• Lambeaux

    Charles Juliet

    Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu célébrer ses deux mères : l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée.
    La première, celle qui lui a donné le jour, une paysanne, à la suite d'un amour malheureux, d'un mariage qui l'a déçue, puis quatre maternités rapprochées, a sombré dans une profonde dépression. Hospitalisée un mois après la naissance de son dernier enfant, elle est morte huit ans plus tard dans d'atroces conditions.
    La seconde, mère d'une famille nombreuse, elle aussi paysanne, a recueilli cet enfant et l'a élevé comme s'il avait été son fils.
    Après avoir évoqué ces deux émouvantes figures, l'auteur relate succintement son parcours. Ce faisant, il nous raconte la naissance à soi-même d'un homme qui est parvenu à triompher de la « détresse impensable » dont il était prisonnier. Voilà pourquoi Lambeaux est avant tout un livre d'espoir.

  • On ne présente pas Charles Juliet dont les neuf tomes de son Journal traduits dans le monde entier font un des écrivains majeurs de notre temps. Or si cet opus exceptionnel de même que des récits comme L'année de l'éveil ou Lambeaux ont fait sa notoriété et sa popularité, il n'en reste pas moins que la poésie est l'alpha et l'oméga de son oeuvre littéraire. C'est là en effet que l'on trouve de la façon la plus condensée, la plus incisive et la plus frappante l'expression de la quête lente et difficile qui est l'objet de tous ses livres, ce chemin de l'obscur vers la clarté fait de dépouillements et de dépassements successifs, de doutes surmontés et d'une volonté hors du commun de construire en soi une humanité délivrée. Chacun de ses très nombreux poèmes écrits au fil des jours, en marchant le plus souvent, est justement comme un pas gagné dans ce chemin de vie. Par ailleurs, comme pour tout le reste de son oeuvre, l'écriture poétique que s'invente Charles Juliet ne doit rien à personne, on peut même dire qu'elle est à rebours de toutes les formes poétiques de son temps, misant sur une nudité et une simplicité radicales, récusant toute intellectualité et tout effet formel. Impossible donc d'ignorer dans notre inventaire des grandes voix poétiques contemporaines ce parcours hors du commun. Charles Juliet a souhaité que soit repris pour la préface, comme ce fut le cas à l'occasion de la parution de Moisson chez POL, le texte La conquête dans l'obscur que Jean-Pierre Siméon a écrit sur son travail poétique.
    La présente anthologie a été entièrement constituée par le poète lui- même.
    "un temps j'ai renoncé rebroussé chemin cédé aux forces de la nuit et maintenant alors qu'a sombré l'espoir de la faire sourdre je sais enfin en quoi consiste la lumière"

  • Le jour baisse, dixième volume de mon journal, couvre quatre années, de 2009 à 2012. Dans les volumes précédents, je veillais à peu parler de moi. Ici, je m'exposedavantage, parle de ce que j'ai longtemps tu : mon épouse, sa famille, mes rapports avec celle-ci. Je relate ce que fut mon année préparatoire aux études de médecine, ma seconde session à cet examen. Une angoisse indicible. Échouer aurait été pour moi une tragédie. Arrêt des études et engagement dans l'armée.
    Pendant cette année, à mon école d'enfants de troupe, j'ai eu des rapports difficiles avec un capitaine. Plus le rugby, plus une ardente faim de vivre, plus des tentations, plus un grand désordre dans la tête et dans le coeur.
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  • Un petit paysan qui n'avait jamais quitté son village se retrouve un jour enfant de troupe. Dans ce récit, il relate ce que fut sa seconde année de jeune militaire, une année de découvertes et de bouleversements, qui le verra mourir à son enfance et s'éveiller à des réalités et des énigmes dont il ignorait tout.
    La faim, le froid, les bagarres, son avide besoin d'affection, l'admiration qu'il voue à son chef de section, sa passion pour la boxe, les sévices que les anciens font subir aux bleus, la découverte de l'amour avec la femme de son chef, le sadisme de certains sous-officiers, la nostalgie qu'il a de son village, de sa chienne et de ses vaches, ses quinze jours de cachot, son renvoi de l'école puis sa réintégration, la hantise de mourir à dix-huit ans, là-bas, dans ces rizières où la guerre fait rage..., c'est le récit d'une entrée en adolescence, avec ses révoltes et sa détresse, ses déchirements et ses ferveurs.
    Ce livre a été porté à l'écran par Gérard Corbiau, sous le même titre.

  • «C'est par la misère que j'ai approché la vie.
    La toile est liée à un drame fondamental.
    La peinture, c'est un oeil, un oeil aveuglé, qui continue de voir, qui voit ce qui l'aveugle.
    N'être rien. Simplement rien. C'est une expérience qui fait peur. Il faut tout lâcher.
    Pour être vrai, il faut plonger, toucher le fond.
    La toile ne vient pas de la tête, mais de la vie. Je ne fais que chercher la vie. Tout ça échappe à la pensée, à la volonté.».
    Bram Van Velde.

