir et de la France, et confessent à demi-mot leur respect mutuel.

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  • Élisée Reclus est né à Sainte-Foy-la-Grande, en 1830, dans une famille de quatorze enfants où il est élevé dans la crainte du péché par un père pasteur protestant. Il étudie en Allemagne, apprend quatre langues, s'intéresse très tôt à la géographie et traverse la France à pied. Après avoir été ouvrier agricole en Irlande, il part pour la Louisiane, découvre l'esclavagisme puis se rend en Colombie pour y créer une exploitation agricole. De retour à Paris en 1857, il entre dans la Société de géographie, tâte de la franc-maconnerie et surtout milite dans les rangs anarchiques. Reclus, qui est profondément un homme de gauche, s'engage dans la Garde nationale pendant la Commune. À la suite des événements, il est condamné à la déportation mais, grâce à l'intervention d'une centaine de savants anglais et américains, il est seulement banni. Il part vivre en Suisse puis à Bruxelles, où il occupe une chaire de géographie et meurt en 1905. Qui était celui que Nadar, son ami, appelait « ce doux entêté de vertu » ?
    L'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont la célèbre Nouvelle Géographie universelle et de centaines d'articles. Un intellectuel anarchiste qui, avec Bakounine et Kropotkine, forme le trépied de ce mouvement dont se réclament aujourd'hui encore les organisations anarchistes. L'inventeur de la géographie sociale, celui qui inclut l'homme dans le processus géographique. Un athée acharné (il se marie trois fois en dehors de l'Église ; ses idées sur le mariage et l'éducation sont très en avance sur son temps). Un homme à facettes multiples, fidèle et libre, un être original que Kropotkine décrivait comme « le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du XVIIIe siècle ».

  • Au fil de cette balade littéraire en 101 étapes dans les vingt arrondissements, le lecteur-flâneur explore le Paris vécu, pittoresque et parfois excentrique de la Bohème et des petits métiers du XIXe siècle. Il se familiarise avec le « Matelas épatant » de la rue des Vertus, fait connaissance avec « La Marchande de plaisirs » du Palais Royal ou « Le Tatoueur » de la rue Polonceau, s'étourdit à « La Foire de Ménilmontant », visite « L'Éléphant » de la place de la Bastille ou encore assouvit son goût du sensationnel à « La Cité du sang » de La Villette ou au « Ratodrome » de la porte Maillot...
    Cet ensemble de « petites histoires » restitue des expériences urbaines hautes en couleur, et invite le lecteur à se perdre dans les « faubourgs de l'imprimé » en découvrant des auteurs comme Germain Nouveau, Octave Uzanne, Georges Montorgueil, Émile Goudeau, Jules Vallès au travers de textes touchants, étonnants et humoristiques.

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  • L'idiot du voyage, c'est le touriste.
    Il est, on le sait, un mauvais voyageur. c'est du moins la réputation que lui prête aujourd'hui le sens commun, en vertu d'une longue tradition de mépris. pourtant, le touriste n'est pas si idiot. il faut lui reconnaître, outre ses utilités évidentes (économiques, politiques et culturelles), une réelle intelligence du voyage, un univers que fonde, avec ses confins et ses déserts, ses enfers et ses paradis, une " géographie personnelle ".
    Seulement voilà : hanté par le mythe du voyageur, le touriste n'échappe pas au mépris. méprisant ses semblables, il se méprise lui-même. pris au piège d'un tel paradoxe, les usages et les discours de cet explorateur s'en ressentent, faisant de lui un personnage complexe et complexé : le héros ambigu de ce livre.

  • « Virmaître n'est jamais aussi talentueux que quand il se livre à des investigations dans le monde des bas-fonds, du vice, de la prostitution, des délits en tous genres, voire du crime. [...] Son oeuvre, des Curiosités de Paris (1867) aux Flagellants et flagellés de Paris (1902), constitue un voyage dans le Paris méconnu de ses contemporains. Il sait décrire le sensationnel sans sensationnalisme, le sexuel sans pornographie, le délictueux sans complaisance. Virmaître s'est fait une spécialité du Paris underground, et la plupart de ses oeuvres y ont trait. » Laurent Portes Issus d'une quinzaine d'ouvrages majeurs de Charles Virmaître, les textes réunis dans cette édition forment une saisissante anthologie du Paris du vice et du crime au XIXe siècle.
    /> Dans une capitale en pleine métamorphose, vice, délits et crimes s'organisent sur les trottoirs, dans les demeures cossues ou les tripots. Observateur de la pègre et de ses combines comme des salons feutrés, Charles Virmaître porte un regard quasi documentaire sur les moeurs de son époque.
    On côtoie dans ce tableau pittoresque toute une galerie de personnages insolites : « cocottes », tireuses de cartes, indicateurs, « truqueurs »... Et c'est aussi toute la richesse de l'argot parisien que l'on retrouve dans ce recueil truculent.

