• Traduction neuve de «La Divine Comédie» entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • La rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L'Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l'oeuvre du poète ce qu'il avait encore à l'oreille. S'y essayant lui-même, William Cliff n'est parvenu à satisfaction qu'en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd'hui le sentiment d'avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d'une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.

  • «Offrir un vrai poème dont la marche n'est en rien entravée» : telle est l'ambition de cette nouvelle traduction de L'Enfer. Afin de rendre au plus près le rythme de l'oeuvre de Dante, William Cliff a pris le parti de suivre le «chiffre» du décasyllabe original. Sur le fond, il n'a pas hésité à supprimer des noms et des références qu'il jugeait inutiles ou fastidieux. Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l'accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux.
    Cliff, comme Dante, est un poète en marche.

  • Les Rimes sont la partie la plus méconnue de l'oeuvre de Dante. Fruits d'une expérimentation passionnée, elles occupent vingt-cinq ans de la vie du poète, de l'âge de 18 ans jusqu'à l'écriture de la Comédie. Par le langage, les thèmes, la pensée en mouvement, elles préparent le grand poème. Mais elles explorent aussi un espace qui lui est étranger, car elles transmettent une vision contrastée, contradictoire de l'amour et des pulsions humaines. Les Rimes ne sont pas seulement oeuvres de laboratoire mais poèmes qui atteignent souvent des réussites totales, d'une beauté étonnamment actuelle, intense, hardie. Elles ouvrent une vision surprenante de la vitalité médiévale, où se lit une douleur d'amour si cruelle qu'elle invoque la mort, et aussi un bonheur d'amour « auprès de quoi ne paraît rien le paradis ».
    La présente traduction s'attache à déployer une grande fidélité poétique, en retrouvant le rythme propre du texte et la musique de chaque poème

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour, Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

  • Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ?
    L'imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu'elle semble décrire par avance, parfois, l'inimaginable horreur moderne. Le gigantesque entonnoir de l'Enfer, qui se creuse jusqu'au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l'univers, comme une sorte de sac où viennent s'engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète.
    Mais nous lisons aussi autre chose dans L'Enfer :
    Plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l'exploration, à la première étape du grand roman initiatique d'une civilisation qui est la racine de la nôtre.

  • Créée en 1964 sous le nom de Garnier Flammarion, la collection GF s'adresse aux élèves de lycées, aux étudiants et à tous ceux qui privilégient la qualité de l'édition des oeuvres classiques.
    Collection de poche de référence pour la littérature française et la philosophie, forte de plus de 1000 titres, elle continue de renouveler la lecture des grands textes en proposant des traductions inédites et des appareils critiques régulièrement mis à jour.


  • Le coeur du grand projet, c'est Le Paradis.
    Le long poème que nous nommons Divine Comédie a été conçu en fonction du Paradis, lui-même composé à la louange d'une femme, Béatrice, ici transfigurée dans une plus haute plénitude.
    Le Paradis de Dante, comme L'Enfer ou Le Purgatoire, surprend : aucun repos placide, mais le mouvement incessant, le vol des lumières. Le Paradis, danse de flammes, est éblouissant et dangereux. Le voyageur céleste, guidé enfin par Béatrice, y parcourt des ciels multiples, il y connaît des épreuves, il y éprouve l'éblouissement dans la tension abstraite d'un espace merveilleux et irreprésentable.
    Il est impossible d'écrire le Paradis, et pourtant le Poème poursuit sa course. La langue de Dante affronte l'impossible, franchit les limites, invente une autre langue, réussit ce que la poésie universelle aura achevé de plus beau. Et l'aventure se termine lorsque, au plus haut terme de la vision, le héros s'absorbe dans l'enfance. Dans l'«amour qui meut le soleil et les autres étoiles».

  • Avec «Paradis», Dante aborde l'ultime partie du voyage avec Béatrice pour accomplir sa mission : donner à lire, à ses contemporains et à la postérité, le "poème sacré". Il entre alors dans la connaissance d'un au-delà (du monde terrestre /de la pesanteur / du temps / du langage) où tout est aboli : actes du corps, rêve, temps et espace, paysages, figures humaines. Rien n'importe plus, sinon la "connaissance du vrai", l'un des pivots de la pensée dantesque. Une expérience à ce point hors du commun, "divine", qui est expérience de l'éternité requiert le déploiement de toutes les ressources du langage si bien que «Paradis »regorge de formes novatrices destinées à en rendre compte et que la traductrice Danièle Robert réussit magnifiquement, entre brio, empathie et rigueur, à restituer pour mieux nous faire prendre la mesure de l'invention extraordinaire que constitue l'oeuvre de Dante ( de la naissance duquel sera fastueusement célébré, en 2021, le sept-centième anniversaire).

