• Matthieu

    Denis Guénoun

    Denis Guénoun cherche à comprendre l'importance énigmatique prise dans sa vie par le prénom Matthieu. Celui-ci a été présent tout au long de son histoire, sans jamais s'accrocher à une relation ou des événements de premier plan: insistant mais insaisissable, ne cessant de resurgir après des éclipses, comme un cours d'eau souterrain ou un indice dans une intrigue dont on ignore la clé.
    L'enquête conduit le livre à s'attarder devant les grandes toiles consacrées à saint Matthieu par Caravage, à traverser l'immense Passion selon saint Matthieu de Bach, à méditer sur L'Évangile selon saint Matthieu de Pasolini, puis à laisser vibrer les résonances du récit biblique, avant de revenir, comme sur le dessin d'un fer à cheval, vers Pasolini, puis Bach, puis à nouveau Caravage.
    Le tracé de cette piste donne forme à un essai insolite, où la quête autobiographique se nourrit de pensées esthétiques et théologiques, qu'en retour elle éclaire d'un jour inattendu.

  • Un groupe de jeunes gens d'aujourd'hui se voit confier une enquête sur Jean-Jacques Rousseau. En 1762‚ deux de ses ouvrages sont condamnés par les autorités‚ à Paris comme à Genève‚ puis déchirés ou brûlés en place publique. Or‚ ces deux livres (Émile et Le Contrat social)‚ leur censure et les luttes qu'elle provoque‚ joueront un certain rôle dans le déclenchement de deux Révolutions : l'une qui renverse le régime politique à Genève‚ et l'autre‚ très considérable : la Révolution française. Ainsi‚ nos enquêteurs - emportés dans une intrigue pleine de coups de théâtre - doivent tenter de comprendre comment des livres peuvent bouleverser des sociétés humaines.

    À la même époque‚ le célèbre écrivain demandait qu'on cesse de l'appeler par son nom‚ ou même son fameux prénom‚ mais qu'on le nomme seulement : « Le citoyen ». Pourquoi ?

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  • Qu'en est-il de l'identification au théâtre ? Denis Guénoun établit la généalogie du concept, dissipant le flou théorique et pratique dans lequel était maintenue jusqu'ici la double relation d'identification au personnage : celle du spectateur et celle de l'acteur.
    Pour ce faire, il distingue trois grandes époques. La première (l'époque de la mimèsis) est marquée par la Poétique d'Aristote, qui semble ignorer l'identification comme telle, tout comme elle paraît ignorer l'illusion, et la différence entre l'acteur et le personnage. La deuxième (l'époque de la représentation) est celle de l'établissement de la distance esthétique entre la scène et la fable, l'acteur et le rôle, et du triomphe concomitant d'un théâtre d'identification fondé sur la toute-puissance de l'imaginaire.
    La troisième (l'époque du jeu), la nôtre, s'ouvre dès lors qu'un art nouveau, le cinéma, s'étant approprié l'imaginaire, laisse du même coup libre cours à un théâtre " désidentifié ", affranchi de sa propre irréalité.
    Mais la question de l'identification participe d'une problématique plus large de la nécessité du théâtre comme lieu de l'agir et lieu du regard. D'un théâtre qui, s'il veut renaître aujourd'hui, doit impérativement, selon Guénoun, se désencombrer de modèles qui ne correspondent plus en rien à sa pratique.

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  • Denis Guénoun se livre à un essai d'autobiographie spirituelle. Il tente de caractériser trois sortes de liens qui ont marqué son existence. D'origine juive par sa famille, marxiste par formation et par choix, Denis Guénoun n'a cessé, depuis l'enfance jusqu'à la maturité, d'entrer en dialogue intense avec le christianisme. À chacune de ces trois dimensions de son histoire, il reste profondément fidèle, mais chacune fait lever en lui une interrogation critique. II n'esquive pas la considération des errements historiques, des fautes, des chutes. Mais dans chaque cas, l'effort pour porter un regard lucide n'amoindrit pas la fidélité  : au contraire, elle paraît s'en nourrir. Circulant entre tensions et failles, sans syncrétisme ni éclectisme, le livre voit ainsi se dégager dans ces Trois soulèvements quelque chose comme une source commune, une histoire partagée, une résonance intime. Récit et réflexion se croisent, pour proposer une méditation sur une vie de notre temps  : disparate et affamée d'unité

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  • Mai, juin, juillet raconte les événements qui ont secoué le théâtre en France en 1968. A travers eux, le texte interroge l'évolution de nos sociétés, et les mutations de l'idée de Révolution.

