• L'ombre d'un père

    Christoph Hein

    Konstantin n'a jamais connu son père, nazi notoire et criminel de guerre. Toute sa vie, il n'a de cesse de fuir ce lourd héritage : il change de nom, quitte son pays, tente de s'enrôler dans la Légion étrangère... avant de revenir en RDA après la construction du mur. Mais l'ombre du père le poursuit toujours.

    Un formidable roman d'apprentissage qui nous fait traverser soixante ans d'histoire européenne et déploie une bouleversante réflexion sur la mémoire historique.

  • Paula veut être peintre, elle ne veut que cela. La petite fille terrorisée par son père va trouver la force de s'opposer à lui d'abord, puis à son mari. Elle luttera pour exister, pour disposer de son corps, puis pour faire des études aux Beaux-Arts. Elle en paiera le prix, en renonçant à son premier enfant.
    Paula se cuirasse contre ses sentiments, elle se construit contre les hommes, qu'elle n'hésitera pas à utiliser pour réaliser son rêve : peindre comme elle le veut, dans une Allemagne de l'Est où il est dangereux de s'éloigner des canons du réalisme socialiste.
    Christoph Hein crée un personnage magnifique de femme forte et pourtant si faible, qui est aussi une illustration de la difficulté à être un créateur à certaines époques, quand on sent et sait qu'on doit construire une oeuvre, qu'on y arrive ou pas. Un grand roman aussi émouvant que dérangeant.

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  • Ancien ingénieur, Willenbrock s'est retrouvé au chômage après la réunification.
    Il a rapidement pris les mesures de la nouvelle société et s'est lancé dans un négoce florissant : l'achat et la vente de voitures d'occasion. Ses clients viennent de l'Est, paient cash et sont pressés. Certains emportent la marchandise en Russie, notamment un certain Krylow, qui a travaillé en Allemagne pour le compte du gouvernement soviétique et s'est maintenant reconverti dans les "affaires", celles qui nécessitent des gardes du corps.
    Les temps ont changé : la nouvelle société voit désormais la violence et la corruption régler les rapports sociaux dans un monde sans espoir qui n'offre d'autre issue que le repli sur soi. Victime de cambriolages et d'agressions à répétition, Willenbrock résiste puis sombre peu à peu dans une paranoïa qui ne lui laisse aucune échappatoire : à la violence, il répondra lui aussi par la violence. Chroniqueur de notre époque incertaine, Christoph Hein raconte la transformation des rapports sociaux et humains dans les sociétés Occidentales, avec pour toile de fond la renaissance du capitalisme sauvage comme corrélat du postcommunisme.

  • L'aube des années 80, à guldenberg, une petite cité thermale de rda : des écoliers trouvent, à la fin de l'été, le corps de horn pendu dans la forêt.
    Muté dans ce trou perdu quelques années auparavant sur ordre du parti, profondément blessé par la mesure disciplinaire dont il a fait l'objet, horn était resté l'étranger, un être secret et renfermé. après sa mort, les langues se délient et cinq voix se conjuguent pour raconter, de leur point de vue, la " fin de horn ". leurs perspectives, contrastées et contradictoires, leurs souvenirs, refoulés ou falsifiés sont les pièces d'un puzzle oú le lecteur voit se dessiner peu à peu la figure d'un homme vaincu par un appareil politique, bafoué par la bassesse et la lâcheté de ses concitoyens.

    Christoph hein a un talent particulier, corrosif. il réalise à sa manière le projet de son héros, le dr spodek l'un des cinq narrateurs dont nous connaissons l'âme : écrire une chronique de la bassesse humaine.
    Catherine david, le nouvel observateur ce qui est tout à fait exceptionnel chez christoph hein, c'est qu'il réussit à dresser une chronique de son époque tout en faisant exister des personnages avec leurs conflits intérieurs, leurs dissensions familiales, leur besoin de tendresse.

    Nicole zand, le monde la fin de horn : un des rares romans que l'on ne repose pas avant d'avoir lu jusqu'à la dernière page, la dernière ligne.
    Mireille gansel, la quinzaine littéraire.

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  • Rüdiger Stolzenburg a presque la soixantaine. Chargé de cours à l'université de Leipzig, il n'a aucune chance de voir sa carrière universitaire progresser - son champ de recherches, le librettiste et topographe Weiskern, n'intéresse personne, et de toute façon c'est le département tout entier qui est menacé. Sa vie privée n'est guère plus enthousiasmante, bien qu'il collectionne les femmes, jeunes, voire même très jeunes, et piétine allègrement l'amour de la seule femme qui tienne vraiment à lui. De plus le fisc vient de lui notifier un redressement d'impôts qu'il ne peut absolument pas payer.
    Rüdiger croit voir sa chance tourner quand une proposition lui parvient via Internet : un collectionneur cherche un acquéreur pour des manuscrits inédits et inconnus de Weiskern. Pris d'une passion furieuse pour ces textes, il remue ciel et terre pour trouver l'argent, et envisage même de se laisser acheter en échange d'un diplôme.
    Christoph Hein analyse à sa manière sobre et incisive la façon dont la chute du Mur et la réunification ont profondément modifié le cours de la vie des Allemands de l'Est. Son héros, naïf, mal à l'aise avec les règles d'une société dans laquelle chacun est en concurrence avec tous pour conquérir sa place au soleil, est l'éternel perdant de ce nouvel ordre du monde.