  • «Pour la première fois depuis sept siècles, et à vrai dire pour la première fois dans le monde, l'oeuvre entière de Dante, prose et vers, écrits latins comme écrits italiens, est présentée en un seul volume : constamment comparée à elle-même, et expliquée de page en page sans en manquer une seule. Et parfois le traducteur, dans sa longue étude, a été amené à renouveler l'interprétation de la pensée de Dante, voire à proposer des leçons nouvelles, peut-être hardies, mais toujours consciencieuses et curieuses, là où la lettre est altérée par la tradition, et difforme ou absurde. La connaissance des sources classiques, bibliques, françaises ou provençales, qui alimentent l'inspiration du grand Florentin, semblera sans douté élargie et éclairée au terme de cette lecture, pour les spécialistes eux-mêmes, bien que le livre s'adresse avant tout au grand public. Pour la foule des «honnêtes gens», le traducteur a cherché sans cesse, dans la présentation de La Comédie ou des Rimes, et même des Églogues latines, à donner au lecteur de chez nous une impression de poésie comparable à celle que peut éprouver un lecteur italien d'aujourd'hui. Aux étudiants, aux spécialistes de l'Histoire - histoire politique, histoire des moeurs et des arts, histoire des langues romanes, de la philosophie antique ou médiévale, de la théologie parfois, ce livre apportera une nourriture captivante pour l'esprit.» Bulletin Gallimard, 1965.

  • Troisième volet de la Divine Comédie achevée il y a désormais 700 ans le cantique du Paradis relate le voyage de Dante, conduit par Béatrice, à travers les sphères célestes jusqu'à l'Empyrée où le poète s'abîme dans la contemplation de la lumière divine.

  • Poésie/Gallimard se devait d'inscrire à son catalogue l'oeuvre majeure de Dante, mais en faisant de cette entrée un événement éditorial marquant. D'où la volonté d'offrir une version bilingue intégrale en un seul volume de l'Enfer, du Purgatoire et du Paradis, et cela sous le seul intitulé attesté du temps de son auteur : La Comédie. «Ici commence la Comédie de Dante Alighieri, florentin de nation, non de moeurs», proclamait en effet l'épître au seigneur Cangrande della Scala, épître qui ajoutait, précisant l'esprit initial de l'immense projet : «Quant au langage, il est familier et de style humble, puisqu'il calque les manières de communiquer en vulgaire qu'ont les femmes du peuple entre elles». Non seulement le poète voulait être entendu de tous, mais il désirait composer «presque un chant villageois, traitant d'arguments simples». Ce n'est que peu à peu, montant vers le Paradis, que Dante s'affranchira de cette option volontairement populaire, et de la discipline formelle qu'elle impliquait, pour se rapprocher du «poème sacré».
    La traduction de Jean-Charles Vegliante suit superbement ces variations de tons et de perspectives tout au long du parcours ascensionnel qui d'Enfer en Paradis n'oublie ni les hommes ni la terre, et ne laisse jamais les âmes en mal d'incarnation.

  • Avec la publication de« Purgatoire», deuxième volet de cette traduction novatrice de la «Divine Comédie »par Danièle Robert, Actes Sud se donne pour mission de contribuer à faire rayonner cette oeuvre unique, véritable monument du patrimoine mondial.

  • Divine comédie

    Dante Alighieri

    Égaré dans la forêt, Dante, guidé par le poète latin Virgile, voyage à travers l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Au gré de ses rencontres avec des personnages mythologiques, historiques ou saints, aidé par la vertueuse Béatrice, il parvient enfin aux portes du Paradis, prêt à rencontrer Dieu.
    Quête mystique, poème initiatique et chef-d'oeuvre de la littérature mondiale, la Divine Comédie est un ouvrage hors du commun dont voici une nouvelle édition bilingue pour en comprendre le mystère et la beauté.