  • D'où procède le pouvoir, cette mystérieuse faculté qui engendre la peur ou suscite l'adhésion ? Est-il inné, inscrit dans les gènes ? La dominance s'enracine-t-elle dans des mécanismes neurophysiologiques imprimés au plus profond du cerveau social ?

    D'où provient cette disposition à la dominance, celle qui, universellement répandue dans toutes les sociétés humaines, et aussi chez les singes, permet de contraindre autrui à faire, ou conduit à le dissuader de faire ? Quelles sont les origines de la violence, celles de la cruauté qui anime les monstres politiques ? Mais, aussi, quelles sont celles de l'empathie et celles de la compassion ?

    Convoquant la neurobiologie, l'anthropologie et l'histoire, les conjuguant, encore une fois, avec son talent d'écrivain, Jean-Didier Vincent nous offre dans ce livre, après tous ceux consacrés par lui au pouvoir des passions, une vaste et riche fresque sur les passions du pouvoir.

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  • Que vient chercher le citadin à la campagne ? ses racines ? la nature ? des traditions ? et que fait-il sur place ? quels rapports les résidents " secondaires " entretiennent-ils avec les autochtones ? témoignages, sondages, enquêtes, observations et statistiques à l'appui, ce livre iconoclaste montre qu'avec l'explosion du nombre de résidences secondaires une autre campagne voit le jour, oú le citadin choisit de s'enfouir, de disparaître momentanément.

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  • « Ces corps allongés côte à côte sur les plages, qui font penser à des poulets cuits en série à l'ultraviolet, cachent-ils du moins des coeurs heureux ? » (Paul Morand).

    La plage ? Depuis le XIXe siècle, où le bord de mer est devenu une destination de loisirs, on n'y cherche surtout pas l'aventure ou la découverte, mais du calme, de l'entre-soi, une parenthèse. Même à l'autre bout du monde. Et ce n'est pas le moindre des paradoxes de cette langue de sable toujours plus investie (n'en déplaise au tourisme vert ou culturel) qu'aller à la plage c'est se déplacer pour ne plus bouger ! On s'y réfugie. Pourquoi ? Et que se joue-t-il de si important en ce lieu vide qui se repeuple le temps d'un été, d'une vacance ? Que nous dit la plage de notre société ?

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  • Jean-Didier VINCENT, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, est neurobiologiste.

    Pourquoi est-on attiré par quelqu'un ? Qu'est-ce qui, inéluctablement, nous pousse à chercher notre moitié ? Pourquoi restons-nous avec notre partenaire ou au contraire souhaitons-nous rompre ?
    Pour mieux comprendre nos élans comme nos écarts, Jean-Didier Vincent fait appel aux sciences du vivant et décrit la foisonnante diversité amoureuse chez les animaux, nous livrant par la même occasion les clefs surprenantes de nos comportements...
    Une formidable revue des métamorphoses du couple humain, de la préhistoire à l'hypermodernité.

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  • Trois chercheurs : un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe, réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité : « qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture ? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le « miracle » de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau ". Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'autoévolution" ?

  • Loin des figures célèbres ou spectaculaires du voyage, Jean-Didier Urbain jette les bases méthodologiques d'une ethnologie de proximité, là où règnent le carnet de bord et le journal intime relatant une aventure personnelle au coeur de l'ordinaire. Pas d'exotisme, mais une invitation au voyage dans un monde connu, celui dans lequel nous vivons quotidiennement, dont il s'agira de se désaccoutumer pour le voir autrement et, partant, le découvrir et l'explorer à nouveau.
    Trois des chapitres qui composent ce livre sont repris de la première édition de Secrets de voyage (Payot, 1998), dont une nouvelle version, expurgée et remaniée, paraît simultanément dans la « Petite Bibliothèque Payot ».