    En mai-juin 1968, Barrault est aux prises avec l'occupation de l'Odéon par les contestataires, qui commence avec panache et finit en calamité. En juillet, Vilar fait face à l'assaut contre le Festival d'Avignon, et à la tentative de le mettre à bas. Entre ces deux moments de crise violente, prend place la longue réunion de travail à huis-clos, qui rassemble au Théâtre de Villeurbanne la plupart des animateurs de centres dramatiques et de maisons de la culture.

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  • Monsieur ruisseau

    Denis Guénoun

    • Circe
    • 19 Mai 1998
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  • Scène

    Denis Guénoun

    • Act mem
    • 29 Avril 2003
  • L'enlevement de la politique

    Denis Guénoun

    • Circe
    • 26 Février 2002

    L'influence de Rousseau sur Kant est à la fois très connue et un peu mystérieuse : il n'est pas sûr que, là où elle paraît la plus visible, elle soit vraiment la plus profonde.
    L'hypothèse examinée ici ne concerne pas seulement un point curieux d'histoire de la pensée : elle suggère une interprétation de la naissance moderne du transcendantal, dont les origines politiques seraient à la fois décisives et cachées.

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  • À partir de l'oeuvre de Yasmina Reza, qui mêle théâtre, récit et roman, et déjoue les catégories habituelles, Denis Guénoun s'interroge sur ce que ces livres nous disent de nous-mêmes, de la matière de notre temps, de nos affrontements et de nos esquives - et aussi de nos futurs désertés, de notre « art » éperdu, de la panique de nos images. La disposition obstinée à l'évitement de la tragédie et le déplacement du comique sont les ressorts profonds que l'auteur analyse avec brio, risquant la confrontation avec de grands prédécesseurs intimidants, comme Molière, ou inattendus, comme Brecht.
    Avez-vous lu Reza oe, essai autant qu'invitation philosophique, renoue avec une grande tradition de la critique littéraire, qui questionne le sens et la valeur d'une oeuvre, son unicité et ses filiations, pour tenter de mieux comprendre le monde etl'époque.

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  • Pour réfléchir sur la jonction - ou la disjonction - entre philosophie et théologie, ce livre analyse six points de croisement entre les deux disciplines : à partir de questions qui leur sont communes (l'être, l'autre, le temps, l'histoire, le mythe, la religion), et aussi en relisant des auteurs, d'époques différentes, qui ont pratiqué ces deux formes de pensée :
    Augustin, Bultmann, Bonhoeffer, Levinas. Mais la réflexion ouvre ici sur des propositions plus personnelles : dans ce parcours philosophique et théologique, ce qui est interrogé, c'est le rapport entre une certaine horizontalité (ouverte, courbée) du monde et une verticalité (ascendante, ou plongeante) de la transcendance.

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  • Au cours d'un guerre civile, contemporaine et imaginaire, deux militants sont charges de transporter en camion une grande oeuvre d'art. Ils ont rendez-vous, de nuit, dans une clairière, avec d'autres convoyeurs qu'ils ne connaissent pas, qui devront emporter l'objet. Ils arrivent au rendez-vous en avance. Ils sont fatigués. Déchargent l'oeuvre empaquetée, invisible et prennent sa place dans le camion pour dormir Un peu. Pendant leur sommeil, entre dans la clairière un groupe de Morts.

  • Un sémite

    Denis Guénoun

    • Circe
    • 29 Janvier 2003

    " Sémite, nom et adjectif, a été dérivé (1845) du latin Sem, nom d'un fils de Noé (Genèse, 10-11).
    Le mot désigne une personne qui appartient à un groupe ethnique originaire d'Asie occidentale, dont les peuples parlent ou parlèrent des langues apparentées, dites sémitiques. Abusivement, le nom s'applique (fin XIXe siècle) aux Juifs seuls (1933, adj.), alors que le concept englobait les Arabes. " Le Robert, dictionnaire historique de la langue française

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  • Quels sont les enjeux entre le théâtre, le peuple et la passion ? Comment s'articule aujourd'hui encore cette relation historique dont nous savons qu'elle remonte aux Grecs ? En quoi et comment le public se constitue-t-il en peuple par le théâtre ?
    Bernard Stiegler a proposé à Jean-Christophe Bailly et Denis Guénoun de s'interroger, d'écrire et de débattre dans le cadre des entretiens de Rennes en novembre 2005, sur ces problématiques qui n'ont jamais été aussi sensibles dans une époque où le théâtre et la création sont remis en question. Une époque qui réduit le public trop souvent à l'audience. Un questionnement qui porte notamment sur l'évolution des rapports entre l'espace de la scène et le politique.

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