• Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

  • La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Égyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Âge, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les États européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des États.
    On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du « doux commerce » a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.

  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

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  • Le 11 septembre 2001, les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone ont plongé le monde dans la stupeur, au point que beaucoup ont été tentés d'y voir un changement de paradigme, le moment où est « mort le monde ancien ». Cinq ans plus tard, il est temps que nos yeux se décillent : ce monde partagé en deux blocs n'est pas mort en 2001, nous dit Ali Laïdi, mais en 1989 avec la chute du Mur. Avec l'émergence d'une unique hyper-puissance, la guerre froide, de nature idéologique, s'est muée en une guerre économique mondiale, une guerre menée par tous contre tous, qu'on appelle par euphémisme mondialisation.
    Les effets de cet affrontement non-violent sont ravageurs pour des civilisations traditionnelles, dont les modes de vie et les valeurs plient sous la déferlante d'images, de sons et de mots venus d'ailleurs, porteurs de modernité et de promesses de mieux-être que rien ni personne ne peut satisfaire.
    Chez les populations musulmanes, elle se heurte à une résistance plus farouche qu'ailleurs. L'inertie de leurs gouvernements et de leurs élites, voire la compromission de celles-ci avec l'Occident, ne font que décupler la frustration et la rage de populations arabes qui ont l'impression de ne plus maîtriser leur destin. La religion devient alors pour les plus exaltés d'entre eux le seul refuge de leur identité menacée, le dernier sanctuaire de leur souveraineté personnelle et collective. Loin d'être la source de leur haine, comme le veut un contresens couramment répandu en Occident, elle en est le vecteur, le mode d'expression.
    Face au danger d'une « guerre sans fin » où le terrorisme, l'arme des faibles, susciterait une réponse toujours plus belliqueuse des forts, Ali Laïdi plaide pour que l'Occident prenne enfin conscience des dommages collatéraux occasionnés par la mondialisation, et pour que les élites arabes, de leur côté, fassent sauter les verrous qui enferment leurs peuples dans le cercle vicieux de l'échec et du ressentiment.

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  • La guerre économique est partout. Elle oppose les États entre eux, les entreprises entre elles, les États aux entreprises, les marchés aux États... Ses champs de bataille sont sans limites. Subventions déguisées, espionnage industriel, guerre de l´information, manipulation des monnaies, évasion fiscale... tous les coups sont permis. Les tensions montent et la tentation du protectionnisme revient en force.
    Hier, la guerre économique était totalement ignorée. Ceux qui osaient en parler passaient, au pire, pour des adeptes de la théorie du complot, au mieux, pour des incultes en matière économique. Pas étonnant, car la guerre économique est rejetée aussi bien par les libéraux que par les penseurs de la gauche et de l´extrême gauche.  Or, comme le montre l´auteur, dans cette investigation généalogique, ses racines intellectuelles et philosophiques sont très anciennes. Elles puisent dans les textes des grands auteurs depuis Sun Tzu jusqu´à Raymond Aron en passant par Rousseau, Hobbes, etc., pour aboutir à sa forme contemporaine. La guerre économique n´est pas une idéologie. Elle n´est que le symptôme d´un nouveau malaise de la civilisation.  Ali Laïdi, docteur en science politique, chercheur à l´IRIS, est chroniqueur à France 24, chargé du journal de l´intelligence économique. Il a récemment publié Les États en guerre économique, Le Seuil, 2010, prix Turgot IES.

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  • Les batailles du commerce mondial - penser la guerre economique avec et contre michel foucault Nouv.

  • * Le point de vue de Montesquieu sur le commerce qui apporte la paix entre les
    hommes est-il toujours d'actualité dans un monde globalisé ? Dans cette ère du
    marché mondial, les relations économiques apaisent-elles les conflits ou au
    contraire les radicalisent-elles ? Le supercapitalisme conduit-il à la guerre
    économique ? Notre propos n'est pas de prouver que la concurrence mondiale
    risque de déboucher sur des guerres entre les nations. Il s'agit seulement de
    montrer que cette hypercompétition oblige les États à adopter des comportements
    qui sortent du cadre ordinaire des relations économiques. Des comportements qui
    peuvent parfois déboucher sur une guerre économique.La guerre économique est
    l'utilisation, par des acteurs étatiques ou privés, de pratiques déloyales ou
    illégales dans leurs relations économiques. La guerre économique est portée à
    sa plus haute expression lorsque qu'un État choisit avec l'aide de son
    administration et de ses propres multinationales de mener une stratégie
    concertée afin de préserver ou de remporter des parts de marché. Les grandes
    firmes apparaissent alors comme le bras armé des États. * Ali Laïdi est
    chroniqueur à France 24, responsable du Journal de l'Intelligence économique et
    chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Ali
    Laïdi a publié trois ouvrages.

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  • Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis sont touchés par le plus sanglant attentat de l'Histoire : 3 300 victimes et des milliers de blessés.
    Ce livre retrace la gigantesque traque policière contre les commanditaires des attaques du 11 septembre. Il montre comment le Vieux Continent a servi de base arrière pour préparer ces attentats et dévoile l'existence de cellules actives ou dormantes qui continuent de sévir en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne... Pourquoi les pays occidentaux, et particulièrement la France, sont-ils devenus, depuis une dizaine d'années, les cibles des soldats d'Allah ? Un an après le drame de New York et de Washington, la France reste en état d'alerte maximale.
    Qui sont les militants du Jihad ? Pourquoi nous ont-ils déclaré la guerre au nom de Dieu ? Sur quelles justifications historiques, idéologiques ou religieuses se fondent-ils ? En s'appuyant sur dès faits inédits, des rapports confidentiels, des entretiens avec des spécialistes de l'antiterrorisme européens et américains ainsi que sur des témoignages directs d'activistes entraînés dans les camps de Ben Laden, Ali Laïdi et Ahmed Salam livrent une enquête exclusive sur les filières européennes du terrorisme islamiste.

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  • La réalité dépasse la fiction : HEC, la plus prestigieuse école de commerce française, monte une opération de déstabilisation de l'Essec, sa principale concurrente.
    Le Comité Olympique français engage une équipe pour espionner les rivaux de Paris dans la compétition pour les jeux de 2008. Ce ne sont là que des exemples de la guerre de l'ombre que se livrent les entreprises. Les méthodes de cette guerre occulte restent inconnues du grand public. Déclencher ou orienter en sous-main une campagne de désinformation contre un concurrent, salir son image publique, saboter son système informatique, envoyer des barbouzes lui dérober des documents confidentiels, espionner ses réunions commerciales, lui voler ses produits avant qu'ils ne soient mis sur le marché, soudoyer ses cadres dirigeants, les faire chanter.
    De bien étranges méthodes, autrefois apanages des services de renseignement, aujourd'hui pratiques courantes dans le monde chaotique de la guerre économique. Pendant plusieurs années, les auteurs ont pénétré ce milieu secret : ils ont rencontré les acteurs de cette guerre secrète, qui ont révélé leurs moyens et leurs stratégies. Ils ont découvert un univers étrange où se croisent dirigeants d'entreprises, universitaires, idéologues, membres des services secrets, journalistes.
    Avec la mondialisation, la compétition économique entre les entreprises et les États est de plus en plus brutale. Ce livre démontre que la France a pris du retard dans cette bataille où tous les coups sont permis.

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