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  • Dès le milieu du XIXe siècle, le développement du train et des réseaux ferroviaires favorise l'essor du tourisme, notamment du tourisme balnéaire, parfois à quelques heures seulement de Paris. C'est à cette époque que se développe l'édition d'affiches vantant de nombreux lieux de villégiatures : stations balnéaires, stations de ski, châteaux, villes thermales.
    La Compagnie du Chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée (la plus importante des compagnies ferroviaires avant la création de la SNCF en 1938), les chemins de fer de l'État et les communes commandent aux plus grands noms de l'affiche - Jules Chéret, Alfonse Mucha, Leonetto Cappiello - et à des illustrateurs specialisés dans le tourisme tels Frédéric Hugo d'Alési, Georges Dorival, Robert Falcucci, Max Ponty ou Roger Broders des centaines d'affiches publicitaires couvrant l'ensemble des régions françaises.
    À travers ce tour de la France, Jean-Didier Urbain nous raconte l'histoire du développement touristique en France et sa démocratisation.

    Jean-Didier Urbain est un ethnologue français, spécialiste du tourisme. Il est notamment l'auteur de Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale (Payot, 2014), L'Envie du monde (Éditions Bréal, 2011), Le voyage était presque parfait. Essai sur les voyages ratés (Payot, 2008), Secrets de voyages. Menteurs, imposteurs et autres voyageurs impossibles (Petite Bibliothèque Payot, 2003).

  • Votre enfant pique une crise quand vous insistez pour qu'il mette son manteau avant de sortir. Il hurle parce que vous lui refusez un deuxième dessert. Il se roule par terre dans le magasin de jouets pour obtenir le joli camion de pompier... Ces manifestations de colères, typiques chez les enfants entre 2 et 6 ans, sont souvent déstabilisantes pour les parents. Comment réagir face à un caprice ? Dans quels cas céder, dans quels cas rester ferme ?

    Didier Pleux propose aux parents démunis des outils simples et efficaces pour poser les limites, accompagner l'enfant dans la gestion de ses émotions et l'aider à intérioriser règles sociales et valeurs morales.

    Jean-Baptiste Magne, journaliste, a recueilli pour ce livre les propos de Didier Pleux, docteur en psychologie du développement, psychologue clinicien et directeur de l'Institut français de thérapie cognitive.

  • "Je conviens avec Leclerc qu'un groupement tactique, commandé par Roumiantzoff, sera porté, dès le matin, en couverture vers le Bourget." Dans ses Mémoires de guerre, le général De Gaulle, rend hommage à l'action du comte Nicolas Roumiantzoff (1906-1988), lors de la Libération de Paris le 25 août 1944. Ce guerrier dans l'âme que l'on surnommait "Le Roum" fut un militaire exemplaire au parcours romanesque.
    Il avait fui la Russie communiste et s'était mis au service de la France. Après une formation à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et Saumur, ce fils d'un général de cavalerie du tsar est affecté à l'une des plus prestigieuses unités de l'armée : la Légion étrangère. Après la campagne de France, fait prisonnier au Maroc, il s'évade. Il rejoint les "Français libres" à Londres, dans l'état-major du général de Gaulle.
    Il combat Rommel en Afrique du Nord au sein du 1er Régiment de marche de Spahis marocains, et bloque son offensive en Tunisie en mars 1943. Après la Libération de la France, tacticien de la reconnaissance militaire au sein de la 2ème DB, il s'illustre en Indochine et en Afrique du Nord. Auréolé d'une gloire légendaire, décoré en France et dans de nombreux pays étrangers, le soldat au vingt-deux citations finit général de brigade.
    Sa fameuse table au Fouquet's devint son bureau où il recevait ses amis et délivrait quelques conseils sur la marche du monde. Avec une rigueur historique qui n'exclue pas la passion filiale, Nicolas Roumiantzoff raconte le parcours atypique et édifiant de cet aristocrate russe qui devint le spahi du général De Gaulle.

