• Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.  

  • Pour la toute première fois, le philosophe Dany-Robert Dufour évoque sa vie et les grands événements qui l´ont jalonnée, de l´enfance à la consécration d´écrivain, en passant par Mai 68, l´activisme politique et la prison. Il dresse aussi un bilan intellectuel de son oeuvre, en démêlant un par un les principaux fils de sa pensée.Ces entretiens sont l´occasion de revenir sur cinquante années d´histoire politique et intellectuelle en France. On y découvre un témoignage profond sur l´époque de l´indépendance algérienne, sur les révoltes estudiantines, mais aussi sur la libéralisation générale de la société au tournant des années 1980. Dany-Robert Dufour relate ainsi les rencontres qui ont marqué son existence : Kostas Axelos, Marcel Gauchet, Serge Leclaire, Alain Caillé, Jean-Claude Michéa et beaucoup d´autres. Il évoque enfin ses relations tendues avec la presse, sa carrière.Un livre indispensable pour tous ceux qui s´intéressent à l´un des penseurs les plus iconoclastes de notre temps !

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  • La civilisation occidentale, après avoir surmonté en un siècle différents séismes dévastateurs, le nazisme et le stalinisme au premier rang, est aujourd'hui emportée par le néolibéralisme. Et avec elle, le reste du monde.
    La crise générale qui en résulte est inédite : tout à la fois politique, économique, écologique, morale, subjective, esthétique, intellectuelle, elle n'est cependant pas inéluctable.
    Comment résister au dernier totalitarisme en date? Une fois déjà la civilisation occidentale a su se dépasser en mobilisant ses deux grands récits fondateurs : le monothéisme venu de Jérusalem et le Logos et la raison philosophique venus d'Athènes. C'était au cours de la Renaissance.
    Pour sortir de la crise, Dany-Robert Dufour propose de reprendre aujourd'hui cet élan humaniste, de dépoussiérer, réactualiser et laïciser ces grands récits. Pour qu'advienne un individu qui, rejetant les comportements grégaires sans pour autant adopter une attitude égoïste, deviendrait enfin «sympathique», c'est-à-dire libre et ouvert à l'autre.
    Une utopie de plus? Plutôt une façon souhaitable mais aussi réalisable d'oeuvrer à une nouvelle Renaissance, qui tiendrait les promesses oubliées de la première.

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  • Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Pourquoi sommes-nous à ce point désenchantés ? Et si le délire occidental a gagné le monde entier, était appelé, comme tout délire, à se fracasser contre le réel ? D'une part, parce que la toute-puissance et l'illimitation des prétentions humaines qu'il contient mettent toujours plus en péril les fragiles équilibres de la nature, nécessaires à la vie sur Terre. D'autre part, parce que ce délire altère considérablement la culture en vidant de tout sens créatif ses sphères fondamentales : le travail, le loisir et l'amour.
    C'est en définitive à une raison délivrée qu'en appelle Dany-Robert Dufour en esquissant les possibles contours d'une refondation de la civilisation occidentale.

  • La crise, qui n'est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd'hui le fonctionnement de la Cité.
    S'il faut s'empresser de les révéler, c'est parce qu'il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l'ampleur des dégâts. Nous vivons dans un univers qui a fait de l'égoïsme, de l'intérêt personnel, du self love, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l'" hyperbourgeoisie " ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires.
    Destructeur de l'être-ensemble et de l'êtresoi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade. À l'ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s'est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu'en soient les conséquences.
    Revisitant l'histoire de la pensée, jusqu'à saint Augustin et Pascal, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a)moral.

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  • Le monde est aujourd'hui aux prises avec trois délires politiques mortifères. Il s'agit d'authentiques délires puisque, lorsqu'ils se réalisent, en lieu et place des conquêtes et des victoires annoncées, ne s'observent que de catastrophiques destructions...