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  • La mise a mort

    Christoph Hein

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  • Claudia a 39 ans, elle est médecin, elle n'a aucune ambition, aucun intérêt politique, aucun désir.
    Elle a une liaison avec henry, architecte séparé de sa famille. on se voit, mais jamais on ne parle de ses propres problèmes, on sait que l'autre en a, ça suffit. il meurt subitement, bêtement. mais ce n'est pas une raison pour sortir de cette "morale" sans aspérité qui réprime les sentiments pour éviter la souffrance. rarement une vie si pauvre en amour a été définie avec une telle richesse de mots. "chroniqueur de son temps ", christoph hein affirme : " je ne fais qu'écrire ce que je vois et ce que j'entends.
    Je n'invente pas d'histoires, je les trouve. ".

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  • Voici une enfance lointaine dans un monde disparu.
    Le narrateur, en proie à un grand trouble intérieur, fait de curiosité, d'angoisse, de souffrance et de plaisir, raconte l'année de ses treize ans, année décisive, faite de découverte de la sexualité et de la vie, de séparations et de ruptures, avec la famille, avec sa petite ville, avec la RDA où ses parents se sont fixés. Il montre le paysage sociologique de l'Allemagne de l'Est des années 50, vu par un adolescent, élevé en milieu chrétien farouchement anticommuniste, qui subit les conséquences amères de l'opposition familiale au régime.
    Le refus des autorités politiques de laisser ce fils de pasteur continuer ses études classiques l'obligera, de même que son frère aîné, à partir pour l'Ouest. Le récit s'achève en 1956, lorsqu'en visite à Berlin-Ouest avec ses parents, il apprend en lisant un panneau lumineux l'entrée des chars soviétiques à Budapest. L'écriture sobre, retenue, distanciée, pleine d'humour mais aussi de sensualité atteint une grande puissance émotionnelle.
    C'est ici un écrivain dans la peine possession de ses moyens littéraires qui décrit avec tendresse et ironie l'enfant qu'il a été.

  • Bernhard Haber, enfant d'une famille de réfugiés chassée de sa terre natale, ne parvient pas à se sentir chez lui dans la ville où ses parents ont dû se réinstaller : il a dix ans lorsqu'en 1950 sa famille quitte Breslau (Wroclaw) en Silésie pour une petite ville de Saxe dont les habitants voient d'un très mauvais oeil l'afflux de réfugiés et de sinistrés. Certes, on a besoin d'artisans et le père de Bernhard est menuisier, mais les habitants de la ville préfèrent confier leurs commandes à l'un des leurs. Un jour l'atelier du menuisier brûle, il s'agit probablement d'un incendie criminel, bien que la police ne puisse - ou ne veuille - en apporter la preuve. Le fils du menuisier n'a pas non plus la vie facile à l'école, les maîtres veulent le "rééduquer", il est la risée de ses camarades et on abat même son chien. Il jure de se venger.
    Christoph Hein laisse à cinq personnages, à cinq voix, le soin de raconter cinquante années de la vie de Bernhard Haber, des années 50 jusqu'à la fin du XXe siècle. Chacun des narrateurs l'a connu à un moment ou à un autre de sa vie, chacun d'entre eux porte sur lui un regard différent. Le roman se structure dans une sorte de kaléidoscope, les perspectives narratives se croisent et se répondent, le récit de vie sur fond de chronique sociale prend forme. Le lecteur découvre peu à peu l'ascension sociale de cet enfant marginalisé du fait du statut de sa famille.
    C'est dans la même petite ville saxonne, Guldenberg, que Christoph Hein avait déjà situé l'action de l'un de ses précédents romans, La Fin de Horn (1985 en Allemagne, 1987 pour la traduction française), un roman lui aussi polyphonique et faulknérien. Comme La Fin de Horn brisait l'un des mythes fondateurs de la RDA, ce roman met fin à un silence qui aura duré quelque cinquante ans. Il est vrai que les travaux des historiens et les ouvrages de vulgarisation ont ces dernières années raconté l'exode des populations allemandes chassées de Silésie, de Poméranie, des Sudètes et de Prusse orientale, mais ils ont fait peu de cas de l'accueil qui leur avait été réservé dans les deux Allemagnes, le sujet est resté tabou, avec ses corollaires, la xénophobie, la peur de l'étranger, l'hostilité à son égard.

