• L'objectif de cet ouvrage est de questionner les approches philosophiques classiques du travail, qui les conçoivent comme production ou comme technique, en mettant en relief la dimension sociale du travail. Quels sont les critères qui distinguent le travail d'autres activités humaines? Quelles fonctions remplit le travail dans l'ensemble de la vie sociale? Quelles sont les spécificités du travail dans les sociétés capitalistes? Pour répondre à ces trois questions, l'auteur propose une lecture originale des principales théories philosophiques du travail, en les complétant à la lumière de travaux récents dans les domaines des sciences humaines et sociales et de la philosophie sociale du travail.

  • Au croisement de la philosophie, de la sociologie et de la psychologie, ce livre présente le paradigme du travail vivant, thématisé par Marx pour fonder la critique de l'aliénation du travail et aujourd'hui réactualisé notamment par la psychodynamique du travail.
    Dans l'introduction, Alexis Cukier reconstitue ce paradigme en le situant dans les théories contemporaines des affects et du pouvoir au travail. Puis, Emmanuel Renault présente la méthode philosophique de la critique immanente du travail, Aurélie Jeantet examine la manière dont les émotions sont convoquées dans la sociologie du travail, Christophe Dejours reconstitue la conception du corps requise pour fonder la théorie psychodynamique du travail vivant, Bertrand Ogilvie analyse la puissance mortifère du travail salarié en régime

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  • Cet ouvrage propose de répondre au problème d'un possible « travail démocratique » : comment associer une démocratisation des activités productives et une production de nouvelles institutions démocratiques ?
    Sur la base d'analyses empiriques du monde du travail contemporain, il montre que la démocratisation intégrale des activités dans l'entreprise est socialement légitime, théoriquement concevable et politiquement nécéssaire. Il analyse le sens démocratique de la critique ordinaire du travail et questionne les modèles pour concevoir un travail démocratique, ainsi que ses enjeux politiques, qui concernent notamment le droit du travail, les luttes féministes et la transition écologique. Enfin, il examine les expérimentations (coopératives, autogestionnaires, conseillistes) de démocratie dans l'entreprise, et propose à la discussion des voies institutionnelles qui permettraient de mettre le travail au service non pas de l'accumulation capitaliste mais de la démocratisation de la société.

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  • L'oeoeuvre de G.H. Mead constitue une source majeure de la théorie sociale récente et contemporaine, de la psychologie sociale aux Théories critiques de J. Habermas et A. Honneth, en passant par l'interactionnisme symbolique initié par H. Blumer ou la sociologie pragmatiste héritière de l'école de Chicago. La réédition récente de son ouvrage le plus célèbre, L'esprit, le soi et la société, a permis à un public large de redécouvrir la richesse de ses analyses de l'expérience sociale, de la communication et de la coopération. Son traitement original, dans une perspective pragmatiste, des problèmes méthodologiques, sociologiques et politiques qui orientent l'élaboration de toute théorie sociale, est plus que jamais aujourd'hui au coeoeur de l'enquête des philosophies et des sciences sociales.
    Cet ouvrage collectif, qui réunit des spécialistes et des jeunes chercheurs en philosophie et en sociologie, propose d'examiner les sources de sa théorie, de discuter le sens de certains des concepts qui se trouvent aujourd'hui au coeur du débat interprétatif de son oeoeuvre, et enfin de mettre en lumière le potentiel critique et créateur des perspectives qu'elle ouvre pour la théorie sociale contemporaine.
    Il montre comment les concepts constitutifs de sa pensée - le soi, l'Autrui généralisé, l'interaction, le processus social - et son analyse des problèmes liés à la conscience de soi, à la reconnaissance et au contrôle social, se construisent, se distinguent et dialoguent ou peuvent être mis en dialogue avec les analyses de A. Smith, G. W. Hegel, W. James, J. Dewey, E. Goffman, H. Blumer, A. Schütz, H.
    Garfinkel, J. Habermas ou encore A. Honneth.
    Il offre des traductions inédites de textes de G.H. Mead qui permettent de saisir l'élaboration et la richesse de sa psychologie sociale. Il propose enfin des pistes en vue de réactualisations et de prolongements rigoureux de sa théorie sociale dans la perspective d'une analyse critique des sociétés contemporaines.
    A la fois introduction, mise en perspective et examen critique, ce livre s'adresse aux philosophes, sociologues et psychologues, étudiants ou chercheurs, intéressés par l'auteur et/ou la théorie sociale.
    Comblant une lacune éditoriale importante en langue française, il constituera un ouvrage de référence sur l'oeoeuvre de G.H. Mead.

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  • L'adjectif "social" qualifie les expériences et les activités qui constituent la dimension collective de la vie humaine. En sciences sociales et en philosophie, son usage substantivé aborde les normes de l'action collective et les finalités des institutions. Si bien que "le social" peut désigner à la fois un état de la réalité (sens ontologique), un principe d'évaluation des actions (sens normatif) et un enjeu politique (sens critique) - sans que l'on puisse décider a priori entre ces sens. Mais est-il légitime de faire du "social" une catégorie théorique, qu'on la tienne pour ontologique ou méthodologique, analytique ou descriptive, comparative ou normative ?

    L'ouvrage interroge les significations que philosophes et sociologues attribuent au "social" afin de clarifier et de faire dialoguer leurs points de vue respectifs. Il détaille les enjeux de sa conceptualisation à partir de ses usages catégoriels : rapport social, action et institution sociales, obligation, norme et critique sociales, etc. Les contributions adoptent des perspectives diverses, s'inspirant du pragmatisme, de la phénoménologie sociale, de la sociologie de Chicago, de la psychologie clinique, ou de la Théorie critique. Toutes participent d'un questionnement commun : l'étude du "social" selon ses usages ontologiques ou normatifs, à des fins d'explicitation et de comparaison.

    L'ouvrage débute par un entretien croisé entre un philosophe et un sociologue, puis fait alterner des contributions d'auteurs venus des deux disciplines. Il montre qu'au-delà d'objets spécifiques et de références communes, le problème des sens du social constitue Lun des principaux terrains d'entente de la philosophie et de la sociologie.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

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  • Pourquoi, après des décennies de critique, de discrédit, voire d'ignorance, l'empathie connaît-elle aujourd'hui un regain d'intérêt théorique en philosophie, en psychanalyse et en sciences sociales ? C'est à cette question que cet ouvrage collectif souhaite répondre en interrogeant les recherches contemporaines sur l'empathie à partir de ses paradoxes théoriques, cliniques et moraux : une compréhension d'autrui à la fois affective et cognitive, identificatoire et sélective, automatique et inégalement distribuée. En examinant les perspectives récemment ouvertes qui montrent l'empathie sous un jour nouveau, en prenant en compte la complexité de son histoire et de ses modèles, la diversité de ses pratiques et de ses usages, les auteurs proposent des analyses originales qui la remettent au coeur d'une dialectique de l'affectivité et de la représentation, de l'intersubjectivité et des rapports sociaux, de l'expérience individuelle et de l'expérience sociale. Cet ouvrage s'appuie sur des rencontres et des programmes de recherche pluridisciplinaires qui renouvellent l'approche de l'empathie, en examinent les mécanismes, les usages et la portée dans les sciences sociales, la philosophie morale et sociale, et la psychanalyse. Il constituera un instrument irremplaçable de découverte, d'approfondissement et de critique d'une notion qui a enfin trouvé toute sa place dans la pensée contemporaine.

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