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  • Première partie d'une traduction nouvelle et novatrice de la Divine Comédie de Dante, Enfer, cet ouvrage bilingue (italien/français) invite le lecteur à se réapproprier le trésor littéraire que constitue pareil ouvrage fondateur. Cette traduction propose en effet pour la première fois en France, dans son intégralité, une lecture du poème qui prend en compte la structure voulue par le poète et qui est au coeur de la création dantesque. C'est en respectant la dimension orale du texte, son mouvement, sa cadence musicale, ses jeux de sonorités, la vivacité de ton extrême de certains passages versus le rythme plus lent de la méditation, en puisant au coeur même de la création dantesque les éléments caractéristiques de son écriture afin de les transposer en français tout en respectant les spécificités des deux langues, que Dabièle Robert relève le défi consistant à permettre au lecteur d'aller plus avant dans la découverte de la beauté de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Le banquet

    Dante Alighieri

    • Seuil
    • 5 Septembre 2019

    Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie, Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale.

    « Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova, je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître. »

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  • La Divine Comédie est le poème de l'humanité entière, l'épopée de l'histoire de la chrétienté et de la civilisation romaine ; elle est la parabole de la damnation et du salut, le voyage d'un homme, Dante, à travers l'Enfer, le Purgatoire, le Paradis, mais aussi la pérégrination biblique du peuple de Dieu, de l'esclavage du péché à la gloire éternelle. Tout est présent, dans un immense théâtre où les gestes infimes et les plus héroïques, les flammes et les étoiles sont convoquées, la parole d'amour et les cris du désespoir s'unissent : l'homme y est, tout entier.

  • Les quatre chansons réunies sous ce titre constituent un ensemble unique dans l'oeuvre de Dante. Empruntant leur forme aux constructions complexes des troubadours qui pratiquaient la poésie hermétique du trobar clus, notamment Arnaut Daniel, inventeur présumé de la sextine, qu'il admirait, le poète exprime ici une passion sensuelle d'une violence inhabituelle chez lui, qu'on a pu comparer aux vers brûlants d'Archiloque à Néobulé. Le ton et l'intensité de ces rimes laissent penser que Donna Pietra, qu'il s'agisse de son prénom ou d'un surnom né de sa dureté, a bien été une créature de chair, qu'on a parfois identifiée avec Pietra Scrovegni de Padoue et à laquelle l'éditeur s'est résigné à prêter le profil impassible d'une jeune fille de Raphaël.

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  • Ce court traité a été entrepris vers 1304, au moment de la rédaction de L'Enfer, et laissé inachevé. Rédigé en latin, comme plus tard Le Banquet et De la Monarchie, il devait comporter quatre livres, mais deux seulement furent écrits, et encore le second fut-il interrompu, sans que cela tire à conséquence puisque l'essentiel était dit. A mi-chemin de sa vie, comme il le dit lui-même dans le célèbre premier vers de L'Enfer, comme de son oeuvre, entre la Vita Nuova et l'achèvement de La Divine Comédie, il a essayé de définir la nature de la plus belle langue italienne possible, en même temps que son art poétique.

    « En effet certaines sortes de mots sont puériles, d'autres féminines, d'autres viriles ; et parmi les mots virils, certains sont sylvestres, et d'autres sont urbains ; et parmi ceux que nous appelons urbains, il y en a certains que nous sentons peignés et soyeux, et d'autres hirsutes et rugueux. C'est parmi les peignés et les hirsutes que se trouvent ceux que nous nommons grandioses, et nous appelons soyeux et rugueux ceux qui rendent un son superflu... »

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  • La comoedia que nous avons vu se déchaîner, forgée et infléchie tout au long du parcours infernal, voici qu'elle se déploie et trouve sa règle, sa " religion " sur les pentes du purgatoire : monde intermédiaire, simple " mont qui guérit ceux qui le gravissent ", pont et passage lui-même destiné à passer.
    Le détachement des passions et de leur illusion mortelle vide peu à peu le poème de substance narrative, au profit d'une épiphanie supérieure de la parole oú le poète est en personne emporté, " embarqué " dans un voyage qui apprivoise pour nous aussi une communion possible - une transitivité - entre cet au-delà et notre ici. l'illumination, l'art total (divin) ne se séparent jamais du but pratique qu'incarne cette montée vers le bien.
    Jusqu'à ce que, tous âges, sexes et conditions confondus, en nous puisse " descendre clair le fleuve de mémoire ". la langue, bien sûr, construit sa propre ascension, son purgatoire de mots qu'il s'agit de transduire aujourd'hui; on a tenté ce pari, non dans le tour de force mais dans le parcours et la durée. c'est peut-être, accompagnant la fable de " notre vie " (enf. , 1, 1), un apprentissage de l'universel.

