• Proust : le corps malade d'amour Nouv.

    A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenchée la seconde.
    Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. En effet alors que la médecine s'évertue à guérir les maladies du corps, Proust révèle que le corps humain peut être malade d'amour.
    Proust dépasse là le simple statut de la métaphore, que nous avons mis au jour à propos de la comparaison avec le modèle médical. Il pratique la collusion entre amour et maladie au point de définir l'amour comme le type de la maladie humaine. Fomentée par l'angoisse de perdre l'aimée, alimentée par un doute permanent sur l'Autre dont aucune garantie, pas même la parole, ne certifie l'authenticité de son discours, la jalousie prend la forme d'une pathologie : fièvre, nervosité, maux de ventre, fébrilité...
    L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.

    À paraître
  • La lutte des corps vivants et humains pour se faire reconnaître sur la scène mondiale rencontre, au fur à mesure de leur émergence, la censure des biens pensants. Nos corps seraient toujours trop ou pas assez ! Trop mauvais goût, migrant, moche, pauvre, porn, viril, queer, handicapé, arabe, vieux, jeune... Pas assez expérimenté, recommandé, blanc, connu, référencé, intégrable.

    À force de ne pas être dans la bonne case définie par les catégories de classe et de races de ceux et celles qui gouvernent la médiatisation du visible et de l'acceptable, faut-il s'étonner que la société d'aujourd'hui se passe ailleurs que dans les discours censés nous représenter ? C'est là qu'entre en scène le Bd-SM...

  • Impossible de contenir le corps du terroriste dans nos normes et nos catégories, tel est le défi de nos services de sécurité mais aussi de chacun d'entre nous. Comment le surveiller et le punir ? L'échec de nos caméras vidéo, pourtant en nombre à Nice comme ailleurs, prouve que la surveillance panoptique ne suffit plus à contenir les corps qui se terrorisent pour nous tuer. Pouvant être n'importe qui, c'est le terroriste qui nous surveille et qui nous punirait de ce que seraient nos crimes. La difficulté à établir leurs profils psychologiques voudrait trouver une solution dans une catégorie psychiatrique : est-ce un fou ? Leur acte est-il si irrationnel ?

    Sur commande
  • L'orgasme nous fait peur ! Une sensation nous traverse sans nous puissions en contrôler la puissance, la durée et l'étendue dans notre corps. Pourtant chacun(e) ne cesse de le rechercher comme une transe de plaisir qui peut nous évanouir. Sommes nous si préparés à cette immersion dans notre corps et dans le corps de l'autre ?

  • La beauté est-elle si fatale et si aliénante ? Hommes et femmes utilisent désormais leur corps comme un capital non seulement de santé mais aussi de beauté. Ce capitalisme, dont la cosmétique a fait un marché mondialisé, est aussi une économie de soi et une écologie du corps. Se trouver beau est un sentiment subjectif selon l'estime de soi, l'image du corps et la perception de son apparence dans le regard d'autrui. Mais c'est aussi le moyen d'augmenter sa beauté en se transformant et en se trouvant enfin beau. Contre la laideur et la monstruosité, l'humanité est malade de ses images corporelles.

    Sur commande
  • Malade encore vivant

    Bernard Andrieu

    Sur commande
  • La " neurophilosophie " - néologisme apparu dans les années 1980- recherche la fusion entre les sciences exactes et les sciences humaines. Ce faisant, elle semble souvent réduire l'homme à son cerveau. Cette approche réductrice ne doit pas empêcher le philosophe de dégager un autre matérialisme : celui qui, depuis Diderot, comprend l'homme comme un corps dynamique et sensible au monde. Le rêve de la science unifiée, s'il est une illusion, vise notre analyse de la matière vivante, notre manière de comprendre comment la matière produit de l'homme. Cet ouvrage, en menant l'étude critique de la notion de " neurophilosophie " établit les conditions d'un dialogue fécond entre la philosophie et les neurosciences.

    Sur commande
  • Apprendre de son corps vivant est désormais possible. Ce livre réunit des films tournés en GoPro, réunis dans un DVD réalisé par Raoul Bender, nos photographies à l'entraînement et nos entretiens avec les artistes du Centre national du cirque (CNAC) de Châlons-en-Champagne. Chacun peut reconnaitre trois types de mouvements dans son corps: les gestes involontaires produits par l'adaptation de notre corps vivant, les gestes incorporés par les techniques et les apprentissages, les gestes intentionnels et conscients de nos décisions motrices. Émotions, affects, peur et vertige trouvent dans le corps vivant des informations inédites qui contribuent à notre bien-être. L'analyse du mouvement favorise à la fois la confiance corporelle et l'estime de soi. Le partage des gestes avec les autres corps nourrit une belle intercorporéité.