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  • Dieu est mort, le Roi est mort, le Peuple est mort, le Prolétariat est mort...
    Nous les avons tués. Nous nous sommes libérés de la servitude volontaire que nous nous étions toujours imposée à l'égard de ces divinités avides. Mais nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes. Plus personne ne nous sauvera. Plus personne ne nous protégera de notre folie constitutrice. C'est la racine de cette folie que l'ouvrage s'attache à dégager. Elle réside dans les vertigineuses formes unaires qui nous permettent de parler et de penser, de dire je ou de nous situer dans l'espace et dans le temps.
    Les Dieux et leurs succédanés prenaient sur eux la solution de ces illogismes qui nous fondent. Dans le monde de la démocratie de masse, nous les recevons de face, sans médiation et sans issue. A quel prix allons-nous payer l'incomparable liberté dont nous jouissons ?

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  • À mi-chemin entre le conte philosophique et l'essai, Dany-Robert Dufour poursuit en philosophe son travail de critique du monde contemporain. Et pour mieux s'interroger sur ce qui menace aujourd'hui gravement son avenir, il propose de revisiter toute l'histoire de l'être humain.
    Évoquant l'axolotl, ce poisson mexicain qui nous ressemble, comme le jaguar de la brousse brésilienne ou le loup des contes enfantins, discutant avec Platon, Albert Einstein ou Michael Jackson, se prenant à l'occasion pour Sherlock Holmes, le narrateur écrit dix lettres à sa 'belle amie'. Autant de moments clefs d'un voyage à travers le temps accompli par cette étrange espèce animale qu'on appelle les hommes.
    Cette espèce se caractérise non pas par sa supériorité sur le reste de la création mais par sa forme inachevée, sa faiblesse 'naturelle'. Un 'manque de nature', donc, que seule peut conpenser la culture discours, récits, sciences et techniques qui permet à l'être humain d'agir sur le monde pour mieux l'habiter. En tourt cas qui le permettrait jusqu'ici. Car le rêve des puissants de créer une 'surhumanité' à leur service compromet aujourd'hui la survie de l'espèce.
    Que faire, si nous refusons ce risque d'en finir avec le genre humain, si nous voulons que puisse se poursuivre son aventure si belle et si désespérée? Il n'est pas trop tard pour résister.

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  • "On connaît la grande prohibition fondatrice du lien social, celle de l'inceste. On connaît moins la seconde prohibition, nécessaire à la vie en société : celle de la pléonexie. Comment limiter le désir de posséder toujours plus ? Dans notre monde, caractérisé par l'hyperconcentration de la richesse, cette question est devenue cruciale. Dany-Robert Dufour, après une présentation de la question, a choisi quatre textes permettant d'y réfléchir à nouveaux frais. Deux textes de Platon (l'un tiré de La République, l'autre du Gorgias) et un texte de Bernard de Mandeville (La fable des Abeilles, 1705), adaptés et réécrits pour les rendre aussi audibles, c'est-à-dire actuels, que possible. Dans le quatrième texte, Socrate et son contradicteur se retrouvent aujourd'hui pour faire le point. Le lecteur trouvera également en annexe un étonnant texte sur la pléonexie, traduit pour la première fois en français, écrit en 1705 par le grand philosophe roumain, Dimitri Cantemir.
    Les quatre premiers textes ont été lus par de grands comédiens dans le cadre de la première édition de « Philosophie à vif » qui s'est tenue en juin 2014 au Théâtre de la Tempête, en présence d'un public nombreux."

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  • D'où vient cet extraordinaire besoin de croyance qu'on retrouve toujours et partout chez les hommes ? L'auteur s'interroge en examinant ces figures historiques du divin qui vont du Totem au Peuple et au Prolétariat en passant par la Physis des Grecs et bien sûr, le Dieu des monothéismes. Il trouve une raison dans le «réel», à cette propension irrésistible à s'aliéner à l'Autre. L'homme, en effet, est un être inachevé.
    De ce manque dans sa nature, évoqué par tant de penseurs de Platon à Lacan, la science apporte aujourd'hui la confirmation avec la théorie de la néoténie, qui montre que l'homme, à la naissance est un prématuré. Voilà pourquoi, pour opérer sa subjectivation, il a besoin d'inventer des êtres surnaturels auxquels il veut croire comme s'ils existaient vraiment.
    Mais que se passe-t-il quand, comme aujourd'hui, on assiste à la «mort de Dieu», annoncée par Nietzsche il y a un siècle. L'être humain, s'il n'est plus aliéné à un Autre, est-il désormais condamné à la surenchère désespérée et désespérante des fondamentalismes, à la dépression face à un monde désymbolisé ou encore à la tentation de se recréer mieux achevé, avec l'appui des technosciences ? Sommes-nous ainsi en marche, au milieu du chaos religieux et de la déprime galopante, vers une post-humanité ?