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  • La comédie ; paradis

    Dante Alighieri

    Une lune pâle, où paraissent provisoirement les premières âmes bienheureuses, selon notre semblant reflété en eau claire, nous accueille et nous familiarise avec la troisième cantica du Poème sacré : la plus étonnante à divers titres. Nous sommes " là où convergent tout espace et tout temps " - l'ubi et quando du chant XXIX -, un non-lieu ineffable que le poète voyageur est tout de même chargé de nous transmettre, en le représentant sous des apparences accessibles à nos sens. Voire à tous les sens, cherchant déjà à " trouver une langue " (Rimbaud), ce sera celle des anges. Et nous accélérons avec lui, entraînés par le rire plus qu'humain de sa Béatrice, nous fusons à leur suite dans le maelström de lumière, à travers les huit ciels des planètes et des étoiles, perçant le neuvième ciel cristallin (premier mobile) vertigineusement mû par les choeurs angéliques, jusqu'à l'espèce d'orgasme cosmique de la " candide rose " visitée sans relâche par les messagers de l'Amour divin, comblée dans la paix immuable de la vraie présence des élus, hors de toute représentation naïve. Loin de la petitesse d'un monde "qui nous rend féroces". Au sein de cet empyrée de calme embrasement, où Béatrice ainsi que toutes les autres âmes a repris place, un guide ultime, saint Bernard, amènera pour finir - non sans l'intercession de la Vierge reine - à la très brève mais interminable contemplation de Dieu. Comme pour les livres précédents, la traduction tente de suivre cet élan à travers le grand large et les interstices d'une langue autre, elle aussi capable de ferme assise et d'inventions inouïes, de variation, de couleurs et de rythmes réglés, de poésie pour qui, lisant, voudra bien en recevoir " les flots / qui coulent là pour qu'on s'y emmeilleure ". Le texte italien, revu par Jean-Charles Vegliante sur l'édition critique de Petrocchi, est l'un des plus sûrs actuellement disponibles.

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  • Avant de choisir le toscan pour écrire la Comédie, Dante a pensé l'usage du vulgaire, langue du peuple, en l'opposant au latin, langue des lettrés. Le Traité de l'éloquence en vulgaire (1304), paradoxalement écrit en latin, constitue une démonstration à la fois politique et linguistique en faveur de ce « vulgaire illustre » indispensable à l'unification de la nation italienne. Dante y décrit philosophiquement le parler propre de l'homme en tant qu'être social et rationnel, réinvente son origine dans l'unité de l'idiome adamique et sa diversification après Babel, puis il construit le « vulgaire illustre » comme l'Un devant éclairer tous les usages multiples, et établit, à partir des pratiques poétiques excellentes, les règles qui le gouvernent. C'est donc en tant que théoricien politique qu'il revendique une autorité sur la langue et donne au poète une fonction essentielle dans la cité des hommes.    La nouvelle traduction proposée ici en regard de la version originale s'accompagne d'un apparat de notes qui donne pour la première fois au lecteur français un accès à ce texte aux facettes multiples, en prise sur les doctrines de son temps, et d'un glossaire qui explicite la technicité et la précision du vocabulaire utilisé par Dante, tant en latin qu'en italien.                                                                                                     Traduction du latin                                                                                       par Anne Grondeux, Ruedi Imbach                                                                                                    et Irène Rosier-Catach                                                                                          Introduction et appareil critique                                                                                                par Irène Rosier-Catach

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  • Et la douleur se mettra en chemin avec l'âme qui s'en ira si triste ;
    Elle lui sera toujours unie, lui rappelant la joie du doux visage auprès de quoi ne paraît rien le paradis.

    Publié ici pour le première fois dans une édition bilingue, ce recueil de Dante a été traduit par Jacqueline Risset, poète, écrivain et essayiste, auteur d'une traduction de référence de La Divine Comédie.

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