    Sur commande
  • Ce livre s'inscrit dans un projet d'anthropologie sensorielle de l'intime. On y montre comment l'expérience du vertige dévoile une part cachée de notre écologie corporelle : plonger dans son corps, lorsque le vertige nous prend, traduit moins un désir de disparaître en s'évanouissant qu'une sensibilité «émersant» en nous. En retournant ainsi la peau, le vertige révèle une cartographie des cavernes intérieures. Se donner le vertige en y étant contraint ou de manière volontaire est une expérience enivrante. Le déséquilibre du cerveau que nous éprouvons dans le vide, dans l'isolement sensoriel, dans les effets internes des machines est tel que nous avons alors du mal à distinguer ce qui se produit en nous de ce qui provient du monde, notre vue se voile, nos sensations s'avivent et notre empathie s'active inconsciemment. Accepter son vertige, c'est consentir à communiquer avec son cerveau dans une relation plus directe entre corps et monde. La profondeur du corps est le continent noir qu'il reste à explorer par des enquêtes en première personne et des entretiens qualitatifs dont on trouvera ici d'éloquents exemples.

    Sur commande
  • "Grâce à un atlas, des notes bibliographiques sur quelques pionniers et fondatrices, ainsi que les principaux concepts et modèles, la philosophie du sport est présentée dans ce premier tome à travers les écoles internationales de pensée. Ces modèles servent d analyseur des pratiques corporelles et sportives, s appuyant sur des concepts propres à chaque philosophie et épistémologie, mais qui sont utilisés dans le domaine sportif."

    Sur commande
  • "Depuis le baron Pierre de Coubertin au moins, le sport véhicule des valeurs entendues comme universelles: le fair-play, la conscience de la règle, le respect de l'adversaire, la dignité des personnes, le self-control, le sens de l'effort individuel et collectif, le plaisir du jeu. Des valeurs comme autant de règles de civilité, et que garantiraient les associations faîtières internationales, qui ont autour d'elles rédigé des codes et des éthiques.
    Pourtant, force est de constater des débordements de ces règles et le non-respect des valeurs dans bien des domaines du sport : tricheries, dopage cycliste ou athlétique, insultes racistes à l'endroit des sportifs voire entre sportifs eux-mêmes, contestation de l'arbitrage, violences des hooligans, exploitation des enfants par de grandes marques dans la fabrication du marketing du sport, vente de joueurs mineurs, discriminations hommes-femmes, lotos sportifs et matchs arrangés, harcèlement sexuel entre entraîneurs et entraînés, etc. - la liste est malheureusement longue, qui nous place devant un certain échec de l'éducation. Autant de débordements et pratiques illicites qui provoquent des réactions morales dans la population, mais face auxquels on cherche en général des solutions juridiques et techniques, avec pour conséquence que ces valeurs sportives en viennent de plus en plus à passer pour des idéaux auxquels tendre (et qui se font alors de plus en plus lointains ou inatteignables) plutôt que pour des règles directrices et des normes comportementales de principe.
    Pour autant, l'exemplarité du sport n'a pas disparu de l'horizon éducatif ; en outre, bien des sportifs en sont venus à promouvoir d'autres valeurs que la compétition: le bien-être, les sensations pour elles-mêmes, une meilleure conscience corporelle de soi, une confrontation renouvelée aux éléments naturels. faisant émerger une autre forme d'éthique sportive. C'est donc un champ très large qui s'offre à la réflexion, et que parcourt cet ouvrage.
    "

    Grand format 39.00 €
    Prix indicatif - Contacter votre libraire
    Sur commande
  • L'activité du corps vivant précède notre conscience du corps vécu et produit en nous des gestes involontaires : émotions, vertige, orgasme, réminiscences et douleurs. Sentir son corps vivant nous éveille à une nouvelle connaissance de soi et d'autrui, et exige une attention à soi dans le cours de notre existence, mais aussi à travers une intercorporéité. En s'appuyant sur les neurosciences in vivo et les techniques immersives, l'auteur analyse les apports d'une phénoménologie neurobiologique de l'action, décrit l'écologie corporelle à partir de l'activation prémotrice du vivant, et dévoile ces émersions expérientielles qui éveillent dans le vivant des capacités inédites. Il nous présente ainsi l'émersiologie, une philosophie du corps qui lie le vivant et le vécu et propose de dynamiser nos sensations profondes pour changer notre schéma corporel et notre action dans le monde.