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  • « La folie étant essentiellement une affaire de langage, la première chose que
    doit faire celui qui désire s'instruire de ses arcanes consiste évidemment à
    apprendre ses dialectes respectifs. Il est vrai que le langage des fous passe
    généralement pour rebutant, obscur, difficile et désorientant, ne serait-ce que
    par sa variété. Comment s'y retrouver, par exemple, lorsque dans un salon
    chacun vous interpelle de tous côtés, qui en schizophrène, qui en paranoïaque,
    qui en pervers ? On comprend que, malgré toute sa bonne volonté,
    l'interlocuteur le mieux disposé finisse par se lasser et abandonner la partie.
    Eh bien, nous vous affirmons qu'avec notre méthode, moyennant un minimum de
    patience et de régularité dans l'étude, le lecteur de La folie sans peine saura
    en quelques mois naviguer à l'aise dans cet océan linguistique déconcertant.
    Non seulement il saura parfaitement différencier les dialectes aussi différents
    que le paranoïaque ou le maniaco-dépressif, mais encore il saura lui-même
    s'exprimer très convenablement dans ces mêmes dialectes. Il saura ainsi non
    seulement comprendre les fous, mais encore leur parler. Tel est le but modeste,
    mais croyons-nous assez utile, que nous nous sommes proposé dans le présent
    ouvrage. » (Avertissement au lecteur) Didier Raymond est notamment l'auteur
    de Mozart. Une folie de l'allégresse (Mercure de France, 1990). Clément Rosset,
    écrivain, philosophe, est l'auteur de nombreux ouvrages republiés dans «
    Quadrige » et récemment, dans la collection « Perspectives critiques » (Une
    passion homicide, 2008 ; Écrits satiriques, 2008). Dessins de Jean-Charles
    Fitoussi, cinéaste et scénariste.

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  • Essai qui explore les formes les plus extrêmes des passions humaines du point de vue biologique. Donne des exemples tirés d'expériences scientifiques, mais aussi de la mythologie ou de la peinture.


  • Longtemps, la Méditerranée fut une mer d'hiver.
    Le soin, la culture et le sexe étaient ses trois piliers, que l'on aille sur la côte d'Azur, en Grèce, au Maroc ou en Turquie. Au début du XXe siècle, cependant, les choses changent : on y vient l'été pour le soleil, la chaleur, les loisirs. L'Atlantique est détrôné.
    Pourquoi ?
    Dans ce livre où l'on croisera Gauguin et Matisse, les débuts du naturisme (îles du Levant) et de la liberté sexuelle, les premiers voyages de noces à Venise, la création du club Med, etc., Jean-Didier Urbain raconte un moment de profondes mutations sociales et des mentalités, celui où, depuis l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, l'Italie, l'Allemagne, la France bien sûr, on s'est mis à aimer le soleil plutôt que la lumière.

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  • L'année 2010 a marqué pour de nombreux pays d'Afrique le cinquantenaire de leur accession à la souveraineté. À partir d'un questionnement renouvelé, cet ouvrage met à jour l'extrême diversité des perceptions et des vécus qui coexistent et la complexité jamais démentie du rapport entretenu à cet évènement fondateur. Les sociétés africaines ont tenté de s'approprier le moment « indépendance » en faisant parfois entendre des voix discordantes, notamment celles des « vaincus » ou celles plus discrètes des mondes populaires ruraux et urbains.

    Publié avec le concours du SEDET, de l'IFRA-Ibadan et de la région Ile-de-France.

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  • Lors des premières étapes de la mise en place d'une Maison des Sciences de l'Homme rassemblant les équipes de recherche des universités lorraines, la thématique des frontières est vite apparue comme fédératrice et nécessaire pour rendre compte de la spécificité de l'histoire et de la position géographique d'une région longtemps ballottée, partagée, disputée, envahie, annexée partiellement et désannexée... Il y avait, cependant, un paradoxe, à parler alors, particulièrement en 2004, de frontières, au moment où précisément, dans l'Union Européenne, la libre circulation des personnes et des biens semblait s'imposer. Ce contexte européen accompagnait un autre mouvement plus général encore, celui de la « globalisation » de l'économie et de la « globalisation » culturelle qui défiait toute idée de protectionnisme économique ou culturel et d'« exception culturelle ». Les chercheurs en Sciences humaines et sociales ont ainsi été placés devant un fait nouveau, dépassant largement le cadre classique des délimitations entre États. On aurait pu penser à une forme de dépérissement de la recherche sur les faits frontaliers.

