Gallimard

  • Toute la Provence en Folio Junior Textes classiques !

    La petite chèvre de M. Seguin, maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne..., autant de personnages de contes aujourd'hui inoubliables. Avec les Lettres de mon moulin, c'est toute la Provence qu'Alphonse Daudet a fait entrer à jamais dans la littérature française.

  • Un poste à l'Éducation nationale n'a jamais été une sinécure : nous nous en doutions, et c'est ce que nous confirme l'histoire du jeune Daniel Eyssette, contraint par la ruine de son père, aux alentours de 1860, à lâcher ses études pour s'en aller bravement loin des siens gagner son pain comme surveillant dans un collège des Cévennes. Là, sa candeur et son aspect enfantin (il fait bien moins que son âge) le désigneront d'emblée comme cible de choix au mépris de ses collègues et à la méchanceté des élèves. Le roman d'Alphonse Daudet n'est pas seulement celui (semi-autobiographique) du pion chahuté et des affres du déclassé. Il est aussi le récit de l'exil et du déracinement, des vocations avortées et de l'amour déçu, des blessures de l'âme et de la nostalgie sans remède. Mais, loin d'être un morne tissu de lamentations, il brille par l'acuité de la vision, le sens de la caricature, la vigueur de trait, le bonheur de la formule et une vitesse d'exécution qui nous font à tout moment rempocher nos mouchoirs.

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  • Il est vantard, il est vaniteux, il se nomme Tartarin et, grand chasseur, il tue... beaucoup de casquettes ! Car à Tarascon, où il habite une maison aux murs couverts d'armes étranges, et au jardin planté d'un baobab, le gibier se fait rare. Tartarin décide donc de partir en Afrique pour y chasser le lion. Admiratif, tout le village accompagne son héros qui s'éloigne déguisé en Arabe, et armé comme s'il partait en guerre...

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  • Roger Grenier rappelle, dans le tome III du Tableau de la littérature française, quelle fut en son enfance la fortune de cet écrivain : «Daudet était incontesté. Un classique, même, puisqu'on étudiait à l'école La Dernière Classe et La Chèvre de M. Seguin. La grande critique [...] ne nous aurait pas démentis. Anatole France compare Tartarin à Don Quichotte.» Roger Ripoll, quant à lui, note en tête de son introduction : «Quelques-unes des créations de Daudet, échappant au cadre dans lequel elles avaient vu le jour, se sont intégrées à la culture la plus large, la plus immédiatement partagée par tous.» Tartarin est devenu un nom commun et on sait quelle valeur proverbiale a pris pour nous l'Arlésienne.
    C'est ce maître-conteur qu'offrira d'abord au lecteur le premier volume de la Pléiade, avec les Lettres de mon moulin, les Lettres à un absent, Tartarin de Tarascon et les Contes du lundi. On verra par l'appareil critique - nous avons pu dépouiller de nombreux manuscrits - comment Daudet parvient à cette efficacité du trait et pousse - à un point qui semble insurpassable - le genre.
    C'est cependant le Daudet romancier, plus méconnu, que cette édition permettra de redécouvrir. Si on peut se procurer facilement les recueils les plus célèbres - dans des éditions dont le texte est d'ailleurs souvent corrompu -, des pans entiers de l'oeuvre sont aujourd'hui inaccessibles aux lecteurs. Daudet est aussi l'auteur du Petit Chose, qui ouvre ce volume et qui, à bien des égards, annonce des romans tels que Robert Helmont, Fromont jeune et Risler aîné, et d'autres - qu'on pourra lire dans les tomes suivants de la présente édition. Les notices, qui s'efforcent de retracer la genèse de chacun des recueils, le recours aux manuscrits, le dépouillement des carnets personnels de Daudet feront bien ressortir l'activité d'un écrivain dont l'invention est toujours en éveil et impérieux le besoin de se raconter. N'est-ce pas Zola qui faisait de l'expression personnelle une qualité primordiale du roman, citant en exemple l'auteur de Numa Roumestan? On a enfin rassemblé en appendices des textes épars, aujourd'hui introuvables, tout particulièrement la série parue sous le titre «Histoire de mes livres», où Daudet jette parfois de curieuses lueurs sur leur genèse.

