Pauvert

  • Le paradis existe

    Swarte Vincent

    • Pauvert
    • 7 Février 2001

    Sa joue était contre la mienne, ses yeux étaient clos, et son corps plié à ma hauteur. il chantonnait maintenant la chanson sur le rythme d'un slow, et bientôt il s'est tu, et on a dansé dans le silence. seules nos semelles contre le carrelage, et par moments le bruit de nos lèvres les unes contre les autres, à faire mal, et mon coeur qui battait fort. il m'a fait glisser vers le comptoir sans que je m'en aperçoive, un vrai danseur professionnel, il a posé sa bouteille dessus et m'a fait regagner le milieu de la salle avec autant de délice que si on s'était baignés dans une eau de mer transparente, comme il y en a loin d'ici. je sentais le soleil sur mes jambes, mes jambes sentaient celles d'evguéni, varko, le paradis existe ! evguéni est un ange, evguéni est un ange envoyé sur terre pour me dire que le paradis existe. quand soudain il s'est effondré, d'un bloc, le front contre la crasse du carrelage, et a pleuré tout ce qu'il savait, je l'ai relevé aussi doucement que j'ai pu et je lui ai dit que le paradis existait. il pleurait il pleurait, il jurait qu'il n'y arriverait pas, qu'il était fini, un minable, un moins que rien, plus un homme, même pas une femme, et qu'on était tous finis au village, moi j'ai fait non de la tête et lui ai redit que le paradis existait. "avec la pudeur de ceux qui savent écrire l'amour vincent de swarte nous livre un roman qui pousse à leur paroxysme des sentiments exacerbés par une catastrophe nucléaire.

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  • La chapelle aux oiseaux

    Swarte Vincent

    • Pauvert
    • 17 Novembre 1999

    Drôle d'ange que celui qui vient soudain bouleverser la vie d'un petit village des Pyrénées, un certain 24 décembre au soir, par moins dix degrés...
    Son nom ? Bouffemon. Flanqué d'un clairon de garde champêtre, le volatile chrétien en question rate son atterrissage contre un cèdre après une sonnerie tonitruante, à la recherche des deux bergers du coin : Patrice et Marsous. Les deux santons avinés lui enseignent le poker et le grisent à l'Izarra. Sa mission ? La fameuse annonce aux bergers... Il finit par l'ânonner devant les deux loustics incrédules.
    Puis, la petite troupe se rend à la Chapelle aux Oiseaux admirer avec les habitants du village le divin enfant et sa maman Parie... En redonnant vie aux santons d'une crèche, Vincent de Swarte réinterprète la Nativité dans un sens poétique et délicieusement iconoclaste.

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  • Un dédale de ruelles... Un homme court, hagard. Dans ses bras, son nourrisson qu'il tente de protéger d'assaillants déchaînés. On est en plein Moyen-Age. L'homme tombe sous leur lames, cruellement immolé. Par quel miracle, le nouveau-né trouve t-il refuge dans l'alvéole sombre d'une grotte, se nourrissant d'insectes, décapitant de " jolis rats d'or " de ses incisives ?Par quel miracle, encore, sort-il de cette grotte, des années plus tard, happé par une Voix de femme et soudain ébloui par le Ciel oe Par quel miracle, enfin, découvre t-il un jour, à la lueur de chandelles, l'intérieur de son antre oe Avec ses bouleversantes peintures rupestres, celui-ci n'est autre que Lascaux, le berceau de l'humanité.Il ne lui reste plus dès lors qu'à rencontrer les hommes pour tenter l'aventure d'une Vie... Celle-ci s'avérera plus cruelle que la survie. Poème naturel nourri des " pulsions visionnaires " d'un enfant sauvage autant que roman d'aventures, Requiem pour un sauvage s'enracine dans un inconscient universel mystérieux. Subjugué par l'incroyable foutoir sensoriel du monde, le lecteur est aussi invité à une méditation sur la barbarie humaine. Vincent de Swarte a déjà publié deux romans pour la jeunesse dans la collection Page Blanche, aux éditions Gallimard : Le Carrousel des mers, et Le Cirque de la lune. Son premier roman Pharricide, paru en 1998 aux éditions Calmann-Lévy, a obtenu le Prix Charles Brisset.

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