    Un des grands apports de ce travail collectif qui a réuni des historiens, des juristes, des sociologues, des économistes, est de réintroduire avec force le social dans les questions d'identification et de différenciation qui le masque en partie. Les travaux rassemblés dans cet ouvrage collectif s'enrichissent mutuellement d'une triple interrogation sur les différentes conceptions et modalités de la ou des frontière(s), sur son atténuation ou son renforcement et finalement sur sa pertinence conceptuelle comme catégorie d'analyse. Les conclusions peuvent surprendre. Les frontières « historiques » font l'objet d'une lecture ouverte qui invite à ne pas surestimer le rôle excluant de la frontière alors que l'interprétation des frontières juridiques, sociales et économiques actuelles conduit à ne pas surestimer leur disparition. Mais il reste plus d'une énigme qui fragilise et met en doute la pertinence conceptuelle de la frontière.

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  • Recherches archologiques : une nouvelle collection Lance conjointement par CNRS Editions et l'INRAP au printemps 2011, la collection " Recherches archologiques " a pour ambition de publier des recherches d'excellence, d'intrt national ou international, issues de travaux d'archologie prventive. Elle prsentera chaque anne deux monographies de sites, une synthse et un thse novatrice. Ces ouvrages, appels devenir des rfrences incontournables, traiteront aussi bien de la Prhistoire que de l'poque moderne et contemporaine sur l'ensemble du territoire franais.
    L'ouvrage Toulouse, quartier Saint-Michel. Dans l'ancien cimetire mdival, les archologues ont men, entre 1991 et 2006, trois campagnes de fouilles, mettant au jour un grand nombre de spultures. Prs de l'glise tablie au XIVe sicle, l'quipe, compose d'archologues, d'anthropologues, d'historiens et de numismates, exhume alors un matriel nombreux, recueille une multitude de donnes anthropologiques.
    Plus qu'une simple tude de ce site majeur, cet ouvrage propose une vritable synthse de la naissance et du dveloppement du cimetire mdival.
    En dtaillant son cadre historique, les diffrentes phases repres, l'architecture des tombes, et en raisonnant les donnes anthropologiques, les archologues russissent dcrire les diffrentes phases d'utilisation de cet espace funraire, de sa mise en place jusqu' sa transformation en cimetire clos, mais aussi reprer les mutations des pratiques, des gestes funraires. Une publication exemplaire de l'archologie funraire mdivale la plus innovante.
    Les directeurs d'ouvrage Didier Paya et Jean Catalo sont rattachs l'INRAP.

    Arguments Une nouvelle collection archologique, soutenue par l'INRAP Des rsultats indits et novateurs Intrt pour le Moyen ge et le monde funraire

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  • Au cours des deux dernières décennies, l'environnement sécuritaire s'est largement modifié, particulièrement à cause du désengagement militaire des Etats occidentaux. Des Sociétés militaires et de sécurité privées se sont engouffrées dans l'espace laissé vacant et jouent aujourd'hui un rôle de premier plan dans les conflits asymétriques, notamment au Moyen-orient. Il importe de bien étudier ce phénomène devenu incontournable afin d'en éviter une privatisation aveugle et hors contrôle de l'Etat.

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  • "J'ai été conçu à l'époque du Front populaire.
    Ce fut, d'après mon père, sur la moquette d'un appartement du Trianon-Palace, à Versailles. De ce mystère, je ne sais rien d'autre que l'aveu de mon géniteur, claironné à la fin d'un dîner trop alcoolisé. Il m'est impossible, encore aujourd'hui, de fouler le sol d'une chambre d'hôtel de luxe sans éprouver un curieux sentiment de profanation." Un biologiste raconte : la naissance, le corps qui se développe, les premiers émois, les élans et les drames d'une enfance qui, petit à petit, cesse d'en être une, la liberté qui se cherche.
    L'air de rien, c'est toute l'évolution du vivant qui se trouve subtilement convoquée, depuis l'énigme des molécules primordiales jusqu'à la fulgurante apparition des premiers hommes, à travers souvenirs cocasses et rêveries tendres. "Voilà pourquoi, de même que le propre de l'homme est de faire "faire des histoires", la vie - toute la vie - est une fable."

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  • On peut voyager loin sans être un touriste, aller au bout du monde non pour l'explorer, mais pour l'oublier.
    Robinson crusoé est l'archétype de ce villégiateur : il deviendra balnéaire en découvrant que l'on peut nager par plaisir alors seulement il transformera en plages le rivage de son île. sans même s'en aller dans un village-club du pacifique, nos contemporains ont multiplié jusque chez eux les avatars de la robinsonnade originelle : le cocooning ou les center parcs et leur développement sont les symptômes de la tentation cruséenne qui taraude toujours davantage notre société : celle du repli sur soi.

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