• Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'« apartheid américain » dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

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  • Moment d'effervescence politique sans précédent, la fin des années soixante a vu s'embraser des villes aussi différentes que Paris, Mexico, Tokyo ou Chicago, avec, à chaque fois, des étudiants au premier rang des barricades. Ce livre revient sur la situation des Etats-Unis dans cette période agitée pour montrer qu'au-delà des grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, ce moment 68 a mobilisé des étudiants de toutes origines sociales et ethno-raciales, non seulement contre la guerre mais aussi contre le racisme et la pauvreté dans leurs quartiers, en collaboration avec le mouvement pour les droits civiques. Principal champ de bataille de cette lutte dans le nord du pays, le cas de Chicago montre que la contestation étudiante était un mouvement aux fortes ambitions sociales et politiques locales, empreint d'un idéal de la justice et de la démocratie appliqué, au-delà du campus, à la communauté environnante. Mobilisant des jeunes blancs et noirs, le mouvement étudiant a représenté un défi des plus menaçants pour les pouvoirs publics. En incluant dans leurs revendications la lutte contre la discrimination raciale au niveau local et l'autogestion des communautés, les jeunes activistes ont bousculé l'équilibre politique en vigueur dans la ville. C'est ce volet local des revendications et l'alliance potentielle entre les groupes ethno-raciaux qui étaient considérés comme particulièrement dangereux par les autorités universitaires et municipales et qui expliquent l'intensité de la répression. Basé sur des archives inédites de sources policières, ce livre retrace la trajectoire de la contestation étudiante du moment 68. A l'heure où tant de mouvements sociaux sont battus en brèche par les pouvoirs publics dès qu'apparaît le moindre potentiel de remise en cause profonde de l'ordre établi, cette mise au grand jour des mécanismes de la répression politique fait de ce livre une lecture indispensable.

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  • Seventies contestataires - Genèse et destin de l'invention utopique et des trajectoires des acteurs et de leurs pratiques Prendre la route, s'installer en communauté, adopter un mode de vie alternatif, « beat » ou « hippie », militer pour les droits civiques ou contre la guerre du Vietnam, s'engager dans les luttes féministes ou écologistes. Autant de pratiques contestataires que le regard rétrospectif renvoie spontanément aux « contre-cultures » des années 1960-1970.
    Est-il justifié de reconnaître dans ces deux décennies l'équivalent d'un âge d'or de la critique sociale et de l'invention utopique ? Et comment rendre compte aujourd'hui de la diversité et de la portée des formes contre-culturelles qui voient le jour dans cette période ?

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  • Période de révolte et d'utopie par excellence, de cette contre-culture plurielle qui a fait l'objet de toutes les passions et toutes les controverses, les années soixante ont vu les étudiants radicaux, les hippies, les Afro-Américains, les Latinos, les Asiatiques, les Amérindiens, les femmes et les homosexuels descendre dans la rue et occuper les parcs comme les campus pour réclamer leurs droits, affirmer leur identité culturelle et jeter les bases d'un avenir meilleur. Tous rejetaient l'ordre établi et les normes dominantes de la société américaine et portaient un projet révolutionnaire qui suivit deux orientations majeures : la première aspirait à l'épanouissement d'une culture alternative et utopique fondée sur les drogues, le mysticisme et la transformation radicale du mode de vie ; la seconde visait à l'avènement d'un puissant activisme politique, renforcé par un mélange de mobilisations communautaires et d'action protestataire. Se plaçant délibérément dans la nouvelle perspective historiographique des «longues années soixante», ce livre retrace les différentes formes de la mobilisation culturelle et politique de cette période depuis leurs origines dans la deuxième moitié des années 1950 jusqu'au milieu des années 1970. Unique par son format bilingue, ce livre se décline en sept chapitres thématiques, chacun composé de trois sections : une première, en anglais, intitulée The Story, qui couvre les événements incontournables ; une deuxième, en français, Angles d'Approche, qui fournit un cadre analytique ; et une troisième, en anglais, Key Elements, qui présente de manière condensée mais précise les points essentiels - les grands noms, événements et concepts du chapitre.

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  • Franchissant les frontières pour parfaire leur formation ou pour fuir la répression, les étudiants construisent un cosmopolitisme qui brasse les idées et les expériences en nouant des relations avec les mouvements étudiants des pays d'accueil et en construisant des organisations internationales.
    C'est ce que relatent les auteurs de la première partie de ce livre et ce dont attestent les témoignages de fondateurs de l'Union internationale des étudiants née après la guerre, en 1945, après une Libération porteuse d'espoir.
    Cet espoir d'un monde pacifié, c'est aussi celui qui, au début du 20e siècle, voyait les autorités encourager la venue des étudiants étrangers dont on s'enorgueillissait alors du nombre. Cependant, avec la crise des années 1930, la xénophobie et l'antisémitisme s'installent. Dans la seconde partie de l'ouvrage, les auteurs portent un regard original sur ce qui se passait alors dans les universités de Paris, Lyon, Toulouse, Strasbourg et Lille.
    Les études sur l'organisation de cet internationalisme particulier n'ont été que trop rares. Là est l'originalité du présent ouvrage dont les chapitres rédigés par les spécialistes de la question réunis par le Germe s'accompagnent de documents iconographiques issus de collections de la Cité des mémoires étudiantes installée à Aubervilliers (93).

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