Littérature générale

  • Aysage avec palmiers aurait pu s'intituler " Flashes à Beyrouth ". Face à la guerre, Bernard Wallet fait l'économie du roman et des explications pour ne conserver que les images, les scènes, les faits nus et bruts. Ces " choses vues " disent l'horreur, mais aussi sa fascination. En s'approchant de cette vérité, qui ne peut exister que par éclats, le livre éclaire du même coup l'effet dévastateur de la guerre sur celui qui en est le témoin.
    " Cela se passe à Beyrouth et à bout portant ? Oui, mais le Liban, on le voit, est désormais partout, et la guerre est devenue une boucherie du tac au tac, pour un oui ou pour un non. Que faire ? Protester, s'indigner, aller voir et témoigner pour un résultat spectaculaire supplémentaire ? Non : écrire ce qui est, au plus près d'un non-sens fracassant. Ce récit est vrai puisque les corps n'y sont jamais absents.
    Beyrouth n'était qu'une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L'histoire, comme le désir de mort, n'a pas de fin. " (Philippe Sollers)

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  • Avec une certaine volupté dans le regard, de celles qui éclairent l'oeil d'un vainqueur, la vieille bohémienne scruta longuement la paume de la main de Louise. De son index effilé, elle en caressa tour à tour les lignes, ponctuant son observation de petits coups d'oeil malicieux. - Hum... une ligne d'amour profonde,... et une autre plus légère... Je vois aussi deux enfants... enfin, c'est bizarre, du même sang... et pourtant pas du même père. À ces mots, Louise retira brutalement sa main. - Allez, foutez-moi le camp ! Vous dites des bêtises ! s'écria Louise. Aussitôt la vieille bohémienne figea son regard, fixant intensément Louise, sans dire le moindre mot. Celle-ci se glaça de peur. Les yeux toujours chevillés sur la jeune fille, la vieille bohémienne fit un geste ample du bras, comme un signe de ralliement, à ceux qui l'accompagnaient. Alors elle changea son air effrayant en un sourire doux, et s'en alla, fière et satisfaite.

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  • Le personnage est semblable à un funambule « fil de feriste » dans une arène de cirque, en équilibre sur son fil, le fil de sa vie, tendu entre deux socles, celui de la comédie d´un côté, et de l´autre, celui de la tendresse. Échappé pour un moment de l´hôpital psychiatrique, il s´est réfugié dans un théâtre où il va dévoiler l´ambiguïté de sa personnalité, et prouver in fine que sa folie n´est « pas si folle que ça »...

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