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  • Qui dit «trinité» évoque, bien sûr, le dogme central de la religion chrétienne. Mais la forme «trois en un» existe aussi, sous des visages qui nous sont moins familiers, dans les polythéismes et dans les autres monothéismes. Non seulement, elle est constante dans les champs narratif, symbolique et religieux, mais elle est également repérable dans les domaines philosophique, logique, sémiologique, psychanalytique... : bref, il existe une raison trinitaire, susceptible d'actualisations multiples.
    Or, c'est précisément en cette fin de siècle, où nous commençons à le reconnaître, que l'homme trinitaire voit ses pouvoirs disparaître progressivement mais sûrement au profit d'un autre, l'homme binaire.
    Réintroduire aujourd'hui la forme trinitaire dans le débat, c'est tenter de voir sous un jour renouvelé l'histoire de la culture en la comprenant comme le lieu d'une très longue lutte entre deux modes irréductibles de gestion de la grande affaire humaine, la mort. Car la différence des deux hommes en présence est que l'un, l'homme trinitaire, acceptait la mort, faisait de la représentation de la mort dans la vie le fondement de son ordre symbolique et du lien social, alors que l'autre, l'homme binaire, veut en fin de compte l'éradication de la mort.

  • En philosophe, Dany-Robert Dufour poursuit ici ses interrogations sur les évolutions radicales de notre société. En présentant les « dix commandements » inqui&eacu te;tants qui résultent de la morale néolibérale aujourd'hui dominante, il analyse les ébranlements qu'elle provoque dans tous les domaines.

  • Après l'enfer du nazisme et la terreur du communisme, il est possible qu'une nouvelle catastrophe se profile à l'horizon.
    Cette fois, c'est le néo-libéralisme qui veut fabriquer à son tour un " homme nouveau ". tous les changements en cours, aussi bien dans l'économie marchande que dans l'économie politique, l'économie symbolique ou l'économie psychique, en témoignent. le sujet critique de kant et le sujet névrotique de freud nous avaient fourni à eux deux la matrice du sujet de la modernité. la mort de ce sujet est déjà programmée par la grande mutation du capitalisme contemporain.
    Déchu de sa faculté de jugement, poussé à jouir sans entrave, cessant de se référer à toute valeur absolue ou transcendantale, le nouvel " homme nouveau " est en train d'apparaître au fur et à mesure que l'on entre dans l'ère du " capitalisme total " sur la planète. c'est cette véritable mutation anthropologique, et les conséquences pour le moins problématiques sur la vie des hommes qu'elle implique, autrement dit ce que l'auteur appelle " l'art de réduire les têtes ", qu'analyse cet ouvrage.
    L'auteur traite ainsi, en philosophe, des questions pratiques auxquelles sont confrontés aujourd'hui les sociologues, les psychanalystes ou les spécialistes de l'éducation. en s'interrogeant très concrètement sur l'avenir des jeunes générations aux prises avec de nouvelles façons de consommer, de s'informer, de s'éduquer, de travailler ou, plus généralement, de vivre avec les autres.

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  • Ce livre, d'une écriture jubilatoire, caustique, vive, est rédigé sous forme de lettres d'amour à une « belle amie », un peu à la manière de certains petits traités du XVIII au ton voltairien. Il traite de l'être humain en tant qu'espèce animale tout à fait particulière : elle naît inachevée. Et cet inachèvement est ce qui va lui permettre, paradoxalement, de dominer les autres espèces. Car, ayant à assurer les moyens de sa survie autrement que par la force, l'espèce humaine a inventé le savoir et l'amour en usant de ce langage dont elle fut seule à se rendre maître.

