Littérature générale

  • De la naissance de Lou, sa fille, jusqu'aux cinq ans de Pablo, son fils aîné, Vincent de Swarte a observé ses enfants. Son Journal d'un père nous conte les premiers moments de la vie, la transparence des doigts d'un bébé, l'émergence du langage, le visage sérieux d'un petit garçon pendant que tourne le manège. Et parce que ce père est aussi écrivain, les angoisses du soir et les premiers bonbons se mêlent à des considérations sur la métaphore, Melville ou Georges Bataille. Chaque séquence est l'occasion de réflexions sensibles, souvent drôles et toujours émouvantes, l'ensemble dessinant, avec une rare intensité, la grande aventure de la paternité.

  • Le paradis existe

    Swarte Vincent

    • Pauvert
    • 7 Février 2001

    Sa joue était contre la mienne, ses yeux étaient clos, et son corps plié à ma hauteur. il chantonnait maintenant la chanson sur le rythme d'un slow, et bientôt il s'est tu, et on a dansé dans le silence. seules nos semelles contre le carrelage, et par moments le bruit de nos lèvres les unes contre les autres, à faire mal, et mon coeur qui battait fort. il m'a fait glisser vers le comptoir sans que je m'en aperçoive, un vrai danseur professionnel, il a posé sa bouteille dessus et m'a fait regagner le milieu de la salle avec autant de délice que si on s'était baignés dans une eau de mer transparente, comme il y en a loin d'ici. je sentais le soleil sur mes jambes, mes jambes sentaient celles d'evguéni, varko, le paradis existe ! evguéni est un ange, evguéni est un ange envoyé sur terre pour me dire que le paradis existe. quand soudain il s'est effondré, d'un bloc, le front contre la crasse du carrelage, et a pleuré tout ce qu'il savait, je l'ai relevé aussi doucement que j'ai pu et je lui ai dit que le paradis existait. il pleurait il pleurait, il jurait qu'il n'y arriverait pas, qu'il était fini, un minable, un moins que rien, plus un homme, même pas une femme, et qu'on était tous finis au village, moi j'ai fait non de la tête et lui ai redit que le paradis existait. "avec la pudeur de ceux qui savent écrire l'amour vincent de swarte nous livre un roman qui pousse à leur paroxysme des sentiments exacerbés par une catastrophe nucléaire.

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  • Mady écolière : roman / Madeleine de Swarte et Willy Date de l'édition originale : 1922 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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  • Pendant deux années, de la naissance de Lou, sa fille, jusqu'aux cinq ans de Pablo, son fils aîné, Vincent de Swarte a observé ses enfants avec autant d'amour que d'attention. À travers une série de textes courts, poétiques, souvent drôles et toujours émouvants, Journal d'un père met en scène ses enfants en train de grandir et de changer. Chaque texte est l'occasion d'une séquence intime et belle, d'instants d'une rare intensité. Ce faisant, l'auteur répare une injustice, comble un manque : celui de la parole du père. Car les hommes ne sont toujours pas écoutés lorsqu'il est question de petite enfance : le monde des nourrissons et des tout-petits reste le domaine réservé des mamans. Pourtant, le regard, l'amour, l'émerveillement, l'inquiétude même, ne sont pas les mêmes quand ils émanent d'un père. Et ce que nous conte Vincent de Swarte n'est autre que la grande aventure de la paternité. Tout commence avant la naissance, il analyse et raconte le bouleversement, le basculement de celui qui apprend que sa femme est enceinte. Puis surgit le regard du nourrisson, ce regard qui « tue notre narcissisme » parce que, contrairement à ceux des grandes personnes, on ne demande rien aux yeux des nouveau-nés. Ils peuvent donc tranquillement refléter un amour qui possède la gratuité de l'infini. Des yeux, Vincent de Swarte passe aux mains et, dans l'ovale parfait des ongles minuscules de sa fille, il devine le début de sa grâce, l'ébauche et l'essence de sa féminité. La nuit, il se relève pour vérifier que ses enfants n'oublient pas de respirer et au matin il s'insurge contre cette angoisse malsaine entretenue par des pédiatres qui ne cessent de brandir le spectre de la mort subite du nourrisson. Il traque la naissance de la parole, l'aube du langage et disserte avec humour sur la différence entre sourire intentionnel et sourire mécanique. En homme, en père et en écrivain, il s'interroge : pourquoi les bébés pleurentils à la fin du jour ? Quel type de musique peut alors les apaiser ? Comment mener une conversation avec un enfant de six mois ? Les petits garçons préfèrent-ils danser sur du Ginger Rogers ou écouter les Beatles ? Ses références sont picturales et littéraires, de Chagall à Bataille, en passant par Melville. Il compare l'entêtement de Bartle by à répéter « j'aimerais mieux pas » à la radicalité du « non » de l'enfant de deux ans. Et surtout il analyse et se délecte de cet amour si singulier qui unit un fils à son père, une fille à son papa.

  • Pharricide

    Swarte Vincent

    Ciselé comme un pied de chaise Louis XIV, dévissé par les vents, le phare de Cordouan semble surgi du fond des mers pour rendre fous ses gardiens.

    Son nouvel hôte, Geoffroy, installé depuis peu, est rompu pourtant à cette vie raréfiée où l'on bricole le temps qui passe.

    Mais très vite, trop vite, le phare l'aiguillonne.

    Le jeune homme déterre ses bistouris de taxidermiste amateur.

    Un congre, une écrevisse sont l'objet de ses premiers soins. Puis un couple d'Anglais, venus se marier dans la somptueuse chapelle circulaire du phare.