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  • Gegen den Willen ihrer Eltern und ihres Verlobten fährt die 19jährige Paula zur Aufnahmeprüfung der Kunsthochschule nach Berlin. Sie wird Malerin, um den Preis der Verhärtung gegen alle und alles. Sämtliche Beziehungen zu Männern scheitern, die zu Frauen gehören zu den beständigeren, vertreiben jedoch nicht die dominierenden Grautöne aus ihren Bildern. Woher kommt diese Gleichgültigkeit gegenüber den anderen und am Ende gegen sich selbst? Wie werden wir, was wir sind? Christoph Hein erzählt von einer Frau, die in ihrem Leben das Abenteuer der Selbstbehauptung eingeht: die Geschichte einer gelungenen Emanzipation.

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  • Was verdankt ein von der Mutter 'Glückskind' genannter Sohn dem Vater? Der ist in dem neuen Roman, in dem Christoph Hein alle Register seiner erzählerischen Kunst und seiner geschichtsdiagnostischen Kompetenz entfaltet, eine unausweichliche Antriebskraft. Jedoch in einem alles andere als positiven Sinn: Der Sohn, in der entstehenden DDR lebend, muss seit seiner Geburt im Jahr 1945 vor dem kriegsverbrecherischen toten Vater sein ganzes Dasein im Fluchtmodus zubringen: psychisch, physisch, beruflich, geographisch, in Liebesdingen. Es gibt zahlreiche Versuche, aus dem Schatten des Vaters herauszutreten: Er nimmt einen anderen Namen an, will in Marseille Fremdenlegionär werden, reist kurz nach dem Mauerbau wieder in die DDR ein, darf dort kein Abitur machen, bringt es gleichwohl, glückliche Umstände ausnutzend - Glückskind eben -, in den späten DDR-Jahren bis zum Rektor einer Oberschule - fast. Am Ende erkennt er: Eine Emanzipation von der allgemeinen und der persönlichen Geschichte ist zum Scheitern verurteilt. Durch solche Verkettung von Vergangenheit und Gegenwart wird aus dem Glückskind ein Unheilskind. Gerade dadurch verkörpert er wie in einem Brennspiegel bis ins kleinste Detail die unterschiedlichsten Gegebenheiten Deutschlands in den politischen, gesellschaftlichen und privaten Bereichen. Ironisch-humoristisch, anrührend, ohne Sentimentalität oder Sarkasmus erzählt Christoph Hein ein beispiellos-beispielhaftes Leben in mehr als sechzig Jahren deutscher Zustände.

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  • Ob am Rande der Gesellschaft oder in deren finanzkräftigen Kreisen, ob bei den sozial ausgeschlossenen Kids oder den chancenlosen Akademikern - mit großer Hellsicht entwirft Christoph Hein ein Panorama der Gegenwart, in dem Fälschung und Lüge selbst die intimsten Beziehungen durchdringen. Rüdiger Stolzenburg, 59 Jahre alt, seit 15 Jahren Dozent mit halber Stelle an einem kulturwissenschaftlichen Institut. Seine Aufstiegschancen tendieren gegen null: Die selbst gesetzten Maßstäbe an die universitäre Lehre lassen sich nicht aufrechterhalten, seine Forschungsvorhaben führen zu keinem greifbaren Resultat. Mit seinem Gehalt kommt Stolzenburg eher schlecht als recht über die Runden. Doch sein ohnehin prekäres Leben droht vollständig aus dem Ruder zu laufen, denn nicht nur das Finanzamt rückt ihm mit einer Steuernachforderung gefährlich auf den Pelz, Rüdiger Stolzenburg wird zum unfreiwilligen Köder in einem Kriminalfall.

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  • In seiner Chronik der Lebensläufe zweier Familien bündelt Christoph Hein die vergebliche Hoffnung auf eine Existenz in Freiheit. Ihm ist ein Jahrhundertroman gelungen: ein Jahrhundert umgreifend, ein Jahrhundert widerspiegelnd, ein Jahrhundert verstehbar zu machen und nachzuerleben. "In diesen Roman geriet ich aus Versehen oder vielmehr durch eine Bequemlichkeit." Mit diesem Satz beginnt eine Recherche über zwei Männer, über den Schriftstellers Rainer Trutz und Waldemar Gejm, einen Professor für Mathematik und Linguistik an der Lomonossow-Universität, der seit Jahren ein neues Forschungsgebiet entwickelt: die Mnemotechnik, die Lehre von Ursprung und Funktion der Erinnerung. Doch der Nationalsozialismus in gleicher Weise wie der Stalinismus werden Trutz wie Gejm sehr bald zum Verhängnis: Der Deutsche, aus Nazideutschland geflohen, wird in einem sowjetischen Arbeitslager erschlagen. Die Umschwünge der Politik des Genossen Stalin führen im Falle Gejm zur Deportation mit anschließend em Tod. Nur die beiden Söhne, Maykl Trutz und Rem Gejm, überleben und begegnen sich Jahrzehnte später, im wiederhergestellten Deutschland und machen fast dieselben Erfahrungen wie ihre Väter .

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