  • Giacometti

    Charles Juliet

    Giacometti est l'exemple type de l'artiste aux prises avec les difficultés de la création.
    À la fois dessinateur, peintre et sculpteur, il a édifié l'essentiel de son oeuvre au cours des vingt dernières années de son existence.
    Bien que tragique, sa vision de l'homme n'a rien de désespérée. Ses portraits aux regards effarés et qui interrogent, ses sculptures filiformes expriment certes notre solitude, la douleur d'être, la précarité de notre condition, mais ils affirment aussi avec autorité que la vie est finalement plus forte que tout ce qui la ronge et cherche à l'abattre.

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  • En résidence durant cinq mois à wellington, charles juliet a tenu ce journal avec assiduité, afin de garder trace de ce qu'il a vécu durant ce séjour.
    Ces pages, alternant les rencontres et impressions sur la nouvelle-zélande avec des notes de réflexion sur la création poétique et des poèmes, sont d'une réelle densité et abordent les thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d'une meilleure compréhension des autres et du monde.

  • Ce petit livre est la reprise de l'entretien inclus dans le beau-livre Entre terre et ciel de Fabienne Verdier (à paraître en octobre). Elle y répond aux questions de Charles Juliet sur son art, sa philosophie de vie, son approche poétique de chaque instant, sa vision du geste créateur comme fulgurance issue des profondeurs de l'artiste. Des paroles essentielles qui vont droit au but sans théorisation superflue. Le but étant toujours le partage d'une intensité de vie.

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  • J'ai dévoré bien des livres, vécu grâce à eux d'inoubliables instants. Ils me transportaient, m'exaltaient, me laissaient anéanti, ne cessaient de me triturer, m'aidaient à me connaître, à m'ouvrir mon chemin... Par la suite et au long des années, ils ont eu à combler ma faim, une faim qui réapparaissait aussitôt qu'assouvie. Toutefois, après les avoir ingérés, comment me séparer d'eux alors qu'ils avaient eu pour moi une telle importance? Il fallait absolument que j'en garde quelques bribes. D'où ma manie de prélever ces mots, ces phrases qui m'avaient dévasté, embrasé, poussé à aller plus avant. Manie d'autodidacte qui s'acharne à creuser toujours plus profond, qui tient à ne rien perdre de ce qu'il a acquis, qui veut pouvoir mâcher encore et encore ces mots où puiser force, lumière, énergie. Les phrases et textes rassemblés dans ce volume sont tirés des carnets où se trouve thésaurisée cette nourriture qu'aiment à consommer ceux qui se cherchent, cherchent un sens à la vie.

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  • L'inattendu

    Charles Juliet

    C'est un petit paysan, un enfant sensible, attachant.
    Il découvre le monde des adultes, la vie, la peur, la tendresse. il se livre à ses premières expériences, douces-amères ou tragiques.
    Enfant de troupe, il connaît la solitude, l'ennui, la cruauté de certains chefs, mais aussi l'amitié.
    Plus tard, avec le retour à la vie civile, c'est une autre solitude, une autre forme d'ennui et de désespoir.
    Mais il y aura cette ouverture, cette lumière possible que suggère une rencontre inattendue : l'épilogue, longtemps après, de l'année de l'éveil.

  • Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner - ou en recevoir ? Et s'il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ? Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ?..
    Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener.
    Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière.

  • Gratitude

    Charles Juliet

    Ce nouveau « Journal » de Charles Juliet couvre les années 2004 à 2008.
    Il est dans la veine des précédents, plein de sagesse, d'expériences, d'ouverture au monde et, surtout, aux autres. Des rencontres, beaucoup de rencontres qui sont autant d'occasions de récits de vie brefs, souvent bouleversants car la personnalité de Charles Juliet est telle que l'on se confie volontiers à lui qui est toujours à l'écoute, aux aguets de l'humain.
    Beaucoup de lectures et de relectures (notamment Camus, ici), des voyages (surtout en France, à l'occasion de manifestations autour de l'auteur), de peinture, et de cinéma.
    Et toujours cette écriture précise et sensible, prête à tout accueillir de l'expérience inté- rieure comme des choses de la vie.
    Le précédent volume de son journal : Apaisement est paru en 2013.

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  • Les souvenirs « de l'enfance à l'âge adulte » deviennent des micro-récits autobiographiques scandés, martelés par une voix qui souligne certains des mots les plus importants.
    Souvenirs trouvant leur source dans la mort portée en soi : deuil éternel de la mère génitrice jamais connue, mots ressassés, harcelants, épuisants. Souvenirs de lecture qui devient le sujet même des textes. Souvenirs lumineux enfin, pour la période plus récente de la vie de l'auteur qui disent son enthousiasme dans le cadre de rencontres. S'ils sont encore pour certains frappés de noirceur, ils ne concernent plus l'intériorité de l'auteur mais le chaos du monde dans lequel il vit aujourd'hui. L'écriture fait naître et laisser parler les morts aussi bien que les « exilés des mots ». À l'écoute des deux voix, on comprend que la conquête des mots fut aussi conquête de soi et de son destin.
    (d'après Nelly Carnet, revue Autre sud n° 46, sept. 2009)