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  • Les Romantiques étaient probablement platoniciens, qui cherchaient la vérité de l'être au-delà de la réalité sensible, ombre pâlie d'un éternel dont ils étaient en quête. Puis vint Balzac, qui remit au monde le monde dans lequel les hommes s'agitent, vivent et meurent. C'est à quoi s'employèrent également Zola, les Goncourt et d'autres, dont Daudet. Il n'est pas certain - comme le remarque finement Gustave Lanson - que l'influence de l'école naturaliste fut «pour le bien» de Daudet. Il n'avait pas la force de Zola, mais il a un charme - c'est Flaubert qui le note - que ne possède pas l'auteur des Rougon-Macquart, les yeux d'un homme dont le paradis serait encore en province et que le monde des villes et du travail met en effroi.
    Ce tome rassemble trois grands romans, qui sont le versant Zola de Daudet. Elle est retrouvée, quoi? La nature! Mais elle n'est pas gaie. Qu'on en juge : Jack, ou les malheurs de l'enfant illégitime. Cette oeuvre, qu'on peut lire comme une suite du Petit Chose, décrit un incessant malheur : mère mondaine se donnant au premier poète raté qu'elle rencontre, abandonnant Jack qui, réduit à travailler dans une fonderie, finit par mourir de phtisie. Le Nabab, ou «De l'argent» ou encore «De la spéculation et de ses risques». Comme l'écrit un critique, ici Daudet «fait le tableau des moeurs honteuses du Second Empire». Les Rois en exil enfin, ou à quelles errances on est conduit quand le pouvoir est perdu et que l'être est mis à nu. Si le héros romantique trouvait en son être solitaire la vérité, le grand apport de l'école naturaliste, c'est d'avoir compris et dit - probablement inspirée par Taine - que l'homme était aussi tissé par le milieu auquel il appartenait. Toutefois - comme le souligne encore Lanson - Daudet «avait trop de spontanéité pour que ses théories pussent gâter son talent» : il y a, dans ces trois romans, une sympathie profonde pour ce bref tumulte que fait tout homme qui passe sur la figure de ce monde. Qu'il soit exilé de son royaume ou condamné dès la naissance au malheur ne change en définitive pas grand-chose : l'être est promis au royaume des Ombres.

  • Le succès a son revers. La réputation de conteur attachée à Daudet a fait méconnaître son talent de romancier qui l'avait pourtant imposé au public de son temps. Rien de plus simple que de se procurer les Lettres de mon moulin, mais trouve-t-on aussi facilement L'Évangéliste ou L'Immortel? Reproduisant les mêmes modèles fautifs - très tôt, Daudet a cessé de contrôler personnellement les rééditions -, les éditions qui se sont succédées ont transmis les mêmes erreurs. À la désinvolture des éditeurs répond la désinvolture des critiques. En guise d'analyse, on ne trouve trop souvent qu'un survol dédaigneux.
    Un auteur célèbre et pourtant mal connu, des textes devenus introuvables ou diffusés sous une forme défectueuse, telle est la situation qui justifiait cette édition. La documentation utilisée présente encore de graves lacunes : tous les manuscrits de Daudet ne sont pas connus et localisés. Compte tenu de ces limites, le présent volume - qui couvre les années 1880 à 1897 - met à la disposition du lecteur des textes sûrs, ou du moins améliorés. Il pourra ainsi se faire une idée plus nette de ce qu'est la création littéraire chez Daudet, à commencer par ce besoin d'écrire, et d'écrire pour raconter des histoires - seule activité sérieuse aux yeux de ce sceptique.