    Ces lettres, en reparcourant l'histoire humaine, nous interrogent sur les liens complexes et silencieux qui unissent l'homme et l'animal et proposent une nouvelle vision de notre rapport à la connaissance et à la jouissance. Qu'en est-il aujourd'hui où, grâce aux technosciences, l'espèce humaine se dote de plus en plus de moyens pour sortir de son inachèvement ? Sommes-nous les derniers hommes ?

  • Ce livre entraîne le lecteur habitué des ouvrages de sciences humaines dans une aventure plutôt jubilante.
    Tout d'abord, il va sans retenue fouiller là oú cela fait mal en vue d'exhumer le point critique oú les maîtres de l'époque structuraliste (lacan, benveniste, jakobson, lévi-strauss . ) se sont mis à bégayer. ils n'auraient pas bégayé n'importe oú, mais au moment exact de produire un savoir décisif sur la langue ! de là, aurait pu se monter une de ces rituelles entreprises d'extermination de " fausses " sciences.
    Mais, loin de récuser ce point instable et de l'imputer à nos aînés comme une regrettable erreur théorique, ce livre en fait le point d'appui d'une facétieuse traversée diagonale des sciences humaines oú l'on rencontre. le stade du miroir, les paradoxes de l'auto-référence, l'objet a, de la théologie négative, l'unheimliche (" l'inquiétante étrangeté " de freud), la logique illogique du mythe, la forme auto-subversive de la promesse, la figure de l'hystérologie et bien d'autres étrangetés.

    Deux compères, logos et sogol, mènent la danse; l'un retient et logicise pendant que l'autre renverse les propositions et pousse au paradoxe. et il apparaît, chemin faisant, que les sciences -humaines, là oú elles se nouent entre inconscient, récit et énonciation, pourraient bien n'être concevables qu'autour de cette part mal dite, inéliminable grain de folie ou de sable qu'on ne cesse de vouloir rejeter.
    Il s'agirait au bout du compte de figurer ce à quoi pourraient ressembler des sciences humaines prenant au sérieux la division du sujet.

  • L'essor de la télévision et des médias et le statut qu'ils ont acquis au sein de l'espace familial et auprès des enfants modifient considérablement les conditions de socialisation et de subjectivation de l'individu. Dans ce livre, Dominique Ottavi et Dany-Robert Dufour s'attèlent à une analyse de cette réalité et des conséquences sur le développement de l'enfant, sur le devenir des liens familiaux et des rapports sociaux. Sans entrer dans les querelles partisanes du " pour et du contre ", leur analyse contribue à s'interroger sur les enjeux de ces transformations et sur la reconstruction d'un climat de confiance et d'un dialogue constructif dans cet univers surmédiatisé.
    Dans la première partie, Dominique Ottavi pose le problème du lien entre enfance, violence et médias. Entre l'hypothèse d'une totale innocuité de la télévision et l'idée opposée d'une influence directe de celle-ci sur le comportement, l'auteur questionne le rapport entre jeunesse et violence, institué par notre culture et réfracté par les médias. Dans la seconde partie, Dany-Robert Dufour aborde deux aspects : les transformations produites par la télévision au sein de la famille et les dérèglements dans l'accès au symbolique produits par l'image télévisuelle.

    Dominique Ottavi est professeur en Sciences de l'éducation à l'Université de Caen. Elle a notamment publié De Darwin à Piaget : pour une histoire de la psychologie de l'enfant (CNRS Éditions, 2002) et, avec Marie-Claude Blais et Marcel Gauchet, Conditions de l'éducation (Stock, 2008). Chercheur associé au Groupe Paidéia de l'université de Paris 8, elle poursuit des recherches sur les philosophies modernes et contemporaines dans leur rapport à l'éducation.

    Dany-Robert Dufour est philosophe, professeur en sciences de l'éducation à l'université Paris VIII et directeur de programme au Collège international de philosophie. Son travail porte principalement sur les processus symboliques et se situe à la jonction de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Il est l'auteur de nombreux articles et livres dont La Cité perverse - libéralisme et pornographie (Denoël, 2009).

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