  • Ce journal VI couvre les années 1993-94-95-96. Pendant ces années, Charles Juliet a publié Accueils, le cinquième tome de son Journal, Carnets de Saorge, et Lambeaux, le récit sur ses deux mères. Dans le même temps, il a composé les poèmes d'A voix basse, paru en 1997. Au cours de cette même période il effectue plusieurs voyages. Avec un couple ami, il se rend en Thaïlande et au Laos, et il est invité dans plusieurs villes d'Allemagne, au Québec, au Mexique et au Japon.
    Dans Lumières d'automne, avec une grande maîtrise et une écriture soignée, il aborde de nombreux sujets, parle de ses rencontres, du décès de sa mère adoptive, de ses lectures, revient sur son enfance, approfondit sa réflexion sur la connaissance de soi, la condition humaine, la vie en général...

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  • Moisson

    Charles Juliet

    • P.o.l
    • 15 Mai 2012

    Ce livre, s'il contient quelques poèmes inédits, est une anthologie, composée par Charles Juliet lui-même, de ses poèmes au long de plus de cinquante années de recherche, de tâtonnements, de découvertes. On y retrouve donc cette écriture si simple, si évidente mais aussi âpre, dure comme le silex et dense comme une terre nourricière, qui redonne leur sens immédiat aux mots, et leur valeur, et leur sonorité. Les titres des parties qui composent ce recueil révèlent bien l'itinéraire de l'auteur : 'Enfance', 'Effondrement', mais aussi 'Ouverture', 'Avancée', 'Lueurs'...

  • Ce mot, 'vivre', comment le comprendre? Quelles significations lui attribuer? Que doit-on faire de sa vie? Quel sens lui donner ? ou en recevoir? Et s'il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est? Ou bien puis-je le transformer? Mais alors dans quel but, quelle intention?

    Les notes rassemblées dans ce Journal font écho à ces questions qui jalonnent l'aventure de la quête de soi.

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  • Charles Juliet évoque deux livres qui l'ont profondément marqué pour des raisons différentes : L'Étranger d'A. Camus et Le Dieu nu de Robert Margerit. Trois lettres inédites de Robert Margerit complètent l'ensemble.

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  • Un écrivain, qui se cherche encore, quitte Paris pour séjourner non loin de Rodez dans un hameau où il rencontre une jeune fille secrète.
    Un jeune peintre s'éprend d'une comédienne plus âgée que lui et à laquelle, en raison de leurs situations respectives, il ne peut rien dire de ce qu'il éprouve. Il ne sera en mesure de lui parler à coeur ouvert qu'après avoir vécu loin d'elle un assez long temps.
    Au cours d'une randonnée dans le Hoggar, un industriel se prend de passion pour une photographe qui n'a rien de commun avec lui.
    Trois hommes qui ne savent pas dire aux femmes combien ils les aiment. Trois nouvelles pudiques et émouvantes qui montrent qu'un amour naissant peut conduire à s'engager dans la longue aventure de la quête de soi.

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  • J'ai poursuivi mon chemin. Continué de travailler à me mettre en ordre, me clarifier, réaliser mon unité...
    Au désarroi et au découragement qui ont marqué les débuts de mon parcours, se sont progressivement substitués une force, une confiance, le ferme besoin de consentir, d'adhérer.
    Voilà pourquoi la part faite ici à la réflexion et au questionnement est moindre que dans les deux premiers volumes. En revanche, plus nombreuses sont les notes relatant des rencontres, des instants de vie, d'accord, d'intime exultation.

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  • Si les tableaux de Paul Cézanne ramènent Charles Juliet sur les lieux de sa propre adolescence, ils provoquent aussi en lui un questionnement sur la création, qu'elle soit celle du peintre ou celle de l'écrivain. Ce livre est un face-à-face troublant entr

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  • La recherche de soi est un long chemin.
    Au début, il n'est d'ailleurs pas de chemin. Seule règne une profonde ténèbre.
    Une ténèbre faite d'interrogations, de doutes, de fatigue, de haine de soi, de difficulté à vivre... Mais un travail d'élucidation et de clarification parvient à le repousser, à y faire naître une faible lueur. Alors des entraves commencent à tomber, des obstacles à disparaître, et un chemin finit par s'ouvrir.
    Il permettra à celui qui l'empruntera de se connaître et de vivre en bonne intelligence avec lui-même, les autres et le monde. Au long des trois premiers volumes de son Journal, Charles Juliet a relaté son cheminement. Dans ce quatrième tome, il poursuit sa quête. Mais la sérénité lui est venue, et ces notes où alternent instants de vie, rencontres, plongées intérieures, marquent un indéniable accomplissement.

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  • « J'ai toujours pensé que, pour s'accomplir, une vie doit aller en s'élevant, en s'enrichissant, en devenant toujours plus vaste. » Une nouvelle emblématique de Charles Juliet, de sa démarche intime.

    Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre, en 2017, Charles Juliet s'est révélé un diariste singulier: les derniers tomes de son Journal montrent que sa longue recherche l'a conduit à un accord avec lui-même et à une large ouverture aux autres et au monde.

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