    Sur commande
  • Le corps vivant nous parle par ses micro-mouvements involontaires : tressaillement des muscles, microtensions des membres, réflexes... L'émotivité des traits du visage n'est pas seulement non verbale, mais également kinésique. C'est en ce sens que l'on peut parler de la langue du corps vivant. Mais parler avec le corps ne signifie pas parler le corps. Car quel est le rôle de la conscience du corps vécu dans le langage du corps ? La langue secrète du corps peut-elle réduire l'émersion du vivant corporel à une communication non verbale ?
    Ce second tome de l'Émersiologie s'attache à montrer ce que le vivant dit de notre corps, ce que notre corps dit sur nous, et caractérise le langage qui rend possible cette relation.

    Sur commande
  • "La thèse de Jean Le Boulch (1960) est un texte de référence pour les Staps, les psychomotriciens et les thérapeutes du corps. Motricité, action, perception, mais aussi psychologie, éducation physique et corps sont des apports essentiels pour les communautés de l enseignement, de l éducation et e la recherche."

    Sur commande
  • "Avant moi, qui sont ces autres que je suis devenu ? Cet ouvrage auto-bibliographique rassemble les idées que j ai lues et retenues parmi les livres, parus entre 1959 et 1960, que j ai achetés. Ces derniers sont devenus comme autant d enveloppes m entourant pour donner corps à ce qui devait devenir mes idées."

    Sur commande
  • Chacun veut aujourd'hui se composer un corps à soi, acteur d'une identité débarrassée de l'héritage social et culturel et libéré des limites physiologiques. La possibilité d'inventer un nouveau corps n'est plus du seul domaine de la science-fiction. Le corps s'hybride par l'incorporation de biotechnologies, de prothèses, de greffes, mais aussi de piercings et d'implants. A la différence du culte de l'apparence et de la performance qui caractérise l'hédonisme individualiste et productiviste, le corps hybride sape les normes et actualise l'imaginaire d'une humanité mutante, peuplée de clones, de monstres, de chimères et de cyborgs... Quel est le visage de l'autre, à l'heure de la libération du corps et du métissage ? Comment doubler cette conquête de soi par une authentique expérience sensorielle ?
    Aussi loin de l'optimisme exalté que du catastrophisme technophobe, Mutations sensorielles explore l'imaginaire contemporain - de Frankenstein à Stelarc, en passant par David Cronenberg - pour interroger les enjeux des nouvelles pratiques corporelles.

    Sur commande
  • Herbert Feigl (1902-1988) est le premier membre fondateur du Cercle de Vienne émigré aux Etats-Unis.
    Son maître Moritz Schlick (1882-1936), avec qui il correspond de 1923 jusqu'en 1935, exerce une influence sur sa réflexion concernant la théorie physique dans la question du physicalisme. Le problème des fondements de la biologie et de la psychologie, au centre de l'essai de Feigl Le " Physique " et le " mental " (1958), ne trouve de solution provisoire que dans les tentatives de la psychologie béhavioriste de se rapprocher d'une conception scientifique du monde.
    Une nouvelle forme de langage dans le domaine du psychique est exigible. Cette nouvelle méthode de l'analyse logique définit un nouvel empirisme et un nouveau positivisme. Une nouvelle théorie de l'identité doit être construite entre les critiques de Carnap et les espoirs des neurosciences naissantes. L'autocérébroscopie, son invention du cerveau en train de se voir penser, a été le moyen pour l'empirisme de résoudre le paradoxe de la traduisibilité des énoncés concernant les objets physiques en énoncés concernant les données phénoménales.
    En allant de la physique au mental, Feigl propose en philosophie un matérialisme non réductionniste qui renouvelle la traduction des énoncés et qui établit les conditions d'un cerveau conscient de son corps.

    Sur commande
  • Longtemps Nancy refusa de reconnaître en 1866 au Docteur Auguste Liébeault tout l'intérêt de sa méthode de suggestion par le sommeil hypnotique, avant que l'Ecole de Nancy de psychophysiologie ne se constitue.

