Sydney Laurent

  • Mes chers Aïeux, Jean-Hippolyte et Augusta, puis Anselme et Henri, ont créé et traversé la première moitié du vingtième siècle dans ce Café de bord de route, avant que Suzanne et Abel, mes parents, n'en deviennent à leur tour les propriétaires et les gérants.
    En ces premiers jours de 1955, ils sont là, heureux tous les deux avec leur petite famille, dans ce Café des Fauries, prêts à organiser durant, sans trop le savoir encore, un peu plus d'une dizaine d'années, quantité de Bals saisonniers dans la salle tout récemment terminée et entièrement prête à accueillir tous les danseurs.
    Mon enfance heureuse et mon insouciante adolescence, traversent cette multitude d'événements inhérents à tant de jeunes gens de cette époque, parmi des traditions qui perdurent encore, mais qui tout doucement aussi s'éteignent en ces années bousculées par une joie de vivre dictée par le renouveau d'après-guerre et ses « Trente Glorieuses ». Ainsi, au travers de toutes ces lignes, l'histoire du Café s'écrit encore et se poursuit toujours.
    Mais qui de mes quatre ancêtres aurait bien pu s'imaginer un seul instant, que des caméras du Septième Art imprimeraient à jamais, pour les écrans des salles de cinéma, la façade de ce Café avec deux vrais comédiens déjeunant en terrasse ?...
    Gardé dans sa plus pure tradition, il est toujours là ce Café, présent au bord de la route et bien vivant, en cette première partie du XXIème siècle !

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  • De vogues en bals saisonniers... Histoires et évènements au siècle dernier.


    C'est l'histoire d'un Café de bord de route, à l'ombre des platanes, né il y a plus d'un siècle. L'histoire d'un quartier, de sa Vogue, mais aussi un peu de ses quatre villages alentour, à travers la vie d'un ensemble de personnes, entre autres de ma famille. Six générations la composent et l'entourent de tous ces évènements qui font une vie, la vie dans mon enfance, dans ma jeunesse, dans celle de mes ancêtres comme dans celle de mes parents, Suzanne et Abel. Ce couple qui, par son envie, est arrivé à un résultat donnant du bonheur à la jeunesse de toute une génération, avec l'organisation sur de nombreuses années, de Bals, tous ici racontés...
    ... Jusqu'à ce qu'un certain Bertrand Blier y plante ses caméras devant la devanture, et nous y fasse découvrir les talents à devenir, d'un futur monstre sacré du cinéma français.
    J'ai eu le bonheur d'habiter en ce lieu jusqu'à mes 24 ans, puis, par mon métier et enfin par héritage, de continuer à le faire vivre, ce Café de bord de route, là, toujours vivant !...

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  • Célestin, jeune marié et paysan heureux dans ses terres au pied du Vercors, se retrouve, ce 2 août 1914, mobilisé du jour au lendemain, comme tant d'autres jeunes gars en ce jour. Quatre années de combats, de blessures (comptabilisées au nombre de 5) et de convalescences, avec, après chacune d'elles, le dur retour au champ de bataille. C'est son histoire qui vous est racontée dans ce livre. Tous les faits sont authentiques, parfois romancés, mais toujours situés en des lieux qu'il a vraiment traversés. ... Huit jours pratiquement sans boire et presque sans manger. Huit jours à vivre au milieu d'un charnier, à coucher au milieu des cadavres, à marcher sur nos copains tombés la veille, nos pieds glissant sur leur carcasse à en entendre des craquements d'os et parfois des gémissements d'appels à l'aide ! Puis, se mettant à hurler : - C'était affreux, tu m'entends, c'était affreux ! ... Mais, au moment d'attaquer, l'officier de la compagnie, montant à l'échelle, le sifflet à la bouche, a à peine le temps de montrer son nez, qu'il est tué par une balle, ainsi que les tout premiers à s'élancer, qui tombent en étant à peine sortis de leur trou... Aussitôt, il est décrété d'interrompre l'attaque. Cette fois, et l'on peut dire cette rare fois, la raison l'emporte... comme un cadeau à la veille de ce grand jour du lendemain pour Célestin, qui passe la dernière journée de sa jeunesse en 1re ligne, dans le feu assourdissant du combat, entouré de morts et de blessés. ... Célestin sommeille, quand, soudain, à moitié endormi, il sent sa présence comme elle se penche sur lui. Alors, avec beaucoup de pudeur, il la prend dans ses bras et tous les deux se mettent à pleurer, tout en se disant des Je t'aime, tout bas.

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