• « Journaliste depuis trente ans au Figaro, j'ai croisé, au fil des ans, à ce poste d'observation de premier plan, bien des "monstres". Des beaux et des laids. Des petits et des grands. Des femmes et des hommes. Des monstres évidents et des monstres charmants et virevoltants, cachant bien leur jeu. Certains bien plus fragiles qu'ils en avaient l'air, presque vulnérables ; d'autres bien plus "monstrueux" que leur réserve ou leur apparente bonhomie ne le laissait présager. Tous monstres parce que plus "grands", plus volontaires, et toujours en quête de lumière. De reconnaissance, d'un amour renouvelé, de postérité, voire d'éternité, même, pour certains, soucieux de laisser une trace dans l'histoire.

    Tenter de mettre au jour si ce n'est le "vrai visage", en tout cas un autre visage, une forme de vérité de l'instant derrière l'apparence, la quête narcissique, les images retouchées qui construisent des espèces de marionnettes médiatiques. Essayer de cerner les failles, notamment celles de l'enfance si souvent éclairantes. Mettre en lumière les stratégies pour s'affranchir de filiations pesantes, d'histoires familiales compliquées ou de conventions sociales contraignantes. Voilà ce qui m'a motivée dans cette espèce d'attirance que j'ai toujours eue pour des personnages qui sortaient du commun. »

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    Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie. Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur. Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses " parrains ", qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...

  • Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur. II a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Portrait intime et inédit de Emmanuel Macron, investi 8e président de la Ve République le 7 mai 2017. ©2017 Plon (P)

  • La silhouette est juvénile, la mèche sage, le timbre profond, monocorde et rassurant. Calme, apparemment lisse, tandis qu'il est confronté à une crise d'une exceptionnelle gravité, le ministre de l'Economie et des Finances n'est pas à un paradoxe près.  Fils de Michel Baroin, président de la GMF, Grand Maître du Grand Orient de France, il est rompu dès l'enfance aux codes du monde de la politique, mais il se défend d'avoir contracté au berceau le virus d'une carrière débutée à 27 ans sur les bancs de l'Assemblée nationale dont il fut le benjamin. Porteur des gènes de la gauche, il est tombé sous le charme de Jacques Chirac, qui l'a pris sous son aile après la disparition brutale de son père en 1987 dans un accident d'avion.  Ce grand inquiet, limite hypocondriaque, a préféré au journalisme et au barreau la dureté et la violence des joutes électorales. Réservé, pudique, ce père de famille divorcé défie les rubriques people au bras de fiancées médiatiques qui s'appellent Marie Drucker ou aujourd'hui Michèle Laroque. Il cache ses blessures sous une apparente désinvolture, feintant l'adversaire sous un trompeux dilettantisme et lance des déclarations qui font mouche. Sans outrance, sans ciller, sans jamais franchir la ligne jaune.  Du feu sous la glace ?  « Un dur parmi les durs sous sa gueule d'ange » Que cachait cette boutade lâchée par Christine Lagarde au seuil du ministère dont au terme d'un parcours déjà riche il recevait les clés ? Journaliste politique, Anne Fulda a voulu savoir. Au terme d'une série d'entretiens à coeur ouvert, elle livre entre ombre et lumière le portrait surprenant de ce « rebelle serein », plusieurs fois ministre, maire de Troyes depuis 1995, qui a hérité en pleine tempête d'un portefeuille à haut risque.

  • Anne Fulda, journaliste bien connue du Figaro, excelle dans les portraits. Il était donc judicieux de réunir certains d'entre eux et nous avons choisi des portraits de femmes. Le fil conducteur : leur originalité, leur tempérament et leur engagement. Voici une sélection des portraits choisis : Delphine Horvilleur, madame le rabbin ; Ariane de Rothschild, la banquière ; Clara Gaymard, présidente General Electric France ; Hapsatou Sy, génération star Ac ; Anne Méaux, la " patronne " ; Nicole Wisniak, flatteuse d'égo ; Et Dieu créa Frigide Barjot ; Sarah Lavoine, une fille en vogue ; Taslima Nasreen, écrivain SDF ; Monique Lévi-Strauss, ose le " je " ; Arielle Dombasle, la précieuse inoxydable ; Claude Chirac, au nom du père ; Valérie Trierweiler, première dame ; Agnès Verdier-Molinié, agent d'utilité publique ; Justine Lévy, la lunaire ; Roselyne Bachelot, la franc-tireuse ; Jeannette Bougrab, la dérangeante ; Valérie Lemercier, celle qui préfère " ne pas être elle " ; Malika Sherawa, reine de Bollywood ; Aude de Thuin, celle qui ose la France ; Nathalie Rheims ; Véronique Cayla, exception française (présidente d'Arte) ; Hélène Carrère d'Encausse, un roman républicain ; Régine, sans falbalas ; Albina du Boisrouvray, la comtesse engagée ; Inès de la Fressange, retour de griffe ; Caroline Eliacheff ; Alessandra Sublet ; Bernadette Chirac ; Sylviane Agacinski ; Yamina Benguigui...

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