    L'Ecole de Nancy rassemble à partir de 1882 quatre chercheurs autour de la thèse de la suggestibilité exaltée par le sommeil suggéré : Henry Beaunis (1830-1921), Auguste Liébeault (1823-1904), Jules Liégeois (1833-1908), et Hyppolyte Bernheim (1837-1919).

    Découverte aux Archives départementales de Meurthe et Moselle cet "Album Liébeault", qui lui est offert en 1891 à Nancy, à l'initiative de 60 médecins étrangers, prouve la renommée internationale de Nancy : du voyage de Freud en 1889 aux visites fréquentes de tous les maîtres de la psychologie moderne. L'album Liébault est composé de photos-cartes de visites.

    Sur commande
  • De la blancheur ivoirine des anciens canons de beauté au brun tanné vanté par la réclame, des baignades de jadis aux cabines d'UV d'aujourd'hui, du bronzage sexualisé de la bimbo à l'aura trop mate du « métèque », Bernard Andrieu livre ici un panorama illustré de l'histoire de la peau et du hâle. Entre élitisme de la réussite et démocratisation de la santé, entre naturisme sauvage et industrie cosmétique, à l'heure où le mythe de la beauté à tout prix se heurte au principe de précaution, quelle place réserve l'avenir à ce rituel des plages et des stations de ski ?

    Emblématique de l'ambivalence que nous entretenons dans notre rapport au corps, l'histoire du bronzage, au confluent de la biologie, de la sociologie, et de l'anthropologie, dresse un récit saisissant de nos pratiques corporelles.

    Sur commande
  • Ce corps est-il à moi ? C'est en tous cas la certitude que nous avons incorporée depuis les années 60. Bien qu'elle constitue l'un des acquis de la laïcité et des luttes sociales, cette certitude peut être interrogée d'un point de vue laïque, à travers les nouvelles pratiques corporelles auxquelles nous croyons nous adonner en toute liberté. Quelles sont, dans l'esprit du sujet individuel, les parts respectives de l'illusion et de l'invention dans cette religion du corps libéré ? Quel est l'impensé de cette pensée du corps qui semble désormais la nôtre ? Tel est l'objet central de ce livre, dans lequel le regard philosophique s'attache à ce qui relie des pratiques apparemment aussi déviantes que le SM ou le tatouage aux prescriptions du droit, de l'éthique et de la politique. Réflexion abstraite ? Rien n'est moins sûr. Car la problématique ici ouverte enveloppe aussi bien les délits que le clonage, la greffe d'organes, l'euthanasie ou les soins palliatifs adressent à la pensée critique.

  • Alfred Binet, psychologue français (1857-1911) a établi le premier test mental (échelle Binet-Simon). Il a contribué à la promotion de la psychologie expérimentale. Fondateur de L'Année psychologique, il a laissé de nombreux écrits témoignant par ses travaux de la naissance des sciences cognitives en éducation.
    Cet ouvrage, réalisé à partir des Archives Binet :
    - resitue l'homme dans son contexte,
    - présente ses travaux-clés,
    - montre leur rigueur d'élaboration et leur pertinence.
    Ces textes mettent à jour les éléments fondateurs du travail susceptible d'être entrepris pour favoriser l'éducation de tous, notamment dans le cadre de l'intégration d'enfants en situation de handicap.
    L'ouvrage comprend également un récapitulatif complet des écrits de Binet, ou des écrits à Binet ou sur Binet. Cet élément sera notamment utile aux étudiants, chercheurs, enseignants.

    Sur commande
  • L'écologie corporelle est le principe de constitution des relations entre le corps et le monde : exploration et apprentissage du milieu intérieur du corps, redécouverte d'une nature intériorisée. L'injonction au bien-être est partout, et le marché du bien-être est désormais un moyen de proposer des pratiques alternatives (nouveaux thermalismes, masseurs-khinésithérapeutes, pratiques de plein air, sport de pleine nature...). La cosmose, concept-clé de cet ouvrage, décrit comment le corps, dans les éléments et les expériences corporelles, trouve une harmonie et un éveil créatif.

    Sur commande
  • Dans l'histoire des techniques et des sciences, l'humanité a créé des techniques écologiques pour éveiller les corps et en définir de nouvelles utilisations. Grâce à l'énergie solaire, le bronzage est devenu une économie durable de la santé, tandis que le retour à la terre aura trouvé un mode équitable des relations entre les hommes et les espèces. Plonger dans les éléments, c'est aussi l'occasion d'écologiser notre corps vivant et d'éveiller des informations inédites ou perdues dans la mémoire inconsciente.

    Sur commande
empty