• Pour bon nombre de chrétiens, le concile Vatican II (1962-1965) a représenté un souffle extraordinaire, invitant à l´audace et à l´espérance : importance de l´Écriture, de sa lecture et de sa méditation, collaboration entre prêtres et laïcs, restauration du diaconat permanent, oecuménisme et dialogue interreligieux, ouverture au monde...


    Que s´est-il passé alors ? Cinquante ans après, qu´en reste-t-il ?


    De lecture aisée, allant à l´essentiel, l´ouvrage de Daniel Moulinet présente à ceux qui ne l´ont pas vécu, et aux autres, les grandes étapes et les textes essentiels du Concile. Il rappelle ainsi comment cet événement reste un réservoir d´énergies vivifiant pour l´Église et pour l´annonce de l´Évangile aux nouvelles générations, dans le monde entier.

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      Daniel Moulinet, prêtre du diocèse de Moulins, est professeur d´histoire à la Faculté de théologie de Lyon. Il a publié une vingtaine d´ouvrages dont Le concile Vatican II (coll. Tout Simplement, 2002) et La Séparation de 1905 : les hommes et les lieux (coll. Patrimoine, 2005) aux Éditions de l´Atelier.

  • «Plus jamais la guerre, laissez tomber les armes de vos mains.» Cet appel du pape Paul VI, prononcé à l'ONU en 1965, n'a perdu ni de sa force ni de son actualité. Mais comment l'Église a-t-elle réagi aux guerres du siècle dernier ? Quelles ont été ses prises de position ? Comment a-t-elle pu s'exprimer ? Si elle n'a pu imposer ses valeurs, à tout le moins a-t-elle acquis la liberté de se faire entendre. C'est la stratégie de cette revendication que relate ici Daniel Moulinet : des appels à la paix de Benoît XV pendant la Première Guerre mondiale en passant par le soutien de Jean Paul II aux syndicats polonais pendant la Guerre froide, jusqu'à la condamnation par le Saint- Siège des idéologies terroristes au nom de Dieu après les attentats du 11 septembre 2001. Une synthèse claire, lumineuse et entraînante. Une Histoire sans concession, utile, forte. Une source plus que jamais nécessaire.

  • Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, les relations, en France, entre l'Église catholique et l'État sont encore très tendues. Certes, « l'Union sacrée », proclamée par le gouvernement dès le début du conflit, met ces tensions en veilleuse, mais, à plusieurs reprises, elles vont resurgir au cours des quatre années de guerre. Loin des polémiques de l'époque, les lettres adressées par plus de 130 prêtres et séminaristes du Bourbonnais à l'abbé Giraud, supérieur du séminaire de Moulins, font revivre les réalités de terrain, dans la variété des affectations, même si elles ressortent très majoritairement du service de santé. Comment les clercs sont-ils insérés dans le conflit, comment partagent-ils son déroulement, comment vivent-ils la fréquentation quotidienne de leurs compatriotes dont leur éducation cléricale les séparait ? Quel regard de foi vont-ils poser sur cette violence qui heurte profondément leur sensibilité religieuse ? Comment vont-ils se donner des moyens pour la vie spirituelle, la leur et celle des soldats avec lesquels ils vivent ? Enfin, comment leur spiritualité est-elle influencée par ces années de souffrance qui les marqueront à jamais ? Telles sont les questions auxquelles ces lettres permettent d'apporter des réponses. Dans le contexte du centenaire de la guerre, l'analyse de cette correspondance reflète le regard religieux que le clergé catholique a porté sur cet événement, qui, comme on le sait, a marqué le point de départ d'un vrai ralliement de l'Église catholique à la République.

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