  • Écouter un livre est une autre façon de lire.
    Bien plus qu'une nouvelle collection de livres audio, "Écoutez lire" vous invite à découvrir ou à redécouvrir des oeuvres littéraires sous un nouvel angle. Les textes des plus grands auteurs "classiques ou contemporains" sont lus ou joués par des comédiens de renom et de talent.
    À la maison, en voiture ou dans les transports, des romans à écouter comme de la musique.

    «Si l'homme qui lit de vive voix lit vraiment... alors les livres s'ouvrent grand et la foule de ceux qui se croyaient exclus de la lecture s'y engouffre derrière lui» (Daniel Pennac, "Comme un roman").



    L'identité graphique livre/CD Le livre audio est un complément qui part du livre et ramène à lui : les couvertures traduisent cette interaction.

    Un environnement sonore d'une grande richesse Mise en scène, bruitages, musiques composées parfois spécifiquement pour l'oeuvre, chaque élément sonore est étudié afin de créer une atmosphère unique, mettre l'oeuvre en valeur et susciter l'imagination de l'auditeur.

    Le contenu du livret Pour chaque titre, le livret de 4 pages contient : une biographie de l'auteur, un résumé de l'oeuvre, une analyse de l'oeuvre (genèse, contexte, personnages) Un prix très attractif Dans un souci d'accessibilité,le prix conseillé se situe dans la moyenne des produits culturels, et du livre en particulier.

    Certains textes sont présentés dans leur version intégrale, d'autres dans une version abrégée, revue par l'auteur.

  • Il est vantard, il est vaniteux, il se nomme Tartarin et, grand chasseur, il tue... beaucoup de casquettes ! Car à Tarascon, où il habite une maison aux murs couverts d'armes étranges, et au jardin planté d'un baobab, le gibier se fait rare. Tartarin décide donc de partir en Afrique pour y chasser le lion. Admiratif, tout le village accompagne son héros qui s'éloigne déguisé en Arabe, et armé comme s'il partait en guerre...

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  • «Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !... Un amour de petite chèvre...»
    Une histoire émouvante aux senteurs de Provence, voici la plus célèbre des Lettres de mon moulin.

  • « C'est un moulin à vent et à farine, sis au plein coeur de Provence, sur une côte boisée de pins et de chênes verts, abandonné depuis plus de vingt années ».
    C'est là qu'Alphonse Daudet va écrire ces contes fantastiques et drolatiques aux personnages hauts en couleur... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, la mule du pape et même la petite chèvre de monsieur Seguin... Avec les « Lettres de mon moulin », c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • " quel drôle de pays, pas moins, que cette suisse.
    " s'écria tartarin.
    Bompard se mit à rire.
    " ah ! vaï, la suisse. d'abord, il n'y en a pas, de suisse ! la suisse, à l'heure qu'il est, vé ! monsieur tartarin, n'est plus qu'un vaste kursaal, ouvert de juin en septembre, un casino panoramique, oú l'on vient se distraire des quatre parties du monde et qu'exploite une compagnie richissime à centaines de millions de milliasses, qui a son siège à genève et à londres.
    Il en fallait, de l'argent, figurez-vous bien, pour affermer, peigner et pomponner tout ce territoire, lacs, forêts, montagnes et cascades, entretenir un peuple d'employés, de comparses, et sur les plus hautes cimes installer des hôtels mirobolants, avec gaz, télégraphes, téléphones !. ".

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  • Fils d'un industriel, Daniel Eyssette habite avec sa famille une maison dans l'enceinte même de la fabrique. Pour Daniel, fervent lecteur de "Robinson Crusoé", la fabrique est une île déserte dans laquelle il vit de palpitantes aventures en compagnie de Rouget, le fils du concierge, qui joue le rôle de Vendredi. Heureuse insouciance... jusqu'au jour où la ruine de son père force le «petit Chose» à rejoindre son frère à Paris, où il devra se faire une place.

  • "Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !...  Un amour de petite chèvre..."

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