    Prochaine visite : l'ingénieur des Phares et Balises, qui se révèle être une rousse explosive...

    Dans ce roman singulier, Vincent de Swarte met en scène la toute-puissance infantile d'un meurtrier pas comme les autres - innocent perdu dans un décor sauvage et grandiose.

    Son écriture fiévreuse, aiguisée, d'un rythme glacé, envoûte le lecteur.



    Vincent de Swarte, né en 1963, est l'auteur de Le Carrousel des mers et de Le Cirque de la lune (coll. " Page Blanche ", Gallimard, 1996 et 1998).

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  • La chapelle aux oiseaux

    Swarte Vincent

    • Pauvert
    • 17 Novembre 1999

    Drôle d'ange que celui qui vient soudain bouleverser la vie d'un petit village des Pyrénées, un certain 24 décembre au soir, par moins dix degrés...
    Son nom ? Bouffemon. Flanqué d'un clairon de garde champêtre, le volatile chrétien en question rate son atterrissage contre un cèdre après une sonnerie tonitruante, à la recherche des deux bergers du coin : Patrice et Marsous. Les deux santons avinés lui enseignent le poker et le grisent à l'Izarra. Sa mission ? La fameuse annonce aux bergers... Il finit par l'ânonner devant les deux loustics incrédules.
    Puis, la petite troupe se rend à la Chapelle aux Oiseaux admirer avec les habitants du village le divin enfant et sa maman Parie... En redonnant vie aux santons d'une crèche, Vincent de Swarte réinterprète la Nativité dans un sens poétique et délicieusement iconoclaste.

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  • Un dédale de ruelles... Un homme court, hagard. Dans ses bras, son nourrisson qu'il tente de protéger d'assaillants déchaînés. On est en plein Moyen-Age. L'homme tombe sous leur lames, cruellement immolé. Par quel miracle, le nouveau-né trouve t-il refuge dans l'alvéole sombre d'une grotte, se nourrissant d'insectes, décapitant de " jolis rats d'or " de ses incisives ?Par quel miracle, encore, sort-il de cette grotte, des années plus tard, happé par une Voix de femme et soudain ébloui par le Ciel oe Par quel miracle, enfin, découvre t-il un jour, à la lueur de chandelles, l'intérieur de son antre oe Avec ses bouleversantes peintures rupestres, celui-ci n'est autre que Lascaux, le berceau de l'humanité.Il ne lui reste plus dès lors qu'à rencontrer les hommes pour tenter l'aventure d'une Vie... Celle-ci s'avérera plus cruelle que la survie. Poème naturel nourri des " pulsions visionnaires " d'un enfant sauvage autant que roman d'aventures, Requiem pour un sauvage s'enracine dans un inconscient universel mystérieux. Subjugué par l'incroyable foutoir sensoriel du monde, le lecteur est aussi invité à une méditation sur la barbarie humaine. Vincent de Swarte a déjà publié deux romans pour la jeunesse dans la collection Page Blanche, aux éditions Gallimard : Le Carrousel des mers, et Le Cirque de la lune. Son premier roman Pharricide, paru en 1998 aux éditions Calmann-Lévy, a obtenu le Prix Charles Brisset.

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  • Lynx

    Vincent de Swarte

    • Denoel
    • 26 Août 2002
  • Elle est moi

    Vincent de Swarte

    • Denoel
    • 3 Mars 2005

    Écrivain insomniaque, Vincent a le coup de foudre pour Anne, sa future femme, aux Folies Pigalle, une boîte de nuit parisienne. Dix ans plus tard, il entretient la flamme conjugale grâce au mythe d'Aristophane (selon lequel il existerait deux moitiés parfaitement emboîtables pour ne faire qu'un) et, aussi, à d'improbables aventures fantasmées avec ses nombreuses amies. Tout irait bien si une étrange crise d'urticaire ne venait jouer les trouble-fête au lendemain de ses quarante ans. Au bout de sept nuits, Vincent se réveille un matin dans la chaleur du lit conjugal, en proie à une transformation plus inquiétante encore. De quoi chambouler ses certitudes de mari, d'amant, d'homme et d'écrivain...
    Empruntant à l'autofiction pour mieux verser dans le surnaturel, Vincent de Swarte manie l'autodérision avec une jubilation contagieuse. Héros modernes d'une vertigineuse histoire d'amour, sa femme et lui redéfinissent l'aventure conjugale et ses mythes, confrontés aux paradoxes fuyants du désir.

  • Pharanoïa

    Vincent de Swarte

    • Denoel
    • 8 Mars 2007

    Un jeune auteur embarqué dans un voyage de promotion en allemagne; un 31 décembre traversé d'hallucinations auditives d'une haute toxicité ; la joute d'un écrivain à fleur de peau et d'un vieil homme au pied de volcans endormis ; un homme qui colle une prune à un autre pour un motif futile ; trois auteurs égarés dans un salon du livre de province ; vincent de swarte, lui-même, arrachant par téléphone quelques subsides nécessaires à sa survie ou se livrant à quelques séances d'autofriction sexuelle, ou fantasmant sur la voisine d'en face, ou bien, mort, déjà, et nous offrant un monologue d'outre-tombe sidérant...

    Variation fine, jubilatoire, délicieuse sur les diverses postures existentielles d'un jeune écrivain dans l'actuelle république des lettres, pharanoïa est aussi l'autoportrait émouvant d'un homme sur lequel plane inconsciemment l'ombre de sa propre mort : comme pour défier le destin, il a cette folle liberté de l'écrire avant qu'elle ne survienne...

  • Fleurs du rêve : poésies / par Hélène Swarth http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5724234z

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